Inprecor 1974–2004

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INDE

Le retour au pouvoir d'Indira Gandhi

· Inprecor n° 74, 3 avril 1980 · p. 36-40 · 2 992 mots

Inde et Asie du Sud URSS et Russie Italie Économie mondiale

Pierre GOUSSET EPUIS plus de dix ans, en cratie bourgeoise, déjà chance- Dinde, la demecate paren la démocratie parlementaire bourgeoise est soumise à des tensions croissantes. Cette instabilité politique de la démocratie bourgeoise est due à l'érosion constante des bases aussi bien matérielles que politiques du pouvoir de la bourgeoisie indienne.

D'une part, le Parti du Congrès qui avait accumulé un énorme prestige auprès des masses grâce au rôle dirigeant qu'il avait joué dans la lutte pour l'indépendance nationale - et à la la trahison de cette lutte par les staliniens en 1942 — a vu la lente érosion de son crédit après 25 ans d'exercice du pouvoir. La mort du dirigeant charismatique y contribua incontestablement dès la fin des années soixante. Mais, fondamentalement, cette érosion exprima la faillite du Congrès qui n'a pas su résoudre les problèmes fondamentaux des masses : misère, sous-emploi massif à la campagne, surexploitation des travailleurs sans terre et du semi-prolétariat des villes, famines périodiques comme celle de 1966 provoqua semi-insurrectionnelle au Bengale occidental.

D'autre part, la récession économique de la fin des années soixante et les conséquences financières de la dernière guerre entre l'Inde et le Pakistan provoquèrent une intensification de la lutte des classes qui a abouti à la grève des cheminots en 1975 et à des luttes de masse explosives à Gujarat et Bihar.

situation a, de plus, été aggravée par les conséquences sur l'économie indienne de la Tout cela a précipité la démo-

Le retour au pouvoir

d'Indira Gandhi

lante, dans une crise aigue à laquelle le régime d'Indira Gandhi répondit par la proclamation de l'état d'urgence et par la répression brutale des luttes de masse, par l'arrestation de nombreux militants du mouvement ouvrier et de politiciens de l'opposition bourgeoise.

En mars 1977, les élections générales marquèrent la défaite du régime d'Indira Gandhi qui avait imposé l'état d'urgence.

Dans la periode post-191, lévolution politique en Inde fut marquée par une lutte permanente pour le pouvoir entre la bourgeoisie industrielle et la bourgeoisie agraire, au sein de la coalition bourgeoise qui s'était constituée avec la création du Parti Janata.

Ce parti était un conglomérat incohérent de l'ancienne droite bourgeoise traditionnelle, axée autour du parti raciste hindouiste Jan Sang, des secteurs du Parti du congrès qui avaient scissionné avec le vieux politicien Morarji Desai, des représentants de la nouvelle bourgeoisie rurale stimulée par la «révolution verte», des défenseurs petits-bougeois et bourgeois des «droits de l'homme» attaqués par Indira Gandhi, des morceaux de la social-démocratie autour Georges Fernandez. Il fut même soutenu électoralement par le Parti communiste (marxiste), la plus forte des deux formations d'origine stalinienne que connaît l'Inde (initialement pro-chinoise, aujourd'hui proche de positions «eurocommunistes»).

Pareille coalition n'a pas résisté longemps à l'épreuve du pouvoir. Sa décomposition mar-

Inde qua l'échec du projet de la bourgeoisie d'instaurer un système bipartite viable. Il en découla une perte croissante d'autorité pour le gouvernement central et l'atomisation progressive des forces politiques bourgeoises.

Autres caractéristiques de la période post-1977 : la nouvelle montée des luttes de classe et de masse, la baisse du taux de croissance de la production industrielle et la volonté de domination de plus en plus affirmée de la part de la bourgeoisie agraire. Tous ces élements ont finalement abouti à une crise du pouvoir politique bourgeois en Inde.

La période intermédiaire, 1977-1979, fut aussi caractérisée par l'absence d'alternative prolétarienne, indépendante, de masse, existant au niveau natio-

LES CONSEQUENCES

DES ELECTIONS DE JANVIER 1980 Les élections parlementaires de janvier 1980 ont modifié ra. dicalement la situation politique. Le Parti Janata s'est effondré ; le Parti du congrès d'Indira Gandhi a remporté une victoire écrasante, obtenant les deuxsièges à la Chambre basse (Lok Sabha).

Le reste des sièges est éparpillé entre des formations régionales et des indépendants. Parmi les élus du Janata, il y a quelques sociaux-démocrates. (Le Lok Dal est le parti de la bourgeoisie rurale cossue, originellement, c'est une scission du Parti du congrès).

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RESULTATS DES ELECTIONS

DE JANVIER 1980 Sièges à attribuer 525

Congrès d'Indira Gandhi 351

Janata 31 Lok Dal 41 PC(Marxiste) 35 PC(pro-Moscou) 11 RSP 4 Forward Bloc 3

DMK (Parti régionaliste) 16

Le RSP et le Forward Bloc sont les alliés centristes du PC(M) au gouvernement du Bengale occidental. Trois éléments essentiels se dégagent de ces résultats électoraux. D'abord, le Parti du congrès d'Indira Gandhi est apparu comme le seul parti derrière lequel pouvait se regrouper la bourgeoisie indienne. Il a remplacé la coalition fragile qu'était le Parti Janata qui tentait de défendre à la fois les intérêts bourgeois du secteur industriel et agraire. Une fois de plus, c'est le capital industriel qui s'est emparé du pouvoir politique, ce est une nouvelle illustration de la manie ait le ominant en Inde.

Contrairement à un mythe répandu par la bureaucratie soviétique et beaucoup de PC pro-Moscou - à commencer par celui de l'Inde et par son chef Dange -, ce capital industriel est nettement un capital monopoliste. Selon Ajis Roy (Political and Economic Weekly -5 janvier 1980), les avoirs des vingt principaux groupes monopolistes privés ont augmenté de près de 40% entre 1974 et 1977, de 37 à 51 milliards de roupies.

Dans la mesure où la bourgeoisie rurale a réussi à s'organiser pour défendre ses intérêts propres au niveau politique à travers un parti - Lok Dal -, cela représentait un défi au grand capital. Or ce défi a été mis en échec par la bourgeoisie industrielle. A l'heure actuelle, son existence politique indépendante, au niveau national, est même compromise par les résultats des élections.

Ensuite, l'absence d'alternative socialiste claire aux différentes variantes de la politique bourgeoise a puissamment aidé la bourgeoisie à stabiliser sa domination politique au niveau national.

Les deux principaux partis ouvriers, le PC (M) et le PC (pro-Moscou), sont engagés depuis des années dans une politique

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de collaboration de classe systématique et institutionnalisée avec différentes fractions de la bourgeoisie. Le PC (pro-Moscou)

avait appuyé sans réserve le régime de l'état d'urgence d'Indira Gandhi. Il l'avait soutenue même pendant la campagne électorale de 1977. Avec son opporcoutumier, d'ailleurs fait son autocritique à ce propos... après le désastre qu'Indira Gandhi a subi en 1977.

De son côté le PC (M) avait appuyé à fond la coalition Janata aux élections de 1977 et lui a accordé un soutien (fût-il critique) en 1979-1980. En outre, il dirige dans trois Etats des gouvernements de coalition avec des partis ouvriers centristes et des partis bourgeois, y compris formations réactionnaires comme la Ligue musulmane (Muslim League). Ces gouvernements ont maintenu les structures capitalistes dans ces Etats avec tout ce que cela implique pour les masses.

Les partis de gauche avaient présenté aux élections le projet de constituer un bloc multiclasse, appelé le Front démocratique de gauche. n'est pas apparu comme une alcrédible au national face aux propositions de la bourgeoisie. Ils n'ont done pas élargi leur base ni leur audience au-delà de leurs bastions traditionnels. Le PC (M) n'est pas non plus apparu comme un parti représentatif au niveau national. Les tentatives de rapprochement des deux PC reflètent, sans aucun doute, la volonté d'unité de la classe ouvrière. Mais leurs politiques sont toujours déterminées par la collaboration de classe.

Ainsi, par l'absence totale d'alternative globale, la bourgeoisie a réussi à résorber sa crise de domination politique. Dans une situation économique qui se dégradait rapidement et qui frôlait la catastrophe, bourgeoisie a réussi à tromper, une fois de plus, les espoirs des masses en instaurant un gouvernement central fort et stable. Le choix de ce type de gouvernement par la bourgeoisie qui représente, dans la période acla principale condition pour le développement du marché intérieur dans un pays aussi

Get divers que l'Inde avec structure fédérale - condid'autant plus nécessaire que le Parti Janata n'a pas su la remplir - a coïncidé avec les amélioration de leur niveau de vie ce qui s'est traduit par le bouleversement des schémas traditionnels de leur comportement.

Un troisième aspect du résultat électoral, c'est l'échec total de la coalition Janata-Lok Dal à regrouper l'essentiel du vote rural derrière des candidats dits paysans. Cet échec reflète la ditférentation croissante au sein du village indien, entre une bourgeoisie rurale de plus en plus riche d'une part et une masse de paysans (travailleurs agricoles) sans terres d'autre part.

Cet échec est particulièrement frappant à de la tentative de Jagjivan Ram, lui-même d'origine ria» (harijan), de mobiliser les voix de dizaines de millions de parias en faveur du Parti Janata, dont il apparut comme un des principaux dirigeants, voire le candidat Premier L'idée qu'une solidarité de caste garde le dessus sur la différenciation de classe s'est donc révélée illusoire.

Best vrai que l'immense sont des travailleurs sans terre à la campagne et des semi-prolétaires marginalisés dans les villes. Mais Jagjivan Ram lui-même est un multi-millionnaire qui a joué un rôle dirigeant dans un gouvernement qui n'a en rien amé. lioré le sort des déshérités. Ceux-ci commencent à prendre conscience de leurs intérêts de classe propres. Ils sont engagés dans un nombre croissant de luttes directes, nombre croissant d'actions répressives sanglantes déclenchées par les paysans riches. Dans ces conditions, ils ont refusé massivement d'apporter leur soutien aux candidats Janata-Lok Dal ennemi de classe immédiat.

Cela marque une étape importante de la prise de conscience politique des travailleurs sans terre, les alliés naturels de la du mouvement ouvrier, problème auquel les marxistes révolutionnaires devraient porter une attention plus grande.

Les élections générales de 1980 ont aussi montré l'échec total des politiques suivies par les différents partis de gauche pour lutter contre l'autoritarisme. Leurs politiques de soutien à certains secteurs des exploiteurs pour lutter contre l'autoritarisme, en particulier celle du PCI (M) qui depuis juillet dernier a apporté son soutien au Lok Dal, - par opposition à une politique de mobilisation indépendante des masses, organisées démocratiquement sous la direction du prolétariat - a aidé Indira Gandhi, leur principale cible dans la lutte contre l'autoritarisme, à renforcer ses positions et à prendre le

Comme le souligne le manifeste électoral de la Ligue communiste (LC), section indienne de la IVè Internationale, l'autoritarisme est un produit du système capitalisme dans un pays arriéré comme l'Inde. Comme l'a montré la LC dans ses difrésolutions et déclarations pendant la période 1977-1979, le régime Janata était ausrépressif. La LO avait particulièrement sur les facteurs socio-économiques internes qui ont conduit le régime Janata-Lok Dal à prendre des mesures répressives. La LC a toujours souligné qu'il était erroné de confondre l'autoritarisme avec un individu, un groupe ou un parti. L'autoritarisme, le danger d'instauration d'un Etat fort, ne peut être combattu qu'avec des méthodes de mobilisations de masse et d'indépendance politique du prolétariat.

LA SITUATION APRES

LES ELECTIONS : MENACES DE REPRESSION

Les élections de janvier 1980 n'ont signifié ni bouleversement social ni bouleversement politique fondamental. Le gouverne-

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ment d'Indira Gandhi est un gouvernement bourgeois dont le but est de gérer l'appareil d'Etat capitaliste, de stabiliser et de renforcer l'économie capitaliste en Inde à un moment où celleci se trouve confrontée à des difficultés structurelles et doit faire face aux retombées de la crise internationale de l'économie capitaliste, à l'inflation et à la récession.

Indira Gandhi est revenue au pouvoir alors que les facteurs économiques et politiques qui l'ont amenée à proclamer l'état d'urgence en juillet 1975 ont aujourd'hui davantage d'importance.

L'économie indienne est de plus en plus touchée par la hausse des prix des matières premières et des biens de première nécessité. Le déficit budgétaire s'élève à plus de 30 milliards de roupies. Le taux de croissance industriel est négatif. La masse des investissements dans le secteur privé tend à se réduire. Les exportations ont diminué à la fois à cause de la concurrence et des tendances inflationnistes et récessionnistes de l'économie mondiale. L'inflation et donc la baisse du pouvoir d'achat des masses, la menace d'une nouvelle récession dépassent les économistes et les responsables politiques. Une solution aux déficiences d'infrastructure qui se manifestent par la pénurie d'énergie, de charbon, le manque de transport, etc., n'est même pas envisageable à court terme.

Dans ces circonstances, et face aux espoirs et à la combativité des électeurs qui se sont manifestés par leur condamnation du régime Janata après quelques mois d'exercice du pouvoir, il reste peu de marge de manœuvre pour un gouvernement qui prendrait des mesures draconiennes pour s'en prendre, de façon efficace, aux besoins élémentaires du peuple et à sa volonté d'obtenir une amélioration, même modeste, de ses conditions de vie. Il est donc inévitable que le mécontentement populaire augmente; et pour en stopper les manifestations, l'autoritarisme sera nécessaire. Car, dans le même

3 avril 1980 temps, les réactions et les déclarations de grands industriels et de leurs organisations indiquent clairement ce que la bourgeoisie attend d'Indira Gandhi.

La bourgeoisie tente d'obtenir la suspension totale des grèves. Elle tente de lier les primes aussi bien que les augmentations de salaires à l'accroissement de la productivité. Elle demande et multiplie les pressions pour obtenir une réorientation rapide de la politique des dicats. Elle a même proposé et publié des projets dans ce sens.

dirigeants s'étaient prononcés pour retour au pouvoir. Ils ont exprimé leur confiance en Indira Gandhi et l'ont assurée de leur soutien pour remettre en marche l'économie capitaliste chancelante. Ils pensent qu'il y a des possibilités de redémarrage rapide de industrielle d'une hausse notable des in-

Indira Gandhi est connue pour sa fermeté face aux luttes ouvrières. Dans la situation économique actuelle et pour maintenir le niveau de la production, il est très probable qu'elle prendra des mesures draconiennes et tentera de s'attaquer aux droits syndicaux des travailleurs. On ce soit.

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ST

Manifestations après l'état d'urgence imposé par Indira Gandhi en 1976 parle déjà, dans les milieux intéressés, d'interdire le ralentissements des cadences, les gheraos (prises des directeurs d'usine comme otages dans des entreprises occupées par les travailleurs), d'autoriser les licenciements et les suppressions d'emplois. En menant leurs activités syndicales habituelles et en défendant leurs droits démocratiques, il est probable que les travailleurs arriveront à une confrontation d'ampleur avec le régime.

Les marxistes révolutionnaires et l'avant-garde ouvrière doivent se préparer à de telles luttes. Il faut s'opposer à toute tentative de lier les primes et les augmentations de salaire la productivité, refuser toute mesure qui tendrait à augmenter la production par l'accélération des cadences et la rationalisation. Il faut impulser des luttes contre la suspension ou l'interdiction des grèves. Il faut resserrer les rangs et constituer un front uni de toutes les organisations, groupes ou individus de la classe ouvrière pour lutter sur ces questions. Il faut s'opposer à toute tentative de blocage des salaires sous quelque forme que

Gare sea

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fendu jusqu'au bout l'orienta- velle scission au sein du PCI, la

La LC a lancé un appel à tous les partis de gauche pour qu'ils constituent un front uni de combat autour de ces questions pour résister aux attaques imminentes de la bourgeoisie contre le mouvement ouvrier indien et contre les libertés démocratiques.

A l'heure actuelle, le gouvernement central a déjà commencé à dissoudre des assemblées régionales élues et des gouvernements locaux qui ne sont pas aux mains du Parti du Congrès. Mais ce n'est pas tout. Les dirigeants de la Jeunesse du Parti du Congrès ont même menacé de renverser le gouvernement du Bengale occidental. Plus précisement, les rumeurs sur un renversement de ce gouvernement dirigé par le PC (M) constituent une grave menace pour l'avenir, car le PC (M) s'est non seulement assuré une majorité de sièges au parlement local lors des élections de janvier mais, de plus, il a considérablement augmenté son score au niveau national. Par conséquent, à l'heure actuelle, il est très probable que l'attaque contre les libertés démocratiques se traduise par la dissolution forcée des gouvernements locaux de ce type. Bien que la LC ne leur ait jamais accordé sa confiance ni son soutien, ce sont des gouvernements capitalistes, la LC s'oppose à de telles dissolutions, renversements ou évictions et en appelle aux partis de gauche, aux comités de défense des libertés civiles, aux organisations de masse et de classe pour impulser un mouvement de masse et une mobilisation massive contre ces attaques.

La LC dénonce et condamne le décret sur la détention préventive et toute tentative pour appliquer ces mesures draconiennes.

LA CRISE DES PC La crise qui couvait au sein des deux PC, déjà avant les élections, a éclaté plus ouvertement au lendemain de celles-ci. Au PC (pro-Moscou), le président du Parti, Dange, bête noire numéro 1 du PC (M), et qui a détion pour le soutien à Indira Gandhi — avec l'approbation du Kremlin — a finalement été acculé à démissionner.

Est-ce le prélude à une réunification des deux PC, au prix d'une légère prise de distance du PCI à l'égard de Moscou, et d'un léger rapprochement du PC (M) avec la bureaucratie soviétique ?

C'est possible, car parallèlement, les éléments les plus «gauchistes» du PC (M), tels Ranadive, semblent en de vitesse et le Parti est de plus en plus dominé par la fraction autour de Dasgupta qui domine la section régionale du Bengale occidental, de loin la plus puissante au sein du PC (M). Beaucoup dépendra du fait de savoir si le régime d'Indira Gandhi réellement les gouvernements régionaux nés par le PC (M) et des réac-

(unitaires ou sectaires) du PCI à cette occasion.

Cependant, on ne peut pas exclure l'éventualité d'une noufraction «dure» autour de Dange refusant un cours vers la réunification et celle-ci ne concernant donc qu'un tronçon du PCI (1).

Par ailleurs, le PC (M) est, lui aussi, profondément déchiré. Non seulement le groupe Ranadive, mais aussi un groupe autour du secrétaire général Namboodiripad s'opposent à l'orientation ultra-opportuniste de la fraction Dasgupta, sans pour autant rompre fondamentalement avec la politique de collaboration de classe.

L'ensemble des ces facteurs ainsi qu'une crise croissante des formations centristes, créent, pour la première fois, depuis des années, un climat favorable à un regroupement de cadres autour du programme trotskyste, climat dont la LC s'efforce de tirer profit malgré ses moyens encore fort modestes.

Cette scission vient d'intervenir le 24 mars.

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