Le Parti socialiste sur le chemin de la majorité
INTERNATIONAL DE 500 JEUNES
Echanger des expériences, débattre et faire la fête. ET D'AILLEURS.
coordonnée et un mouvement international ont des chances de succès pour changer la
Portugal - Union Européenne par
Luis Branco* es élections européennes au Portugal
. n'ont pas constitué une exception en ce qui concerne le désintérêt des électeurs et l'abstention (qui a frôlé les 60 %). Mais, une fois les bulletins dépouillés, le Parti socialiste
(PS), qui est au gouvernement, peut trouver des raisons de se réjouir : au contraire de la plupart de ses partis "frères" européens, le
PS a remporté ces élections avec une avance confortable sur l'opposition, et du même coup se place en position de remporter la majorité absolue lors des élections législatives d'octobre prochain.
L'"'effet Soares"
La victoire du PS n'a jamais véritablement fait l'objet de doutes. Lors du congrès de ce parti, au début de l'année 1999, la stratégie adoptée visait une liste large et consensuelle, dirigée par l'ex-Premier ministre et ex-président de la République,
Mário Soares. L'objectif clairement assumé étant de porter Soares à la présidence du
Parlement européen, essayant par là de donner une image supranationale à la liste du PS
XVI CAMP
DE JEUNES
Une semaine de rencontre et d'échanges avec des discussions, des soirées thématiques, un espace vidéo, du sport, une discothèque... Le camp est organisé par les jeunes révolutionnaires en solidarité avec la IV Internationale. Pour construire une autre société de liberté et de justice sociale, ces organisations participent à toutes les luttes contre le racisme, le fascisme, l'impérialisme, le sexisme... en y développant la nécessité de l'unité et de l'organisation démocratique.
Elles sont solidaires des peuples du Tiers-Monde. Elles pensent que seule une lutte société. Prix de la semaine 750 francs (comprend les activités, les infrastructures et la nourriture, hébérgement sous tente à ramener). Pour plus d'informations :
JCR-RED, 2 rue Richard Lenoir, 93100 Montreuil, France, Tel.: 33/0 48 70 42 30.
et d'infliger une détaite électorale au principal parti d'opposition, le Parti social-démocrate (PSD) chassé du pouvoir en 1995 par les socialistes après plus de dix ans au gouvernement — dont huit ans avec une majorite absolue.
En fait, le PSD n'a pas encore réussi à se remettre de cette déroute et de l'entrée en disgrâce de son leader Caraco Silva, qui fut Premier ministre pendant 10 ans et a été sévèrement battu à la présidentielle de 1996. Après une désastreuse tentative d'alliance avec la droite populiste du Parti populaire (PP) — qui a avorté en direct à la télévision avec force échange d'accusations entre dirigeants des deux partis —, le PSD a changé de direction et de tête de liste pour les élections européennes, choisissant Pacheco Pereira, un intellectuel ex-maoiste, ancien commentateur politique et auteur, outre la récente préface de l'édition portugaise du Livre noir du communisme, d'une biographie du dirigeant communiste historique Álvaro Cunhal. Avec ce candidat, le PSD a pu retenir l'électorat urbain qui s'en détournait et maintenir son nombre d'eurodéputés élus, surtout grâce à la baisse des résultats du PP.
Quoi qu'il en soit, la droite était bien en-deçà du score électoral de la liste Soares, qui
A BRIOUDE DU 24 AU 30 JUILLET PLUS REVOLUTIONNAIRES VENUS
D'EUROPE a adopté une posture très indépendante vis-à-vis de la direction du PS - principalement pour ce qui est de ses idées tortement tédéralistes et des critiques qu'il a émises sur l'intervention de l'OTAN dans les Balkans. La guerre et les élections
D'un sondage européen publié en pleine campagne électorale, il ressortait que les Portugais et les Grecs seraient les seuls peuples européens à ne pas avoir approuvé la guerre contre la Yougoslavie. Et si l'on en croît les opinions exprimées par les candidats aux européennes cela a l'air vrai. Contre l'avis des directions de leurs partis respectifs, le socialiste Mário Soares et le "social-démocrate" Pacheco Pereira n'ont pas hésité à se répandre en critiques sur la guerre et le droit d'ingérence. Ceci alors que le gouvernement socialiste appuyait sans sourciller l'hypothèse d'une invasion terrestre, perspective défendue par la nouvelle direction du PSD, la plus pro-américaine de ces dernières années.
La mobilisation contre la guerre en Yougoslavie a également donné une impulsion et accru l'espace politique du Bloc de gauche, un nouveau mouvement rassemblant divers courants de la gauche alternative (1).
Cette mobilisation — qui s'est concrétisée par des manifestations, des concerts et des débats — a entraîné la première rupture publique sur le terrain des luttes entre le Bloc de gauche et le Parti communiste (PCP). L'unité recherchée du mouvement antiguerre, afin donner plus de forces aux initiatives pour la paix, n'a jamais eu lieu à cause du refus du PCP de critiquer la politique de Milosevic — qui se traduisait dans la pratique par un blanchiment de l'image du gouvernement de Belgrade. Cette attitude de la direction communiste l'a conduite à certaines déconvenues au sein de sa propre base militante, la contraignant à faire machi* Luis Branco est membre du Bureau politique du Parti socialiste révolutionnaire, section portugaise de la IV° Internationale. 1. cf. Inprecor n° 432 de février 1999.