Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

COMMUNAUTÉ DES ÉTATS INDÉPENDANTS (CEI)

Gangstérisme et restauration capitaliste

· Inprecor n° 439-440, septembre-octobre 1999, n° 439/440 · p. 25 · 265 mots

URSS et Russie

Gangstérisme et restauration capitaliste B des banques américaines, lanchiment d'argent dans cartes de crédit établies au nom des principaux dirigeants russes par une société suisse ayant bénéficié de contrats de construction en Russie, des centaines de dirigeants de l'État et de hauts fonctionnaires impliqués dans des délits d'initiés... la distinction entre banditisme pur et simple et privatisation légale n'est pas facile à établir en ex-URSS. La restauration du capitalisme implique la création d'une classe bourgeoise et les hommes du pouvoir qui se sont chargés de cette tâche commencent par tenter de se transformer eux-mêmes.

Pourtant le "Russiagate" des banquiers américains (impliqués dans la transformation des crédits accordés par le FMI à l'État russe en bénéfices privés des hauts personnages de l'État russe) ne constitue que le sommet de l'iceberg qu'implique la restauration du capitalisme au sein de la Communauté des États Indépen-dants (CEI, ex-URSS). Les sommes détournées par les sommets étatiques doivent être regardées à la lumière de la transformation des rapports salariaux et des ces millions de vols quotidiens dont souffrent les travailleurs de la CEl. C'est ce qui a conduit à ce qu'entre 1993 et 1998 (selon l'agence de notation internationale Fitch IBCA) 138 milliards de dollars soient sortis, en général légalement, de la seule Russie, soit bien plus que les investissements étrangers et les prêts accordés à la Russie par les organisations internationales. Les articles de Roman Kondakov que nous publions ci-après permettent de se faire une idée de la façon dont les millions de travailleurs sont spoliés pour permettre au nouveau capital russe de participer à la mondialisation. [J. M.]

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