Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

FEMMES

Le 8 mars : le droit à l'emploi des femmes, une lutte internationale

· Inprecor n° 70, 21 février 1980 · p. 30-32, 34 · 3 025 mots

Femmes Syndicalisme Allemagne

« NOUS voulons du travail !» criaient les femmes italiennes qui, par dizaines de milliers, sont descendues dans la rue le 8 mars de l'an dernier. « Vive la femme en lutte, pas touche à son poste de travail» scandaient les travailleuses romaines, quoi faisait écho le cri de ralliement des ouvrières milanaises : «Toutes à la Pirelli ! Quand le travail était épuisant, on y employait aussi des femmes. Maintenant que certains travaux très durs sont effectués par des machines, on ne veut plus d'elles !».

Les discriminations de tous ordres auxquelles sont confrontées les femmes sur le plan de l'emploi suscitent de plus en plus de réactions parmi les travailleuses et leurs organisations. Comme le montrait l'article sur «L'Europe des femmes au travail» paru dans le numéro 10 des Cahiers du Féminisme, les chances d'une femme de trouver un emploi bien rémunéré et si possible intéressant sont plus que limitées. En dépit des statistiques indiquant une très forte augmentation du nombre de femmes actives durant la dernière décennie (en chiffres absolus aussi bien qu'en pourcentage par rapport à l'ensemble de la main d'œuvre), les travailleuses sont loin d'occuper une situation identique à celle des hommes sur le marché du travail. Dans la plupart des pays industrialisés ou semi-industrialisés, la courbe du taux

Le 8 mars :

le droit à l'emploi

des femmes,

des femmes salariées continue à monter, que ce soit en relation avec l'expansion du secteur ter-

You avec le développement d'entreprises à caractère «typiquement féminin» des secteurs comme l'électronique. Dans certains cas, comme l'Allemagne, la Suisse, la France, la Grande-Bretagne, le etc., cette croissance est aussi à en relation avec la politique de la bourgeoisie vis-à-vis de la main d'œuvre immigrée : les mesures de contrôle qui, d'une manière générale, tendent à imposer une stricte limitation de l'entrée des immigrés dans ces pays ont pour conséquence accru de main d'œuvre dans des emplois non qualifiés et mal sont partiellement occupés par des femmes.

Il existe bien évidemment une contradiction criante entre la propagande de la bourgeoisie pour le retour des femmes au foyer - qui s'est exprimée au travers de campagnes vicieuses sur le «rôle de la mère» à l'occasion de l'Année de l'Enfant — et les besoins immédiats du patronat. C'est ainsi qu'au Japon, où les relations économiques et sociales font que la femme reste dépendante de vu le ministre du Travail, au nom de l'égalité entre hommes et femmes, proposer l'abolition protectrices relatives à l'interdiction du travail de nuit des femmes, de leur emploi des travaux dangereux pour leur santé ou du congé mensuel pour les règles. Ce à une lutte internationale quoi une centaine de féministes connues et de dirigeantes syndicales ont riposté dans un appel qu'il s'agissait bien plutôt de lutter pour la diminution des horaires et pour l'amélioration des conditions de travail de tous les salariés dans un pays où la semaine de travail légale est encore de 48 heures, ou le patron peut imposer des heures supplémentaires sans autre limite que l'accord des travailleurs de l'entreprise et où il est extrêmement difficile pour ces derniers d'obtenir les congés salariés auxquels ils ont droit. Dans un tel contexte, «l'égalité» ne peut avoir d'autre signification que la surexploitation, d'autant plus que la majorité des travailleuses japonaises occupent des postes temporaires ou à temps partiel, sans aucune garantie d'emploi.

LE TRAVAIL A TEMPS PARTIEL : UNE TENDANCE

GENERALE L'augmentation du nombre d'emplois à temps partiel est d'ailleurs un phénomène généralisé qui prend des proportions sans précédent dans les pays où le taux de la main d'œuvre féminine est le plus élevé. En Suède,

Run enfant de moins de sept ans et 70 % de l'ensemble des femmes étaient salariées en 1977 (contre 38 et 54 %, respectivement, plus tôt), on notait que, dans certains domaines du secteur public affectant avant tout des

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femmes, les emplois à temps sont passés 53 % en dix ans, allant jusqu'à 77 % parmi les employées des municipalités. L'introduction du mi-temps ou de toute autre forme d'aménagement du temps de travail, sous prétexte de «libérer la femme pour ses tâches de mère» visent en fait à alléger les charges salariales des patrons. Ce sont là de mesures qui vont à l'encontre de la stabilisation de l'emploi des femmes et de la possibilité pour elles d'accéder à des emplois qualifiés. La politique de la bourgeoisie des pays capitalistes développés apparence, que celle de la classe dominante de certains pays sous-développés où les femmes peuvent être licenciées dès qu'elles se rient (comme en Inde). Mais dans tous les cas, les objectifs sont les mêmes : maintenir un volant de main d'œuvre qualifiée, taillable et corvéable à merci, sans garantie d'emploi d'aucune sorte. C'est en gardant ces données à l'esprit qu'il faut apprécier les chiffres avancés les économistes bourgeois de toutes nationalités prévoyant une augmentation du taux de l'emploi des femmes pour les années à venir (plus 1,8 % en pour 1980 selon l'Expansion), quand bien toutes les statistiques indiquent une augmentation du chômage des femmes beaucoup plus forte que celle des hommes. Aux USA, où l'on prévoit que 66 % mères seront actives 1990 (contre un peu plus de aujourd'hui), ces messieurs ne se gênent pas pour indiquer que cela impliquera une diminution relative des salaires dans les secteurs traditionres, infirmières, etc.) à moins que le nombre d'emplois n'augmente parallèlement, ce qui ne semble pas faire partie de leurs prévisions...

«A TRAVAIL EGAL ?...»

Face à une telle situation, féministes de divers pays en sont venues à s'interroger sur le sens réel d'une revendication comme «A travail égal,

21 février 1980 égal». Non que quiconque mette en cause le principe élémentaire auquel renvoie d'ordre. Mais qu'il apparaît chaque jour plus clairement qu'il est insuffisant et ne met pas en évidence les racines de la surexploitation et de l'oppression des femmes. Ne serait-ce qu'en raison de la division du travail, des tâches et des rôles qui sous-tend les rapports sociaux et détermine la place des femmes dans la

Selon qu'on fait apprentissage pas les mêmes possibilités de

Run travail qualifié. Selon qu'on suit des cours pour être électricien ou sténo-dactylo, on n'a pas les mêmes débouchés. Et ce sont des «choix» qui sont déterminés autant par les rapports économiques et sociaux que par l'idéologie domitype d'éducation dispensé à l'école et dans la famille dès la plus tendre enexpliquer sinon, qu'en Allemagne, où les filles représentent plus du tiers des apprentis en formation professionnelle ment identique au pourcentage population active), elles ne choisissent de faire un apprentissage que dans 17 % des branches qui leur sont offertes ? Cela «explique» ensuite que les représentent le pourcentage le plus élevé d'OS (ouvriers «spécialisés» qui n'ont de spécialisé que le nom) n'ayant aucune autre formation que celle acquise sur le tas pour effec-

EN ALLEMAGNE

Certes les discriminations salariales sont loin d'avoir disparu, même là où les femmes font un travail identique à celui des hommes, pour allemandes de l'entreprise Foto Heinze de Gelsenkirchen ont dû mener pour obtenir l'application du principedu «salaire égal». Sous prétexte que les hommes physiquement (alors qu'il s'agissait d'un atelier de développement de films...) et que la main d'œuvre masculine était plus «flexible» (entenune ou deux opérations

Cela explique limitées.

ment que, dans de crise économique actuelle, et dans un pays comme la Suède où les conquêtes vailleurs sur le plan social et professionformation d'être négliles patrons puissent organiser des cours de forpour certains emplois qualifiés femmes - qui y admises auparavant - sans susciter pour autant une boucliers de la part travailleuses et de leurs organisations.

«A travail égal, l'appliquer à sait qu'elles travaillent dans salaires sont traditionnellement les plus bas et qui, de plus, sont en crise ? Que signifie cette revendication l'ouvrière du textile sait pertinemment moitié des emplois ont été supquinze ans branche (600000 en 1979 contre 1140000 en 1964) et que les responsables

Travail n'excluent pas la dispariimportations continuent à progresser ? En Suède, en Belgique et dans bien d'autres pays, les chiffres l'attestent, de femmes actives dans l'industrie a diminué alors qu'il augmentait dans le tertiaire. Ce qui implique abaissement de la moyenne des salaires féminins.

dez par là qu'on pouvait leur demander de faire du travail de nuit), le patron accordait 2 DM de plus à l'heure aux travailleurs masculins. Vingt-neuf de cet atelier ont intenté un procès collectif et l'ont gagné en juillet dernier. Effet rétroactif à octobre leur devait plus de 20000 DM!

Si la revendication «A tradonc toute son actualité, elle n'a de force que si elle s'articule avec une série d'autres reven-

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dications indiquant clairement ses objectifs de la lutte pour le droit à l'emploi, à la qualification et à des conditions égales de travail avec les hommes, sans discrimination d'aucune sorte.

BRISER LES RESISTANCES

Comme le montre l'exemple de la bataille menée aujourd'hui par des travailleuses canadiennes, l'un des premiers verrous à faire sauter, c'est le refus de nombreuses directions d'entreprises d'embaucher des femmes dans les secteurs non-traditionnels. Or tant que les organisations ouvrières et les travailleurs considéreront comme normal qu'on n'embauche pas de femmes dans la sidérurgie, l'aviation, les chantiers navals, le bois, etc. il sera extrêmement difficile, voire impossible pour les femmes de faire valoir leurs droits (ou alors de manière exceptionnelles et à titre individuel). Il faut en finir avec les idées toutes faites sur la faiblesse des femmes et leur incapacité à effectuer certains travaux. L'un des arguments avancés par la Stelco au Canada pour refuser d'embaucher des ouvrières à Edmonton était que les femmes en question n'étaient pas assez fortes - plus préciséalors qu'à l'évidence, hommes dans l'entreprise ne pesaient pas plus qu'elles et avaient été engagés avec une qualification moindre que la leur. Ce genre de prétexte qui, la plupart du temps n'est pas remis en cause par les travailleurs tant qu'ils ne sont pas confrontés à des cas concrets, est communément utilisé par les patrons pour tenter de décourager les femmes durant leur période probatoire quand, par hasard, ils ont accepté de les embaucher dans des emplois dits «masculins».

C'est ainsi que pour essayer d'éliminer une des femmes qui voulait entrer aux chemins de fer canadiens en tant que roulante, on l'obligea à soulever d'une seule main un poids deux fois plus lourd que ce qu'on demandait habituellement aux

ENS

PLIARY

ROIT hommes de faire avec les deux mains. La direction du CN tenta ensuite de la décourager en l'affectant aux tâches les plus dures et les plus dangereuses et en la menaçant de renvoi si elle n'acceptait pas de signer un

Dans les mines aux USA, c'est allé jusqu'aux menaces et aux attaques physiques. Des femmes de la Jim Walter Resources à Broockwood mencèrent par trouver les pneus voiture crevés qu'elles sortaient de la mine, puis elles constatèrent qu'une véhicule. Par ailleurs, la direction les obligeait à certaines places plus dangereuses au fond de la elles furent victimes d'un accident ressemblant fort à un attentat. Dans tous les cas cependant, ces temmes onent de la solidarité ont rencontré parmi leurs compagnons de travail dès lors qu'elles ont décidé de lutter ouvertement contre ces tentatives de les éliminer par la force. Dans le cas de Broockwood, en particulier, la riposte des syndicats a été immédiate. Même si les deux femmes en questions - militantes du SWP -ont décidé d'arrêter leur travail étant donné que leurs vies était réellement en danger, ce qui aurait pu apparaître comme une défaite s'est transformé en une bataille d'envergure nationale, révélant l'impact positif de la lutte de ces femmes sur les traprises des mines, de la sidérurgie et de l'automobile, qui ont papier disant qu'elle acceptait de rester nettoyeuse à vie... La plupart des femmes qui sont parvenues à entrer dans des secteurs non traditionnels peuvent rendre compte de ce genre d'intimidations. AUX USA...

affirmé explicitement leur solidarité avec le combat qu'elles avaient engagé contre la politique sexiste des patrons. Face à com- cela, il est évident que la question de la formation professionnelle des femmes dans les métiers traditionnellement mas culins est un élément clef pour faciliter la bataille qui leur permettra de faire valoir leurs droits. Une telle lutte peut être menée dès maintenant pour que cette formation soit dispensée sur le tas, avec des heures pré vues à cet effet. Mais ceci nécessite que les travailleuses soient déjà à même de mener une bataille collective dans l'entreprise.

Ce qui pose tout le problème des quotas à l'embauche ou des mesures préférentielles afin d'obtenir une embauche collective des femmes dans ces secteurs.

Après un long débat dans le mouvement ouvrier, les ouvrières de Turin ont obtenu que les listes d'embauche établies par les syndicats ne le soient pas selon les seuls critères d'ancienneté, mais en tenant compte des discriminations spécifiques dont les femmes sont l'objet. Dans le cas de la FIAT, cela s'est traduit par le fait que les embauches de la dernière période ont concerné une majorité de femmes. Elles ont d'ailleurs fait école dans tout le pays,

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au point que des paysannes d'un tout petit village de Calabre, qui se voyaient systématiquement confinées dans les travaux agricoles journaliers alors que les hommes étaient affectés à des travaux plus qualifiés dans les forêts, ont réclamé, elles aussi, l'adoption de critères distincts de ceux établis jusque là.

Aux USA, les innombrables procès intentés par des femmes qui s'étaient vu refuser l'entrée dans des entreprises de la sidérurgie ou des mines ont été à l'origine d'un mouvement d'opinion telle ampleur que des lois ont été passées, obligeant les directions des compagnies à embaucher un quota fixe de femmes - 10 % dans le cas des mines, 20 % dans la sidérurgie, etc. Ce qui ne veut pas dire pour autant que les lois soient appliquées. D'ailleurs quand les directions se sentent tenues d'embaucher des femmes parce qu'elles ont peur des procès, elles cherchent la première occasion venue pour les licencier (et la loi ne dit rien à ce sujet). D'où un autre problème : celui des critères retenus pour les licenciements dans tous les pays où prévaut le «seniority system» ou tout autre système s'appuyant sur les critères d'ancienneté. Aux USA comme en Suède, les femmes et une partie du mouvement ouvrier exigent maintenant qu'on adopte des critères compensatoires en tenant compte majorité des femmes ont interrompu leur travail pour s'occuper de leurs enfants (sans parler de celles qui n'ont jamais travaillé) et que leur temps d'ancienneté est nécessairement plus CONTRE LES AGRESSIONS

SEXISTES Bien sûr, cela ne résoud pas le problème des agressions sexuelles et des humiliations dont les femmes sont sans cesse victimes, en particulier dans les secteurs à majorité masculine. Sans aller aussi loin que la situation dénoncée lors du congrès des travailleuses brésiliennes de la métallurgie qui s'est tenu l'automne dernier à Sao Paulo, où les femmes racontaient comment les petits chefs les obligeaient à montrer chaque mois qu'elles avaient bien leurs règles pour s'assurer qu'elles n'étaient pas enceintes, on sait combien les patrons usent de situations humiliantes qu'ils créent à dessein (absence de vestiaires, de toilettes propres pour les ouvrières) afin d'avoir barre sur elles et de créer un climat de

Mais la lutte des travailcontre les agressions sexistes verbales ou physiques se révèle de plus en plus être un levier pour combattre non politique anti-féministe, mais plus généralement la politique anti-ouvrière refus de leur compagnie d'installer des douches et des vestiaires dans les bâtiments où elles travaillent (on leur a proposé d'utiliser ceux qui se trouvent à l'autre bout de l'entreprise, ce qui représenterait une heure supplémentaire vail), les ouvrières de la US Steel de Chicago ont organisé un piquet devant les locaux de la direction, avec un soutien disyndicats qui ont organisé un meeting pour dénoncer ces discriminations. Quant aux 1400 travailleurs du bois de Shelton, dans l'état de Washington, ils sont entrés en grève exiger la réintégration d'une ouvrière licenciée après qu'elle eût intenté un procès à la compagnie en raison du casexiste de l'interrogatoire qu'on lui avait fait subir lors du test à l'embauche. Ce genre de luttes tend non seulement à poser l'ensemble des problèmes liés à l'oppression spécifique travailleuses, mais permet très concrètement de faire un pas en avant dans la bataille contre la politique de division de la classe domi-

La bataille des femmes pour le droit à l'emploi ne se limite évidemment pas aux luttes que mènent les travailleuses dans les entreprises non traditionnelles. Cette bataille, c'est aussi et tout autant la lutte des ouvrières du textile contre les licenciements et pour des salaires décents. C'est la lutte des femmes de tous les secteurs contre l'introduction du mi-temps ou de toute autre forme d'aménagement du temps de travail pour les manière de les rejeter dans une catégorie à part et de les enfermer dans leur rôle traditionnel de mère et d'épouse. Dans ce les travailleuses de la Mondadori, en Italie, qui ont été à la pointe de la lutte contre le temps partiel dans ce pays, ont raison de souligner dans les documents qu'elles ont produits combien cette bataille renvoie à tous les aspects de l'oppression spécifique des femmes, à la lutte d'ensemble qu'il faut mener contre la division du travail et des tâches, pour la formation professionnelle pour la mise en place d'équipements collectifs leur permettant de se dégager des tâches ménagères et de ne plus assuseules l'éducation des moins que se par des travailleuses d'Amérique du nord et d'Europe du nord pour entrer de l'industrie met à jour une série de problèmes sur lesquels le moupencher. Elle confirme que la bataille pour le droit à l'ems'inscrit pas dans une bataille générale contre la division du travail, pour la diminution rapour la répartition du travail entre tous et toutes. Car pour que les femmes puissent occuper la place qui leur revient, il faut d'abord créer les conditions de l'unité des travailleurs. Mais elle indique aussi que les organisations féministes et syndicales ne peuvent se contenter d'avancer la revendication «A travail égal, salaire égal», et qu'il faut dès maintenant s'at teler à l'élaboration d'un programme revendicatif prenant en compte les expériences concrètes faites par les travailleuses de nombreux pays qui ont décidé de ne plus se laisser reléguer dans les «éternelles tâches féminines».

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