Déclaration de José Ramos Horta
(CNRT)
J'en appelle aujourd'hui à tous les groupes de solidarité du monde pour qu'ils arrêtent de brûler le drapeau indonésien (ou de profaner les symboles propres à l'Indonésie, ou encore d'attaquer ses propriétés, sous quelque forme que ce soit), comme forme de protestation contre le Gouvernement indonésien et les outrages commis par les militaires contre le peuple du Timor-Oriental. À mesure que la force internationale entre au Timor oriental, il est important que nous démontrions le plus grand respect à l'égard du peuple indonésien. Le Mouvement Démocrate Indonésien, par exemple, s'est fortement mobilisé pour la défense des droits de l'homme au Timor oriental, et ce, depuis le début. Nous devrions plutôt concentrer toutes nos énergies pour que le retrait des forces armées indonésiennes (militaires, police, services secrets et forces spéciales) soit réellement effectif. Nous devons avoir du respect pour le peuple indonésien.
J'en appelle également à tous les
DOCUMENTS Indonésiens pour qu'ils respectent les personnes et les symboles des nations qui participent à la force internationale et je leur demande de ne pas attaquer les propriétés et de ne pas profaner les symboles nationaux des autres.
J'aimerais profiter de cette opportunité pour exprimer mes profonds remerciements à toutes les personnes solidaires à travers le monde, aux nombreuses et excellentes organisations et coalitions de solidarité — en d'autres termes, les masses populaires - sans lesquelles les récents changements de politiques américaine, anglaise et australienne relatives à l'Indonésie n'auraient pas eu lieu. Ces changements ont été cruciaux pour faire pression sur l'Indonésie afin que celle-ci autorise l'entrée d'une force internationale pour arrêter le massacre.
Et puis, j'aimerais aussi demander votre vigilance pendant les mois et les semaines à venir, pour mettre fin à la violence une fois pour toutes, et pour que le Timor-Oriental ait droit à une transition pacifique et juste. Merci.
le 20 septembre 1999 José Ramos Horta*