Inprecor 1974–2004

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POLOGNE

Entretien avec January Zowczak, vice-président du comité d'action

· Inprecor n° 443-444, janvier-février 2000, n° 443/444 · p. 26 · 233 mots

Entretien avec January Zowczak, vice-président du comité d'action Avez-vous entendu parler d'actions telles que la vôtre ?

- Non. Cette grève est le fruit de la situation socio-économique locale. Simplement nous n'avions plus de quoi vivre. Est-ce que d'autres entreprises pourraient prendre exemple sur vous ?

- Il faut toujours tenir compte de la spécificité de l'entreprise. Si elle n'a réellement aucune chance de survie sur le marché, c'est sans espoir. Nous étions convaincus que nous pourrons vendre notre produit. On ne prenait donc pas de risque financier, mais seulement un risque légal. Du point de vue de la loi la reprise de la production par les grévistes va à l'encontre de la propriété privée.

- Les travailleurs disposent de 20 % des parts de l'entreprise, donc il n'est pas question de vol. C'est le propriétaire qui agissait contre l'intérêt de l'entreprise. Un des quotidiens (4) a titré l'article consacré à votre action : « Par hasard ils ont réussi le socialisme idéal ». — C'est simplement une solidarité humaine normale. Nous travaillons tous ensemble, il ne faut pas expliquer ce qu'il faut faire, chacun fait son boulot. Nous avons divisé la première paye de manière égalitaire. Nous n'avons pas besoin d'un directeur de Varsovie.

Propos recueillis par D.Z. ALE GOZIE BYLISCE KIEDY WSZYS TKO ISPRYWATYZOWANO ?

« Mais où vous étiez, quand on a tout privatisé ? »

(Dessin de Robotnik Slaski)

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