Inprecor 1974–2004

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DOSSIER NUCLEAIRE

Au lendemain du référendum sur le nucléaire, le mouvement suédois prêt à continuer le combat

· Inprecor n° 76, 1er mai 1980 · p. 38-39 · 816 mots

Écologie

le mouvement anti-nucléaire suédois

Au lendemain du référendum,

prêt à continuer le combat

Arnold JEPPSON

QUI ONT ETE LES VAINQUEURS DU

REFERENDUM SUR LE

NUCLEAIRE ? Assurément, Curt Nicolin, chef de file de l'Association du patronat suédois, et Mareus Wallenberg, le plus gros capitaliste du pays. Depuis longtemps, ces personnages se battaient pour jusqu'à cléaires. Maintenant, sagent même d'accroître encore Leur ais leur me leur plus grand atout pour obtenir ce succès est venu du dirigeant de l'opposition social-démocrate, Olaf Palme.

La proposition numéro un, celle du Parti modéré (la droite suédoise) et des patrons du nucléaire, a obtenu 18,7 pour cent des voix. Elle réclamait la mise en œuvre de douze réacteurs pour les vingt-cinq prochaines

La deuxième proposition a recueilli 39,3 pour cent des voix. Elle était soutenue par les sociaux-démocrates, le Parti du peuple, les libéraux et les directions syndicales. Elle demandait la mise en marche de douze réacteurs pour les vingt-cinq années à venir, après quoi ils seraient mis hors service. Tous ces réacteurs devraient être nationalisés (comme c'est déjà le cas pour 80 pour cent de l'industrie).

Ces deux positions favorables au nucléaire ont obtenu ensemble 58 pour cent des voix. Le mouvement anti-nucléaire a soutenu la proposition numéro trois qui demande le démantèlement des six réacteurs qui fonctionnent déjà, dans un laps de temps ne dépassant pas dix ans. Cette proposition fut soutenue par le Parti du centre (le parti du Premier ministre, Thorbjörn Fälldin) et le Parti de gauche des communistes (VPK). Cette proposition obtint 38,9 pour cent des suffrages.

Mais ce résultat n'est qu'une défaite temporaire pour le mouvement anti-nucléaire en Suède. La nuit suivant le référendum, les dirigeants du mouvement annonçaient déjà que les adversaires du nucléaire continueraient la lutte jusqu'à ce que le dernier réacteur soit déman-

Et le vote de 1815083 Suédois en faveur de la troisième proposition fut une impressionnante démonstration de la force de l'opposition nucléaire. Cela présage bien de l'avenir.

Mais pourquoi le mouvement anti-nucléaire a-t-il perdu le référendum ?

Il faut en chercher la raison dans le rôle de la direction social-démocrate qui a semé la confusion dans l'esprit de beaude travailleurs suédois qui s'interrogent sérieusement sur le nucléaire mais qui font toujours appel à ces dirigeants réformistes pour répondre aux problèmes politiques et sociaux.

Selon les estimations générales, 70 pour cent de ceux qui n'avaient pas encore décidé la veille du référendum ce qu'ils voteraient, voteraient, se rallièrent en fin de compte à la proposition social-démocrate (numéro deux). Palme fit un tour de passe-passe pour présenter l'extension à douze réacteurs du programme électro-nucléaire comme politique sensée qui «mettrait hors service» le pouvoir nu-

Il proclama que voter la proposition numéro trois traînerait une désorganisation au niveau de l'emploi, des salaires et du niveau de vie.

Pourtant, plus de 15 pour cent des électeurs sociaux-décrates votèrent pour la troisième proposition. A Göteborg, un

Dossier Nucléaire des plus grands centres de l'industrie automobile, la proposition numéro trois obtint 41 pour cent des voix, le plus gros pourcentage au niveau local. Cela représente une avancée importante pour le mouvement anti-nucléaire.

Néanmoins, dans d'autres concentrations • de l'industrie lourde (Sandviken, Karlskoga et Surahammar), la deuxième proposition a presque obtenu la majorité absolue. Cela montre que le mouvement anti-nucléaire a encore une tâche importante

: convaincre les ouvriers de l'industrie de la nécessité d'arrêter le nucléaire.

La nuit du référendum, le Premier ministre Fälldin annonça qu'il se conformerait aux résultats du vote et veillerait à l'extension du programme électro-nucléaire. Le lendemain, cependant, il commença à hésiter. Vu le nombre de avaient voté en faveur de la troisième proposition, dit-il, le douzième réacteur ne serait pas mis en marche.

Ceci eut pour effet de rendre fous furieux les partenaires du groupe de Fälldin, Ola Ullsten, dirigeant du Parti du peu-

Get Gösta Bochman, dirigeant du Parti modéré.

En ce moment même, le mouvement anti-nucléaire Folkkampanj) entame un débat sur les moyens de faire avancer la lutte. La première échéance est l'arrêt du réacteur Barseback. Comme cette installation menace directement Copenhague, le mouvement antidanois se bat aussi pour la fermeture de ce réacteur.

Le mouvement anti-nucléaire va également mener campagne contre la mise en marche des réacteurs Forsmark 1 et Ringhals 3 qui sont prêts à fonctionner.

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D'autre part, l'entreprise qui cherche à exploiter l'uranium en Suède annonce maintenant qu'elle commencera creuser pour de bon, avant la fin de l'année, la mine qui trouve Västgotland, aux environs de Skövde, dans le sud de la Suède.

Ainsi le mouvement nucléaire suédois a beaucoup faire pour mobiliser dans l'action l'énorme sentiment antinucléaire qui s'est exprimé lors du référendum et pour convaincre des centaines de milliers d'autres personnes de se joindre au combat.

à se juste anti-

PO BAN sible du jour au lendemain. Mais les gens ici pensent vraiment qu'ils arriveront à gagner face à Met Ed et au gouverne-

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