Jeannette HABEL tants du PC, du PS et hors de ces partis, une pétition «pour l'union dans les luttes», appelait «à l'action», «à l'union la base», «dans la clarté, sans gommer les divergences» (1). Depuis cet appel a recueilnombre très important dans les entreprises.
L'écho rencontré par cet appel n'est pas fortuit. Depuis la rupture de l'Union de la gauche, les travailleurs les plus conscients s'interrogent sur le bilan de dix ans de lutte de classes. Ils tirent les leçons de Mai 68, grève générale sans débouché politique, et de Mars 78, pseudo-débouché politique sans mobilisation des masses. Ils cherchent à comment un régime affaibli, éclaboussé de scandales, réduit à gouverner par décrets, désavoué par son Conseil constitutionnel, peut leur asséner les coups les plus rudes qu'ils aient eu à subir depuis vingt ans: deux millions de chômeurs, baisse du pouvoir d'achat, attaques contre la Sécurité sociale et le système de santé, remise en cause des acquis en matière d'éducation et de services publics.
La réponse, un dirigeant socialiste, Pierre Mauroy, donnée : «Si l'unité du PC et du PS du PS avait été réalisée, ce
100000 est à l'ordre du jour. L'apparition d'un courant unitaire regroupant les militants des principales organisations ouvrières, pouvant se structurer ultérieurement en comités de base, peut être un facteur décisif dans la situation politique française deux ans après l'échec de Mars 78 à la veille des élections présidentielles qui auront lieu en mai 1981. LES MUTATIONS EN COURS AU SEIN DU MOUVEMENT OUVRIER gouvernement comme une feuille morte». La division des partis, la division des syndicats, l'absence de centralisation des luttes et de débouchés politiques, qui explique le maintien du gouvernement Giscard-Barre. Alors même que la situation met à l'ordre du jour la nécessité d'une riposte centrale et unifiée, les travailleurs les plus avancés comprennent quement que jambes réciproques qu'échangent le PC et le PS, la CGT et
CFDT, sont étrangers à leurs préoccupations fondamentales : la polémique qui fait rage entre les appareils réformistes ne fait même pas écho aux débats réels qui existent dans la classe ouvrière sur la meilleure façon de lutter contre le gouvernement, elle apparaît comme une affaire politicienne d'états-majors et du même coup rejette dans une forme d'apolitisme un certain nombre de courants radicalisés pour qui la frontière ne passe pas entre les classes, mais entre la «classe politique» et les masses : ainsi la secrétaire nationale du PSU, Huguette Bouchardeau, Roger Garaud dores et déjà les écologistes font présidentielles, il n'y aura pas de candidats des partis ouvriers contre des candidats des partis bourgeois, mais les «nucléaires» d'un côté et les «anti-nucléaires»
Si la désorientation ou la confusion de certains secteurs dans et hors la classe ouvrière sont indiscutables, le trait dominant de la situation, c'est le processus de mûrissement, de réflexion, de politisation en cours au sein du mouvement ouvrier qui est lié à une prise de conscience anti-bureaucratique (le «ras l'bol» de la politique des appareils). La combinaison d'un mécontentement social croissant, d'une compréhension et d'une conscience plus claires de la politique des directions ouvrières avec la volonté de prendre en mains, de contrôler les luttes et leur déroulement, sont les signes avant-coureurs de mutations profondes dans la classe ouvrière, d'un changement des rapports entre les appareils ré formistes et les travailleurs avancés, notamment au sein des organisations syndicales. La défiance accumulée accroît la volonté d'auto-organisation, l'écho rencontré par les propositions de regroupements syndicaux, par les batailles de congrès sur la base de nos propositions, les défaites infligées à des bureaucrates syndicaux notoires (par exemple, lors du congrès CFDT de l'Union régionale PTT-Paris) en sont les principaux indices.
Dans plusieurs congrès, et des moindres : celui de la Fédération de la Métallurgie CGT (la plus grande fédération CGT), celui de la Fédération SNCF, des débats et parfois des votes ont témoigné de l'audience que rencontrent les perspectives qui répondent aux préoccupations essentielles des travailleurs aujourd'hui : lutter tous ensemble pour mettre en échec la politique d'austérité du gouvernement. C'est dans le même sens que vont les initiatelles que celles de 500 cheminots de Rouen exigeant de leurs fédérations syndicales CGT et CFDT qu'elles organisent dans l'unité, sur le plan national, la grève nationale reconductible jusqu'à satisfaction revendications. Santé également, le 18 décembre, plus de cinq cents travailhospitaliers s'étaient retrouvés pour la première fois à l'assemblée de coordination organisée par les syndicats CFDT-Santé avec la participation de nombreux syndicats départementaux CFDT (Haute-Ga-
Tarn, Pyrénées orienRhône, Aisne, Seine-Maritime, Nancy, Besançon...) et des dizaines de militants CGT se prononçant pour une grève générale reconductible de la Santé «car c'est le de perspectives qui provoque l'essoufflement» comme devait le dire un travailleur. Il fut convenu que les instances syndicales présentes taient dans leurs établissements, dans leurs sections syndicales ou en assemblée générale, un texte evoquant «la volonte de lutter dans l'unité, dans le cadre d'une grève massive, reconductible début 1980, l'objectif n'étant pas l'ouverture de négociations mais la satisfaction des revendications».
Cette aspiration vers le et la grève générale est accompagnée d'une volonté unitaire qui témoigne de la compréhension que les travailleurs les plus conscients ont de l'ampleur et du caractère des attaques patronales et gouvernementales : les effets du chômage, le développement massif du travail intérimaire, l'affai-
20 mars 1980 blissement du niveau des garancollectives conventionnelles (dont témoigne l'écart entre les salaires garantis par les consalaires réels), l'accroissement des disparités de tous ordres, la systématisation des pratiques des salaires, les inégalités régionales, les pradiscriminatoires à l'enplus difficile l'organisation commune de la lutte.
Quand ajoutent les pratiques de division des organisations censées unifier collectivement les combats contre le patron, on comprend l'écœuredes travailleurs et leur volonté de trouver les moyens de dépasser cette division aux multiples facettes. C'est ainsi que lors d'une consultation du personnel organisée par la CGT et la CFDT à la centrale nucléaire de Saint-Laurent des résultats furent les : le personnel s'engageait à lutter à 80 pour cent uniquement dans l'unité, à 13 pour cent si la CGT était la seule, à 7 pour cent si la CFDT était seule et à 70 pour cent si la grève était générale sur TEDF...
Quel sens prend alors dans ce contexte calisation indiscutable de bastions traditionnels du mouvement ouvrier ? Quelques jourtaires épiloguent sur la démo-
LES DIFFICULTES AU SEIN DES ORGANISATIONS TRADITIONNELLES L'appel est d'abord un révélateur du PCF, du mécontentement de nombreux militants et caintermédiaires CGT (dont des dirigeants ont signé l'appel) et des problèmes internes au Parti socialiste. Les difficultés au sein des organisations ouvrières se sont en effet considérablement accrues depuis Mars 78 et l'escalade de la division fait que l'on peut parler d'une véritable crise des organisations traditionnelles, crise dans leurs rapports à la classe
Get le sentiment de défaite qui en seraient la cause. Mais cette appréciation ne tient nullement compte de la complexité du phénomène : la participation et le vote en faveur des organisations ouvrières lors des d'hommes ont battu en brèche toutes les prévisions : l'importance de la participation au vote et la quasi-disparition des syndicats jaunes sont une indica-
: dans une confrontation - fusse-t-elle électorale - avec la bourgeoisie, les travailleurs ont affirmé un rapport de force sans ambiguïté, confirmé pour confirmé pour l'essentiel l'ensemble résultats des élections professionnelles dans les entreprises. Par contre, lorsqu'il s'agit de militer dans leurs organisations, autrement dit de faire la preuve qu'elles sont aussi un outil, un instrument adapté aujourd'hui à leurs combats et qu'ils sont prêts à les renforcer, ils votent avec leurs pieds : c'est on ne peut plus clair. Face au gouvernement et au patronat, pas question d'ouvrir une brèche, mais face aux directions qui s'entredéchirent, pas de temps à per-
Que l'on conteste ou pas l'efficacité d'un tel raisonnement, la preuve est là. Les initiatives unitaires proposées hors des canaux habituels connaissent un succès certain : l'écho rencontré par la pétition pour l'union dans les luttes en est la confirmation. - ouvrière, crise de recrutement, crise d'autorité et de crédibilité. Il n'est pas surprenant que l'appel pour l'Union dans les luttes ait été lancé par des militants du PC et du PS, puis massivement repris en charge par des syndicalistes pour protester pour la première fois contre la politique de leurs directions.
Dans le PCF, l'absence de perspectives politiques, la contradiction entre le sectarisme sur le plan des alliances et l'adoption de positions pro-
soviétiques sur le plan international d'une part et d'autre part l'adoption d'une stratégie réformiste gradualiste classique qui ne se distingue en rien de la social-démocratie, où l'auto-gestion (qui permet d'aller «pas à pas» vers le socialisme) n'est qu'une simple cogestion dans le cadre du système capitaliste désorientent les militants.
L'exacerbation des attaques contre le PS, dans l'objectif de l'affaiblir pour rééquilibrer la gauche, les volte-face successives de la direction ont accéléré l'évolution de courants politiques et ébranlé l'appareil lui-même (voir la crise récente à la Fédération de Paris et la démission d'une partie du Bureau fédéral, la suppression de l'hebdomadaire du Comité central France-Nouvelle et de la revue La Nouvelle Critique, remplacés par le nouvel hebdomadaire Révolution).
Mis à part une orientation ouvertement social-démocrate incarnée par Elleinstein, deux courants sont partie prenante de l'initiative de la pétition et ont connu une évolution significative de la pétition : l'un qui se présente comme eurocommuniste de gauche, se regroupe autour de la revue Dialectiques. David Kaisergruber, se différencie très nettement du parlementarisme et du gradualisme affiché par Santiago Carrillo, dans son livre L'Eurocommunisme et l'Etat. Il lui oppose l'eurocommunisme «d'en bas», parti-
PUUK L'UNION
DANS LES LUTTES
san des comités de base, « de l'intervention du contrôle du pouvoir pouvoir des travailleurs sous toutes ses formes». nise non pas l'abandon mais l'assimilation critique du léninisme et rejette clairement toute perspective qui viserait «à améliorer grosso modo le système existant». eurocommunistes de droite et ceux de gauche, Kaisergruber estime qu'on retrouve opposition semblable à qu'on a connue en d'autres temps entre réformisme et révolution». Il reconnaît n'avoir pas d'analyse sur la l'URSS, tout en étant solidaire des luttes contre la répression. Il s'interroge Il s'interroge sur la théorie du parti léniniste, tout en étant favorable à un «pluralisme sans tendances», dans le cadre d'un parti révolutionnaire de masse qui ne pourrait se passer de l'apport des organisations d'extrême-gauche. Mais le phénomène le plus intéressant reste l'évolution des militants dits «althussériens», autrefois simple courant idéologique qui, aujourd'hui, s'engagent sur un terrain directement politique et ont joué un rôle décisif dans le lancement de la pétition. Opposés à l'abandon de la référence à la dictature du prolétariat lors du XXIIe Congrès, ils maintiennent la nécessité de détruire l'appareil d'Etat; ils se prononcent pour un socialisme qui développe des formes de pouvoir démocratique dans les usines, dans les quartiers, mais qui fasse aussi dépérir l'Etat, notamment ses appareils les plus répressifs. Depuis la rupture de l'Union de la gauche, ils ont multiplié les critiques à l'égard de la politique du PCF, de sa conception des alliances et de l'union. Ils ont dénoncé «sa dérive réformiste, social-démocrate» (G. Molina in Que faire jourd'hui), son fonctionnement interne, son caractère non révolutionnaire qui leur fait dire qu'il faut travailler «à la fois dans et hors le Parti» (G. Molina, id.). Tout en reconnaissant qu'ils n'ont pas de réponse sur la nature de l'URSS, ils prennent position aux côtés des travailleurs qui luttent dans ces pays pour leurs droits sociaux et démocratiques et reconnaissent empiriquement que l'URSS
«dans les pays qu'elle aide ne sert pas les intérêts du profit» (G. Labica in Que faire aujourd'hui). Mais c'est sur la théorie du parti que se concentre leur réflexion aujourd'hui : leur volonté de «rompre avec les formes traditionnelles de la politiments qui naissent», de «chan- «d'intégrer les mouveger la mentalité de tout un chacun», de remettre en cause la conception léniniste de l'organisation, entre en résonance avec un sentiment «apartidaire» en germe dans la classe ouvrière et dont la CFDT a su habillement s'emparer. De la réponse qu'ils donneront à cette question, des perspectives organisationnelles qu'ils seront capables de donner, aux militants ouvriers du PCF en particulier, dépend largement l'avenir de ce courant. * Enfin, autour de la revue
Luttes et débats, un courant composé surtout de militants ouvriers s'organise dont les positions sont proches des marxistes-révolutionnaires qui centre son intervention sur les problèmes du Front unique, de l'analyse du stalinisme et de la lutte contre la répression dans les pays de l'Est.
Dans le Parti socialiste, les problèmes sont plus connus, ils sont essentiellement axés autour de la bataille entre Rocard et Mitterrand pour les présidentielles. Tant Mitterrand que le CERES, implanté davantage dans les entreprises, ont jusqu'alors accueilli favorablement
la pétition et tentent de «l'instrumentaliser» à leur profit pour faire pression sur le PCF.
C'est dans les organisations syndicales que la pétition a recueilli le maximum d'écho : dans la CGT ou les contradictions de la Confédération (qui avait tenté, lors de son 40e Congrès une ouverture démocratique et unitaire, aujourd'hui remise en cause) ont pour la première fois depuis longtemps publiquement divisé tion et l'appareil tant sur l'Afghanistan que sur la pétition, signée par des dirigeants nationaux. De nombreux syndicalistes CGT militants du PCF ont ainsi manifesté leur opposition à la tactique des luttes et à la subordination constante du syndicat au PCF.
Dans la CFDT, le refus du recentrage, de l'anti-communisme de plus en plus ouvert de la direction Maire, du fonctionnement de plus en plus bureaucratique du syndicat, amènent progressivement des militants à perdre les illussions qu'ils avaient sur cette centrale.
IMPOSER L'UNITE AUX DIRECTIONS Plus tenu à à exprimer leur aspiration à l'unité, pour aller, par la grève générale, vers le renversement du gouvernement Giscard-Barre. Les militants de la LCR ont été partie prenante de cette volonté. Si la question de l'unité est aujourd'hui au centre des préoccupations ouvrières, une double interrogation se fait jour. L'unipour quoi faire ? L'unité comment ? Il est normal que l'amère expérience du Programme commun amène les militants ouvriers les plus conscients à se poser la question du contenu de l'unité : dans les entreprises, la volonté d'union va de pair avec la volonté de centraliser les luttes.
Parce qu'ils ont été dépossédés auparavant de leur combat, les militants comprennent que la mobilisation et l'auto-organisation des travailleurs
20 mars 1980
La direction confédérale qui se prononce «pour une refonte radicale de la gauche française» a plus de mal à masquer, derrière un langage autogestionnaire et une apparente indépendance à l'égard des partis, son alignement sur les orientations défendues par Michel Rocard, sa volonté de gérer l'austérité de gauche et de ne rien faire qui puisse en quoi que ce soit gêner les restructurations industrielles en cours et l'application des plans patronaux. Elle manifeste de plus clairement contre toute alliance avec le PCF, pour un gouversocialiste homogène. Elle a été amenée récemment, pour faire passer cette ligne, à prendre des mesures de répression contre des militants CFDT de la sidérurgie (Usinor Dunkerque), des PTT (à Lyon), des banques (à la BNP) qui n'ont rien à envier aux pratiques staliniennes qu'E. Maire se plaît pourtant à dénoncer. Plusieurs directives ont été envoyées aux militants se prononçant contre la signature de la pétition. OUVRIERES mettre en échec la politique d'austérité sans précédent du gouvernement. Il ne peut avoir d'unité indépendamment de la riposte au plan Barre, et la lutte contre le plan Barre indissociable du bilan des luttes à la SNCF, dans la Santé, le commerce, la sidérurgie, l'Alsthom, etc. L'impact des propositions pour le «tous ensemble» et la grève générale vient de la défiance qui existe envers tout ce qui pourrait canaliser la volonté unitaire et l'aspiration à la lutte dans des négociations sommets dont les travailseraient exclus. Il est normal qu'une certaine rétimanifeste à l'égard de dirigeants syndicaux nationaux qui ont subordonné les luttes aux échéances électorales et au Programme commun et qui, aujourd'hui, tout en signant la pétition, n'ont pas changé d'attitude sous prétexte qu'il n'y aurait plus cette fois de perspectives politiques.
Il s'agit d'imposer aux directions ouvrières un changement de cap, il s'agit de leur imposer l'unité dans l'action. Pour cela, il faut dire comment malgré les divergences, malgré la diversité des courants, l'uni-
Use réaliser. Les premières réunions de signataires dans des «collectifs» sont un premier pas vers de réels comités de Front unique. Pour la première fois, des militants du PC, du PS, de la LCR, des syninorganisés peuvent se réunir et agir ensemble sans que le débat ou les désaccords signifient la division. Mais pour préserver cette unité il faut de réels comités unitaires sans conditions, ni préalables, quels qu'ils soient. Les signataires de «l'Appel pour l'union dans les luttes» n'ont pas tous les mêmes projets politiques, loin de là. Certains espèrent faire pression sur la direction du PCF, au profit du PS dans la perspective des élections présidentielnesissance à un nouveau courant d'autres veulent donner politique; pour d'autres, il s'agit d'un substitut aux organisations syndicales; des syndicalistes se disent qu'il vaut mieux ne pas être à l'écart d'un mouvement qui peut se développer, Tout cela n'est pas un obstacle à l'unité, dynamique de l'action unitaire si l'on ne cherche pas à imposer des conditions d'adhésion ou de participation à ces comités. Or certains des initiateurs de la pétition semblent vouloir en faire une base d'accord idéologique qu'il serait nécessaire d'accepter pour faire partie des comités. Une telle exigence ne peut que limiter le développement du courant pour l'unité. Les travailleurs du PC ou du PS qui sont pour l'unité mais pas d'accord avec la pétition n'auraientils pas leur place dans ces comités ? Ceux qui se sont prononcés pour la grève générale en amendant le texte initial non (1) Voir Annexes
plus ? Le débat en cours devrait permettre de clarifier ces problèmes afin de ne pas compromettre l'objectif des 100000 signatures. Il faut pour cela écarter des conceptions taires, une volonté d'exclusive, qui transformeraient ces comités en cartel de courants politiques. Il dépendra beaucoup des capacités d'initiatives et d'action des signataires. -Annexes
A court terme, la pective est secimpulser ration d'une manifestation qui soit l'expression du rejet de la de la classe ouvrière.
déboucher préparer un
Premier mai unitaire des syndicats et partis ouvriers. Les signataires vont dans leurs enmatique en treprises, dans leurs syndicats, syndicales et favoriser la prépaciser division et de la volonté de lutte d'une part, une bataille de longue halest c'est vrière.
qui est engagée et qui devrait et qui devrait sur une campagne pour imposer dès la rentrée un pacte de désistement autofaveur du candidat ouvrier le mieux placé premier tour des présidentielles, afin de battre Giscard. Les comités pourraient alors exor-
«l'ombre de Kaboul» la menace d'un gouvernement socialiste homogène d'autre part et lever les obstacles à une victoire ou13 mars 1980