E Nouveau Parti démocratique (1), la formation social-démocrate du Canada, obtenu son plus grand succès électoral lors des élections fédérales du 18 février. Le NPD a obtenu 32 sièges 18,6 % des suffrages. Il a aug menté de cinq le sièges qu'il détient au ment.
Les élections ont été gnées par le Parti libéral Pierre Trudeau, à nouveau comme ministre. Les libéraux ont obtenu la majorité absolue sièges : 148 sur 281. Les conservateurs en récoltent 102.
Les résultats les plus importants pour le NPD ont été obtenus dans les provinces de Saskatchewan, du Manitoba et de la Colombie britannique. Dans l'Ontario, il campe sur ses positions.
Dans le Quebec, ou le PD a touiours il est passé de 5 % - lors des dernières élections - à environ 10 % cette fois.
La campagne du NPD s'est partagée en deux. L'une fut menée par la direction du parti, par Ed. Broadbent. Les discours de Broadbent attaquaient les mesures d'austérité sées - et appliquées - aussi bien par les conservateurs de Clark que par les libéraux. Il utilisa abondamment la rhétorique nationaliste : accroître le contrôle aussi bien par le gouvernement canadien que patronat canadien sur l'économie.
a aidé le NPD a térité.
et réuni gne nombre de
Parlegade qui s'installe parmi les syndiqués.
Premier des brochures discussion des syndiqués.
très largement répandu. Il mettait à chaque travailleur de calculer les effets été faible, pagandiste était indéniable.
rapport aux propocédentes
- dans anglais. Les syndicats du Québec n'ont pas mené une campagne parallèle similaire.
par le au sud-ouest de Toronto, la
Un des aspects de la campagne fut de même la défense de des compagnies pétrolières et du programme de santé publique remis en question par les mesures d'aus-
Le second volet de la campagne du NPD était la «campaparallèle» menée par le Congrès des travailleurs canadiens (CTC), la confédération syndicale. Tout l'appareil et les ressources de cette organisation des syndicale ont été utilisés pour soutenir les positions du NPD
Ainsi furent organisées des séances d'explication pour des milliers de délégués syndicaux, la distribution de millions de de propagande dans les entreprises et la tenue de très nombreuses réunions de
Un petit tract, «le calculateur du coût de la vie», fut perde l'inflation sur ses revenus pour l'année à venir. Son efficacité problesse
La presse ne fit pas grand bruit autour de la campagne de la CTC, alors qu'elle représentait le développement nouveau le plus significatif - par campagnes préle Canada
A Hamilton, un des centres de la production sidérurgique, «campagne parallèle» fut conduite très vigoureusement. Le NPD gagna d'ailleurs un siège. Larry Wagg, le directeur de l'éducation de la CTC à Hamilton, affirmait avant le 18 février : «Que nous gagnions, perdions ou restions stables électoralement, cette campagne nous a permis de nous renforcer. Dans les syndicats, se sont révélés des militants qui s'intéressent à la politique et au NPD. Cela ne peut qu'avoir conséquences favorables sur la direction locale du syndicat. Auparavant, dans de nombreuses directions syndicales, il y avait un a priori contre la politique. Mais cette campagne nous a appris que parfois les membres peuvent avoir de l'avance sur leurs dirigeants».
La force d'attraction du NPD réside dans le fait qu'il s'appuie sur les syndicats. Il est étroitement lié au mouvement ouvrier organisé. C'est cela qui fait la différence fonavec le Parti libéral ou conservateur.
Mais la campagne du NPD, cette fois comme dans le passé, manifestait une grande fai-
: son programme. Il n'offrait pas de réponses d'ensemble alternatives aux immenses problèmes auxquels s'affrontent les travailleurs du Canada. Là réside d'ailleurs la contradiction potentielle avec sa base ouvrière. Mais, malgré tout, le développement du NPD marque une rupture politique (1) Voir «Inprecor», numéro 70, du 21 février 1980
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de la part de la classe ouvrière avec les partis capitalistes.
Peu avant les élections, le Financial Post publia une revue donnant l'opinion des principaient divises paux canadiens. Ils étaient divisés entre le Parti conservateur et le Parti libéral. Pas un seul ne soutenait le NPD !
Le soir des élections, les principaux dirigeants du Parti libéral et du Parti conservateur, comme cela se passe aux EtatsUnis, étaient réunis en bonne compagnie, arborant les insignes de la campagne.
Par contre, Broadbent réunissait ses partisans dans le local de l'United Auto Workers (UAW) à Oshawa, où se trouve la plus grande usine de la
General Motors. Les ouvriers de l'automobile constituaient l'essentiel de l'audience. Derrière eux, on pouvait lire: «UAW 222 soutient le NPD». Lorsque Broadbent, après avoir souligné les gains obtenus par le NPD, salua Trudeau pour sa victoire, les travailleurs marquèrent leur réprobation.
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