plus que les réserves de la Russie, estimées à 60 tent des considérations géopolitiques et écono-
Les pieds
dans le pétrole
Par Serge Conrad L'OTAN ouvrira-t-elle une base en
. Azerbaïdjan ? Le 24 mars, à l'occasion de la visite d'une délégation militaire des États-Unis, le président de cette ancienne république soviétique, Heydar Aliev, déclarait que la première étape d'une coopération militaire avec l'OTAN et les États-Unis était en train d'être finalisée. Il ajoutait, sans préciser ses intentions, que son pays était disposé à passer à une nouvelle phase. Ces derniers mois, les dirigeants azéris n'ont cessé de protester contre les livraisons d'armes russes à l'Arménie. Vafa Goulizade, le principal conseiller de la présidence pour les affaires étrangères, a proposé que l'OTAN,
Manœuvres de crocodiles autour de la Mer Caspienne
D'après Jan Kalicki, Conseiller énergie du Département du Commerce des Etats-Unis pour la Mer Caspienne, les réserves prouvées de la mer Caspienne et de l'Asie Centrale s'élèveraient à 30 milliards de barils. Certains estiment même que les réserves en eau profonde de la Mer Caspienne pourraient ajouter 90 milliards de barils, soit autant que les réserves cumulées de l'Iran et du Koweit et milliards de barils. Les réserves de gaz sont tout aussi impressionnantes : l'équivalent de celles de la Mer du Nord et des États-Unis. Le Turkménistan, à lui seul, dispose de l'un des dix plus importants gisements de gaz au monde (plus de 1000 milliards de m3). Les experts s'accordent finalement pour évaluer la Mer Caspienne à 10 % des richesses d'hydrocarbures dans le monde. Les principales compagnies pétrolières ont déjà mis la main sur ces richesses. Pas étonnant, dans ces conditions, que les gouvernements occidentaux soient pleins de sollicitude vis-à-vis des régimes de la région, aussi dictatoriaux soient-ils.
Les réserves de la Mer Caspienne sont toutefois enclavées. Plusieurs voies d'exportation existent déjà : • un pipeline de la société "CPC", emmenée par Chevron, ira des gisements de Tengiz (Kazakhstan) vers Novorossiysk (côte russe de la mer Noire); sa construction, pour un coût de 2,2 milliards de dollars, doit commencer en 1999 et s'achever en 2001 ;
les États-Unis ou la Turquie installent une base en Azerbaïdjan. Réagissant à la livraison de missiles et d'avions MIG à la base militaire russe située en Arménie, il déclarait récemment au New York Times que « L'Azerbaïdjan est soumis à une grave menace de la part de la Russie. Ils se préparent à utiliser les Arméniens pour nous frapper ». Le ministre azéri de la Défense et le général Agaguseinov ont également déclaré qu'il fallait prendre des mesures pour rééquilibrer le rapport de forces militaires dans le Caucase, et que cela passait par un accord de défense avec la Turquie ou une présence de l'OTAN ou de soldats américains.
Est-ce du bluff ? C'est ce que pense « un diplomate de haut rang en poste à Bakou » cité par l'agence de presse Interfax. Mais • un pipeline réhabilité en 1997 relie Bakou à cette même côte: • un pipeline inauguré en avril 1999 relie Bakou à Supsa (côte géorgienne de la mer Noire).
Toutefois, dans la perspective d'une exploitation accrue d'ici 10 ans, de grandes manoeuvres se déroulent autour du tracé d'un pipeline à grand débit vers l'Occident (dit "Main Export Pipeline" MEP, c'est-à-dire de 42 pouces de diamètre au lieu des 24 pouces de ceux en opération ). Son tracé fait encore l'objet d'intenses négociations, où s'affronmiques : • un tracé Bakou - Supsa, donc parallèle au pipeline déjà en opération • un tracé Bakou - Novorossiysk, également parallèle à celui en opération • un tracé allant de Bakou au Golfe en passant par l'Iran • un tracé Bakou - Ceyhan ( port de la côte méditerranéenne de la Turquie).
La Turquie milite pour cette dernière solution, dont elle attend des bénéfices politiques (y compris un appui international pour renforcer sa guerre contre le peuple kurde) et économiques. Elle annonce qu'elle s'opposera par tous les moyens et menace déjà BP de boycott si la multinationale faisait un autre choix, argumentant officiellement qu'elle n'autorisera pas, pour des "raisons écologiques" l'augmentation du trafic de pétroliers par le détroit du Bosphore. Les États-Unis ne veulent pas entendre parler de l'option iranienne ou russe et appuient l'option turque, son principal allié de l'OTAN dans la région. L'Azerbaïdjan, le tout le monde n'est pas de cet avis. Et le président Aliev a eu beau affirmer que l'installation de bases étrangères n'était pas à l'ordre du jour pour le moment, les propos de ses collègues ont créé un certain émoi à Moscou et à Téhéran. Plusieurs États tels que la France ont également manifesté leur inquiétude face à des projets militaires qui, selon eux, ne pourront qu'accroître l'instabilité de cette région du monde
Lorsqu'ils se réunirent à Washington pour le 50° anniversaire de l'OTAN, les dirigeants des pays membres ont-ils évoqué cette affaire ? On sait en tout cas que leurs ministres des affaires étrangères ont fait la leçon aux présidents des trois pays caucasiens (Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie). Madeleine Albright en tête, ils leur ont expliTurkménistan et le Kazakhstan ont été ralliés. Selon un responsable de la compagnie azéri SOCAR, la Turquie a proposé à l'Azerbaïdjan « de très bonnes conditions commerciales dépassant
Les compagnies pétrolières, notamment AIOC qui financera la construction et sera le principal client du MEP, font par contre les comptes. D'après les calculs d'AIOC récemment rendus publics, les options géorgiennes et russes sont les plus rentables : respectivement 1,8 et 2,5 milliards de dollars contre au minimum 3, 7 milliards pour Bakou-Ceyhan. Les coûts de transport du brut seraient respectivement de 2 dollars, 2,7 dollars et 4 dollars par baril. D'après le président d'AIOC, si cette route était construite, le consortium perdrait la somme considérable de 12 milliards de dollars sur sa durée d'exploitation (2004 - 2024). Qu'à cela ne tienne, faisant peu de cas des principes de l'économie de marché, les États-Unis, la Turquie et même l'Azerbaïdjan négocient un niveau de subventions suffisant pour "convaincre" BP-Amoco.
Les compagnies pétrolières prévoient par ailleurs d'acheminer les hydrocarbures Kazakhstan et de l'Ouzbékistan de deux façon: • un pipeline à gaz reliant le Turkménistan (et accessoirement le Kazakhstan) à la Turquie, en passant sous la Mer Caspienne pour éviter l'Iran. • à terme, si la production de pétrole du Kazakhstan atteint comme prévu les 1,5 millions de baril/jour, la construction d'un pipeline sous-marin traversant la Mer Caspienne vers Bakou.
qué qu'il fallait résoudre les conflits de manière pacifique et non pas, comme l'a dit un diplomate, « emprunter la voie du Kosovo ». Pourtant, à en croire le journal turc Aydinlink, certains services de l'administration nord-américaine auraient des vues assez différentes. Selon cet hebdomadaire, la compagnie pétrolière américaine Amoco servirait de cheval de Troie à des agents de la CIA qui auraient attisé les conflits entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie. En outre, l'Amoco, qui aurait un différent avec Aliev, aurait comploté contre lui en s'appuyant sur des "loups gris" de l'extrême droite turque. Ajoutons que les Etats-Unis n'ont pas été enchantés d'apprendre que l'Azerbaïdjan avait concédé des parts à l'Iran dans deux exploitations offshore de la Mer Caspienne. On le voit, l'Azerbaïdjan, coincé entre la Russie, l'Arménie, la Géorgie, l'Iran et la Mer Caspienne, se trouve mêlé à des conflits politiques et économiques d'une grande complexité. TURQUIE Espoirs et déceptions
Ce n'est pas d'hier que son pétrole suscite des convoitises. A Bakou, capitale de l'Azerbaïdjan, est née la première exploitation industrielle de l'or noir, en 1872. L'exploitation pétrolière ne commencera en Pennsylvanie que quelques années plus tard. En 1918, c'est-àdire deux ans avant la conquête de Bakou par l'Armée Rouge, la Grande Bretagne avait arraché à Moscou le contrôle de la manne pétrolière et placé un général à la tête de la British Oil Administration. Depuis la fin de l'URSS, tout est rentré dans l'ordre, les "majors" ont repris le contrôle des champs pétroliers.
Les réserves de l'Azerbaïdjan sont estimées, et non prouvées, à 2 milliards de tonnes (15 milliards de barils). En 1994 était signé le « contrat du siècle » (expression ocale) avec AIOC (Azerbaïdjan International Operating Company), un consortium dominé par BP-Amoco. C'est l'un des dix-neuf accords signés depuis cinq ans avec des compagnies occidentales, dont trois en avril dernier. L'Azerbaïdjan espère faire passer sa production de 10 millions de tonnes en 1998 à 45 millions de tonnes dès 2005, dont 80 % pourrait alors être destiné à l'exportation. Les exportations pétrolières pourraient ainsi passer d'environ un demi milliard de dollars en 1998 à 4 milliards de dollars par an en 2005 sur la base du prix actuel.
En fait, il n'est pas sûr que l'exploitation soit si rapide, car si AIOC a signé un contrat d'exploitation de gisements prouvés, les autres consortium sont actuellement assez déçus par les résultats des forages, et deux d'entre eux viennent de quitter le pays. De plus, le prix du baril de brut est tombé dès novembre 1998 en dessous de 11 dollars, soit son prix le plus bas depuis 20 ans. Les facteurs de cette baisse sont trop nombreux et importants pour imaginer que le cours puisse remonter, même à moyen terme :
KALMOUKIE CÉORGIE 1 - ABKHAZIE RUSSIE
-Mer Caspienne GEORGIE DAGHESTAN
3) Derben TBILISSI Gandi AZERBAIDJAN ARMENIE *2 de Van. récession économique mondiale (notamment baisse brutale des achats en Asie), un important stockage, incapacité des pays de l'OPEP à reconstruire un cartel, mise en exploitation de nouveaux champs offshore encouragée par l'amélioration des techniques d'exploitation. Les risques de dépression économique mondiale font craindre que ce prix ne passe en dessous de la barre fatidique des 10 dollars. Dans ces conditions, les compagnies pétrolières sont tentées de limiter leurs efforts d'exploration. Elles sont même réticentes à investir dans le pipe-line de 1700 kilomètres, qui joindrait Bakou à Ceyhan, et permettrait d'exporter massivement le pétrole de la mer Caspienne vers l'Ouest (voir encadré p. 30). Un nouvel Emirat ?
Si la transformation de l'ancienne république soviétique en nouvel Émirat pétrolier est loin d'être assurée sur le plan économique, elle semble par contre mieux engagée sur le plan politique. Depuis trente ans, le président Heydar Aliev (76 ans), ancien secrétaire général du Parti communiste d'Azerbaïdjan, (puis membre du Politburo du PCUS), n'a été écarté du pouvoir que pendant quelques années, à la suite de la déclaration d'indépendance de 1991. Il n'a pas tardé à reprendre le pouvoir par un coup d'Etat en 1993, puis à se faire plébisciter à 97% par un référendum suivi d'une élection présidentielle. En 1995, il a organisé un nouveau référendum ratifiant une nouvelle constitution et des élections législatives, dénoncées par les observateurs internationaux, assurant la domination de sa formation, le Nouveau Parti d'Azerbaïdjan. Les contribuables des États-Unis ont apporté leur pierre à cet exploit : 400 000 dollars d'appui à l'organisation de ces élections. Le président, à l'affût de n'importe quelle reconnaissance internationale, a d'emblée demandé l'adhésion de son parti à l'Internationale socialiste, à l'Internationale libérale et à l'Union démocratique. Il a été à nouveau réélu en 1998, à 76%, dans des conditions à nouveau dénoncées par les observateurs internationaux. L'un des patrons de la première société du pays, la SOCAR, holding pétrolier d'État, est Ilham Aliev, fils du président, que les médias officiels mettent en avant à toute occasion. L BAKOU Selon l'un d'eux, Aliev junior a
« le code génétique non d'un homme ordinaire mais du patriarche de la nation ». Et après avoir fait l'objet de nombreuses rumeurs, le projet supposé du vieux président, de voir son fils lui succéder, est désormais discuté sur la place publique.
La question est d'autant plus pertinente que, depuis le début de l'année, Aliev père a déjà été hospitalisé en Turquie puis opéré aux Etats-Unis, et que le pays a tous les principaux traits d'une dictature. Cédant aux supplications de ses partenaires occidentaux soucieux d'"'élections libres", le président Aliev a officiellement supprimé la censure de la presse en août dernier. Mais il n'a pas tardé, au lendemain de l'élection du mois d'octobre, à museler la presse d'opposition par des amendes astronomiques au regard de ses maigres ressources (1). Confrontés à cette nouvelle forme de censure, une vingtaine de rédacteurs en chef et quarante journalistes se sont relayés pour faire la grève de la faim. Parallèlement, les manifestations contre la fraude électorale des dernières élections présidentielles ou pour la liberté d'expression sont interdites ou violemment réprimées. Les organisations de défense des droits de l'Homme font état d'une situation critique marquée par la répression du droit d'expression, les arresta1. 700 000 dollars, par exemple, demandés au journal Azadlig (Azernews du 2 décembre 1998)
tions arbitraires et la torture (2). Après le départ des observateurs électoraux, le vieux président a repris ses vieilles habitudes. Il est à vrai dire difficile d'imaginer que le régime puisse contrôler la population autrement que par la répression, tant les mécontentements et la colère montent au fil des années de « transition vers la démocratie et l'économie de marché » contre la corruption généralisée qui accule la majorité de la population à vivre dans des conditions désormais indignes.
Les statistiques officielles font état d'un effondrement de l'activité économique et d'un taux d'exploitation accru. Depuis 1990, le PIB a été réduit de plus de moitié. Le secteur manufacturier a été le plus affecté puisque sa production n'est plus que 10% de son niveau de 1990. Seul le secteur de l'exploitation pétrolière explique la remontée du PIB en 1998. La productivité du travail a été réduite à 45 % de son niveau de 1990 Le taux officiel de chômage a atteint 38 % dès 1997 tandis que le niveau du salaire moyen réel était amputé des trois quarts. D'où un transfert de valeur spectaculaire du travail vers le capital : les revenus du travail ne représentaient plus en 1996 que 21 % de la valeur ajoutée, contre 54 % en 1990. Le salaire moyen se situe désormais à environ 50 dollars par mois. Le salaire indirect (sécurité sociale, accès à la santé, à l'éducation, aux loisirs, aux transports), héritage de l'ancien régime bureaucratique, est également laminé. Le PIB annuel par tête est désormais inférieur à 500 dollars, soit le bas de l'échelle des pays dits en voie de développement. Et ce qui aux yeux de certains constituait un
Capitalisme "populaire"
Comme en Russie, l'enjeu principal de la "transition" est l'accaparement par quelques multinationales et leurs associés de la nomenklatura mafieuse ou bureaucratique des principaux actifs productifs. Comme en Russie, les dirigeants d'Azerbaïdjan ont vendu à leurs concitoyens l'idée que les moyens de production, autrefois propriété de l'État, allaient être "socialisés", c'est à dire devenir la propriété de chaque citoyen, à travers la distribution de coupons donnant accès aux actions de leur choix. En fait, la grande majorité des citoyens, privés de moyens de subsistance, ont déjà dû vendre ces coupons à la nouvelle bourgeoisie. De plus, le cours de ces coupons baisse régulièrement, car les entreprises de valeur sont mises de côté pour une vente hors coupon. Le coupon de privatisation a vu son cours chuter de 50 à 30 dollars pendant les 9 premiers mois de 1998. 2. voir notamment Amnesty International 1998 Report et Human Rights Watch 1999 Report 3. Michael Gorbatchev, Memoirs, Doubleday,
Haut Karabakh :
des pertes et des profits
Le Haut Karabakh, région autonome dans la République soviétique d'Azerbaïdjan, mais peuplée majoritairement par des Arméniens, a profité de la perestroika et d'un réveil général des nationalismes pour demander en 1988 son indépendance, puis son rattachement à la République soviétique d'Arménie. Les dirigeants des deux républiques, loin de chercher une issue sur la base du respect des minorités, ont entraîné les deux nations dans un conflit armé accompagné d'opérations de nettoyage ethnique et créant plus d'un million de réfugiés. Comme l'a écrit Gorbatchev dans ses Mémoires : « Dans les deux républiques, beaucoup de hauts dirigeants s'étaient installés dans la corruption. Mais lorsque la perestroika a commencé, ils ont senti le sol s'effondrer sous leurs pieds, ce sont eux qui ont attisé les conflits ethniques. Les sentiments nationaux ont été exploités sans pitié. » (3) Dix ans plus tard, ils continuent à l'être, par les mêmes "hauts dirigeants". atout de développement, à savoir un niveau d'éducation moyen relativement élevé, est remis en cause par l'éducation payante, la fuite des enseignants vers n'importe quelle autre activité, la chute de l'intérêt des étudiants pour les carrières scientifiques, la possibilité croissante d'acheter des diplômes. La rente pétrolière accaparée
Certes, l'Azerbaïdjan disposera dans les années qui viennent de ressources nouvelles et importantes. Toutefois, comment sera répartie la rente pétrolière ? A en juger par la prédation massive en cours des richesses transférées sur des comptes étrangers et au vu de l'expérience d'autres grands producteurs de pétrole, en l'absence d'un régime démocratique, elle profitera aux actionnaires des multinationales pétrolières et à leurs associés locaux, singulièrement la "kleptocrature" au pouvoir. Il n'existe aucun cadre légal contraignant, donc chaque « accord de partage de production » (production sharing agreement) peut-être négocié à la discrétion du pouvoir.
L'explosion sociale et politique généralisée n'est toutefois sans doute pas à attendre avant plusieurs années, pour trois raisons au moins. Premièrement, la construction d'une véritable opposition organisée et prête à affronter le régime, dans les conditions d'une dictature, prend des années. Deuxièmement, la population d'Azerbaïdjan survit encore grâce au patrimoine légué par les générations précédentes et l'ancien système. Les Azerbaïdjanais subsistent encore en vendant les biens de famille : bijoux, bibliothèques ou tapis, meubles et œuvres d'art, qui font la richesse des antiquaires et des collectionneurs étrangers. Il n'est désormais plus rare qu'ils vendent aussi à la nouvelle bourgeoisie l'appartement dont ils disposaient sous l'ancien régime et pour lequel ils ont reçu un titre de propriété au début de la transition. Mais que se passera-t-il ensuite ? Troisièmement, le régime dispose encore d'une marge de manœuvre politique grâce au conflit avec l'Arménie (voir ci-contre). En éloignant tout règlement politique du conflit dans le Haut Karabakh, le président Aliev entretient, aux dépens des libertés publiques, l'union sacrée autour de la patrie et de ses forces armées. SOUSCRIPTION
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