La campagne r
pour le NPD :
un grand pas e
29 janvier 1980 adans les mines, dans les manufactures, dans les usines, une grande bataille de classe est engagée. Des usines automobiles de Windsor aux pêcheries de la côte atlantique, des manufactures de Colombie britannique aux mines de Sudbury et aux usines sidérurgiques de Sault-Ste-Marie, des milliers de militants syndicaux s'efforcent de convaincre leurs collègues de travail de soutenir le NPD (Nouveau Parti démocratique) contre les libéraux et les conservateurs.
La campagne du Congrès des travailleurs canadiens et des syndicats affiliés - trait dominant de ces élections - est l'un des événements les plus importants de ces dernières années. Cela renforce à la fois le NPD et les syndicats. Devenant de plus en plus politisés les syndicats sont mieux armée pour défendre les intérêts globaux de la classe ouvrière.
Les ouvriers socialistes de la Revolutionnary Workers League (LOR) participent activement à lu mouvement o n avant cette lutte au Canada anglais, sur leurs lieux de travail et dans les associations du NDP.
Malheureusement le mouvement ouvrier québécois ne joue aucun rôle sérieux dans ces élections. Le NPD et les syndicats (la plupart embrassent les deux nations) pourraient grandement renforcer la campagne en . Co serait la meile façon d'unifier les ouvriers qué bécois et canadiens anglais dans une lutte commune pour le gouvernement - un gouvernement du NPD et des syndicats du Québec. •Néanmoins l'action des syndicats au Canada anglais est un exemple puissant pour le mouvement ouvrier québécois. En renforçant le mouvement ouvrier au Canada anglais, jette des bases plus solides pour l'alliance qui doit être forgée travailleurs des deux nations.
Rarement le mouvement ouvrier au Canada s'est mobilisé sur une telle échelle. Des dizaines de milliers de militants avrier DECLARATION DU COMITE POLITIQUE DE LA LIGUE OUVRIERE REVOLUTIONNAIRE (RWL-LOR) (Section pan-canadienne de la IVe Internationale) (Extraits)
syndicaux ont rejoint la campagne, discutant politique avec leurs camarades de travail. Les syndicats de l'industrie sont la colonne vertébrale de cet effort.
La campagne du mouvement ouvrier laisse loin derrière l'effort électoral des dernières élections. Elle est beaucoup plus forte et beauorganisée.
1979, seulement trois des douze principaux syndicats du CTC ont appuyé la campagne. Cette fois, vingt-deux des vingt-cinq principaux syndicats sont engagés. Des millions de tracts ont été imprimés pour être distribués par le CTC, avec des suppléments des principaux syndicats.
Un grand nombre de militants syndicaux ont répondu.
Plus de 8000 responsables locaux de la métallurgie vont participer, par exemple, à des séminaires politiques pendant la
Ca. nagne électorale. Les correspondants de «Socialist Voice»
(journal de la RWL) font état d'un véritable enthousiasme
pour pour la campagne pour de nombreux syndicalistes. A Hamilton, qui est à l'avant-garde de ce processus, le syndicat local des métallos 1005 a fait don de 40000 dollars pour la campagne du NDP, plus de quatre fois plus que les dons électoraux habituels. Beaucoup de membres du syndicat se sont portés volontaires pour participer au travail de la campagne NDP (...).
L'afflux de nouveaux supporters venant du mouvement ouvrier change la composition du NPD et rend plus clair le fait que le parti est basé sur les syndicats. Un nombre croissant de syndicats locaux s'affilient au NPD (guère plus de 10 % de tous les syndiqués sont affiliés aujourd'hui au Canada anglais).
Le principal thème de la campagne NPD-CTC est que les syndicats doivent devenir politiques. Comme le dit le manuel de base du CTC : «Si nous restons en dehors de la politique, nous permettons seulement au «patron» politique de faire le sale travail en lieu et place du «patron» de l'entreprise... nous devons lutter sur deux fronts. Autrement nous serons coinces».
Les syndicats «se radicalisent et ont dépassé le point de dit le Financial Post du 26 janvier, porte-parole autorisé de la classe dominante.
C'est exact.
Il y a à travers le pays un esprit croissant de résistance aux attaques patronales contre les salaires, les emplois, le niveau de vie et les droits démocrati-
Cela s'est exprimé dans la grève bi-nationale contre le contrôle des salaires en 1976; l'esprit militant et la détermination des ouvriers des postes et des grévistes de Fleck, Inco et Bell; dans la large solidarité que toutes ces luttes ont obtenue dans le reste du mouvement ouvrier. Dans les syndicats, il y a une compréhension profonde de la nécessité d'une action politique et unitaire(...).
Mais le programme que le NPD avance diminue l'efficacité de la campagne en ne prenant pas la défense des intérêts ou* Les dirigeants du NPD sont mis derrière les prépatifs de guerre de Carter, dénonçant l'union soviétique pour avoir envoyé des troupes pour aider le peuple afghan à battre les bandes d'extrême-droite; * Broadbent et d'autres représentants officiels du NPD restent sur les positions du fédéralisme, un système qui prive les Québécois de leurs droits nationaux - tels que le droit de travailler en français - tout en maintenant le chômage au Québec à un niveau record (...). * Les propositions du NPD sur l'économie ne satisfont absolument pas les besoins des travailleurs (...). Il devrait adopter un plan économique clair face à la crise - un plan centré sur la nationalisation sous condes monopoles pétroliers et des autres entreprises géantes.
C'est le type de programme que proposent les candidats de la LOR. Les syndicalistes et les militants du NPD peuvent appuyer la campagne pour qu'un tel programme soit adopté et pour prendre la défense des luttes ouvrières clés, telles que la grève de Bell et la lutte des femmes pour l'action positive.
Un tel cours renforcerait considérablement la campagne électorale du mouvement ou- ouvrier et sa lutte pour le gouvernement
Mais même avec ses faiblesses actuelles, la campagne NPD-CTC est un gigantesque pas en avant. Tous les travailleurs doivent la rejoindre pour en faire le plus grand succès possible. C lisations populaires contre la présence de l'ex-