NDIRA Gandhi arrive au pouvoir dans un contexte économique désastreux.
L'année fiscale qui va d'avril 1979 à mars 1980 a été marquée par une chute en termes absolus de 2% du Produit national brut (PNB), ce qui avec le taux de croissance démographique représente une chute réelle de 4% du PNB par habitant.
Cette chute de la production est due à un recul de la production agricole consécutif à une importante sécheresse. La production de céréales a été de 115 millions de tonnes seulement (pour comparaison la production de céréales en République populaire de Chine, dont la population est une fois et demi celle de l'Inde a été plus de deux fois supérieure, atteignant 300 millions de tonnes).
La production industrielle a également subi un recul par suite des coupures d'électricité, de la stagnation de la production de charbon, de la réduction des importations de pétrole vu le rencherissement 3 avril 1980
Inde - Quelques données économiques des cours du brut, et de désordres dans les chemins de fer et des faiblesses de l'infrastructures en général.
Cette chute de la production est aggravée par une inflation qui a dépassé les 20% en 1979. Cette inflation est essentiellement nourrie par le déficit budgétaire et par la spéculation qui s'est produite sur les produits alimentaires à la suite de la mauvaise recolte.
Le déficit budgétaire a atteint 35 milliards de roupies (1) en fait 65 milliards de roupies si l'on ajoute les déficits de chaque Etat de la confédération. Indira Gandhi avait promis au cours de sa campagne électorale de mettre fin à l'inflation mais aucune mesure allant dans ce sens ne figure dans le premier budget intérimaire qu'elle a adopté.
Manifestement son gouvernement ne veut pas réduire les subventions aux produits de première nécessité et aux produits pétroliers. Une telle réduction aurait signifié une réduction considérable du pouvoir d'achat des paysans et des travailleurs. Mais ce n'est là que partie remise pour Indira Gandhi qui attend les élections qui doivent survenir en mai et juin prochains dans les Etats où elle a dissout les gouvernements locaux d'opposition, avant de prendre des mesures draconiennes.
Mais le résultat de la nouvelle politique gouvernementale c'est une diminution radicale des investissements publics, ce qui ne manquera pas de peser sur la croissance de la production dans les années à venir.
On lui prête également l'intention de réorienter la planification en accordant la priorité à l'industrie lourde, essentiellement centrée sur la construction massive de centrales nucléaires. L'Inde serait ainsi le premier pays au monde où dans 20 ans plus de la moitié des besoins en électricité seraient couverts par la production électro-nucléaire.. (1) La roupie vaut 0,08 US dollar.