Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ARCHIVES DU STALINISME

De Trotsky à Hitler (extraits)

· Inprecor n° 449-450, juillet-septembre 2000 · p. 53 · 623 mots

Stalinisme URSS et Russie IVe Internationale

(...) Ceux qui veulent connaitre dans tous ses détails la conspiration trotskiste, ceux qui veulent apprendre ce que signifia le trotskisme pour la Russie ; ceux qu'il intéresse de savoir à quelle source viciée les trotskistes actuels puisent leurs arguments et les motifs de leurs provocations, qu'ils lisent ce livre (1) : ils y trouveront l'histoire complète, minutieuse de cet homme que Lénine appelait le « Judas de la Révolution russe », et de tous ses adeptes vendus comme lui aux fascistes allemands et japonais.

Sayers et Kahn, pierre après pierre, élèvent sous nos yeux la Cinquième colonne, qui, à l'intérieur de l'URSS, cherchait à ébranler, puis à perdre le régime soviétique. Ils montrent Trotsky lançant ses campagnes de propagande meurtrière, "tenant bon", espérant la mort de Staline, et se reposant sur Hitler du soin de préparer son effondrement, avec l'aide de ses disciples ; Trotsky en qui vinrent se fondre tous les venins de l'antibolchévisme, et qui servit le capitalisme de tout son pouvoir, jusqu'à sa mort.

La diplomatie de la trahison et de la terreur entre en action avec plus de vigueur encore qu'auparavant. Désormais, tuer le bolchevisme signifiera avant tout saboter le travail russe, assassiner les dirigeants russes, et surtout tuer Staline.

« C'est une pitié, dit Kamenev, quand le terroriste Balaiev lui rapporta l'échec d'un de ses complots pour assassiner Staline. Espérons que la prochaine fois, nous serons plus heureux... »

Car Trotsky s'impatiente. L'assassinat de Kirov l'apaise un peu. Bientôt le traître Yagoda va lui apporter de nouvelles satisfactions. Les meurtres se multiplient. En 1936, Gorki et son fils périssent, assassinés par les complices de Yagoda. Et la série de crimes continue.

« Le terrorisme est une méthode énergique, dit Piatakow, à une réunion secrète de droitiers et de trotskistes, à Moscou, mais il est loin de suffire. Il est indispensable de miner les réalisations du pouvoir soviétiques, de miner le prestige de la direction de Staline, et de désorganiser la vie économique... Nous devons agir avec force et constance, et ne nous laisser arrêter par rien. Tous les moyens sont bons et utiles, telles sont les directives de Trotsky, auxquelles le centre trotskiste sous-

Pendant ce temps, sur huit pages, dans une lettre datée de la fin 1935, Trotsky exposait les détails de l'accord secret qu'il venait de conclure avec les gouvernements allemand et japonais.

En juin 1936, Hitler remilitarisait la Rhénanie. En juillet, le chef fasciste espagnol Francisco Franco marchait sur Madrid en clamant : « Quatre colonnes marchent sur l homme que nous aimons le plus

STALINE Madrid. Une cinquième colonne nous attend à l'intérieur de la ville pour nous acclamer. »

En même temps, Hitler vociférait à Nuremberg : « Nous sommes prêts à toute heure. Si j'avais les Monts Oural, avec leurs trésors incalculables de matières premières, la Sibérie, avec ses immenses forêts, et l'Ukraine avec ses formidables terrains de blé, l'Allemagne sous la direction national-socialiste nagerait dans l'abondance. »

Bientôt le pacte antikomintern était signé contre le « bolchevisme mondial ».

Mais sentant le danger imminent, le gouvernement soviétique avait pris l'initiative d'une contre-offensive brusquée contre l'ennemi fasciste dans ses propres frontières. Les "procès de Moscou" allaient liquider la Cinquième colonne si patiemment édifiée par Trotsky et par Hitler, purifier la Russie, en faire, selon le mot de Litvinov, en 1937, « un bastion solide contre la menace nazie ». Sayers et Kahn décrivent ces procès, et l'abjeetion qu'ils firent apparaître. Ils montrent comment, et avec quelle lucidité, frappa le gouvernement soviétique. Quand ils prirent fin, il n'y avait plus de Cinquième colonne en Russie. (...) • Extrait de l'article de Léopold Durand, *La grande conspiration contre la Russie"*, Cabiers du Communisme, n° 10, octobre 1947, pp. 1065-1067.

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