Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PAYS DE L'EST

Tensions et crises en Europe orientale

· Inprecor n° 78, 29 mai 1980 · p. 16-23 · 5 783 mots

Europe de l'Est Stalinisme URSS et Russie Pologne

EPUIS le début de la longue dépression dans laquelle se trouve engagée l'étionale, la IVe Internationale a souligné une double particularité des pays à économie planifiée et socialisée par rapport aux pays capitalistes. Ces pays n'ont pas été frappés par les mêmes phénomènes qui ont marqué tous les pays capitalistes industrialisés exception aucune : chute périoabsolue de la production industrielle pendant les phases de récession; chômage massif; fermeture de nombreuses entreprises; effondrement ches industrielles entières; accumulation d'énormes masses de marchandises non vendables.

ces pays n'ont pas non plus pu échapper aux effets de la dépression économique capitaliste sur leurs propres économies. subi, et continuent à subir, de nombreux contrecoups, contrecoups d'autant plus nets qu'ils sont davantages intégrés dans le marché mondial.

Cette double particularité de l'évolution économique en Europe de l'Est correspond à caractéristique structurelle de ces Etats par aux Etats bourgeois. Il s'agit d'Etats où le capitalisme a été aboli, où les lois de développement production capitaliste lesquelles il faut classer l'inévitabilité des crises périodiques de surproduction) ne s'appliquent plus. Mais il s'agit en même temps de pays où il n'y a pas de mode de production socialiste, où le socialisme est loin d'être établi et qui continuent donc à subir partiellement les effets de toutes les grandes perturbations de l'économie capitaliste internationale.

On peut résumer cette double caractéristique structurelle en disant qu'il n'y a plus de production marchande généralisée, et donc plus de domination de la loi de la valeur dans ces pays, mais qu'il y a encore production marchande partielle, et donc encore influence de la loi de la valeur, opérant notamment par le truchement de la pression du marché mondial.

Les théoriciens, politiciens et «praticiens» économiques

«démocraties populaires» à l'exception possible de ceux de la Bulgarie et de l'Albanie, davantage attachés à «l'ortho-

Sont cru sincèrement, tout au long des années soixante, aux mythes néo-keynésiens ploi et de la croissance assurée» dans les pays impérialistes, grâce à la «régulation» de l'Etat et des monopoles, c'est-à-dire qu'ils ont cru au bien-fondé de la théorie du «capitalisme monopoliste d'Etat». Ils ont donc été amenés à asseoir leurs différents projets de réforme économique sur une expansion considérable du commerce Est-

Contrairement sions répandues dans divers milieux occidentaux, cette articulation entre «réforme économiques» et intégration majeure ques» dans le marché mondial n'impliqua aucune «libéralisation politique» automatique ou progressive, et encore moins une remise en question fondamen-

Pays de l'Est supériorité de notre définition de la nature sociale de ces pays comme des Etats ouvriers bureaucratisés (comme sociétés de transition entre le capitalisme socialisme, bloquées dans leur avance vers le socialisme par la dictature de la bureaucratie) sur toute autre définition se manifeste notamment dans le fait qu'elle de rendre compte de ce double rapport contradictoire de l'évolution économique en Europe orientale par rapport à la crise économique capitaliste. UN MODELE DE CROISSANCE PARTIELLEMENT REMIS EN QUESTION tale de la nature non-capitaliste de ces économies (un «espoir» - selon les bourgeois, «danger» - selon les dogma-

- de restauration du capitalisme) Au contraire, elle avait pour but fondamental la. consolidation de la dictature de la bureaucratie, assise sur la propriété collective des moyens de production, dictature menacée par la montée du mécontentement ouvrier dans la phase précédente. La hausse du niveau de vie, l'adaptation du «modèle de consommation» à celui des pays capitalistes, bref les appâts de la «société de consommation», devaient servir de frein fondamental à la politisation des masses. En Tchécoslovaquie, la formule a été lancée : «la normalisation ne peut s'asseoir que sur sur des estomacs remplis». Telle fut, en bref, la philosophie du nouveau modèle de croissance de la bureaucratie.

L'intégration plus poussée dans le marché mondial devait permettre d'importer des pays impérialistes des technologies

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avancées et avancées et des biens de consommation destinés à satisfaire les besoins des masses, laissées sur leur faim pendant la phase précédente. Les liens entre cette intégration et la «réforme économique» a amené les entreprises à mieux s'adapter aux besoins des consommateurs et à l'exigence de trouver des marchés croissants à Mais, sur les deux fronts, la bureaucratie bureaucratie conserva les leviers de commande fermement en main. Pas question d'abolir le d'abolir le monopole étatique du commerce extérieur. question de laisser les entreprises libres de déterminer leurs propres prix, pour ne pas dire leurs propres programmes d'investissements. Il s'agissait, en somme, d'une tentative rationaliser la gestion bureaucratique, non de la remplacer par une gestion subordonnée aux lois du marché (à la loi

Faut-il voir dans ce nouveau modèle de développement tentative «objective» même subjective de la part de la bureaucratie des «démocraties populaires» de se dégager davantage de l'hégémonie viétique sur leur économie ? Le Kremlin est-il opposé à ce modèle, et à l'élargissement du commerce de ses satellites avec les pays impérialistes ? La réponse à cette question n'est première vue. Incontestablement, du point de vue bureaucratie reaucratie roumaine, — suivant à ce propos l'exemple yougoslave, - la diversification croissante du commerce extérieur supporte un projet politique d'une indépendance majeure à l'égard de Moscou. Dans le cas des autres «démocraties populaires», l'affaire est moins claire. La motivation principale fut celle d'élargir la base pour «neutraliser» l'attitude de la population à l'égard du régime (la bureaucratie ne peut guère espérer un appui), selon la célèbre formule de Kadar : «Qui n'est pas contre nous est avec nous». Le reste est secondaire - d'autant plus que, pour une large majorité de la bureaucratie, T'URSS (et l'armée soviétique) reste le

«garant de dernier ressort» pour au pouvoir, en cas de révolution politique.

Il ne faut pas non plus sousestimer l'importance à la fois des «réformes économiques» et de l'intégration plus grande dans le marché mondial pour l'élargissement des privilèges de la bureaucratie. Ainsi, en ce qui concerne la Hongrie, les primes découlant de participations aux «profits» des entreprises pouvait atteindre vers 1970 au maximum 25 % du salaire d'un ouvrier, 50 % du traitement d'un cadre moyen et 80 % du traitement d'un directeur. Cela revenait en pratique, en 1968, par personne active dans chacune des trois catégories, à 1300 forint, 5500 forint et 13000 forint, soit exactement une prime dix fois plus grande par directeur que par ouvrier (J. Wilczynski : Differentiation of Income under modern Socialism, in Jahrbuch der Wirtschaft Osteuropas, vol 3, Munich, 1972 p. 478, citant des sources honoutre, la bureaucratie soviétique est doublement intéressée, elle aussi, à un élargissement du commerce des «démocraties populaires» avec les pays impérialistes. D'abord, c'est un moyen indirect d'accroître l'importation de techavancées l'URSS également (dans le cas de tension internationales, cette source indirecte peut même devenir la source principale). Ensuite, surtout depuis l'explosion du prix du pétrole, la busoviétique à ses res de matières premières aux «démocraties populaires» puisqu'elle peut en obtenir un prix plus élevé sur le marché mondial. Mais, en même temps, elle ne désire point provoquer un

La baisse du taux de croissance, qui se manifeste également en Union soviétique (2), est nette dans ces trois pays. Selon des calculs et prévisions de la Wharton Econometric Forecasting Association, la production industrielle augmente de 5,6 pour cent en Hongrie en

Best tombé à 2,2 pour cent en 1979; le plan effondrement économique de

Si ceux-ci doivent s'approvisionner croissante sur le marché mondial, ils doivent aussi être capables d'exporter davantage.

de croissance» (qui impliquer sation limitée du secteur privé, notamment dans le maine des services, ce qui n'a rien à voir avec la restauration. du capitalisme), était axé tour de l'axiome qu'un flot marchandises exportées permettre d'acheter croissant de machines, de biens d'équipement et de consommation «sophistiqués» aux pays impérialistes. Il était aussi fondé sur l'hypothèse qu'une stabilité relative (implià la rigueur un taux d'inflation modéré comme celui qui a marqué l'évolution des prix au cours des années cinquante et soixante) subsisterait dans le système monétaire capi• taliste international.

L'axiome et l'hypothèse se sont effondrés dès le milieu des années soixante-dix. Il s'en est suivi une crise économique d'un particulier orientale, différente de celle des pays capitalistes, mais en relation avec cette dernière : baisse des taux de croissance de la production industrielle; tensions inflationnistes accrues; détérioration sérieuse des mes de l'échange; impossibilité de poursuivre la politique d'élévation du niveau de vie et de modification de la structure de de masse. Nous illustrerons la nature et les particularités de cette crise à l'exemple de trois pays d'Europe orientale : la Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie. LA BAISSE DU TAUX DE CROISSANCE ECONOMIQUE prévoit 3,5 pour cent de croissance en 1980 (objectif qui ne sera pas atteint) pour baisser de nouveau à 2,2 pour cent en 1981. La tendance est analogue en Pologne et en Tchécoslovaque légèrement moins prononcée dans les plans (elle risque d'être plus forte dans les faits que dans les plans). Pour la Pologne, les taux de

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croissance respectifs pour ces quatre années seraient de 5,8 pour cent, 2,3 pour cent, 4 pour cent et 4 pour cent; pour la République socialiste tchécoslovaque, ils seraient de 5 pour cent, 3,6 pour cent, 4,2 pour cent et 4 pour cent (Business Week du 5 mai 1980).

Il est amusant de constater que ces projections faites par une institution une institution sont plus optimistes pour les pays à économie planifiée que celles élaborées par les experts et fonctionnaires des Etats ouvriers bureaucratisés eux-mêmes. On sait que ces experts et fonctionnaires participent aux activités de la Commission économique pour établie à Genève. Dans l'Economic Survey publiée par cette commission pour l'année 1979, la «production matérielle nette» de l'ensemble de l'Europe orientale aurait augmenté 4,4 pour cent en 1978, de 2,4 pour cent en 1979, et aug1980. Le taux de croissance la production industrielle aurait baissé, passant de 5 pour cent en 1978 à 3,7 pour cent en 1979 (Neue Zürcher Zeitung, ler avril 1980).

Quant aux communiqués gouvernementaux officiels, ils notent pour la Hongrie une baisse du taux de croissance de la production indust pour cent en H 978 cent en 979 (contre cent prévus par le pl ova quie. le le la encore PNB irmant mê baisse absolue en 1979).

ments, vu le premières et des biens d'équipement; la nécessité de pas comprimer le volume de la consommation populaire, ce qui, étant donné l'accélération de l'inflation, a réduit les ressources budgétaires pour les investissements; le retard dans la mise en service

Nations-Unies, non utilisation pleine et entière sement des réserves de mainreaucratiques, grâce à un système de lé jamais connu dernières core quie, la hausse des prix fut à peine modérée.

qui à

5 en dance sée sur

Cela de quelques premières. Mais cela concerne

Quelles sont les causes immédiates de ce ralentissement prononcé du taux de croissance ? Essentiellement, la réduction du volume des investisserenchérissement des importations de matières

One outre mesure l'inflation, a le d'importants projets d'investissements des années précédentes.

A ces causes conjoncturelles, il faut évidemment ajouter des causes structurelles comme la des capacités de production, la gabegie bureaucratique, l'épui cisme. LA POUSSEE INFLATIONNISTE

Alors que les autorités butés d'Occident. prix plus ou moins nmet, presles trois pays en question, au cours des années précédentes, ce con-

June pénurie trôle s'est sensiblement ébranau cours des dernières an- vres nées. Ainsi, la Pologne a connu de prix. un taux d'inflation de 8 pour cent en 1978, taux qu'on avait nature au cours des décennies dans une quelconque «démocratie populaire». La situation fut en- les

Spire en Hongrie, où le coût de la vie augmente de 9 pour cent, en Tchécoslova-

Il y a trois causes fondamentales à cette poussée des prix. D'abord la hausse considérable des prix à l'importation, c'est-à-dire l'impact sur les pays à économie planifiée de la teninflationniste générali- en 1979 le marché mondial. concerne avant tout la hausse du prix du pétrole et autres matières également la hausse des prix les biens d'équipements et des d'œuvre, l'écart entre la productivité du travail escomptée et celle effectivement réalisée, etc. causes structurelles sur quelles nous ne nous étendrons pas dans cette étude essentiellement conjoncturelle.

Il est important d'en souligner la portée, car la bureaucratie a cherché à présenter les choses comme si seul le renchépliquait la crise. Il n'en est rien. Les travailleurs sont pleinement conscients des énormes gaspillages qui continuent à marquer la gestion bureaucratique et savent que, dans ce sens, la «réforme économique» a échec partiel. L'argument de «l'explosion du prix du pétrole» sans être totalement nié, est accueilli avec un certain sceptibiens de consommation impor-

Ensuite, il y a les conséquences d'une crise agricole prononcée dans pays, qui s'est traduite par de certains vientraînant des ausses Pologne, cette crise a des causes structurelles de longue date, liées à la largement privée de l'agriculture. Mais elle a été ag gravée par des calamités naturel-

: inondations catastrophiques en 1978-79 accompagnant un hiver très dur, puis sécheresse prononcée en 1979. Le plan avait prévu une production de 22,5 millions de tonnes de céréales en 1979. La production effective ne s'est élevée qu'à 17,5 millions de tonnes, soit 4 millions de moins qu'en

(Wirtschaftswoche 15 février 1980). En Hongrie, la production agricole a stagné par rapport à 1978 mist, 5 avril 1980). Quant à la Tchécoslovaquie, elle a connu une chute de la production agricole de 3,9 pour cent en 1979, apparemment due à la sécheresse (Rude Pravo, 11 et 12 décembre 1979).

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Enfin, il y a la politique délibérée des dirigeants reaucratiques de réduire les subsides budgétaires avaient permis de stabiliser dans une certaine mesure les prix des produits de consommation courante dans le passé. La réduction de ces subsides s'est traduite prix, qui ar une hausse des avait pour réduire la consommation intérieure afin de pouvoir détourner une partie de la production courante

LA DETERIORATION DES Le déficit croissant de la balance commerciale des trois «démocraties populaires» résulte fondamentalement de la hausse beaucoup plus forte des prix à l'importation que des prix à l'exportation, c'est-à-dire d'une détérioration des termes de l'éprovient avant tout de la hausse des prix des produits pétroliers, dont ces trois pays sont de forts importateurs, d'une hausse, plus réduite, mais encore substantielle, des prix des autres matières premières importées. Cette détérioration se manifeste dans le commerce entre «démocraties populaires» et URSS autant que dans le commerce Est-Ouest. «démocraties populaires», situation est restée ment stable pour la Pologne, mais elle s'est détériorée pour la Tchécoslovaquie et surtout pour la Hon-

En pratique, cela a signifié que, pour acheter une même quantité de pétrole et d'autres matières premières en provenance de l'URSS, ces trois doivent exporter quantité sans cesse accrue de biens industriels, tel qu'il ressort du tableau suivant :

Hongrie

Pologne

Tchécoslovaquie

Ainsi, en Hongrie, buaugmenté qui industrielles ont été

Zeitung,

6

En Pologne, coslovaquie, but de de produits industriels l'Occident augmentent de 10 vers l'exportation. industrielle.

TERMES DE L'ECHANGE est difficile viétique

Elle doit cependant détérioration ainsi que interprétation internationaux à long terme à cuns ne l'affirment.

Jusqu'en 1975, bres du COMECON calculés sur la base de moyen-

Termes de l'échange de l'URSS

(1970:100)

1973

1975

1974

97

106

130

93

98

115

120

102

99

(Richard Portes, In «Revue Economique», novembre 1979)

la production industrielle n'a que de 2,6 pour cent en 1979, les exportations accrues de 10 pour cent (Neue Zürcher novembre 1979). les exportations de biens industriels sont également en forte hausse. En Tchéexportations Dorénavant, pour cent, taux largement supérieur à celui de la croissance précédente En résumé, les prix des produits importés des pays capitalistes par les trois «dé- 1979). mocraties populaires» ont plus que doublé entre 1972 et 1977. La hausse de l'ensemble des importations de provenance sodans un ordre de grandeur ana-

Il ne faut pas donner une évolution. Les liens des «démo- l'URSS à à l'économie soviétique dans le cadre du COMECON ont réduit et non accru les charges provenant de pour cent l'explosion du prix du pétrole sur le marché mondial. La nature particulière de l'économie planifiée et du monopole étatique du commerce extérieur avec des plans d'échange des prix pré-établis - a atténué le choc de l'inflation mondiale. Mais la bureaucratie soviétique n'a pas manqué de tirer profit de cette évolution, fût-ce de manière plus modérée que d'aules prix pour les échanges entre mem-

Quantité exportée par l'URSS - 1976 1976 128 125 117 130 118 124 nes quinquennales précédemment en vigueur sur le marché mondial (par exemple, le prix du pétrole soviétique de 1974 fut calculé sur la base de la moyenne de 1969-1979). Ainsi, l'URSS vendit du pétrole à ses partenaires à des prix sensiblement plus bas que les prix courants. A partir de 1975, cette calcul fut modifiée. gueur pour les échanges entre du COMECON sur la moyenne de l'année et non des cinq années précédentes (par exemple, le prix du pétrole soviétique pour 1980 sera basé sur la moyenne du prix du pétrole en

De cette manière, l'écart entre le prix pétrole so-

Hongrie, à la Pologne et à la Tchécoslovaquie et le prix du pétrole courant sur le marché mondial ment inférieur à ce qu'il était jusqu'en 1975. Concrètement, le prix du pétrole vendu par COMECON s'accrut de 85,1 pour cent en 1975, de 9,9 pour cent en 1976,

Men 1977, de 23,5 pour cent en 1978 et de 16,7 pour cent en 1979. Il augmentera de 9,6 pour cent en 1980 (Neue Zürcher Zeitung, 6 décembre 1979). Ce sont des taux d'augmentation plus ré duits que ceux payés par pays d'Europe occidentale. Ce n'en sont pas moins des augmentations sensibles. L'ensemble de la «note» pétrolière des «démocraties populaires»

33.5 milliards de roubles en 1975 à 75 milliards

1980. Cette «note» est une base de la crise.

Il faut y ajouter le fait que les prix COMECON ne sont-- ne sont-

Quantité importée en URSS - 1976

(1970:100)

165 147 137

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Dette nette : dette brute moins avoirs en or et en devises occidentales déposées dans des banques occidentales

(Source : Askanas-Fink-Leveik: East-West Trade and CMEA indebtness in the Seventies and Eighties , publié par que des prix d'orientation et que les prix effectivement payés font l'objet d'accords bilatéraux, tenant compte d'une série «d'effets compensatoires». lURSS vendit en 1976 pour 44,7 roubles la tonne de pétrole à la Hongrie, mais pour 32,1 roubles seulement à la RDA.

L'ENDETTEMENT Les effets de la récession de 1974-75 sur le nouveau modèle de croissance des «démocraties populaires» ont été un accroissement considérable du déficit de leur balance commerciale. Les débouchés escomptés en Occident ont été fort inférieurs aux débouchés planifiés. Le déficit a été couvert essentiellement par une montée en flèche des crédits par des banques privées occi-

1973

Pologne 2,5

Hongrie 2,0

Tchécoslovaquie 0,9 lement employer plus de deux-tiers de ses rentrées annuelles en devises (c'est-à-dire le produit de ses exportations vers l'Ouest, plus les rentrées du tourisme occidental, les renvois de devises grés polonais les restées en Pologne, et les marchande polonaise) au seul service de la dette (Wirtschaftswoche, 15 février 1980).

Aussi, la bureaucratie polorecherche-t-elle pour le moment un gros prêt des banques occidentales pour pouvoir rembourser une partie des detéchéance 1980. Les Polonais ont avancé le chiffre d'un milliard de dollars, mais selon les banquiers impérialistes, c'est plutôt de

Cuba paya le pétrole à un prix payèrent le pétrole soviétique Ainsi, 30 pour cent en 1980.

ACCRU A L'EGARD

DES PAYS IMPERIALISTES dentales. L'ensemble de la dette Nations-Unies (Le Monde, 3 accordés vante : lettes brutes lettes brutes 1974 1975 1976 1977 4,9 7,8 11,0 2,3 3,2 3,4 1,1 1,5 2,2 la «Zentralsparkasse und Kommerzialbank», à Vienne, septembre 1979)

quatre milliards de dollars que ce pays aurait besoin (International Herald Tribune, 5 mai 1980). Cette quête frénétique de dollars n'est pas sans raptiède que la bureaucratie pololeurs familgrie dans ce cas précis. On pourrait importants aux banques américaines participant d'ailleurs à ces opérations dans des proportions importantes.

encore plus bas. En moyenne, les pays membres du COMECON inférieur de 16,6 pour cent au prix courant sur le marché mondial en 1978, alors que cette différence s'élevera à

Hongrie, lions, des «démocraties populaires» et de l'URSS à l'égard des pays impérialistes a atteint,

122 sinon dépassé, 60 milliards de

1972 dollars, selon la Commission

700 économique pour l'Europe des

1976, source).

avril 1980). L'évolution de cette dette pour les trois pays que nous examinons a été la sui-

DETTES A L'EGARD DE L'OCCIDENT

(en milliards de dollars)

1978

17,0

13,0

4,1

7,0

2,9

3,5

L'explication port avec l'enthousiasme fort naise a manifesté pour appuyer l'intervention soviétique en Afghanistan, comparé à celui des autres «alliés fideles» du Kremlin tels la Bulgarie, la Tchécoslovaquie, la RDA et même la Honse demander pourquoi les impérialistes continuent à accorder des crédits

«démocraties populaires» (et dans une mesure bondants, à peine moindre à l'URSS), les

L'origine de cet accroissement des dettes, c'est l'accroissement du déficit de la balance commerciale. Celui-ci passe, passe, pour la Pologne, de 316 mil lions de dollars en 1972à 2,9 milliards de dollars en 1977 et 2 milliards en 1978, mais, ceci, d'une réduction des importations au cours de ces deux dernières années. Pour la les chiffres correspondants sont 66 millions de dollars, 638 millions, 473 mil-

728 millions et 1,16 milliards de dollars. Pour la Tchécoslovaquie, le déficit passe de millions de dollars en à la moyenne de plus de millions de dollars 1977 et 1978 (même La situation est particulièrement dangereuse pour la Pologne. Celle-ci doit actuel-

Dettes nettes 1974 1975 1976 1977 4,4 7,1 10,2 12,6 1,75 2,3 2,4 3,0 0,7 1,2 1,8 2,4 ment économique et non poli-

La période de dépression que connaît l'économie capitaliste internationale est une période de suraccumulation capitaux, c'est-à-dire dants capitaux en friche, non utilisés dans les pays impérialistes eux-mêmes, phénomène particulièrement prononcé durant les phases de récession comme celle de 1974-75 et celle de 1979-80 (ou 1981). pays à économie planifiée apparaissent done comme des débouchés pour ces capitaux suradans la mesure où l'intérêt est payé régulièrement et qu'il n'y a pas de banqueroute d'Etat (d'incapacité ou de refus de rembourser le prêt

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lorsqu'il vient à échéance). A ce propos, les «démocraties populaires», l'URSS et la Chine offrent des garanties supérieures

- sont considérées comme étant plus «solvables» - que la plupart des pays semi-coloniaux, autre débouché de marque pour les excédents de capitaux impérialistes. tiels crédits aux pays à économie planifiée, les banques impéfont, en analyse, que financer un flux d'exportations de biens d'équipements fabriqués en Occident,

One trouveraient autrement pas d'acheteurs. Ce qui paraît, à première vue, comme une «aide» aux «pays socialistes» est en réalité une aide aux industries produisant des biens d'équipement au sein des pays impérialistes eux-mêmes. Le ralentissement de la progression du commerce Est-Ouest qui s'est manifesté depuis le moment où le décifit de la balance des paiements des «démocraties populaires» a atteint son point culminant (pour la plupart de celles-ci, en 1976), signifie d'ailleurs que ce commerce ne pourra plus jouer, en 1980-81, le rôle de soupape de sûreté qu'il a

COMMERCE, TROC ET ACCORDS DE COMPENSATION Par le biais du marché mondial, la loi de la valeur exerce une pression incontestable sur la planification des Etats ouvriers les plus «ouverts» au commerce avec les pays capitalistes. Elle sape le système stables fiés». Selon les choix de la bu-. reaucratie, elle peut même

Run alignement de certains prix sur ceux du marché mondial. C'est ce qui est arrivé en Hongrie, où en janvier 1980, le gouvernement a imposé aux entreprises des hausses de prix importantes, pour l'énergie et les matières premières: 64 pour cent pour le charbon, 22 pour cent pour l'électricité, 75 pour cent pour le mazout, 30 pour cent pour les produits chimiques de base (Le Monde, 23-24 mars 1980).

Cependant, on aurait tort de voir les rapports commerjoué pendant la récession de 1974-75.

Il faut encore tenir compte de la concurrence farouche, exacerbée par la crise, que se font mutuellement les pays impérialistes et les principales

«multinationales» sur le marché mondial des «usines à livrer clés en mains», et, plus généralement, sur le marché mondial des biens d'équipement. Le crédit à l'exportation, et le crédit accordé à l'acheteur, sont des armes importantes de concurrence. Arrêter le crédit accordé à tel ou tel Etat ouvrier signifie, dans ces conditions, pour un pays impérialiste déterminé, accroître objectivement les chances d'un concurrent de lui arracher un marché, donc de renforcer la capacité compétitive globale de ce concurrent sur d'autres marchés également.

Il n'en reste pas moins vrai que l'endettement des «démocraties populaires», et surtout celui de la Pologne, est en train est en train de s'approcher petit à petit de la côte d'alerte et que son rythme d'accroissement va devoir vraisemblablement se ralentir dans les années à venir. ciaux Est-Ouest sous l'aspect d'une dépendance croissante croissante des premiers par rapport aux seconds, d'une influence de plus en plus impérieuse de la loi de la valeur sur l'évolution interne de l'économie des Etats ouvriers. En fait, puisque les «multinationales» impérialistes sont intéressées par les débouchés à l'Est et puisque la bureaucratie se refuse à dépasser un certain plafond d'endettement, afin de conserver sa liberté d'action, les exportateurs occidentaux sont bien obligés de rechercher des solutions de rechange au commerce «classique».

D'une part, les accords de troc se sont multipliés, surtout au niveau gouvernemental, et dans le cadre de certains con-' trats privés. Ces accords ont eu des incidences graves sur certains marchés occidentaux, des soviétiques prévues par ces accords accaparant une part importante de ces marchés au moment où les industries occidentales concernées souffraient d'importantes capacités excédentaires (c'est surtout le cas pour certains produits pétrochimiques).

L'autre solution de rechange, ce sont les accords de coopération et de compensation, qui prévoient également un plus ou moins stable de produits en provenance de l'Est, vers les pays impérialistes, la étant assurée par la planification des Etats ouvriers, c'est-à-dire par le fait que ces pays ne connaissent pas de récession, dans une conjoncture où l'instabilité des marchés capitalistes risque d'être de plus en plus prononcée.

Selon une étude du Monde diplomatique de mai 1980, les accords de coopération porteraient actuellement sur 25 a 35 pour cent du commerce EstOuest. Ils vont de simples accords de sous-traitance aux diformes de tion industrielle» : paiement d'usines, de machines ou de licences occidentales en produits résultants.

UNE POLITIQUE

D'AUSTERITE Ainsi, une série de pressions et de tensions externes et internes concordent pour obliger la bureaucratie des trois «démocraties populaires» examinées à renverser le cours de la politique sociale suivie pendant la dernière décennie. Une politid'austérité est partout à l'ordre du jour.

En Hongrie, il y eut dès juillet 1979 une augmentation générale des prix des produits alimentaires de l'ordre de 20 pour cent. Pour 1980, les prix seront libérés, ce qui impliquera à son tour de substantielles augmentations. Officiellement, on parle d'une Mais comme celui-ci inclut le «salaire indirect» (les dépenses qui continue menter, le salaire direct réel a

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effectivement diminué en 1979. Officiellement, on s'attend à une «augmentation» de l'ordre de 0,5 pour cent seulement en 1980 (Nepszabadsag, 8 décembre 1979). Il est plus probable qu'il y aura, pour la deuxième année consécutive, une baisse des salaires réels en 1980. Les dirigeants de la bureaucratie hongroise, parlant devant le congrès du parti de mars 1980, n'ont d'ailleurs pas caché que l'ensemble quinquennat 1981-1985 sera placé signe de l'austérité.

Il en va de même en Pologne. Au 8ème congrès du Parti polonais, Gierek sur le fait qu'il «absolument nécessaire» troduire des économies partout, y compris dans la consommation de la population laborieuse. Il est vrai que le plan laisse prévoir une augmentation des salaires réels. Mais ces chiffres sont sujets à

Quant à la Tchécoslovaquie, le 21 juillet 1979, il y a eu toute une série de hausses de prix spectaculaires : 50 pour cent pour le prix de l'essence et des vêtements d'enfants, 100 pour cent pour les tarifs du téléphone et des services postaux, etc. (New York Times, 22 juillet 1979). Au plénum du comité central du Parti communiste tchécoslovaque de décembre 1979, on a parlé d'une hausse du coût de la vie de 2,9 pour cent en 1979, «compensée» par une augmentation des revenus réels de 2,2 pour cent en 1980 (Neue Zürcher Zeidécembre 1979), c'est-à-dire qu'on a admis une réduction du pouvoir d'achat des masses. Cette réduction est plus forte que les chiffres officiellement mentionnés.

Ces mesures d'austérité sont généralement accompagnées d'une pression accrue sur les travailleurs pour accélérer les cadences et augmenter la «discipline du travail». Dans le cas de la Hongrie, la législation du travail a été modifiée afin de pénaliser les travailleurs «fainéants» et «négligents». Des réductions de salaires allant jusqu'à 20 pour cent, ainsi ainsi qu'en cas de faute grave, le licenciement, sont prévues pour des «infractions à la discipline du travail». Des travail». Des amendes allant jusqu'à - 50 pour cent du salaire peuvent s'ajouter «exceptionnellement» à ces pénalisations graves.

Il est cependant intéressant de noter que la résistance ouvrière à forte. Elle trouve même une expression publique. vrier 1980, le quotidien Neps-

June «table ronde sur la discipline du travail», au cours de laquelle un ouvrier de la grande usine Csepel de Budapest souligna que la raison principale du manque de discipline dans les entreprises, c'est la désorganisation de la production causée par les «instances supérieures» : l'approvisionnement irrégulier en matières premières, le manque de détachées, production s'arrête pour ces raisons-là, «le directeur n'a pas beaucoup d'arguments mopour exiger un effort plus intense de la part des ouvriers, puisque c'est de sa faute, si l'on ne peut garantir une production continue» (Nepszabadsag, 10 février 1980).

Un journaliste présent cette table ronde l'appuya. Dans beaucoup de cas, dit-il, l'absence de discipline est la faute des directeurs et non celle des ouvriers. «L'exemple de discipline montrée par les directeurs détermine fondamentalement la discipline des ou-.

Il ne faut pas prendre cette dernière formule dans un sens par trop littéral. Quand les ouvriers parlent de «l'indis-

DES RISQUES Le tournant de politique sociale qu'implique la révision déchirante du modèle de croissance appliqué au cours de la dernière décennie comporte des risques considérables. Jusqu'ici, l'élévation du niveau de vie des consommateurs, et l'adaptation progressive de leur standing à celui des pays impérialistes, cipline» des directeurs, ils ne visent pas seulement la gabegie et le gaspillage bureaucratiques. Ils visent aussi les privilèges matériels exorbitants, les pots de vin, la corruption, le «marché parallèle». C'est un secret de polichinelle, dans les «démocraties populaires» comme en URSS (et maintenant aussi, de manière croissante, en sinon la majeure qu'une bonne partie, sinon partie, du haut niveau de vie de la bureaucratie provient de ces sourceslà, et non des simples traitements et primes plus élevés.

En Hongrie, on estime officiellement que le montant des seuls pots de vin s'élève à 10 milliards de forints par an. Aussi, la bureaucratie doit-elle, de temps en temps, déclencher une campagne de dénonciation démagogique contre les «frais de représentation excessifs», en faveur de la «réduction nédu personnel administratif», de dorer la pillule des mesures d'austérité imposées aux travailleurs. Au Sème congrès du Parti communiste polonais, il y eut un véritable déchaînement de dis-

«corruption en haut lieu» et le style de vie «extravagant» des milieux dirigeants (Trybuna Ludu, 14 février 1980). Puis, les autorités ont décidé de réduire de 10 milliards de zloty l'an le budget de fonctionnement des administrations publiques et économiques (Le Monde, 8 mai 1980).

Tout cela ne coûte évidem- social contrat - la bu

produit social dans son ensemble peut rattraper par une technique d'appropriation déterminée des privilèges matériels, si une autre technique est mise en question. SOCIAUX ET POLITIQUES CONSIDERABLES était la stratégie fondamentale de la bureaucratie d'après-lePrintemps-de-Prague. Cette stratégie ne pourra plus s'appliquer dans les années à venir. La déstabilisation politique suivra-t-elle la «normalisation économique», comme la «normalisation politique» avait suivi la stabilisation puis l'expansion écono-

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Supplément hors abonnement à INPRECOR du Xle Congrès mondial de la IVe Internationale mique accélérée ?

Le moins qu'on puisse dire, c'est que la bureaucratie est inquiète. Cela se reflète dans les décisions prises aux deux congrès des partis communistes qui se sont tenus dernièrement, celui du PC polonais en février 1980, celui du PC hongrois en mars 1980. Le personnel politique dirigeant a été assez largement renouvelé à ces deux occasions, sans que les «chefs» (Gierek et Kadar) soient eux-mêmes visés. En Pologne, quatre des quatorze membres du bureau politique (dont le Premier ministre Jaroszewicz) n'ont pas été réélus. En Hongrie, cinq des quinze membres du bureau politique ont mordu la poussière.

La situation est évidemment différente dans les trois pays. Il faut donc se garder de conclusions et de généralisations hâtives. En Pologne, il y a un large milieu opposiNOTES 1) Voir à ce

Benjamin N. BASTIDA, parue dans le numéro spécial économi-

67-68, d'«Inprecor» de jan2)

Sur le marché mondial Au sein du COMECON

(«Voprossi Ekonomiki», 1978, numéro 8)

passez vos commandes

tionnel, appuyé par un courant important au sein de la classe ouvrière elle-même. L'anà Gdansk, par une manifestation aux chantiers navals, à laquelle participèrent des milliers de personnes et où, parmi les discours prononcés, il faut épingler celui d'un ouvrier réclamant le droit de constituer des «syndicats libres qui défendront nos droits». En Tchécoslovaquie, il y a un mouvement d'opposition politique audacieux et politiquement plus avancé, mais davantage isolé de la classe ouvrière. Quant à la Hongrie, pour le moment, l'activité politique y reste fort réduite, en dehors de quelques milieux intellectuels spécialisés. Cependant il faut noter que, si dans ce dernier pays, il n'y eut point de réaction violentes contre les hausses des prix de 1979, le mécontentement s'y accentue également. Zoltan Zsille, un sociologue industriel exclu du parti en 1974, pour avoir protesté contre des sanctions exercées à l'égard d'autres sociologues et PRIX DES CARBURANTS, MATIERES PREMIERES ET METAUX

(1970:100) 1971 1972 1973

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105 110 113 Les textes et résolutions

30 francs français

philosophes critiques, note que les augmentations de salaires accordées au début des années 70, furent le résultat de puissantes pressions ouvrières. D'autres «libéraux» hongrois soulignent également la montée du mécontentement face à la gestion bureaucratique, füt-ce de manière plus modérée que Zsille (voir l'intéressant débat entre Hegedüs, ancien premier ministre, Zsille et Földvari, lui aussi sociologue, dans le Wiener Tagebuch de novembre 1979).

Mais les réactions des masses laborieuses habituées depuis des années à des augmentations régulières de leur niveau de vie, et maintenant brusquement confrontées avec des mesures d'austérité sévères, sont imprévisibles. Selon qu'elles prennent telle telle ampleur, qu'elles aient tel ou tel écho au sein de l'appareil lui-même, qu'un processus de politisation plus ou moins large se mette en branle, suivi d'activité croissante des masses, les risques courus par la politique d'austérité peuvent s'avérer plus graves que ce que les dirigeants de la bureaucratie ont prévu.

1974 1975 1976

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