Document
Programme de gouvernement de transition de la Coalition Alternance 2000
(extraits)
« En unissant nos forces, nous avons voulu répondre au souhait exprimé depuis longtemps par l'écrasante majorité de notre peuple de voir l'opposition s'unir pour débarrasser enfin le Sénégal du pouvoir de Diouf et du Parti Socialiste. Nous avons mis l'essentiel en avant en privilégiant nos convergences, notre lutte commune depuis toujours pour l'Alternance et le développement économique et social de notre pays.
« Chasser M. Abdou Diouf et le PS, changer le système, les hommes et les politiques de régression, pour jeter les bases d'un Sénégal nouveau où il fera bon vivre pour toutes et tous, voilà le sens de notre Coalition. Notre victoire en février 2000 ouvrira une nouvelle ère pour le Sénégal (...).
« De par sa nature, il s'agit d'un programme à court terme, appelé "Programme du Gouvernement de Transition", que le nouveau gouvernement qui sera formé au lendemain de notre victoire en février 2000 mettra en œuvre. Il fera appel à la mobilisation de toutes les forces populaires dans une démarche participative en vu d'atteindre les objectifs fixés. En effet, il s'agira au lendemain des élections d'assurer une transition d'un an pour passer de l'actuel régime présidentiel déconcentré à un régime parlementaire grâce à un référendum qui sera organisé pour l'adoption de la nouvelle constitution et l'organisation de nouvelles élections générales libres, démocratiques et transparentes des députés, conseillers municipaux, ruraux et régionaux. « A travers ce programme, il s'agit pour le nouveau gouvernement de donner aux populations des signaux clairs, forts, de notre volonté de rupture nette avec les méthodes de gouvernement du pays et de gestion des ressources nationales qui ont été celles du Parti socialiste. Cela signifie entre autres, que toute l'action du gouvernement de transition sera placée sous le signe de la transparence, de la rigueur de gestion, de la rupture avec les politiques d'orientations et pratiques du Partiétat, du dialogue permanent avec les citoyens à travers leurs associations représentatives, dans la recherche de solutions aux problèmes du pays, de l'implication active de ces derniers dans la mise en œuvre des solutions, de respect sans faille des principes républicains et des normes de l'état de droit. Il s'agira, en un mot, de s'atteler activement à la création d'un climat politique, économique et social susceptible de redonner confiance aux populations, donc de les mobiliser et de les mettre plus efficacement au travail, en leur faisant comprendre tout l'intérêt qu'elles ont d'agir dans ce sens (...)»