Afghanistan sur l'Afghanistan
26 janvier 1980
Lorsque le Parti populai-
Are démocratique d'Afghanistan (PPDA) s'empare du pouvoir, le 27 avril 1978, l'Afghanistan est l'un des pays les plus sous-développés de la plaafghane essentiellement rurale. Sur en-
15 millions d'habitants, seulement 15% sont urbanisés. compte 700000 habitants, seules deux villes regroupent plus de 100000 habitants. quelque 14% de la population sont encore nomades.
La survivance des structures socio-économiques précapitalistes comme le poids qu'elles conservent encore dans la société afghane, est directement liée à l'isolement et à l'inexistence d'une colonisation effective de l'Afghanistan.
Néanmoins, depuis quelques décennies, la lente insertion de l'économie afghane dans le marché capitaliste mondial, le développement du commerce ont stimulé un processus de transition de la propriété semi-féodale à la propriété semi-capitaliste. Ceci a conduit à un accroissement des inégalités sociales dans les campagnes et a accentué le départ vers les villes des paysans apprauvris. Parfois, ilss'intègrent à une classe ouvrière en voie de formation (environ 150000 travailleurs sont employés dans les manufactures et la construction) ou, plus souvent, ils gonflent la couche des semi-prolétaires qui s'agglutinent les zones urbaines. Des dizaines
7 février 1980
Run prochain «INPRECOR». de milliers de travailleurs émigrent vers l'Iran, le Pakistan ou les Etats du golfe Persique.
Dans les villes, avant Kaboul, outre la bourgeoisie commerçante bourgeoisie traditionnelle, s'est développée une couche mée de fonctionnaires, d'officiers de l'armée, de techniciens, d'ingénieurs, de médecins, d'enseignants. Ils se heurtent à la fois au manque de débouchés sur le plan professionnel et à l'immobilisme sur le plan social, économique et politique imposé par les grands propriétaires fonciers et le clan monarchique qui monopolisaient le
Dans les grands propriétaires disposent d'un pouvoir quasi discrétionnaire. Le propriétaire le plus fortuné accapare les fonctions de chef de la communauté. Par le jeu du métayage, du fermage et de l'endettement, il assure son pouvoir sur la masse des paysans et soudoie les fonctionnaires. La concentration des terres irriguées est fort élevée. Le propriétaire met en métayage ces terres, l'eau et fournit la semence ainsi qu'un outillage rudimentaire. Il peut exiger jusqu'aux deux tiers de la récolte annuelle. Un secteur capitaliste lié à l'agro-exportation s'est développé durant la dernière période.
Une grande partie de la prosubsistance (blé) provient de culture sur terre sèche («lami»). Un fort pourcentage de la popu-
Cette résolution a été adoptée lors du Secrétariat unifié du 26 au 29 janvier 1980. Les autres résolutions présentées qui ont été minoritaires, seront publiées dans lation rurale ne dispose pourtant d'aucune terre. Même en possédant quelques hectares de terres non irriguées, le pauvre doit emprunter pour obtenir la semence et disposer de l'outillage.
Pour cela, la redevance au riche propriétaire peut s'élever à 50% de la récolte. Il est aussi conduit à emprunter, à hypothéquer ) ses maigres terres pour faire face à des dépenses comme celle du mariage : le «prix de la fiancée» dépassant ce que peut lui permettre d'accumuler une économie de subsistance d'un très • bas niveau.
Enfin, la culture «lami» est totalement dépendante des pré cipitations. Le petit paysan, durement exploité, est donc guetté par la famine. Comme ce fut le cas en 1972, elle fournit une occasion supplémentaire aux grands propriétaires de spésur les réserves alimentaires et d'accaparer de nouvelles terres.
Les liens entre le clergé sunninciers et ges che pres citaire- les grands propriétaires payés par l'Etat - c'est-à-dire par son représentant local lié laux paysans riches - et reçoivent de plus des dons des paysans. Nombreux sont ceux qui disposent de richesses significatives. Dans un pays longtemps reste du monde, dans lequel les moyens de communication sont précaires, ou les rap ports de dépendance des pay- des paysans envers les «seigneurs» sont
----- photo credits and running heads -----
1
très forts, où la communauté rurale représente la seule référence pour une vaste partie de la population, la religion islamique imprègne la vie sociale et culturelle. Les mollahs en retirent une autorité et un prestige de stru pose me. L tribale proprement ni les n ontagna akistan Ainsi, s'entrelacent riétair clans.
les particularismes Les mis la main lignes de bale re afghane.
Dans une telle société, la question agraire assigne un rôle primordial à la paysannerie dans le processus de la révolution démocratique, même si pour résoudre ces tâches démocratiques jusqu'au bout, il faut que le prolétariat regroupe politiquement autour de lui les masses paysannes et assure ainsi la transcroissance de la révolution démocratique en révolution socialiste, c'est-à-dire le développement de la révolution permanente. 2 En juillet 1973, pour préserver le pouvoir du clan royal, Mahammoud Daoud transforme la monarchie croulante de Zaher chah en une république.
son trouve tien des raien grâce grami
De
Topp molla centr tituti rogatives.
Dè une lement, di en
H
975 le cha de doit const chem ouvrière
«jacquegrossit des dans cérares écoles des ins-
Herat intre et réduirait la rs T'UR to pour nmerciaux.
La sa collaboration les opposants.
s'effectue ent weit, et un partage aux et ses a accroitre qui, ce pays
Deuxième considéré est tie soviétique avoir un statu de la Finlande.
Né maint étroit de signé accor sur dollar de
5( les du et jours eux funérailles, ses сл de
H
000 on l'ambassad vers ur contrer ces ordo régime dirigeants les prévenir de la direction du collaboration
officiers membres du Parti et des officiers «nationalistes», organise un coup d'Etat contre un régime vermoulu. Le 27 avril 1978 se produit la «révolution ment de Daoud tient plus d'un coup de force impulsé par une fraction des officiers liés au que d'une révolution. bureaucratie soviétique n'avait certainement pas planifié ce brusque changement de situation. Le coup d'Etat du 27 avril met fin au cours pro-impérialiste engagé par Daoud et garantit au Kremlin des rapports plus serrés avec l'Afghanistan, comme le reflète l'accord décembre 1978, par rapport celui d'avril 1977.
Le mouvement de masse s'est manifesté durant qui précédèrent d'Etat, mais les travailleurs et paysans ne sont pas mobilisés et organisés dans la perspective d'une lutte pour renverser régime du clan royal des Mousahiban. Ceci s'explique aussi bien par la nature de la base sociale du PPDA que par son orientation politique.
Dès 1965, et spécialement au PPDA se développe avant tout dans le milieu urbain, c'est-àdire à Kaboul. Il dispose d'une influence parmi les étudiants, les nouvelles «classes moyennes», les enseignants (plus spécialement les instituteurs), les 8 000 officiers pachtouns, de l'armée. Son implantation dans la classe ouvrière urbaine est encore relativement restreinte. Elle est très fragile au sein des masses paysannes.
Depuis sa création, il développe une orientation axée sur la perspective de création d'un «gouvernement national démocratique» et d'un front unissant paysans, ouvriers, intellectuels progressistes, bourgeoisie nationale et petits propriétaires des villes et des campagnes. Il est donc partisan d'une «révolution démocratique et nationale», comme étape vers le socialisme.
La scission de 1967 entre la fraction Khalq (peuple), dirigée par Nur Taraki et Hafizullah Amin et la fraction Parcham (drapeau) est certes le produit
7 février 1980 de différences politiques sur la nature de la politique frontiste et la place que doivent occuper les travailleurs dans un tel front. La participation du Parcham au gouvernement de Daoud et le cette ligne par le Khalq traduit ce type vergences. Mais à cela s'ajoutent des facteurs ethniques et personnels qui vont d'ailleurs envenimer au plus haut point les en 1977, le PPDA ne compte que quelques milliers de mem-
4 Le premier décret du nou-
veau régime de la République démocratique d'Afghanistan assure la constitution d'un Conseil révolutionnaire de 35 membres qui détiennent les pleins pouvoirs. Le second décret instaure un cabinet ministériel de 21 membres, formé pour l'essentiel par des membres de la direction du PPDA.
Sont droit à la portion congrue. Les membres pachtoun la majorité des postes.
Durant les premiers mois de son exercice, le Conseil révolutionnaire décrète une série de réformes, outre le remplacement du drapeau traditionnel" par le drapeau rouge. A la mi-juillet 1978, le décret numéro 6 vise à mettre fin à l'usure, à la suppression partielle des dettes hypothécaires et au «servage» qui en découlait. Les paysans sans terres sont totalement libérés de leurs dettes. Les petits propriétaires peuvent récupérer les terres qui leur ont été soustraites pour dettes et ne doivent rembourser qu'un certain pourcentage des prêts contractés après 1974. En octobre, le décret numéro 7 a pour but de donner des droits égaux aux. femmes (scolarisation non-discriminatoire, mariage forcé, réduction drastique du «prix de la fiancée» comme de la dot).
Le 28 novembre est promulgué le décret numéro 8 sur la réforme agraire. Ce décret fixe un plafond de la propriété de la terre pour chaque famille. Il est plus bas pour les terres irriguées (6 hectares) que pour les terres non-irriguées. Ce décret frappe de plein fouet les grands propriétaires fonciers. Les excédevaient être distribués aux métayers, paysans sans terre et aux semi-
Cette redistribution des terres concerne plusieurs centaines de milliers de familles (environ 500000 familles ne disposaient d'aucune terre). La location ou la vente des terres distribuées est interdite (en 1976, sous Daoud, les riches propriétaires profité d'une tout à fait limitée de réforme pour acheter des terres et acainsi leurs domaines). La réforme se fait dans le sens d'une répartition de la propriété, mais le décret tend à encourager la création de coopératives
Le secteur industriel et minier - qui au moyen d'une partícipation majoritaire - était déjà contrôlé par l'Etat sous le régime précédent, fait l'objet d'un plan de développement. Le commerce extérieur passe sous contrôle étatique.
Une campagne d'alphabétisation est prévue pour le printemps 1979. Sur un laps de cinq ans, les dirigeants du nouveau régime envisagent d'alphabétiser plus de 2,5 millions d'enfants et 5,5 millions d'adultes, ce qui n'est pas sans signification pour battre en breche l'autorité des mollahs. Des réformes restreintes sont introduites en faveur. des minorités ethnico-culturelles. Le Conseil révolutionnaire tend à limiter le pouvoir temporel exercé par les mollahs.
Des organisations syndicales sont mises sur pied. Elles regroupent en 1979~ quelque 100000 ouvriers et 60000 employés des services. Mais ces sýndiqués ne disposent pas du grève, sous prétexte que la «révolution politique est terminée» et que « les travailleurs contrôlent l'essentiel de l'appareil de production, il n'est pas nécessaire pour eux de faire grève.» Ce mouvement syndical est donc davantage le produit
«par en haut» que celui d'une réelle montée du mouvement des mas-
Dans les conditions d'arriération de l'Afghanistan, de tellés réformes - indépendamment de
leurs limites intrinsèques - ne développées et consolidées que par une mobilisation et une organisation des portée à stimuler et à organiser des mobilisations, à donner la priorité à la création d'organisations de paysans qui seraient, seules, capables de faire avancer la réforme agraire et de briser les rapports sociaux établis depuis des siècles dans les campagnes. Ces tâches capitales ne peuvent être résolues par des décrets gouvernementaux.
L'équipe dirigeante du PPDA structures sociales traditionnelles, le processus ne lui échappe. Sa stratégie de «révolution démocratique et nationale», comme son orientation puisée à l'école stalinienne, lui dictent une politique de réformes introduites sous le contrôle de l'appareil d'Etat, de l'armée et, aussi, à l'aide de la répression.
Or, pour contrecarrer l'inertie des structures son les et ré duire l'emprise notables, il est décisif de donner une priorité à la préparation de l'organisation des masses paysannes afin de leur permettre de participer directement à la réforme agraire et de résister ainsi à tous les moyens de pression et de disposent grands propriétaires et leurs alliés. Ensuite, les mesures de ré .partition des terres et de suppression de l'usure ne pouvaient avoir toute leur efficacité sans que soit mis à la disposition des masses rurales un système de crédit (banque unique d'Etat) et un réseau de distribution de semences, d'engrais, d'outils et des moyens d'irrigation. Une réforme agraire qui s'arrête à michemin n'évite pas la réaction brutale des privilégiés, mais ne convainc pas les masses qui peuvent être contraintes d'avoir encore recours (semences, crédit) aux anciens exploiteurs.
L'orientation et les méthodes du PPDA nefont donc qu'ajouter aux difficultés objectives qui s'élèvent devant l'application des réformes décidées par le Conseil révolutionnaire : le nombre réduit de cadres disposant d'une expérience et d'une implantation dans les zones rurales; le manque de terres, comme c'est le cas dans les provinces de l'est; les multiples sabotages effectués par les propriétaires fonciers; la crainte maintenue chez les paysans qu'un changement de régime à Kaboul ne conduise à une vague de répression de la part des seigneurs, etc.
L'absence d'une classe ouvrière suffisamment forte et organisée, qui dispose d'une tradition de luttes et puisse à ses côtés les masses paysannes, ne facilite pas le développement d'une dynamique de révolution permanente. Ceci ne fait que mettre plus en relief les effets négatifs de la politique du PPDA.
Enfin, quelques mois après son installation au pouvoir, se déclenchent dans la couche dirigeante des conflits fractionnels d'. e grande brutalité. Ils s'aiguisent sous les effets de la guerre civile et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre du programme de réfor mes. Ces heurts recoupent des divisions entre les deux fractions Khalg et Parcham, mais ils se développent de même au sein du Khalq. Ils marient les méthodes propres aux règlements de comptes au sein de la bureaucratie et aux luttes traditionnelles entre divers clans.
En juillet 1978, les principaux dirigeants du Parcham sont écartés et relégués à despostes d'ambassadeurs. Babrak Karmal se retrouve à Prague. Les principaux représentants du Parcham sont arrêtés. Les «parchamis» sont expulsés du PPDA en novembre 1978, non sans avoir fait, au préalable, des confessions publiques. En août 1978, des officiers «nationalistes» sont limogés, tel Abdul Qader qui joua un rôle important dans la préparation du coup •d'Etat et qui détenait le ministère de la Défense. Plus d'un a des liens avec le Parcham. Hafizullah Amin, ancien responsable dans le Khalq du travail en direction des officiers, renforce sa position. Dès mars 1979, il occupe plusieurs postes importants.
Ces conflits aboutissent au renversement de Nur Taraki, en septembre 1979, et à son remplacement par Amin qui cumule la présidence du Conseil révolutionnaire, les principales fonctions gouvernementales et le secrétariat général du PPDA. Ce changement s'oppose calculs du Kremlin, qui néanmoins fit parvenir à Amin son télégramme traditionnel de féli-
Ces rivalités, les purges successives qui en découlent portent atteinte à un des piliers du nouveau régime. Elles multiplient les dans les rangs des cadres de l'armée qui était un des piliers du pouvoir. Elles affaiblissent l'appareil administratif ébranlé par les brusques changements de cours. Elles fal'attaque des forces réactionnaires - dans la mesure où, à chaque étape de la crise, l'équipe dirigeante tend à renforcer les mesures bureaucratiques et autoritaires - et l'exploitation de la question ethnique et religieuse par la contre-révolution, y compris parmi la troupe dont une proportion assez forte est d'origine hazara.
Dans une société telle que la société afghane, les réformes progressistes misesen œuvre par le PPDA ne peuvent susciter une levée de boucliers des forces conservatrices vivaient de l'exploitation et de l'oppression des masses laborieuses et présidaient sans partage aux destinées d'un des peuples les plus déshérités de la terre.
Par-delà la nature petite-bourgeoise de la direction du PPDA, sa volonté d'accomplir «une révolution nationale et démocratique» et ses méthodes d'application de son programme de réformes, l'existence des deux camps qui s'affrontent dans une guerre civile qui s'étend depuis le printemps 1979 traduit l'opposition radicale entre les classes exploitées et opprimées et les classes dominantes.
Contre le nouveau régime se dresse une coalition de forces dont la véritable base sociale est constituée
par les propriétaires fonciers, les chefs des tribus, les magnats de la contrebande, la hiérarchie religieuse et les capitalistes engagés dans le commerce et l'industrie. Les liens de dépendance
- tribaux, claniques, semi-féodaux - des paysans envers les notables rendent plus aisée, pour ces privilégiés, la constitution d'une ciale. ['Islam est mis à profit pour cimenter idéologiquement ces regroupements. La fragmentation des organisations conservatrices engagées dans la lutte contre le nouveau régime reflète, en réalité, leur structuration autour de chefferies et de notables des diverses régions.
Dans l'opposition réactionnaire ayant une base dans l'ethnie pachtoune se retrouvent aussi bien les chefs de tribus qui dirigent une contrebande lucrative (entre autres de l'opium) à la frontière afghano-pakistanaise - et qui voient d'un mauvais œil les mesures de contrôle du commerce extérieur -, que les propriétaires fonciers disposant des terres les plus fertiles et des pâturages les plus riches, que le clan monarchique et un secteurdes anciennes administration et armée.
D'autres mouvements, comme dans le Nouristan ou l'Hazarat, combinent une opposition ethnico-culturelle à un régime qui apparaît essentiellement pachtoun, avec une résistance à la politique de réformes.
Contre l'application d'une série de mesures qui attentent aux intérêts des classes possédantes, ces dernières organisent la contre-révolution. Elles recevront bientôt l'appui du Pakistan, de l'Arabie Saoudite et de Egypte, ments servent de relais à l'impérialisme. En Iran, des tractions de la hiérarchie chiite apportent leur soutien à la «résistance islamique».
Dès avril 1978, l'Afghanistan butte aux menées de l'impérialisme américain. dernier n'appréciait certes pas la consolidation de la présence de l'URSS en Afghanistan, mais il craignait surtout les effets socio-politiques sur la région dans son ensemble d'une avance possible de la révolution en Afghanistan - y compris d'une relance du mouvement balouche ceptible de secouer le cadre de l'Etat pakistanais et d'avoir des répercussions en Iran. Ses appréhensions s'aiguisent après le renversement du chah d'Iran, en janvier 1979, par une insurrection populaire. En février 1979, Washington coupe toute son aide à l'Afghanistan.
Dès lors, l'impérialisme américain - avec l'aide des impérialismes européens -, organise son redéploiement dans la région, au Pakistan, autre. soutien direct et indirect aux forces réactionnaires en Afghanistan participe de cette opération d'ensemble et éclaire à son tour la nature de classe de la guerre civile qui se déroule dans ce pays.
La bureaucratie soviétique
Best avant tout intéressée à défendre son pouvoir et ses intérêts propres. Dans ce sens, elle attache une grande importance non seulement à la défense de la sécurité militaire des frontieres de l'URSS, mais aussi dans. le cadre de sa politique de coexistence pacifique, à la stabilité de la région..
Pour elle, le maintien du contrôle sur les développements politiques et stratégiques dans la région et, à cette fin, des liens privilégiés avec les régimes en place à Kaboul passe avant toute considération pour le sort des masses afghanes. Sa collaboration avec les gouvernements réactionnaires qui précédèrent celui de Daoud et avec Daoud lui-même, en est l'illustration. Le Kremlin ne favorisa sous aucune forme des mobilisations pour renverser celui qui frappait le PPDA et les travailleurs.
Les développements de mobilisations anti-impérialistes et les manœuvres de Washington dans la région vont rompre les équilibres d'ensemble et contraindre la bureaucratie à agir pour restaurer une situation à son avantage dans cette zone d'influence privilégiée.
La bureaucratie * soviétique n'engage pas ses forces en Afghanistan pour soutenir la mobilisation des masses, leurs organisations indépendantes et l'approfondissement d'un processus révolutionnaire. Depuis avril 1978, elle cherche sans cesse des solutions «modérées», prônant des ouvertures vers les «secteurs nationaux» : en juin 1979, elle propose un ralentissement de l'application de la réforme agraire. Cependant, toute la politique du PPDA conduisit inexorablement le Kremlin à accroître l'engagement de ses forces pour appuyer un pouvoir affaibli par ses propres dissenssions, alors qu'il doit faire face à une coalition de forces conservatrices aidées par l'impérialisme et lui permettre d'imposer des réforImes par le haut. Pour répondre aux difficultés d'ordre social et politique, la direction soviétique ne connaît que le recours à des moyens d'ordre militaire, à des contrôles étatiques et policiers accrus et à des liquidations de fractions peu maniables. Cette orientation ne fournit aucune issue à la crise du régime; elle
----- photo credits and running heads -----
6
ne favorise pas une action organisée des masses. Paradoxalement, elle fait le lit de la politique d'Amin, à laquelle elle ne peut avancer que des critiques tactiques.
Face aux dangers d'écroulement de la République démocratique afghane et face à la vic. toire possible des forces réactionnaires liées à l'impérialisme, Moscou décide de s'engager plus a fond...l n'est pas prêt a ce que, sur ses dans une zone d'influence traditionnelle, s'installe un gouvernement inféodé à l'impérialisme avec toutes les qui pourrait en tout en tenant compte des tensions qui traversent la région. Il n'est pas disposé à ce qu'une situation chaotique de guerre civile se prolonge et s'étend Il craint l'établissement d'une autre «Rénublique islamique» et les répercussions que cela pourrait avoir parmi les populations de l'URSS dont l'identité ethnique et culturelle renvoie à celle de peuples de l'Afghanistan et de l'Iran.
Dès le 24 décembre 1979, l'URSS accroît qualitativement sa présence militaire en Afghanistan, après avoir préparé la liquidation d'Amin et son placement par Babrak Karmal.
La bureaucratie a résolu la question de l'intervention, qui ne représente qu'un anneau dans la chaîne de sa politiqué, comme toutes les autres ques" tions : sans considération aucusentiments ques et nationaux des classes et des peuples opprimés, compréhension du prolétariat à l'échelle internationale.
Cette caste conservatrice fut amenée, dans ce cas, à affronter. un bloc social réactionnaire sou-_ tenu par l'impérialisme.. elle ne peut le faire en expliquant aux masses laborieuses, sur le plan mondial, qu'elles doivent se doter d'organisations indépendantes pour mener un tel combat contre des propriétaires fonciers, des capitalistes et l'impérialisme.
En outre, sa URSS des droits des minorités nationales et plus généralement des droits démocratiques, fait qu'elle ne peut fournir exemple les paysans pauvres.
ses actions, rôle déterminant sous frontières et conséquences nents découler, surceux naguère son ve envers remdynamique la révolution iranienne.
Mais indépendamment suit, son intervention place la démocratibureaucratie soviétique dans la situation d'avoir à combattre les forces d'un réactionnaire, qui n'ont rien à voir avec un luttent pour privilèges
Mais les conquêtes des masses.
tion politique d'ensemble de la bureaucratie, cela ne supprime particulier et important qu'elle se heurte aujourd'hui à la connégation en tre-révolution, avec ses méthodes propres, et qu'elle inflige un recul militaire à la réaction un susceptible de rallier
Vu les masses opprimées et faciliter nistan ainsi la rupture de l'emprise des
«seigneurs» et des mollahs sur
Elle doit recourir aux mense le songes cyniques pour présenter
Elle doit déclarer tement aujourd'hui que le régime d'A min - qui reçut de fait son soutien alors qu'il jouait un
Taraki et lorsqu'il régnait seul - était la CIA.
Elle doit prétendre qu'elle fut appelée par un gouvernement dont aussitôt princiles les remplaen res que es gouamis, avaient ces tend dans la d'une les m inter.
par sa le ceux qu comme arme affaiblir la our anti-impérialiste déclenchée dans la région par des buts spécifiques qu'elle pourteurs bloc social à
«mouvement de libération nationale», mais qui maintenir leurs et supprimer toutes
Quelle que soit notre opposiutilisé l'orientation le fait pas pendance.
8 à l'impérialisme dans le la position de l'Afghales frontières de sur l'URSS et vu l'intervention de
'URSS dans la guerre civile, le conflit de classes que traverpays prend immédiatement une dimension internationale et se réfracte dans l'affronprésent entre l'URSS et l'impérialisme.
Ce dernier, sous couvert de préserver la «souveraineté nationale», ne vise en fait qu'à dé fendre la propriété foncière et les classes privilégiées, à briser l'essor d'un mouvement d'é mancipation des masses ouvrièet paysannes et à modifier la situation stratégique aux dépens de l'URSS.
à être un regroupement entre les éléments du Khalq et du Parcham qui disposaient certaine crédibilité dans asses. Ainsi retrouve-t-on
E.
de de son assise dans le de l'armée sopeut certes contrôle régions es être aussi cohéune sion des forces réactionnaires qui jouent la carte de la longue tradition de luttes pour l'indé-
Depuis son accession à la
Maison-Blanche,
Carter ne cesse de concentrer ses efforts pour sortir l'impérialisme de la
crise que lui infligea le succès de la Révolution vietnamienne en 1975 et qu'accentue encore la victoire des masses iraniennes comme l'éclatement de la révolution nicaraguayenne.
Dans la dernière période, la contre-offensive impérialiste cristallisa sur deux points: tout d'abord, par la campagne contre la présence d'une «brigade so-
Cuba» Washington l'accompagne par le déploiement de troupes dans les Caraibes. C'est un clair avertissement adressé à la révolution nicaraguayenne. Le deupoint fort offensive, c'est le redoublement de l'intoxication contre la montée révolutionnaire en Iran à l'occasion de la «prise d'otages» à l'ambassade suivi de mesures de rétorsions économiques et de
Washington - qui reste à la la plus grande sance militaire de la planète -met à profit la forme de l'intervention soviétique en ghanistan pour pousser à un supérieur taque. - Le premier but que s'assigne l'impérialisme n'est autre que de retourner l'opi-. nion publique aux Etats-Unis, de créer un climat propice préserver des positions acquises, pour empêcher l'essor de poussées révolutionnaires même marquer des points concertains gains obtenus par la bureaucratie soviétique. - Deuxièmement, d'une formidable entreprise mystification sur le représenté l'URSS, sur la volonté du Kremlin «d'atteindre les mers chaudes», les gouvernements impérialistes cherchent à justifier auprès des travailleurs la nouvelle étape de relance de l'armement dans laquelle ils se sont engagés depuis quelque temps. Au moment même où ils appliquent des mesures drastiques d'austérité à l'encontre. des salariés, une telle opération doit faciliter l'accroissement fantastique des budgets militaires qui fonctionnent comme subsides aux trusts impérialistes.
L'administration Carter s'emploie fébrilement à réorganiser son dispositif militaire à l'échelle internationale (de l'Europe à l'Extrême-Orient).
Face à la situation en Iran et aujourd'hui en Afghanistan, elle met avant tout l'accent sur un renforcement de sa présence navale dans l'océan Indien, sur la multiplication de bases navales, dans toutes la région, sur la consolidation d'une série de relais régionaux, dont Israël, l'Egypte, le Maroc, l'Arabie Saoudite, le Sultanat d'Oman, le Pakistan et la Turquie constituent, dans ses plans, les éléments principaux. Elle vise à tirer le maximum d'avantages de la réorganisation - précipitée par l'action des troupes soviétiques - d'une alliance des conservateurs se regroupant au sein de la «Conférence islamique». A cette occasion, Carter tente même reprendre Cette contre-attaque en est à son stade initial et il n'est pas certain qu'elle soit couronnée de succès : les développements de la lutte des classes pourraient mettre en péril les Sadate, Zia et compagnie.
Washington multiplie les initiatives afin de donner une nouvelle cohésion à la direction politique de l'impérialisme et d'affirmer à nouveau son rôle dirigeant, battu en brèche par ses défaites en Indochine, en Iran, comme par les effets du déclin relatif de l'économie impérialiste américame. - Quatriemement, les gouver imperialistes lancent des représailles contre l'URSS, allant de la suppresion de livratsons de blé et de vente de technologies avancées, à des mesures de boycottage des prochains Jeux olympiques.. Ces initiatives, quels que soient les obstacles que suscitent les contradictions d'intérêts entre les puissances impérialistes, visent essentiellement à contraindre la bureaucratie soviétique à modifier le cours de Afghanistan et à passer un nouaccord sur le maintien de l'ordre dans cette zone. - Cinquièmement, l'impérialisme américain, exploitant la dénonciation de «l'expansionnisme soviétique», a obtenu de nouvelles compromissions de la bureaucratie chinoise porte son soutien à la dictature pakistanaise.
a) Les marxistes révolutionnaires soutiennent les revendications anti-impérialistes des travailleurs et des paysans afghans et les mesures progresrépondant à leurs par le PPDA. Dans la guerre civile qui avait* éclaté en Afghanistan, indépendamment de leur critique à la politique de la direction du PPDA et du Kremlin, ils se placent dans le camp des masses laborieuses et militent pour la victoire sur les forces conservatrices et leurs allies impérialistes.
b) Ils se placent sur le terrain de la lutte des classes internationale, de l'organisation propre des ouvriers et des paysans, ce qui rompt radicalement avec toute la politique de la bureaucratie du Kremlin.
Ils ne prennent aucune responsabilité pour l'interventión, militaire du Kremlin. Ils refusent le moindre soutien politique à cette intervention, prolongement de toute la politila caste bureaucratique, qui frappe les forces conservatrices mais ne vise pas le moins du monde à favoriser l'action indépendante des mass rejettent dans cette guerr oute attitude de neutralt dans la mesure où l'armée soviétique se trouve, de fait, opposée aux ennemis des intérêts des masses paysannes et ouvrières, ils sont favorables à ce qu'elle leur inflige une défaite. Pour y faut que consolidées les conquêtes des travailleurs, que soient prises des mesures sociales et démocratiques radicales et que les masses afghanes organisées et armées pour les défenc) Un processus de révolution permanente ne pourra aboutir en Afghanistan que par
la mobilisation, l'action et l'organisation autonomes des masses, auxquelles ne peuvent se substituer les blindés de la bureaucratie.
C'est la condition indispensable porter victoire une réformes à et serons où les
X priété.
thèse, orientation anti-
-.
ghanistan.
de la région.
pour remdurable entre gouvernement à et primant leurs, inféodé qui acréelle d'une teurs féodaux les propre enracine
Sovi er issu ourra du monde.
struc er de prohypone trêve ni union sacrée avec la bureaucratie soviétique dont la centrée politique contre-révolutionnaire discrédite le socialisme, constiouveaux n'imtue un obstacle majeur pour le la développement de la révolution mondiale et, dans ce sens, afen faiblit la ons opmatérielles de l'Etat ouvrier de ouveaux alin, l'URSS. En même temps que auaucune du
PPDA de dé.
la dial, et et capitalistes._ bourgeois japonais:
passent rialistes projets l'impérialisme et les forces tanaise;
nous combattons les initiatives l'impérialisinuon ent ouvrier répression les ns
«pays des libertés nse des droits le droit our s'organiser syndical, et de l'appareil
Nous menons notre révolution de versement dén onçons lOuS comme outienques et prises
Les puissances impérialistes aux forces contre- révolutionnaires en Afchanistan et à la dictature militaire pakis-
- s'opposer au boycottage des
Jeux olympiques prôné par Carter, Thatcher, etc.