Avec l'élection du Majless (parlement) iranien et l'ouverture de ses travaux, le 28 mai prochain, un premier terme de la phase transitoire de mise en place des institutions de la République islamique s'achève. Cette phase avait été inaugurée dès avant l'insurrection victodes 9,10 et 11 février 1979 qui avait mis bas la monarchie Pahlavi. La victoire écrasante du Parti républicain islamique (PRI) tions, le rebondissement de la crise entre le PRI et le président de la République Bani Sadr, à propos de la nomination par ce dernier d'un premier ministre de son choix sans tenir compte du PRI, montrent - après la lutte qui a opposé les diverses factions du régime à propos de des otages - à quel
«institutionalisation» de la République islamique reste fragile; comment elle s'accompagne d'une crise chaque jour plus marquée de cette direction nationaliste bourgeoise qui n'est pas encore parvenue, tant s'en faut, à stabiliser son de domination. Il suffit pour s'en convaincre de mesurer le chemin qui lui reste à parcourir pour achever de reconstruire son appareil d'Etat, en premier lieu ses institutions répressives, et surtout à créer les conditions politiques et sociales d'une stabilisation. Il est évident que le voie reste le très haut degré de mobilisation et de combativité des masses iraniennes des villes et des campagnes, lors que celles-ci, malgré l'énordécalage d'exister entre leur combativité et ses formes d'expression politiques, n'ont subi pour l'instant aucune défaite d'ampleur
C'est dans un tel contexte, d'approfondissement du sentiment anti-impérialiste des masses iraniennes, ses iraniennes, de développement des mobilisations agraires, de relance du mouvement des nationalités et d'accumulation par la classe ouvrière iranienne de toute une série d'expériences de lutte et de contrôle, que s'inscrit le dernier tournant droitier du régime, assumé dans des formes différentes par toutes ses composantes et dont les points forts ont été jusqu'à ce moment, la nouvelle offensive militaire Kurdistan et l'attaque contre les Universités.
Ce tournant se manifeste dans tous les aspects de la vie
Get politique, d'importantes répercussions, exemple, dans frontation l'impériamise en évidence ce nouveau tournant, nécessités tactiques qui en dél'intervention
Iran et à l'extérieur l'avant-garde marxiste révolutionnaire n'impliquent en aucune façon un pronostic sur les réussite de cette politique. Rien ne permet en effet de préjuger qu'elle aboutira à une stabilisation prolonà un renversement qualitatif du rapport des forces entre les classes fondamentales en contraire, son échec prévisible ne pourra que renforcer les processus centrifuges accentuer la polarisation pourrait porter à de nouveaux niveaux le combat anti-impé. rialiste et la lutte anti-capita-
Iran Dès le début du processus révolutionnaire iranien nous avons signalé le caractère ceptionnel» revêtait direction Khomeiny en tant que direction nationaliste bourgeoise. Ce caractère «exceptionnel» s'est manifesté au moins à deux reprises: 1. Dans la période de septembre 1978 à février 1979, cette direction s'est révélée capable de diriger partiellement et de chevaucher jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'au ment final de la monarchie, le mouvement de masse en avançant sans discontinuer un mot chah - dehors la monarchie» 2. Depuis novembre 1979, même si l'on tient compte de l'aspect «manœuvrier» que revêtait l'occupation de l'ambassade US après l'échec flagrant de la première offensive militaire du régime contre le Kurdistan, il est certain que la direction Khomeiny, en couvrant sinon en commanditant le grou-
«étudiants suivant la ligne de l'Imam» a élevé, comme peu d'autres directions nationalistes bourgeosies l'ont fait, la barre de la confrontation politique avec l'impérialisme.
A telle enseigne que c'est contre la révolution iranienne que Carter a testé la première initiative militaire d'agression à force ouverte tentée par les Etats-Unis depuis leur échec retentissant de 1975 au Vietnam. A partir de cette analyse sur le caractère «exceptionnel» de la direction Khomeiny, nous expliquions qu'il convient de ne pas sousestimer les rapports particuliers que cette direction entretient encore avec de larges secteurs du mouvement de masse, au moins dans les provinces persanes, notamment avec ces
re et de la question nationale. d'ordre d'insurrection, alors que secteurs, le prolétariat, la paysannerie pauvre et masse des couches plébéiennes, dont l'alliance constituera moteur social de croissance socialiste de la révolution iranienne.
Mais une telle appréciation ne modifiait en rien jugement sur l'incapacité tégique de cette dans ses diverses composantes, de résoudre les problèmes fond posés dès le début par le développement de la révolution iranienne : à commencer par des revendications «démocratiques» telles que la des liens avec l'impérialisme, la solution de la question agraiAu contraire, la direction Khomeiny a toujours cherché à accomplir ses objectifs de classe - les solutions proposées à cet effet variant selon les secteurs et les fractions de cette direction et l'évolution de la situation - à savoir: la reconstruction de l'Etat bourgeois, maintien de la propriété privée des moyens de production et la relance de l'économie capitaliste. Ainsi dès le début, en s'opposant à des mouvements de masse concrets, tion s'est également comportée comme une direction s'opposant à un approfondissement de la révolution. prestige de cette ainsi que l'affirmait la résolution de la IVe internationale d'avril 1979, représente la principale carte que la classe dominante iranienne pour accomplir son projet de restaurer un appareil d'Etat stable et installer une direction politiques bourgeoise pour freiner puis briser le processus révolutionnaire.» LA RECONSTRUCTION DE
L'ETAT DE DROIT C'est des avant l'insurrection finale des 9, 10 et 1l février 1979 que la hiérarchie chiite, avec Khomeiny à sa tête, s'est employée à qui pouvait l'être de l'ancien appareil d'Etat de la monarchie (1).
La nomination par Khomeiny, après son retour en Iran, du l'énorme le toute transnotre stradirection,
Premier étaient comptés.
Les de rupture lui-même celle-ci était entamée, la volonté dissoudre de le mofars, cette direcpouvait
«Et le tout l'Etat Pahlavi.
direction, tion frauduleuse, peut Jouer triée sur le volet et aux pouvoirs titution et sa ratification par le référendum plébiscitaire du 2 et latives.
cette restauration cation .
préserver ce
Ainsi la fameuse du Velayat e Faguih
Conseil de la Révolution islamique, puis la désignation d'un
«Gouvernement provisoire révolutionnaire» présidé par Mehdi partiste.
Bazargan avaient pour but d'éviter toute «vacance du pouvoir» au moment de la transition entre l'ancien régime et le nouveau, alors que les jours du gouvernement Bakhtiar, dernier ministre du chah, pourparlers entamés avant et pendant l'insurrection avec des secteurs de l'état- major impérial, le refus obstiné au cours des journées des
9, 10 et 11 février de la direction chiite et de Khomeiny de lancer le mot fois depuis de limiter au maximum l'ampleur des combats et surtout des distributions massives d'armes à la population, l'ordre de rendre ces armes dès la fin des combats et le refus restait qui ce de l'armée impériale, malgré les exigences d'une partie du mouvement des soldats et des ho-
P'URSS.
techniciens de l'aviation, ont été le test décisif pour vérifier la nature de classe de
1)
cette direction, parce qu'ayant lieu dans le feu même d'une
1979, insurrection semi-spontanée qui briser définitivement
Le reférendum du 30 mars contraire,
1979 sur l'instauration «d'une
République islamique», l'élecle 3 août, d'une «Assemblée des experts» garde en limités, la rédaction de la consjuriste
3 décembre 1979 ont été les nement principales échéances de la restauration d'un Etat de droit, avant l'élection en février 1980 du président de la République prétation et les dernières élections légisprevu que logiens
L'orientation générale de d'un Etat de droit, est tout à fait claire, et actes"
plus au-delà des péripéties d'appligislatif dernier en clause, dans le texte constitutionnel,
(ef du
Iran», en contrôle théocratique sur l'Etat p.28-29).
et les lois par l'Imam ou un conseil d'Oulemas - n'était évidemment que la couverture religieuse d'une tentative d'instaurer un Etat fort et de stabiliser un régime de type bona-
LE DISCOURS DE NOW ROUZ DE KHOMEINY Le point de départ nouveau tournant de la direction Khomeiny peut être facilement daté, à partir de son discours pour le nouvel an iranien, le Now Rouz, qui a été célébré le 21 mars dernier de notre calendrier. Dans son «message à la nation», l'Imam Khomeiny dénonçait pour la première son retour en Iran «le communisme international» comme une menace aussi dangereuse pour le pays que «l'impérialisme américain» (3).
Alors que dans ce discours pas un mot n'était dit sur le conflit avec Washington à propos de l'extradition du chah et de la question des otages, longs développements étaient consacrés à des attaques contre
Jamais, de la fin septembre 1978 à l'insurrection de février Khomeiny ou les dirigeants de la hiérarchie chiite ne lancèrent le mot d'ordre de grève générale, même s'ils contribuèrent en maints endroits à soutenir - financièrement surtout - l'action des grévistes. Au depuis son exil de Neauphle-Le-Château prés de Khomeiny, tout en continuant d'appeler a renverser la monarchie, mit les iraniens contre les «manœuvres des communistes». 2) Le «Velayat e Faguih», littéralement le gouvernement du théologien c'est le du livre de Khomeiny sur le «gouverislamique» qui préconise un système politique où le pouvoir appartient uniquement à Dieu, la loi est le décret de l'ordre de Dieu. Dans la lignée de cette de la tradition, c'est la classe des théoqui doit exercer au haut niveau le pouvoir politique. Cela se traduit dans la constitution iranienne par le fait que les lois généralement tous des pouvoirs exécutif, et judiciaire sont soumis recours à l'Imam, à un conseil de juristes islamiques
Yann Richard, «Le chiisme ed. Jean Maisonneuve 3) «Le Monde» 23-24 mars 1980.
Trois jours Khomeiny avait promulgué un décret d'amnistie pour tous les collaborateurs de l'ancien gime, à l'exception de ceux qui s'étaient rendus responsables de crimes de sang ou de corruption. Des centaines de royalistes et surtout milliers d'anciens agents de la Savak étaient libérés. lités, ils pourraient même être réintégrés dans l'administration républicaine. Au contraire quiconque s'opposerait à cette mesure de de faire justice soi-même serait désormais naux islamiques. dans une allocution, Khomeiny avait déclaré que les résultats des élections législatives, où le Parti républicain islamique sortait vainqueur, étaient légitimes. Pas un mot n'était dit sur les atteintes aux droits démocratiques qui avaient caractérisé ces élections ainsi que les présidentielles (limitation du droit de radio et de télévision, attaques contre les organisations d'opposition: ainsi centaines de militants Moudjahidins et des Fedayins ont été blessés au cours d'affrontements avec mes de main de l'extrême-droite islamique). En outre, des affrontements sporadiques continuaient à cette époque de se dérouler au Kurdistan.
Le «Message à la nation», du 21 mars 1980, en treize points, allait encore plus loin puisqu'il définissait les grandes lignes que devait politique gouvernementale dans l'année en cours. Parmi principaux points figuraient:
1.- Les grèves auparavant, rérévolutionnaires».
2.- La saisie des terres, directement biliers appartenant des ghoutis» cien régime)
Réhabiou de juges compétents.
tenterait thies pour l'Ouest des tribu-
Le 20 mars, en mesure partisans de l'ancien ayant déjà été écartés des lyche, marxistes risquent de faire les cières» (Le Monde, mars 1980).
Toujours au nom lutte contre les plusieurs ren cette panet des importées de l'Ouest l'Est», Khomeiny devait s'en les homquer les religieux.
L'Imam dignitaires l'organisation en accusant ceux-ci la suivre marxistes».
sanne 1980-1981 serait celle de ces mais interdites et les grévistes passibles des tribunaux islamiques pour menées «contredes biens mobiliers ou immo-
«ta-
(profiteurs de l'anpourrait s'effectuer que sur réquisition du procureur général islamique tration
3.- L'enseignement supérieur devrait être « islamisé», les darmerie.
professeurs ayant des «sympaou l'Est» devant être congédiés. Le commentateur du Monde ajoutait rendant compte de cette que «la plupart des régime cées et des universités, ce sont surtout les enseignants de gauaméricain,», qui ou non, communisme frais de cette nouvelle chasse aux sor-
23-
24 les n'est de la
«idéologies
Nous et de munisme de l'impérialisme presse accusés de trop critireprennait ensuite ment à son compte ce qui est depuis longtemps une antienne des du régime contre
«islamo-progressiste» des Moudjahidin e khalą, de de «cor-
«le peuple rompre l'Islam par des concepts
Expliquant que l'année perla «restauration de l'ordre et de la sécurité», Khomeiny appelait alors la population musulmane à combattre les groupements de partisans armés (ce qui vise en premier lieu les fedayins, mais aussi les organisations kurdes).
L'Imam enjoignait au président de la République Bani Sadr de «réprimer vigoureusement» tous les actes d'indiscipline, d'insubordination ou de négligence au sein de l'adminisd'Etat, des forces armées, des gardiens de la révolution, de la police et de la gen-
Toute contestation ou désobéissance serait «fermement sanctionnée» par les tribunaux révolutionnaires qui devraient infliger des «рипіtions divines».
Tous les observateurs étranmoins dige gers notaient enfin que le discours était moins dirigé contre le «grand Satan, l'impérialisme que contre le «Chers amis, vous devez réaliser que le danger que constituent pour nous puissances communistes pas moindre que celui qu'engendrent les Etats-Unis.
luttons contre le cominternational avec la même détermination que contre occidental, le sionisme et Israël».
C'est dans ce discours égaleque, pour la première fois depuis l'intervention SOviétique à Kaboul, Khomeiny dénonçait en termes véhéments l'occupation par les «pillards l'Est». souhaitant que musulman d'Afghanistan parvienne à reconquérir son indépendance et se dégage des griffes de ceux qui se présentent comme les défenseurs de la classe ouvrière».
Commentant ainsi le discours de Now Rouz de Khomeiny et les déclarations faites par le président Bani Sadr, l'envoyé spécial du Eric Rouleau, écrivait : «Il est sans doute prématuré de parler d'un tournant dans la politique intérieure et extérieure de l'Iran, d'autant plus que de nouveaux revirements ne sont pas à exclure. On peut néanmoins relever chez l'Imam Khomeiny, et surtout chez le président Sadr, la volonté de mettre en sourdine l'agitation anti-américaine jugée stérile et de se consacrer à la tâche de consolider les nouvelles institutions la République, tout en écartant du pouvoir les forces de gauche».
Si la suite des événements, à commencer par le tan et l'affaire des universités, allait montrer qu'il bien d'un tournant (avec les limites que nous avons rappelées plus haut), il est intéressant de noter comment le point de vue, exprimé pal journal bourgeois français, a été - à quelques nuances pres - repris depuis lors par la plupart des chancelleries européennes qui ont choisi, nous le verrons ensuite, davantage une politique de «pression» sur le régime, à propos de la question des otages, qui ne mette pas en question les efforts développés par Bani Sadr, politique de déstabilisation tous azimuths comme celle suivie par l'administration Carter, au moment du raid de Tabas (lors. que des officiels américains expliquaient ouvertement pour eux, c'était tout le régime, tout le gouvernement qui étaient devenus «non viables» et bons à passer aux pertes et profits.)
Depuis plus d'un mois, c'est une véritable guerre civile qui autour de Sanandaj, oppose Baneh, Sardacht et Saqquez, dans le sud du Kurdistan, unités régulières de peshmergas («ceux qui vont au devant de la mort») et les milices de la Résistance nationale kurde aux bataillons de l'armée iranienne renforcée et contrôlée par des pasdars qui ont été lancés pour liquider le réduit kurde. Ici se révèle avec éclat la nature de l'orientation de la direction Khomeiny.
Monde, simples la part du régime de Téhéran.
Il y a de la uant ticuli de
Kurdisdivisions au sein de la résistance.
s'agissait d'août, ont repris depuis plusieurs par le princitoutes les négociations les autorités de Téhéran et les qu'une de l'armée iranienne que,
69 du 7 février 1980).
de Bani Sadr sitôt les la manière forte : «Je viens de posant un plan d'autonomie je suis d'accord pour que la population de celte région administre ses propres affaires
Si pour l'instant seules les villes du sud Kurdistan font tôt là l'objet des pilonnages au mortier de 120 mm et des mitraillages par les hélicoptères de combat et les phantoms «made in
USA», ce choix répond à de considérations tactiques, politiques et militaires, de sans doute eu, peutêtre au début, un calcul poli-• de la tique de Bani Sadr et du Conseil ganisations politiques les plus radicales de la résistance kurde
(le Komaleh) (4), entendaient sinon se laisser une porte de sortie pour négocier avec le PDKI, du moins jouer sur d'éventuelles
Les combats interrompus en octobre dernier, après l'échec de l'offensive militaire alors que
Il cupation semaines,
Bani entre de oir représentants de la population mettre règles kurde avaient été interrompues.
Le plan d'autonomie, présenté
(7)
que par les Kurdes et qui prévoyait explicitement que le Kurdistan
4)
resterait partie intégrante de la
République islamique, avait reçu une fin de non-recevoir de Bani
Sadr et du Conseil de la Révolution. Tandis que les négocialeh, tions étaient dans l'impasse, les représentants kurdes, inquiets des préparatifs militaires ouverts des et pasdars, nous avaient confié, au du mois de janvier, leur inquiétude de voir les combats reprendre sous peu (cf Inprecor numéro en
Les déclarations bellicistes après son élection allaient dans le même sens. Dénaturant, dans une interview accordée à la revue
Middle East (5), le contenu
80% des propositions kurdes d'autonomie, le président de la République islamique montrait com-
5)
ment il était disposé à employer
6)
recevoir une lettre du PDK pro-
7)
dieu que
Il y a quelques bons points et est son culturelles et économiques».
Mais Bani Sadr expliquait aussioù le bât blessait : la question du maintien au Kurdistan des unités «persannes» de gendarmerie et de police et surtout le caractère «non islamique» (entendez non lié à la direction Khomeiny) des forces politiques hégémoniques
Kurdistan. «Ils veulent aussi garder le contrôle de la police et gendarmerie, poursuivait-il dans cette interview.
existe-t-il une telle autonomie ailleurs dans le mon-
«S'ils veulent une autonomie dans le cadre de l'Iran, elle doit se situer dans le cadre idéologique de la République islamique. Ils doivent être musulmans. Comment pourrions-nous accorder l'autonomie dans le cadre d'une société islamique à ceux qui ne se considèrent pas, comme eux, liés par la loi islamique?..». (6)
ét que
Sac liée est au mouvement et qui bureaux du
Cheikh
Hosseini, est secrétaire de plus force le la
Au et cours des à
Piranchahrà avril idem profession la u'il n'y
Mohammed pre rière
(nawaz), le pélerinage à la Mekke (Hajj), le jeûne annuel (Ramadhan) et l'impôt coranique (Zakat).
joug politique des institutions et des dirigeants de la République islamique.
Menaçant, Bani Sadr concluait son entretien par cette menace non voilée : «S'ils disent 'donnez-nous ce que nous voulons ou bien nous rons' et bien combattons ! Pensez-vous qu'après avoir mené à bien notre révolution, nous craignions de telles menaces ? Au nom de la Nation, j'annonce que nous n'accepterons pas de nous séparer d'un seul centimetre du sol iranien».
Quelques jours après le discours de Now Rouz de Khomeiny, les premières opérations militaires des forces de répression iraniennes débutaient au Kurdistan. La plus grave allait être le massacre de plusieurs habitants du village kurde de Qala-
Mais le blocus économi- Mais le que appliqué contre tout le Kurdistan et les dernières déclarations des dirigeants iraniens montrent que c'est bien toute la résistance kurde qu'ils entendent abattre militairement et politiquement.
Depuis plusieurs semaines, les unités de l'armée iranienne, les pasdars secondés par éléments «djacht», ralliés au régime de Téhéran, interceptent tous les approvisionnements et même en médicaments à destination du Kurdistan. Dans les villes où se déroulent les combats, la situation sanitaire et alimentaire est extrêmement préoccupante. A plusieurs reles pasdars ont refusé même des cessez-le-feu de quelques heures, pour évacuer les blessés et les victimes civiles, au risque de provoquer des épidémies dévastatrices. Le nombre de réfugiés kurdes qui ont abandonné leurs villes et se sont réfugiés dans des abris précaires de la montagne dépasse les 100000.
Mais face aux échec militaires et surtout au début de désagrégation qui touche l'armée iranienne engagée au Kurtan, lors d'une «opération de police» effectuée par les gendarmes iraniens appuyés par les pasdars.
avril, débutait la véritable offensive militaire contre l'ensemble des villes du sud. La moitié (!) des unités fiables de l'armée iranienne, cées par les meilleures troupes de pasdars, allaient y participer, sans pour autant venir à née que leur opposèrent les peshmergas, seulement d'un matériel léger, mais qui bénéficient d'un appui sif de la population kurde.
Ces difficultés rencontrées sur le terrain militaire dans le sud, expliquent sans doute pourquoi Téhéran n'a pas encore commencé une offensive généralisée contre tout le Kurdistan. LE BLOCUS ECONOMIQUE DU KURDISTAN distan, les dirigeants de Téhéran ont encore haussé le ton.
Le 16 mai dernier, Bani Sadr appelait les soldats iraniens «à poursuivre la lutte de toutes leurs forces jusqu'a la victoire finale et le nettoyage de la région». Expliquant que le gouvernement «n'avait jamais eu l'intention de répandre le sang kurde», il réaffirmait cependant qu'on assistait l'Islam contre le blasphème».
L'ayatollah Montazeri, ancien Imam Jomeh (8) de la capitale, et qui est l'un des proches de Khomeiny, déclarait «qu'il ne fallait plus négocier au Kurdistan, mais nettoyer toute la région avec l'armée et les gardiens de la révolution».
Ainsi en quelques semaines, la question kurde est redevenue l'une des pierres angulaires sur lesquelles le régime lui-même - dans toutes ses composantes — a choisi de tester sa capacité de diriger tout l'Iran à sa guise.
Et cela à cause de deux éléments centraux de la question A - Tout d'abord à cause de l'approfondissement et de la radicalisation des mouvesociaux Kurdistan même, tels qu'ils s'expriment par les mobilisations agraires, l'armement de la population et développement de l'auto-organisation. B - Ensuite il y a un enjeu décisif au Kurdistan par rapport au projet de la direction Khomeiny-Bani Sadr de reconstruction de l'Etat bourgeois, qui concerne aussi bien la fiabilité politique et militaire de l'armée iranienne et du corps des pasdars, que le maintien de «l'intégrité du territoire» face aux revendications des nationalités opprimées de l'Etat iranur le premier point, la dif-
Kurdistan lors de la première offensive militaire d'août 1979 est manifeste. En agraires, pation et de distribution des terres n'avaient été que très localisés, en raison notamment importante formation politique, le Parti démocratique kurde, à une réforme agraire radicale immédiate, «l'Unité nationale»; c'est-à-dire compris l'unité entre les grands propriétaires et les chefs de tribus kurdes d'une part, et les paysans pauvres face au pouvoir de Téhéran. Les shoras paysans qui s'étaient alors développés avaient rapidement périclité après le début des opérations militaires.
Aujourd'hui, le mouvement d'occupation des terres et de redistribution de celles-ci est beaucoup plus généralisé et touche y compris des zones contrôlées par le PDK.
A cause précisément de la première guerre d'août-octobre et de la défiance, pour ne pas dire la haine, qui est largement répandue dans les popuenvers le gouvernement central de Téhéorganisations politiques kurdes (PDK, Komaleh, Fedayins et bureau politique de Cheikh Ezzedine Hosseini) bénéficient d'un soutien beaucoup plus large et plus actif de la population. vendredi et y prononce le sermon.
niveaux : A. D'abord avec l'extension de L'armement de la population. gas, formés heres, 130 mille), ne l'hégémonie mêmes de la résistance milichargés,
Il s'agit bien sûr d'éviter que l'exemple kurde ne fasse tâche d'huile dans les autres nationalités de l'Etat iranien qui forment plus de 60% de la population.
Par ses caractéristiques spécifiques (mouvement agraire, armement de la population, spécificité de la structuration politique, capacité de résistance militaire face à une offensive de longue haleine) le mouvement national kurde apparaît très largement à l'avant garde des mouvements qui agitent
L'ARMEMENT DE LA POPULATION ET
L'AUTO-ORGANISATION
Cela se manifeste à deux les diverses nationalités opprimées en Iran.
unités régu-
(chaque
- par
Kurdisnationalités turkmènes arabes.
L'autre mée et mes disposant lourd, dont espoirs placés civile nicarapolice.
présidentielle, mière priorité.
Sadr expliquait:«Les forces ardoivent être différentes des fordamentale de ces forces est à une toute première priorité;
cela impliquera une épuration partielle, menée de façon juste afin de ne pas leur porter préjudice.
Cela explique pourquoi le choc avec le mouvement kurde a suivi de peu l'instauration du gouvernement Bazargan après la chute de la monarchie. secondaire.
être Avant même l'offensive militaire d'août, de premiers incidents armees opposant les kurdes liorer, aux pasdars et à l'armée avaient eu lieu au mois de mars 1979, la cité.» cinq semaines seulement apres l'entrée en fonction du gouver- Le nement Bazargan. Ces affrontements au Kurdistan devaient tête être suivis d'autres, au Turkmenistan puis au Khouzestan où les pasdars et l'armée devaient réprimer le mouvement des
LA CRISE DE L'ARMER LRANIENNE yeux enjeu de ces affrontements pour le régime concerne bien évidemment l'arau sens plus général ses appareils répressifs, c'est-àdire les pasdars (150000 hom- toire de matériel l'armée la valeur combattante n'est pas à la mesure des Washington.
Men eux par le régime), la gendarmerie et la
Dès le soir de son élection Bani Sadr, avait aussitôt obtenu que Khomeiny le mette à la tête des forces armées iraniennes, avait expliqué que la remise en ordre de l'armée était sa toute pretiqués ricaines. Dans l'interview à Middle East citée plus haut, Bani mées de la république islamique s'est ces armées impériales à la fois dans leur forme et dans leur des essence. Une réorganisation fonce titre nécessaire et constitue mais qui devra être
Nous savons que de nombreux membres des forces armées ont de justes revendications, mais elles doivent s'exprimer dans l'ordre. La base des forces armées de la république doit être l'ordre et une discipline de fer, la question des fournitures de таtériel militaire est un problème
La réorganisation est prioritaire. Nous devons prêts à défendre notre pays et j'ai demandé aux forces de développer, d'améen leur sein, l'ordre, discipline et leur efficaproblème de l'armée constitue un véritable cassepour les dirigeants de la République islamique.
Comment, en effet, contrôler, et à plus forte raison, utiliser pleinement cet instrument alors que selon des sources bien informées 80% à 90% du corps des officiers cachent à peine leur hostilité envers le nouveau régime et gardent les braqués vers le «grand Satan», ces Etats-Unis d'Amérique où nombre d'entre eux ont été formés.
Ce «pro-américanisme» est directement lié à toute l'hisde la dépendance de iranienne ces vingt dernières années à l'égard de
Dépendance matérielle d'abord: à l'exception des véhicules de transport (soviétiques) de blindés anglais Chieftain et de l'armement léger fabriqué sous licence en Iran, l'armée iranienne dépendait étroitement pour ses dotations en matériels et systèmes d'armes sophisdes fournitures améEn 1976 et 1977, l'Iran représentait plus de la moitié (!) du montant global des ventes d'armes américaines à l'étranger; et depuis 1974, le chah porté acquéreur à lui seul de plus de 35% du total exportations de l'industrie militaire américaine. (9)
Faroughy - Jean Loup Reveriez «L'Iran contre ed. Jean Claude Simoën pp.103 et suivantes.
nature de ces d'armes écessitait, pour entretien et leur mise en œuvre, le concours d'un grand nombre de «conseillers» militaires américains, membres des missions régulières d'assistance militaire ou plus souvent engagés sous contrat «civil».
Ces conseillers militaires US étaient passés de 16000 en 1972 à 40000 en 1978 et leur nombre aurait dû atteindre 60000 (!) en 1980.
En 1978 il y avait presque un conseiller ou technicien américain pour dix soldats gradés et sous-officiers soit une proportion analogue à l'encadrement de l'armée sud-vietnamienne par les «conseillers US» avant l'intervention massive de 1965!
Aujourd'hui, le blocus sur les pièces détachées et le départ depuis plus de 18 mois des conseillers militaires ont abouti un affaiblissement très substantiel militaire iranien.
A part les blindés et dans une certaine mesure l'aviation, les autres armes, à commencer par la marine, souffrent de la non fiabilité de nombre de leurs matériels.
Les autorités iraniennes ont de plus un véritable problème de «reconversion» du dispositif militaire iranien pour le réorienter vers les tâches de défense et de maintien de l'ordre des unités tinées aux tâches de contre-insurrection, a volé en éclats après l'insurrection (c'est le cas des gardes impériaux et de l'essentiel des unités de rangers; seules les unités des parachutistes et la moins affectées). (10)
Mais le principal qui se pose à l'équipe Khomeiny-Bani Sadr, est politique. «Le cœur n'y est plus», notamment dans corps des officiers. Enfants chéris et choyés Palhavi, ils ont essuyé en quelques mois la vérification de l'incapacité de la répression de contenir le mouvement de masse. Ensuite, avant même le départ du chah, l'échec du gouvernesystème leu
Structurée par le iraniens prend le ciers iraniens.
sur contre du potentiel ce qui reste confiance, dans l'autre.
l'opération de Tabas, se demander comment l'armée et ses light force».
Les interrogations majors concernés obstacle de nature le du régime sives au sein et les faiblesses démontrées par de calme durable dans le pays de l'armée iranienne.
hyperchah, nière s'est vue ments décisif iranien, et bien d'un par l'insurdes offidu territoire taire, se rallier du
On l'a vu au moment de où la première réaction de la population iranienne a été de réseaux de détectionradars avaient pu bien faire pour ne pas «voir» l'incursion sur 800 km à l'intérieur du territoire iranien des avions et des hélicoptères de la «Blue un car
A côté étaient si grandes que l'ayatollah Khalkhali, assez renommé pour ses méthodes de justice expéditives, regroupaient a demandé publiquement une nouvelle épuration des états et qu'une commission d'enquête, présidée le général par l'ancien ministre de l'Intérieur, l'ayatollah Rafsanjani, a été mise officiellement sur pied.
D'ailleurs les crises succesde la direction
Khomeiny-Bani
Sadr à ramener un semblant concourent à alimenter la crise
DESERTIONS ET REFUS
D'OBEISSANCE l'année dervu au et au redéveofficiers refusent aux sera et la
Sadr leurtrie ée et m rée la scène sur articipant ce eler autreapp civile.
(12)
erre qui périale, compiste assez tranché.
des forces conventionnelles trois armes
(Marine-Aviationplusieurs corps parachutistes,
Guards) étaient spécialisés dans les hommesau total, tous engagés volontaires.
11) Le commandant en chef adjoint des troupes de l'OTAN,
Huyser se rendit en janvier 1979 à Téhéran pour convaincre les généraux iraniens de ne pas tenter un baroud d'honneur. Ainsi le chah dans ses mémoires, et les révélations des étudiants occupant l'ambassade montrèrent que ce général prit contact avec Bazargan et servit d'intermédiaire entre l'opposition religieuse et certains généraux iraniens pour préparer la transition du pouvoir.
12) «Le Monde» 21.05.80.
Ce jugement est partagé par la direction kurde:«L'armée ne se bat
Et d'ajouter:«On sait, à présent, que le pari est perdu et bien perdu»
Jugement peut être un peu péremptoire et surtout prématuré. Mais il est vrai que informations qui s'accumulent sur les cas de désertions, d'exécutions d'officiers d'obéissance tendent à lui donner un certain relief.
Des kurdes ont spectacle de pilotes coptères qui larguaient et leurs munitions roquettes au-dessus des montagnes désertes avant de rentrer à leur base,
«mission accomplie».
vingt douze officiers et soldats qui refusaient de se auraient été fusillés
Ahwaz. (13)
nel collaboration
Parmi proché che de nouveaux et surtout désormais personne.
Le 11 mai, le Haut conseil de défense nationale a été formé (16) et Khomeiny a nommé le nouvel «Imam Jomeh» de la l'hodjatoleslam Khacapitale,
(lié au groupe des menel de l'ambassade) et etudiants le ministre de la défense Chamran (qui avait été partisan de les combats poursuivre
Kurdistan en octobre) comme les du pays» (17).
pour refus
19 mai, de la ponsables assisté au d'hélileurs tion, ou d'incitation à la rébellion.
Quatre battre à négligence».
d'état major, le arrêtés pour cement de la discipline, l'ennemi.
forces aux troupes.
d'obéissance, était mis sur pied.
pour
(15).
très avancé combattre aux kurdes dans la petite ville de Nowsud, située à l'est et conflits)
la République islamique.
en même été dépêché au Kurdistan pour prendre ni, au kurde.
ses conseillers personnels dans ce Conseil. Ils devront lui rendre compte chaque semaine des travaux du Conseil notamment «sur la situation interne dans les diverses garnisons militaires
Quelques jours plus tard, le flit. le procureur général révolution lançait un appel public invitant les reslui livrer «tout agent contre-révolutionnaire» coupable d'agitade complot, d'espionnage Le président Bani Sadr se faisait alors l'echo de ces préoccupations en demandant aux. commandants en chef des trois armes de prendre «toutes les mesures nécessaires en vue d'un strict maintien de la discipline et afin de prévenir toute éventualité de désobéissance ou de
Il organisait, avec le chef général Hadi Shadmehr, une série de discours pour appeler au renfors'en islamique, prenant plus particulièrement expliquant:« raient d'affaiblir le moral des
Dans le même temps, un Tribunal militaire révolutionnaire, chargé des cas de refus
Mais l'impasse militaire au Kurdistan et la crise au sein de l'armée iranienne (éclairée par la nouvelle défection d'une unité d'élite de la brigade parachutiste qui s'est rendue sans combattants Les autres de Sanandaj près de la frontière irakienne) allait relancer la crise et les oppositions au sein de l'équipe dirigeante de
Déjà à la mi-mai, il semblait enfin, que l'équipe de collaborateurs de Bani Sadr et celui-ci aient C. accepté un plan de paix en six 1.05.80). points, présenté par le PDK. 13) idem Darius Forouhar, ancien ministre du Travail et qui avait mené certaines des précédentes négociations avec les kurdes, avait langue avec Cheikh Ezzedine Hosseila guerre.
représentant la résistance
C'est l'opposition irréductible du Parti républicain islamique (PRI), et de la majorité de la hiérarchie chiite, partisans de la guerre à outrance, qui allait faire capoter cette tentative de réglement du con-
Le dirigeant du PRI, l'ayatollah Behechti, qui est également le secrétaire du Conseil de la Révolution islamique, allait expliquer qu'il n'était pas question de tenir parlers de paix avec les kurdes tant que toute la région occidentale de l'Iran n'aurait pas à la négociation arguent du fait que les trêves et les cessez-le-feu précédents ont été mis à profit par les kurdes pour consolider leur travail politique et améliorer leur dispositif militaire.
L'opposition entre partisans et adversaires de la négociation était telle que le Financial Times du 22 mai rapportait les paroles de Pasdars engagés à Sanandaj, propos reproduits dans le quotidien République organe du PRI, SI une nouvelle mission spéciale est envoyée pour avoir des discussions avec pas parce qu'elle est complètement démoralisée et elle honnit ce régime. Si de nombreux officiers supérieurs ont été tués ou mis à la retraite, beaucoup de ceux qui sont encore en service restent en contact avec ceux qui se sont réfugiés à l'étran ger, avec l'entourage du chah, farouchement hostiles à Khomeiny, ne veulent pas se faire tuer pour lui.
sont des patriotes que le rôle de l'armée défendre les frontières Parmi les officiers subalternes et les sous-officiers par contre se développe un courant «démocrate» assez fort, pas assez fort pour tenter un coup contre Khomeiny, mais suffisamment diffus pour saboter la guerre contre les kurdes. Au niveau de la troupe la discipline s'est terriblement relâchée.»(propos recueillis par
Kutschera, in «24 heures», 14) «Le Monde», le 21.05.80. 15) «Libération», le 19.05.80. 16) D'après la Constitution, Khomeiny est le responsable suprême des forces armées et peut déclarer 17) «Tehran Times», le 12:05.80.
les groupes anti-populaires (c'est-à-dire les organisations kurdes) nous ouvrirons le feu sur elle à la mitrailleuse»...
L'unanimité devait se refaire peu après parmi les dirigeants du régime pour en n'importe quel moyen, le plus rapidement possible et définitivement avec la «gangrène kurde».
Le 23 mai une offensive militaire généralisée de grande envergure était lancée à partir de Sanandaj, reprise quelques jours plus tôt par les forces de Téhéran. Plusieurs colonnes militaires d'un armement lourd et sophistiqué se dirigent vers la région «pour obtenir la reddition totale de cette province rebelle»
La veille du déclenchement de cette opération, le président Bani Sadr s'était rendu auprès de l'Imam Khomeiny pour l'informer de la situation au Kurdistan et lui les plans de l'offensive en préparation. Le 23 mai 1980
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Cet article est le premier d'une série de deux sur la situatior politique en Iran. Le deuxieme article paraitra dans le prochain numéro «d'Inprecor» et il traitera des affrontements de l'Université;
des tensions au sein de la direction Khomeiny-Bani Sadr;
des mobilisations ouvrières et paysannes;
de la crise économique ;
de l'avenir du mouvement anti-impérialiste et de l'intervention des marxistes révolutionnaires.
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