Tom GUSTAFSSON Lerandea, éclatait la plus grande grève ouvrière qui ait jamais eu lieu en Suède. Elle s'achevait le 11 mai. Cette grève fut l'aboutissement de plus de six mois de négociations sur les conventions collectives. Bien entendu, les syndicats ont mis prématurément fin à la lutte, alors que la moitié ment des revendications initiales était satisfaite. Et, en acceptan cela, ils ne défendent pas le pouvoir d'achat des travailleurs pour 1980.
Mais cette lutte a également montré que la classe ouvrière
La première grève généralisée depuis 71 ans, 900
Rien ne sera plus comm suédoise dures attaques de la bourgeoidures empêché le blocage des salaires les patrons essayaient de appliquer.
milliers de tiaire, qui étaient seulelutte contre les patrons, plus de
800000 (c'est-à-dire la plupart les directions syndicales, LO
(Fédération Nationale des Syndicats)
Nationale des Employés) dans e avant n'accepte sie. Par exemple, le conflit a syndicats que le gouvernement et nouvelles
Sur les 900000 ouvriers et les quelques dizaines de salariés entrés en d'entre eux) furent lock-outés.
A peine 100000 avaient suivi le secteur et TCO (Fédération
000 travailleurs en lutte des grèves partielles. Par ailleurs l'opposition radicale des à l'utilisation des heures supplémentaires et aux embauches toucha plus de 1 million de travailleurs (voir plus loin). Il faut garder à l'esprit que l'ensemble de la population suédoise ne dépasse pas 8,5 millions d'habitants.
Le conflit débuta dans le secteur public, bien avant les négociations soient définitivement rompues dans privé. C'est seulement le 30 avril qu'il devint clair que le conflit allait réellement éclater. Cela relança les mobilisations pour le 1er mai.
Manifester massivement le est une tradition ler mai mouvement ouvrier depuis 90 ans. Cette année, la participation aux manifestations et aux meetings qui suivirent, fut extrêmement élevée.
Les directions du mouvement ouvrier ont déclaré que ce sont plus de 900000 personnes qui ont manifesté, dans
350 villes dans tout le pays, plus du c'est-à-dire un peu dixième de la population suédoise.
Les principaux mots d'ordre lors de manifestations ces étaient: «Assez! Plus de décrets de blocage des salaires! Plus d'arbitrage de la bourgeoisie!
Dehors le gouvernement bourgeois!».
LA SUEDE PRESQUE
PARALYSEE
Au cours du conflit, la Suède a connu une paralysie presque totale. D'importants secteurs des services sociaux ont tout d'abord été touchés lorsque le secteur public est entré en lutte: certains hôpitaux et centres sociaux pour les enfants étaient en grève ou lock-outés.
Tous les aéroports étaient fermés; à Stockholm, le métro ne fonctionnait plus; à Göte-
LA LUTTE DES DOCKERS direction du Syndicat des transports («Transportarbetarförbundet»). Les critiques venaient des dirigeants des dockers, permanents syndicaux. La direction syndicale a réagi comme elle le fait toujours contre toute opposition militante - les permanents furent chassés de leurs postes dans le syndicat.
leur propre syndicat, ce qui fut fait en 1972, par la création du Syndicat des ports («Hamnarbetarförbundet»).
de catégories de travailleurs.
des transports et des dockers en Suède. Pour ces groupes, seule la direction des transports a le droit de signer un contrat. Cela signifie que le syndicat des ports, avec ses nouveau de signer de contrat. LO a refusé d'intégrer le Syndicat des ports comme syndicat indépendant, à l'égal de celui des transports. La réponse fut :
«Ou vous rejoignez le Syndicat des transports ou vous restez à l'extérieur de LO et du mouvement ouvrier».
plusieurs fois pour obtenir le droit de signer ses propres contrats.
ce droit. Ils se battent aussi pour le maintien de leur pouvoir d'achat.
Traditionnellement, les dockers plus combatifs de la classe ouvrière suédoise. Ils ont, à plusieurs reprises, fait des grèves de solidarité avec les syndicats des autres pays. Récemment, lorsque les sidérurgistes britanniques ont été en grève, ils ont refusé de décharger les navires transportant l'acier britannique, en solidarité avec la lutte des sidérurgistes.
borg (la deuxième ville de
Suède), les tramways ne rouplus; dans laient les autres régions, les trains et les transports publics furent également touchés: les services douaniers, et portuaires fonctionnaient au ralenti; les programmes de radio étaient considérablement diminués et la télévision ne donnait que les informations.
Lorsque, plus tard, le conflit s'est étendu privé et a touché l'industrie,
Suède connut alors une presque totale qui s'est étendue à tous les domaines et a affecté indirectement des secteurs de plus en plus nombreux; les boulangeries, les restaurants, les hôtels et les supermarchés ont été touchés par le conflit d'une manière ou d'une autre.
Les gens commencèrent à stocker le pain, le lait, la levure, etc., lorsque bruits ont couru que ces produits allaient manquer. Mais le mouvement le plus important produisit quand les syndicats annoncèrent qu'ils appelaient à la grève dans trois des quatre grandes raffineries de pétrole suédoises et que les travailleurs des transports allaient bloquer presque totalement le transport du
Au début des années 70, il a existé une opposition critiquant la
A la suite de ces purges, les militants dockers décidèrent de créer
Le Syndicat des transports, qui participe à Lo, organise un grand
Entre autre, tous les travailleurs
2500 membres, n'a pas le droit
Depuis lors, le Syndicats des ports a appelé ses adhérents à la grève
Aujourd'hui ils se sont mis en grève une fois de plus pour obtenir représentent des secteurs les pétrole et de l'essence. Ce fut la réponse des travailleurs au lock-out prolongé décidé par la SAF (Association nationale du patronat suédois).
LE LOCK-OUT - UN INVESTISSEMENT A LONG TERME Qu'est-ce qui a provoqué cette grève généralisée du mousuédois? Et comment y a-t-on mis fin? Les négociations du contrat les salaires pour l'année 80 ont commencé juste les élections au ment en septembre dernier - é lections qui ont amené au pouvoir les trois partis bourgeois avec une faible majorité d'un siège au parlement. Les patrons, en particulier la SAF, ont dès le départ pris une position très dure au cours des négociations. La SAF, qui est composée à une écrasante majorité des entreprises de la grande industrie et du commerce, s'est battue en permanence pour un blocage des salaires lors des négociations pour le contrat collectif; et elle a reçu très rapidement le soutien du gouvernement bourgeois. C'est ce qui a provoqué la colère grandissante des travailleurs qui ont vu les prix augmenter sans cesse tout au long de l'hiver et au printemps. Au cours des trois dernières années, les ouvriers suédois ont perdu environ deux mois de salaire. A cela s'ajoute maintenant les effets d'une aug mentation des prix de 8 pour cent sur les produits courants, six mois seulement avant la mise en application du nouvel accord (c'est-à-dire depuis le 1er novembre).
Cette ligne dure de la SAF n'est pas dûe, à l'heure actuelle, à un ralentissement des exportations suédoises. Au contraire, de nombreuses entreprises suédoises exportatrices se portent bien, augmentent leurs profits et versent souvent des dividendes exhorbitants à leurs actionnaires. Mais les dirigeants des
plus grosses entreprises banquiers savent très qu'une nouvelle récession internationale se prépare et qu'ils seront touchés.
L'industrie suédoise dépend pour une large part des exportations, en particulier du minerai de fer, de l'acier, du papier et de la pâte à papier. Les aciers spéciaux, les automobiles (Volvo et SAAB) et l'industrie électronique vont aussi devoir affronter une concurrence exacerbée sur un marché international en stagnation ou en récession.
C'est la raison pour laquelle les dirigeants de la SAF, Olof Ljunggren et Curt Nicolin, parlent maintenant du lock-out massif comme d'un «bon investissement à long terme».
La plupart des travailleurs entrés en lutte - 800000 -ont été touchés par le lock-out patronal. La loi suédoise donne une grande liberté aux emplo-
LE MECONTENTEMENT DES TRAVAILLEURS Le mouvement syndical suédois n'a pas la réputation d'être très militant. La grève généralisée a été provoquée cette fois par l'attitude dure des employeurs d'une part, et, d'autre part, par le mécontentement de couches de plus en plus larges de travailleurs, provoqué par les diminutions de salaires et la politique économique anti-ouvrière du gouvernement.
Les directions de LO et de TCO ont soumises à des pressions si fortes de qu'il leur fut impossible de signer les contrats aussi défavorables que les deux précédents. Au cours et au printemps, les syndicats, les uns après les autres, demandèrent au niveau local des augmentations de salaires importantes, non seulement dans l'industrie, mais aussi dans les hôpitaux, les services sociaux de l'enfance, etc.
La campagne pour le droit de signer des contrats sectoriels reçut aussi un large soutien, en particulier chez les métalluryeurs pour procéder à des à des lock-outs. Dans la législation du travail établie par le précécomme une réponse légitime à une grève ou à un refus des syndicats de faire des heures supplémentaires. Il n'y a pas le nombre de travailleurs lockoutés, à partir du moment où
Best annoncé une semaine à l'avance. direction de LO peut s'opposer à toute grève dure et la loi oblige là aussi à ce que la grève soit annoncée à l'avance. Les grèves sont interdites contrat est en cours et il y a un sytème d'arbitrage obligatoire et des tribunaux du travail. gistes; elle avait démarré l'an dernier, impulsée par le puissant syndicat de l'usine Volvo à Göteborg, la plus importante section syndicale de toute la Scandinavie.
La direction svndicale na onale s'est ettorcee de parve nir à un «compromis acceptable» pour présenter finalement, avec beaucoup de retard, leurs revendications salariales, il y a deux mois. Les travailleurs réclamaient une augmentation de 11,3 pour cent.
La direction de LO a levé son interdiction des heures de travail supplémentaires dans l'industrie, deux mois avant que la grève généralisée n'éclate «pour laisser la possibilité aux médiateurs gouvernementaux d'ouvrir de nouvelles négociations». La mesure intervint alors que le refus de faire des heures supplémentaires commençait à avoir un impact. Mais les directions furent obligées d'interdire à nouveau les heures supplémentaires après que les médiateurs, sous la pression du gouvernement bourgeois, aient présenté une «offre finale» dérisoire de 1,5 pour cent. Ils claquaient ainsi la porte au nez des négociateurs de LO qui avaient toujours espéré parvenir à un compromis. La grève généralisée devenait alors une réalité. LES SOCIAUX-DEMOCRATES
HESITENT A S'ENGAGER
Le conflit actuel a de très fortes résonnances politiques. Les patrons savent que le gouvernement est très sensible à exigences. La direction d'un autre côté, a pris l'habitude de coopérer avec des gouvernements sociaux-démocrates pendant 44 ans, - jusqu'en 1976 où ceux-ci furent écartés du pouvoir. Aujourd'hui ils ont peur; en particulier face à une situation économique qui empire de jour en
Les syndicats et le parti social-démocrate ont tous deux refusé de mobiliser les travailleurs contre le gouvernement; bien que les derniers sondages d'opinion montrent que les sociaux-démocrates représentent 44 pour cent des intentions de vote et qu'ils auraient la majorité avec le VKP ( le Parti communiste pro-Moscou), la direction syndicale prétend ne pas vouloir politiser le conflit.
La direction du parti social-démocrate, dit-elle, qu'elle ne veut pas provoquer parlementaire qui viendrait s'ajouter au conflit du travail - ce qui ne paraît pas une chose bien difficile, étant donné que la bourgeoisie dispose que d'un seul vote de majorité au parlement.
Olof Palme, le dirigeant du parti social-démocrate, Gunnar Nilsson, le dirigeant de LO et député social-démocrate, ont critiqué le gouvernement, mais ils ont refusé de déposer une motion de censure au parlement.
Cependant, les ouvriers de l'industrie, ainsi que les travailleurs des hôpitaux et les techni-
ciens du métro en lutte, ont fait une tournée de meetings dans toute la Suède, la plupart du temps devant des assistances nombreuses. Des manifestations pour protester contre le lock-out et les augmentations de dividendes versés aux actionnaires, se sont déroulées dans de nombreuses villes. Des dizaines de milliers de travailleurs suédois ont fait concrètement l'expérience de ce que cela représente qu'être responsable d'un piquet de grève, avec de temps en temps des interventions de jaunes.
D'une manière générale, les employeurs n'ont pas essayé de briser les grèves à une grande échelle. Et toutes les tentative
En dépit de la grève, les négociations se poursuivaient. Mais les médiateurs, mandatés par le gouvernement, - une public et une commission pour le secteur privé, - étaient mauvaise à la botte du gouvernement. Pas de façon formelle ! Le gouvernement nie avoir eu une part active dans les négociations, mais tout le monde sous-main par des contacts in-
Men prenant certaines initiatives.
Le premier ministre, Thorbiörn Fälldin, fut déjà échaudé lors d'une intervention «prématurée» - c'est ainsi qu'elle fut qualifiée par la presse bourgeoise - bien avant que le conflit n'éclate, lorsqu'il entredes négociations secrètes sur le blocage des salaires et des prix et sur des réductions d'impôts. Cela juste après que la population suédoise ait fait l'expérience d'une augmentation des prix et des loyers particulièrement élevée ! Les principales organisations syndicales ont refusé l'accord, bien que certaines fédérations d'employés et d'enseignants aient accepté. Le Parti social-démocrate refusa également d'apporter son soutien et les partenaires libéraux coalition hésitèrent à prendre parti.
effectuées en ce sens ont reçu une réponse massive. Nous massive. Nous avons aussi vu la première manifestation des piquets de manière scandaleuse dont le eul Courges. Par les mass media bourgeoises. Les syndicats sont traditionnellefortement bureaucratisés mais lorsqu'ils le mettent en mouvement, ils le font avec une force organisationnelle imexemple, plus de 97 pour cent des métallurgistes suédois sont organisés dans les syndicats. Le chiffre est cependant beaucoup plus faible dans certains autres secteurs, tels que la restauration et le commerce (environ 60 pour cent). LES NEGOCIATIONS MALGRE LE CONFLIT
Lorsque le conflit s'élargit de plus en plus et que la lutte devint de plus en plus militante, malgré une couverture de presse bourgeoise scandaleuse, qui titrait constamment sur «notre que», sur «les actions irresponsables des syndicats», sur les «pertes que les épargnants allaient devoir subir», etc:, le gouvernement dut commencer à reconsidérer la situation toute entière.
Il devint de plus en plus évident pour le gouvernement que la perspective d'un long conflit permettant de détruire les syndicats et de mettre sur pied un système pour briser la grève serait d'un coût beaucoup trop élevé et se révélait impossible à mettre en œuvre en raison de la situation parlementaire instable. Le gouvernement dût abandonner toute nouvelle
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Get Les raisons de la chute de la social-démocratie par T. GUSTAFSSON et G.I. JOHNSON L'usure du nouveau gouvernement par B. ASSMANN tentative pour imposer une législation dans ce sens.
LE GOUVERNEMENT
CHANGE DE TACTIQUE Le gouvernement fut alors titude de refus intransigeante. Il devint soudain possible d'arbitrage «indépendante» de faire une nouvelle «proposition finale», qui était trois fois plus que l'offre précédente, mais qui ne correspondait qu'à la moitié des exigences syndicales. Et, de plus, les revendi-
One tenaient compte des «années perdues», mais ces revendications étaient largement soutenues par la classe ouvrière qui était prête à lutter pour les faire aboutir.
Après quelques jours de réflexion, les syndicats acceptèrent les propositions. directions du secteur public en firent SAF refusa ! Elle s'en expliqua dans un rapport en trois points qui disait, entre autres exportations suédoises subiraient importantes et que la compéde la Suède serait affaiblie si elle acceptait les propositions des médiateurs. Après une discussion et une injonction du gouvernement, la SAF a finalement cédé, mais, dans le même temps, elle fit reporter toute la responsabilité du développement économique sur le gouvernement et manifesta ouvertement son désaccord.
Le contrat qui fut signé pendant la nuit du 11 au 12 mai fut annoncé aussi bien par les syndicats, les employeurs que les media, être sur la base d'une augmentation de 6,8 pour cent pour le secteur privé et de
Numéro 13 - nov. 1974 Numéro 24 - avril 1975 Numéro 41 - déc. 1975
Numéros 57 et 59 - oct.nov. 1976 Numéro (Nouvelle série) 9 - juin 1977
7,3 pour cent pour le secteur public.
Le contrat contient une série de clauses très compliquées.
Mais une chose est sûre : les augmentations annoncées sont surestimées.
Le contrat n'est pas rétroactif à partir du ler novembre. Il entre en vigueur à partir du 15 avril pour certaines clauses, plus tard pour augmentations
Les d'autres.
sont en réalité infétotales rieures à celles annoncées publiquement.
Pour ce qui est des salaires, c'est un contrat
Il a été négocié défavorable.
trop tôt alors que les caisses de grève étaient encore pleines, que le front de grève nes, venait juste de se former, que les lignes ennemies commençaient à montrer quelques fissures.
LES LUTTES portants furent la
«grève généralisée» de gistes de 1945. Mais aucune n'a mobilisé autant de travailleurs que celle de mai 1980.
syndicale, LO :
le mois de décembre de la même année. La cause du conflit fut la récession qui commença en 1908 et l'exigence des patrons d'une baisse des salaires daient des réductions de salaire. La proposition d'un arbitrage fut repoussée et le gouvernement essaya d'intervenir. Le conflit se termina en 1934, presque un an plus tard. Il aboutit à une réduction de salaire pour les ousalaire: 38 : Deux conflits dans l'imprimerie. Les travailleurs obtinrent aussi la célèbre «paix sociale» suédoise («Saltsjäbadsandan»).
verser inférieur aux revendications des ouvriers.
touchés. Le résultat fut une qui passèrent à 42 heures hebdomadaires.
et au cours duquel 19000 travailleurs furent touchés.
vement ouvrier suédois.
deux plus importantes furent celle des dockers à Göteborg et celle des mineurs de Kiruna. La grève des mineurs, la plus grande «grève sauvage»
Suède, avec 4800 mineurs en en grève.
dications les plus importantes était une mensualisation des salaires.
Pour dresser un bilan, on peut dire que le scepticisme est largement répandu dans la classe ouvrière à propos de ce qui a été réellement gagné par ce contrat, bien que les travailsoient pas tous d'accord sur ce qui aurait pu être gagné si l'on avait continué.
Mais une chose est certaine;
c'est que la confiance syndicale est plus grande et plus large après le conflit. Et c'est une chose très importante. «Nous avons mis en échec la stratégie patronalé du blocage des salaires» était l'un des commentaires qui revenait le plus souvent le jour suivant, «nous leur avons montré sommes pas prêts à accepter n'importe quoi».
EN SUEDE
En Suède, depuis le début du XXe siècle, les conflits les plus imet la grève des sidérur-
1909
Voici la liste des principaux conflits auxquels fut associée la Centrale
1909 : la «grève généralisée» a touché 300000 à 400000 personnes.
Le conflit a commencé au cours de l'été et ne s'est pas terminé avant
1928 : un lock-out dans l'industrie du papier, de la pâte à papier et les scieries a touché environ 43000 ouvriers. Le conflit dura de jan-
1933-34 : 35 000 ouvriers de la construction se mirent en grève. La était catastrophique et les patrons deman-
1937 : Nouveau conflit dans l'industrie de la construction. Il dura du ler avril au 10 mai et se termina par quelques augmentations de des augmentations de salaires de 11 pour cent. Ce conflit instaura
1945 : Une grève de la métallurgie, qui a touché près de 100000 ouvriers et qui a duré 5 mois. Le Syndicat de la métallurgie dut
42 millions sur les fonds de grève et le résultat obtenu fut
: Conflit dans le secteur publie». 3000 travailleurs furent diminution des heures de travail
1953 : Un conflit dans l'industrie alimentaire qui dura 5 semaines,
1969-70 : Ces années appartiennent à la période classique du mou-
Une série de grève a touché la Suède. Les grève, a duré 57 jours. Le résultat
L'une des revendications salariales, sur la mensualisation,
1974-75 : Les femmes des services de nettoyage des usines se mirent
1975 : Les ouvriers de l'industrie forestière se mirent en grève. Ce fut une grève sauvage qui a touché 15000 ouvriers. L'une des reven-
LA PREMIERE GREVE
GENERALIŞEE DES ANNEES 80 Les expériences et la confiance qui ont été acquises au cours de cette lutte ne seront pas inutiles au cours de la décennie à venir.
seulement parce la négociation trale du contrat collectif sera pas suivi de négociations locales, avant que le contrat ne devienne Dans les négociations locales, la question de la mensualisation et d'autres revendications explosives vont sûrement se poser vun seulement parce qu'une série de négociations locales et d'épreuves de forces vont avoir lieu, avant que les négociations centrales ne redémar-
Ice contrat arrivé à son terme, c'est-à-dire à
Et parce que la «paix sociale» n'a en aucune manière été gagnée alors que le mouvement syndical suédois est entré en lutte pour le droit de signer ses propres contrats et pour des augmentations de salaires de 10 francs de l'heure (c'est-àdire des augmentations de 30 pour cent), afin de garantir le pouvoir d'achat des travailleurs.
Et par-dessus tout parce que le conflit que nous venons de connaître a certainement été la première grève généralisée des années 80, mais non la dernière. Lorsque les employeurs parlent d'investissement à terme, la classe ouvrière doit faire de même.
L'encre a à peine eu le temps de sécher sur les contrats que le gouvernement bourgeois parle à nouveau de plans d'austérité, conséquence, disent-ils, de la lourde note salariale. Les dépenses publiques doivent maintenant être réduites de plusieurs milliards, prétendent-ils.
Pour eux, la grève généralisée ne fut qu'une première lutte partielle et ils ne sont pas satisfaits du résultat. Les travailleurs doivent s'organiser de la même manière pour les années 80. Ils doivent mobiliser leurs forces pour les épreuves de force futures.