Che Bayad Kard numéro spécial du 29/12/1979 1 - LES PROJETS DE LA CLIQUE AU POUVOIR
Les dirigeants du nouveau régime capitaliste, de dix mois d'étouffement des libertés pour le peuple et de refus de satisfaire la volonté des vailleurs et des masses opprimées iraniennes, veulent aujourd'hui organiser une velle farce : la pseudo-élection d'un président. Le régime réactionnaire qui, sous couvert de l'Islam, a usurpé la souveraineté politique du peuple, a fait d'une couche de la hiérarchie chiite les chefs incontestés de l'Iran; ces dirigeants qui, sous l'étiquette de République islamique ont imposé à l'Iran un califat despotique (1), font aujourd'hui appel au peuple iranien pour élire un président. (1: Historiquement, dans l'historiographie chiite, les caliphes sont les chefs politico-religieux sunnites qui ont usurpé le pouvoir au détriment des héritiers de la branche d'Ali des descendants du prophète, et qui ont donné naissance au chiisme (NDR)
7 février 1980
Les Aghas («Messieurs») au pouvoir et les Experts, «épris de liberté» ont organisé le scénario de telle manière que le président de la République ne sera rien de plus qu'un instrument, sans pouvoir propre, et élu sans que la volonté du peuple iranien puisse s'exprimer de quelque façon que ce soit. Selon la constitution, le président «élu» pour seule tâche de servir le Faghih (2) ou le conseil des Gardiens. Les Aghas ont même averti le peuple que son président élu pourrait n'être qu'une «non-personne».
L'élection, telle qu'elle a été organisée est tellement caricaturale et réactionnaire que même le droit démocratique le plus élémentaire, c'est-à-dire le droit de désigner des candidats a été refusé au peuple. Le Grand Faghih doit donner son (2) La règle du Velayat Faghih contenue dans l'article 110 de
Constitution stipule le contrôle théocratique de tous les actes ou décisions gouvernementales et législatives soit par l'iman Khomeiny, soit après sa disparition par un Conseil de théologiens pour vérifier leur avec la Loi coranique (NDR).
le en Iran, seuls peuvent se porter candidats ceux qui reconnaissent le principe de Velayat Faghih (l'autorité du Grand Mollah), c'est-à-dire, un principe qui usurpe la souveraineté politique du peuple et attribue tous les pouvoirs à une couche privilégiée, prétendument «meilleure que nous». La Constitution des nouveaux dirigeants, signée par l'Imam lui-même, ne reconnaît comme éligibles que les candidats pour qui l'exploitation capitaliste est «légitime», ceux qui ne s'opposent pas aux grands propriétaires fonciers, ceux qui refusent de limiter la propriété privée des moyens de production sociale, ceux qui justifient comme une nécessité l'inégalité des femmes, ceux qui ne reconnaissent pas le droit à l'auto-détermination des nationalités opprimées, et qui, de plus, parmi toutes les croyances, ne chiite, ou plutôt en une interprétation particulière de celle-
Donc, à cette pseudo-élection organisée par les Aghas, non seulement les démocrates, les socialistes et les révolutionnaires n'ont pas le droit de participer, mais même les adeptes d'autres religions (y compris une partie des musulmans) ne sont pas autorisés à présenter des candidats. Dans cette élection réactionnaire, des assassins notoires comme Khalkhali, ou des dirigeants gouvernementaux réactionnaires qui appliquent la censure comme Ghotbzadeh, répondent aux «conditions nécessaires» pour être candidats, par
contre ceux qui défendent les mées ne sont pas des candidats
‹légitimes». Les quelques privilégiés, qui considèrent
«meilleurs que nous», s'attribuent le monopole du pouvoir, à tel point qu'ils n'ont même pas l'intention d'autoriser leurs propres collaborateurs à se porter candidats. Des politiciens qui, pendant dix mois, n'ont rien fait d'autre que d'appliquer leurs directives et de préparer les conditions de la trahison de la révolution accomplie par le peuple opprimé, c'est-à-dire, le transfert de la souveraineté au clergé et la restauration de l'Etat capitaliste, sont aujourd'hui désavoués par les Aghas.
Cette élection réactionnaire et celle qui va suivre pour le Majlis (Assemblée nationale), qui doit être organisée de la même manière, sont les dernières mesures prises par la clique religieuse qui impose la dictature et l'exploitation pour stabiliser la situation politique indépendamment des masses et pour bloquer le processus révolutionnaire en Iran. Grâce à la supercherie du référendum sur «la République islamique ou la monarchie», ils ont imposé une forme de gouvernement avant même la convocation d'une Assemblée constituante, et avant même que la signification de cette assemblée soit clairement perçue par le peuple. En supprimant toute liberté politique après l'insurrection, en organisant des milices, en imposant la censure sur les principaux mass-media, ils commencérent un véritable lavage de cerveau
2 - LE PROGRAMME DES TRAVAILLEURS ET DES MASSES OPPRIMEES
Avant tout, il faut comprendre ce fait essentiel : la seule façon de dénoncer efficacement les projets de la contre-révolution politique, de combattre effectivement, c'est d'impulser la mobilisation politique et indépendante des larges masses opprimées. Le sentiment de la nécessité de combattre les projets de la réaction et ses mesures contre-révolutionnaires est déjà largesans retenue ni contrôle. En convoquant des experts, soumis à leurs ordres, à la place d'une Assemblée constituante, ils empêchèrent le peuple d'exercer sa volonté. En rédigeant, sans averpréalable, sur le Velayat Faghih (l'autorité du Grand Mollah) et en le ratifiant sans la moindre discussion, ils usurpèrent la souveraineté du peuple. Au nom d'une manœuvre sainte «antiimpérialiste», ils changèrent le rapport de force au sein de la clique au pouvoir en faveur de la caste religieuse. Par le référendum anti-démocratique et ouvertement truqué, sant les plus viles méthodes de falsification et de censure, ils prétendites qur cons contre-révolutionnaire. Et, aujourd'hui, avec les élections présidentielles anti-démocratiques qui seront suivies de la mascarade de l'élection au Majlis, ils mettent en place les instruments de leur domination réactionnaire.
Tel est le programme de la clique au pouvoir. Un programme qui fait appel aux méthodes du califat et qui exploite les sentiments religieux des masses opprimées, n'a d'autre but que d'étouffer le mouvement révolutionnaire des travailleurs et de rétablir la domination des capitalistes et des grands propriétaires fonciers. que faire pour s'opposer à ces projets réactionnaires ? Quelles doivent être les orientations du prolétariat et des masses opprimées et quelles sont les tâches des forces révolutionment répandu chez les travailleurs des villes et des campagnes. Chaque jour, le contenu réel de la République islamique des Aghas devient plus clair dans la conscience des masses opprimées. Chaque jour, le mécontentement augmente et les illusions de couches populaires toujours plus nombreuses, sur les dirigeants qui leur ont été sont détruites. sentiment profond des masses peut et doit se traduire par un large mouvement de résistance et de mobilisation permanente. Malgré la disparition de nombreuses illusions dans une grande partie des masses, un mouvement indépendant regroupant les travailleurs et les masses opprimées ne s'est pas encore constitué autour de revendications politiques centrales qui pourrait s'étendre dans tout le pays. Cela est principalement dû à la faiblesse et aux hésitations politiques des forces et des organisations qui ont une influence dans les couches les plus avancées des masses. Leur incapacité à mettre en avant une alternative révolutionnaire crédible aux yeux des masses opprimées n'a pas facilité la mise en place des conditions permettant la mobilisation indépendante travailleurs et des masses opprimées les travailleurs révolucomprennent pas quelles sont leurs tâches par rapport à la nécessité de mobiliser et d'organiser de façon indépendante les luttes des travailleurs et des masses opprimées, malgré l'intensification du mécontentement dans les masses, le rapport de force évoluera en faveur de la réaction. Si ces forces se révèlent incapables de faire de la propagande et de l'agitation autour d'un programme d'action révolutionnaire qui corresponde au niveau de conscience des masses et aux besoins objectifs de la lutte, s'ils ne parviennent pas à centralinationalement les luttes des opprimés autour des éléments essentiels d'un tel programme d'action, cela entraînera la démoralisation, la dépolitisation, la division aboutira à des luttes éclatées et inefficaces, avec pour finir l'abandon du combat politique d'ensemble.
En fait, l'objectif principal de la clique au pouvoir, ses projets pour établir et renforcer sa domination, c'est précisément de réduire les masses combatives à la passivité et à la non-participation aux luttes politiques indépendantes. Aucune situation ne convient mieux à la clique au pouvoir
que celle où les masses n'ont d'autres activités politiques que celles qu'elle-même contrôle. Le meilleur exemple de ce type de mobilisation politique est bien sûr celles dont le but est de renforcer les positions de la couche dominante. Ce qu'elle veut, c'est que les masses abandonnent complétement les luttes politiques à son profit.
Par conséquent, tout programme de lutte qui ne tiendrait pas compte des problèmes énumérés ci-dessus serait, dès le départ, voué à l'échec. Le des luttes politiques indépendantes des masses, de leur organisation, doit être au centre de toute élaboration politique. Les seules tactiques et projets qui peuvent servir les intérêts des masses sont ceux qui répondent à ces problèmes, qui préparent non seulement les conditions pour des luttes de l'ensemble des masses autour d'un programme d'action révolutionnaire, facilitent leur combat dans les luttes politiques impulsées par la clique au pouvoir elle-même.
Dans ce contexte, il est nécessaire de tirer les leçons des dix derniers mois.
Pendant les dix mois qui ont suivi l'insurrection de février, les forces révolutionnaires n'ont pas été capables d'organiser de lutte de quelque importance contre les mesures prises par la clique au pouvoir pour instaurer la contre-révolution politique, c'est-à-dire, l'utilisation de l'influence de la religion pour usurper la souveraineté politique du peuple. Au lieu d'un boycottage actif du premier référendum, une attitude passive d'abstention a été adoptée. Au lieu de lutter contre la Constitution et de mobiliser un front uni des travailleurs et des masses opprimées contre les attaques de la classe dominante pour défendre les acquis démocratiques de l'insurrection, ces forces ont été hésitantes. Cela a conduit à une situation où les masses se tournent vers les politiciens bourgeois libéraux de la clique au pouvoir. Quand il fut évident que la clique au 7 féurier 1980 pouvoir n'avait pas l'intention de convoquer, comme promis, l'Asse. blée constituante, forces itvol tionnaires et les travailleu: s non seulement se sont révélés in •pables de diriger le combat pour la satisfaction de cett: revendication, mais, de fait, ne ." pas mobilisés. Le F ii répupeuple surique (PRPI) et le Front national démocratique (3) ont pris la tête de cette lutte et l'ont détournée. tion à l'Assemblée des experts, précisément n'avaient rien fait pendant la période précédente, les forces révolutionnaires ne purent mener de campagnes efficaces ni dénoncer la nature de cette assemblée en proposant une alternative révolutionnaire. Quand un mouvement de masse pour le boycottage de cette assemblée se développa, - après que sa nature anti-démocratique fut comprise - et quand il fut évident que les élections servaient de couverture à l'opération militaire au Kurdistan, les forces révolutionnaires ne répondirent pas efficacement, et leurs hésitations conduisirent à une situation où le PRPI put prendre la direction de cette lutte et se contenter de rechercher un compromis. En conséquence, le boycottage ne fut pas un succès. Lors des diverses attaques de la réaction contre la liberté de la presse -après l'élection de l'Assemblée des experts et pour empêcher la diffusion des informations sur la réalité de l'opération barbare menée au Kurdistan -les forces révolutionnaires abandonnèrent le combat sous prétexte qu'il constituerait une provocation aux yeux de la réaction. Mais leur absence de cette lutte eut précisément l'effet contraire : la réaction se sentit assez forte pour organiser immédiatement ses attaques contre les droits des forces révoluttionnaires et prolétariennes. (3) PRPI : c'est le parti de l'ayatol-
Blah Chariat Madari. FND : scission du Front national, animé par le docteur Matine Daftary jusqu'à son interdiction en août dernier
Pendant la mobilisation contre les Etats-Unis, les forces révolutionnaires dénoncèrent pas la véritable nature des manœuvres démagogiques du gouvernement et ne mirent pas en avant les revendications réellement anti-impérialistes primées. Elles ne surent pas utiliser le climat politique favorable pour orienter le mouautour de ces revenns. Elles se soit de dénoncer ces manœuvres et de se retirer du mouvement en laissant Les masses sans direction, soit de reprendre les mots d'ordre de la clique au pouvoir et donc de tomber dans le piège. Pendant le référendum sur la constitution, qui s'est déroulé au début du mois de décembre 1979, ces forces, au lieu d'organiser l'opposition qui existait dans les masses contre la constitution proposée, s'absentinrent d'y participer activement. Ce qui offrit à la classe dominante toute lattitude pour imposer le référendum antidémocratique et pour truquer les résultats comme elle l'escomptait.
Tout cela ne constitue pas un bilan très brillant. Nous devons essayer d'en tirer les leçons et durant la prochaine campagne électorale, nous devons faire notre devoir en proposant aux travailleurs une alternative révolutionnaire.
Premièrement, les problèmes politiques centraux doivent être clairement compris. Malgré la soi-disante «ratification» de la Constitution par les experts, la lutte pour convocation d'une véritable assemblée constituante, pour une assemblée révolutionnaire et démocratique qui reflète réellement la volonté des masses iraniennes doit continuer. La revendication de l'Assemblée constituante est encore, à l'étape actuelle, la revendication centrale de la révolution iranienne. Chaque jour, l'opposition des masses qui ont perdu leurs illusions sur le régime de Khomeini grandit et prend conscience de la nécessité d'une telle assemblée. Les peuples oppri-
més d'Iran non seulement n'ont pas oublié leur revendication de l'Assemblée constituante, mais de plus ils comprennent que le régime actuel n'est ni capable ni désireux de convoquer une telle assemblée. La dynamique de la lutte pour la convocation de l'Assemblée constituante a élevé le niveau de conscience de classe. Aujourd'hui, dix mois après l'insurrection, la clique au pouvoir a obtenu de nombreux succès dans la stabilisation de sa domination. Mais des couches importantes des masses ont pris conscience que la seule façon d'instaurer la souveraineté du peuple, c'est la mise en place d'un gouvernement ouvrier.
Donc, toute intervention des forces révolutionnaires lors des élections présidentielles qui ne tiendrait pas compte de la nécessité de centraliser la lutte pour la convocation de l'Assemblée constituante et qui, d'une manière ou d'une autre, ferait de la question de l'élection présidentielle un axe central ou qui justifierait les mesures prises par la classe dominante, serait complétement erronée. Les forces révolutionnaires doivent faire de la propagande et de l'agitation sur la nécessité de lutter pour la convocation d'une véritable Assemblée constituante, cela doit être l'axe central de leurs campagnes. Les élections présidentielles, les conditions même de ces élections, leur nature anti-démocratique, ce qu'elles représentent dans le projet d'ensemble de la réaction qui est d'usurper la souveraineté politique du peuple, peuvent créer un climat politique favorable pour mener campagne pour l'Assemblée constituante et en faire une revendication concrète pour une partie de plus en plus grande des masses. La dénonciation des pseudo-élections doit être un élément de cette campagne. De cette manière, les masses laborieuses et opprimées verront de plus en plus clairement que tant qu'elles n'auront pas convoqué leur propre Assemblée constituante, elles seront confrontées à des farces telles sidentielles.
sion et bolition sans, sité vitale.
une position
Rien ne l'attention tout le les dant la tion, le fait qu'à cause de l'absence des droits démocratiques élémentaires, la possibilité de imposer les revendications des masses opprimées n'existe pas, leur donne une conscience d'autant plus aiguë de la nécessité de lutter pour ces droits.
Le devoir des forces progressistes et révolutionnaires est de répondre à cette nécessité les vitale. Au cours de la campagne électorale, tous les efforts doivent se concentrer sur la mobilisation autour des luttes existantes pour les droits déété mocratiques. La revendication etc., ont la qui unit la plupart des couches populaires en Iran, c'est que le gouvernement reconnaisse et respecte la liberté politique des peuples dans l'élection prétravailsidentielle.
Le troisième aspect important de l'intervention des travailleurs et des masses opprimées dans la campagne électorale est lié au mode même d'élection. La clique au pouvoir qui n'a d'autre objectif que d'usurper la souveraineté politique des peuples, une fois contrainte d'organiser des élections, proposera bien sûr le mode d'élection le plus réactionnaire et le plus anti-démocratique possible. Dans ces élections, le droit de présenter des candidats, le droit de faire campagne, le droit au secret du vote, le droit de regard sur les procédures électorales, le droit de contrôle des résultats est du vote, tous ces droits ont été retirés au peuple; cette méthode réactionnaire n'est pas une nouveauté pour un régime qui se déclare ouvertement opposé efà la démocratie, qui a organisé de la même manière les élections à l'Assemblée des experts et les référendums. En fois le fait, chaque mode d'élection a été plus antidémocratique et réacplus tionnaire. Une lutte doit être organisée contre ces méthodes au pouvoir doit et la clique dans être contrainte de respecter la démocratie de ces au cours élections. Une des revendicatous démocratiques tions essenélectorale tielles des masses opprimées, à des élecc'est le droit tions démocratiques.
Existe- t-il de meilleures circonstances
pour mener une telle bataille qu'une campagne électorale ?
La méthode correcte pour lutter contre les méthodes antidémocratiques régime ne consiste pas uniquement à les dénoncer et à les prendre comme prétexte pour ne pas participer élections. but de la classe dominante en imposant un mode d'élection anti-démocratique est sément d'empêcher l'opposition d'y participer. Donc, cela peut effectivement révéler la nature de cette élection à un certain nombre d'individus, buts de la clique au pouvoir seulement rien n'a été fait pour s'y opposer, de plus nous sommes tombés dans le piège. La méthode de lutte correcte par rapport aux élections anti-démocratiques, c'est la lutte pour des élections démocratiques et non pas la non-participation (4).
Toutes les occasions qui se présentent doivent être utilisées en ce sens. La liberté présenter des candidats, d'organiser des campagnes électorales, le vote à bulletin secret, vote et du décompte des votes ne seront imposés que quand la lutte pour les exiger aura commencé..
Une des principales raisons qui a permis au régime d'imposer des élections et des référendums anti-démocratiques, c'est que les forces progressistes et révolutionnaires n'ont pas impulsé de lutte pour exiger des élections démocratiques haque fois que ces problèmes se sont posés de facon concrète, ces forces au lieu d'impulser des mobilisations, se sont contentées de dénoncer et ont refusé de participer. Dans les élections présidentielles et dans celles au Majlis, les meilleures conditions pour impulser la lutte autour du droit (4) Traditionnellement dayins ont adopté une position d'abstention ou de boycottage des consultations Pour l'élection présidentielle, ils appuyaient le candidat des Moudjahiles pressions de Khomeiny et de la hiérarchie religieuse.
à des élections démocratiques sont réunies. Les forces qui défendent les masses opprimées doivent tout faire pour impulser cette lutte mobiliser les masses. Il est évident que la victoire ne sera pas obtenue du premier coup. Mais cette lutte doit de toute chaque lutte, les masses quièrent une expérience pour mener la lutte suivante.
L'aspect fondamental des tâches des forces qui s'appuient sur les travailleurs et les masses opprimées, au cours de la campagne électorale, consiste cependant à faire de la propagande autour d'un programme d'action révolutionnaire. Pendant les campagnes électorales, en particulier présidentielles et parlementaires, les larges masses sont sensibilisées aux problèmes politiques et sociaux du pays. Les différents solutions proposées par les différentes fractions ou couches des classes dominantes pour les tromper et les amener à accepter un nouveau régime capitaliste, conduisent les travailleurs à rechercher tions ouvrières et révolutionnaires. Par conséquent, dans une telle situation, la campagne autour d'un programme d'action révolutionnaire pour résoudre la crise est non seulement nécessaire, mais aussi très efficace. Il faut créer les conditions pour que les masses opprimées puissent comparer les solutions proposées par les différentes classes. Abandonner ce terrain et sous-estimer l'importance de la propagande sur une solution ouvrière, a pour seul résultat de désarmer les masses et de leur faire accepter des projets réaction-
Donc, lors des élections, les efforts doivent se concentrer sur les propositions de solutions ouvrières aux problèmes actuels de notre société. Le programme des classes dominantes est clair : maintenir le système capitaliste et réprimer les travailleurs et les masses opprimées. A l'opposé, la classe ouvrière doit aussi mettre en avant son propre programme : le programme d'acdes masses laborieuses contre l'incapacité des capitagouvernement, contre les tristes perspectives qu'ils proposent, l'ensemble des opprimés se tourne aujourd'hui vers la classe ouvrière iranienne. Aujourd'hui, tout particulièrement, où les mobilisations anti-impérialistes ont, une fois encore, mis à l'ordre du jour l'actualité de la révolution, il est vital que soit proposée une solution ouvrière pour briser définitivement le joug de l'impérialisme. La période électorale est le moment opportun pour présenter au peuple le bilan du ré-
Ice qui concerne ses soi-disantes luttes anti-impérialistes, pour indiquer les mesures qui permettront réellement d'exproprier l'impérialisme. Les forces révolutionnaires ne peuvent pas laisser passer de telles occasions. combatives des masses laborieuses attendent d'elles qu'elles expliquent clairement leur programme.
Notre parti a publié son page 21) «Le programme d'action des travailleurs et des masses opprimées». Nos propositions pour les travailleurs iraniens sont les suivantes : vous seuls, en menant une bataille permanente autour d'un programme d'action révolutionnaire, pouvez effectivement satisfaire les revendications de l'ensemble des opprimés. Seule l'extension de vos luttes indépendantes et vos orientations politiques peuvent ouvrir la voie de la révolution; l'élection d'un président résoudra aucun des problèmes de notre société. Vous ne pouvez pas et vous ne devez pas abandonner les terrains de la bataille politique... et surtout pas ceux occupés par les classes dominantes. Parcontinue pendant les élections et après les élections, vos luttes indépendantes doivent continuer. Vous devez utiliser toutes les possibilités, celles créées par vos luttes aussi bien que celles crées par les manœuvres et les mesures prises par le régime, pour élargir vos luttes...
3 - LE CONSEIL UNITAIRE
Les les sur opprime réal rées plu mê que ment
CC elles ne sence lutionnaire l'inexist historig des les plus tés politiques nement ganisations par dont chaque cratiques.
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sont ré de l'unité de l'unité sur les ne de façon des d'une pourra vent indépendance élémentaires, te entier.
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LES PRINCIPAUX POINTS DU PROGRAMME D'ACTION DES TRAVAILLEURS
Nos propositions pour résoudre la crise actuelle de la société sont les suivantes :
Un emploi pour tous ceux qui en ont besoin,
Indemnité de chômage pour tous les chômeurs,
Droit au logement à bon marché et gratuité des soins pour tous,
Enseignement gratuit à tous les niveaux,
40 heures de travail maximum et deux jours de congé par semaine,
Echelle mobile des heures de travail, sans réduction de salaire pour combattre le
Echelle mobile automatique des salaires parallèlement à l'augmentation des prix pour combattre les effets de l'inflation,
Salaire minimum de 30000 rials (1800 FF) par mois,
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- Mise en œuvre de programmes sociaux d'ampleur pour répondre aux besoins du peuple et résorber le chômage,
Abolition du secret commercial et ouverture des livres de compte,
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Contrôle ouvrier dans tous les secteurs de l'industrie,
Confiscation des capitaux impérialistes en Iran,
Nationalisation sans indemnité des grandes entreprises industrielles,
-
Nationalisation du commerce extérieur et des secteurs-clés du commerce national,
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-
Dénonciation des dettes extérieures,
Suppression du secret diplomatique,
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- Non reconnaissance des traités militaires, politiques et économiques passés avec les
Etats impérialistes, et publication de leur contenu,
Soutien matériel et politique aux luttes anti-impérialistes partout dans le monde,
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- Armement et mobilisation générale des peuples d'Iran contre toute intervention militaire impérialiste,
- Publication d'une liste complète des agents et des collaborateurs de la SAVAK et de tous ceux qui ont d'une manière ou d'une autre coopéré avec l'impérialisme,
- Confiscation de terres,
Abolition des dettes des paysans envers l'Etat, les usuriers ou les grands propriétaires,
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- Nationalisation de toutes les grandes entreprises agro-industrielles sous le contrôle des paysans,
Reconnaissance du droit à l'auto-détermination pour toutes les nationalités opprimées
- d'Iran,
- Réalisation de projets sociaux dans les territoires des nationalités opprimées, en compensationdes injustices passées,
- Droit de constituer des assemblées nationales pour toutes les nationalités opprimées,
Complète égalité juridique, sociale, politique et économique pour les femmes,
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Suppression de toutes les discriminations à l'encontre des femmes,
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Droits civiques et politiques pour les soldats,
Suppression de la hiérarchie militaire et démocratisation de l'ensemble de l'armée,
Libertés complètes d'expression, de pensée, égalité entre toutes les religions,
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- Liberté pour les syndicats, les conseils d'entreprise, les shoras locaux et nationaux dans tous les villages et toutes les villes,
- Dissolution des conseils d'Imans et création de comités de quartier démocratiques,
Convocation d'une Assemblée constituante démocratique et révolutionnaire,
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Pour un gouvernement ouvrier et paysan !
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7 février 1980