Le n° 0 est paru le 1 mai 1974. Il avait bien démarré : bien que « bouclé » avant le 25 avril, il contenait un article sur « le début d'une crise » au Portugal, analysant la crise de la vieille dictature « malade de l'Afrique » et secouée par la montée des luttes sociales. Et Ernest Mandel analysait L'archipel du Goulag de Soljenitsyne, soulignant « la tragédie d'une génération d'intellectuels rebelles dans l'URSS d'aujourd'hui qui, de par l'expérience du stalinisme ont été amenés à rejeter également le léninisme et le marxisme, et se sont rendus incapables de comprendre les causes de la répression stalinienne, la réalité présente en URSS et les solutions que réclame la crise de cette société ». Un bon début, qui ne s'est pas démenti au cours du quart de siècle suivant.
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