La IVe Internationale dénonce vigoureusement le procès des camarades de la Charte 77 à Prague, condamnés à des peines de prison de 3 à 5 ans.
Ce procès est même un défi à la prétendue légalité qui régnerait en Tchécoslovaquie. Les accusés sont poursuivis exclusivement pour leurs convictions politiques. Ils ont agi dans les strictes limites de la Constitution officiellement en vigueur. Aucun crime, aucun délit ne leur est reproché, sinon le délit d'opinion.
Par ce verdict scandaleux, la fraction bureaucratique qui règne à Prague, grâce au seul appui des chars du Kremlin manifeste, à sa manière, combien elle est incapable d'affronter d'autres courants d'opinion sur le plan idéologique et politique, combien elle craint les héritiers du «Printemps de Prague», qui continue à vivre dans la conscience et dans le cœur de milliers de communistes et de travailleurs tchécoslovaques.
Le vaste mouvement de protestation lancé par d'importantes forces du mouvement ouvrier international vient d'arracher le camarade Rudoll Bahro aux geoles de la RDA. Un mouvement plus vaste encore pourra imposer aux maîtres temporaires de Prague la libération de Petr Uhl, de Vaclav Havel et de leurs compagnons. La dénonciation du procès de Prague par le Bureau politique du PCF, par les dirigeants du PC italien et espagnol, des syndicats français, des députés travaillistes britanniques, indique les possibilités ouvertes pour une telle campagne, qui devrait s'organiser sur la base unitaire la plus large, englobant tous les courants du mouvement ouvrier international, sans exclusive aucune.
A l'action, pour la libération
des condamnés de Prague !
24 octobre 1979 Le Secrétariat unifié de la IVe Internationale