Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

SURINAM

Qu'est-ce qui se cache derrière le coup d'Etat des sergents ?

· Inprecor n° 76, 1er mai 1980 · p. 22-23 · 917 mots

PRES le renversement du gouvernement compradore de Henk Arron par un groupe de sous-officiers, il existe une certaine confusion sur la nature du coup d'Etat. Dans la presse internationale, le coup a été présenté comme la conséquence l'incapacité Arron de résoudre un entre l'état-major de l'armée et environ deux cents sous-officiers, organisés dans l'Association cadres militaires (BOMIKA). Le BOMIKA luttait contre le népotisme régnant dans la politique de promotion au sein de l'armée, la discipline et pour des augmentations de haute hiérarchie militaire soutenue par le gouvernement refusa reconnaître syndicat offre de négociation. En arrêtant trois dirigeants du BOMIKA, accusés de provoqué d'Etat. Tout du moins, c'est ainsi que la presse bourgeoise a présenté le coup. Quand y regarde de plus près, on s'aperçoit qu'il s'agit de bien autre chose.

L'opposition au gouvernement Arron ne venait pas seulement des sous-officiers. puis 1974, une émigration massive vers la Hollande, ralentie entre 1976 et 1977 (juste après l'indépendance du Surinam, le 25 novembre 1975) et accélérée après 1977, était l'expression claire d'un désenchantement à l'égard d'un régime miné par une inflation et un chômage sans précédents. Des petits paysans appauvris et des secteurs qualifiés de la classe ouvrière vendirent tous leurs biens pour obtenir un billet de voyage aller pour leur «patrie d'origine». «importer» des manœuvres de Guyane et d'Haïti pour remplacer les travailleurs qualifiés qui étaient partis en Hollande. Cette immigration exerça une forte pression à la baisse sur le niveau des salaires au Surinam. Le mécontentement ouvrière et des paysans pauvres s'exprima par une croissance régulière de groupes de gauche, tels que le Parti du peu-

(Volkspartij) et l'Union progressiste des ouvriers et paysans (PALU).

Le régime Arron rencontra aussi une opposition de la part de certains secteurs de la bourgeoisie. L'industrialisation modeste du Surinam avait donné naissance à une nouvelle classe de capitalistes, propriétaires de biens de capitaux, qui, contrairement à la vieille bourgeoisie compradore, avait ses propres défendre, conflictuels avec le capital impérialiste. La bourgeoisie compradore, en tant que représenlocale du capital extérieur, était complètement soumise ses patrons étrangers. Il n'était pas rare que le gouvernement Arron l'intérêt de ces capitalistes avant ceux de la nouvelle bourgoisie locale, politique qui soulevait les protestations de ces ces derniers. Un exemple typique d'une telle réaction fut une lettre du Comité des architectes daise, en mars 78, et dans laquelle le comité proteste énergiquement contre le fait que tous les projets de construction ont systématiquement été donnés à la CARIMECO, une société qui travaille en sous-traitance pour la multinationale

Surinam hollandaise Van Hasselt en de Koning

Une des raisons les plus importantes pour laquelle la bourgeoisie nationale s'opposait au gouvernement Arron, c'est peut-être que ce dernier était plus préoccupé de renforcer sa propre position, en volant ouvertement des fonds dans les caisses de l'Etat, que de faire front à la contestation montante dans la classe ouvrière et la paysannerie pauvre. Un correspondant du Financieel Economisch Magazine (porte-parole du capital hollandais), en date du 20 mai 1976, a résumé ces sentiments après une visite au

«Dans la petite communauté de la population de Surinam, il y a un nombre croissant de gens qui en ont assez des grèves de toutes sortes, du chômage camouflée, d'une intervention et d'une participation inefficaces de l'Etat dans les affaires prwees. Selon eux, l'Etat devrait se contenter d'un impôt normal et laisser les affaires aux hommes d'affaires. Ils pensent qu'il faudrait ramasser les flemmards tous les matins et les faire travailler dans des endroits comme (une plantation d'huile de palme), Mariënburg (canne à

(bananes), dans l'industrie des briques, etc. qui fonctionnent en partie avec de importée, entre autres choses, a penser que la forme de gouvernement démocratique n'est pas le meilleur choix pour un pays Jeune qui se développe en Amérique du Sud.»

«Et ces 'certains milieux' sont nombreux. La corruption nourrit certainement ces critiques. Personne ne serait surpris

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que dans un an ou un an et demi, la forme de gouvernement du

Surinam se rapproche plus des traditions sud-américaines.»

L'autre raison du mécontengauchistes, mais pour gagnait, il n'y aurait nement.

cabinet réussi à geoise républicain scissionné dirigée

Robin Ravales, Eddy Bruma et

Frank

Leeflang, étroits avec les milieux d'affaires.

LE COUP

Le projet de coup existait depuis bien longtemps, bien avant février 1980. Gerard van Westerloo, de l'hebdomadaire, dans explique lan le du 15 mars dernier, comment un membre du Conseil militaire national (NMR), Daisy Bouterse, avait commencé à regrouper des fidèles dans l'armée pour réaliser un coup d'Etat.

L'am bassa de était au depuis un certain temps, selon van Westerloo. Depuis un an, l'ambassade hollandaise est envahie de rapports faits par la mission militaire hollandaise, mée du Surinam et donnant des part fut de pistolets automatiques, anpas en général le admirent, les

D'après le autres a par liens pas d'Etat leur demanda correspondant

Vrij Nedernumér formation de commençaient courai d'ailleurs renforcer l'arinformations détaillées sur plusieurs projets de coups d'Etat.

En fait, cette intervention de dissant l'un des que multiples projets envisagés pour renverser le régime d'Arron. Selon le numéro du 3 mars 1978, sitions.

du quotidien du Surinam, d'importantes quantités d'armes auraient été subtilisées dans les dépôts de l'armée. Il s'agissait nant, de grenades à

Ce n'est été genre de vols habituels auxquels on a à faire.

semaines

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Cela la qu'une fracalt quand comet un coup deux ailes au à battre se classe, débouché qui déjà processus a sur des situations révolutionnaires dans d'autres pays de la région.

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