Inprecor 1974–2004

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PEROU

Déclaration du Comité exécutif du PRT sur le bilan des élections

· Inprecor n° 79, 12 juin 1980 · p. 19-20 · 1 233 mots

Mexique Pérou et Bolivie

de certains secteurs patronaux de l'autre.

Dans la lutte directe pour l'augmentation des salaires, la réintégration des licenciés — pour ne prendre que ces exemples - la gauche peut et doit s'unir. Cette lutte va se livrer dans, mais surtout, hors du Parlement. Nous lutterons pour l'unité dans chaque combat que nous mènerons ou que mènera le peuple péruvien.

Déclaration du Comité exécutif du PRT

E processus de «transfert» s'est conclu par l'élection du candidat d'Action populaire, une défaite d'envergure pour l'APRA et un recul du vote pour la gauche. Toutefois, dans le cadre de ce recul, le vote pour le PRT revêt une importance toute particulière notamment par sa cohérence et le degré de conscience qu'il

Le fait que Belaunde ait dépassé les 36 pour cent requis nour être immédiatement élu a surpris non seulement tous les observateurs, mais également ses propres partisans (...).

Ce vote est avant tout l'expression d'un vote «anti-APRA» et «anti- militaires» du peuple péruvien.

Le triomphe électoral de Belaunde ne signifie de toute façon pas une stabilisation de la domination bourgeoise sur l'ensemble de la nation.

L'APRA, orpheline de son fondateur et chef incontesté Haya, minée par des conflits internes, a payé lors de ces élections sa collaboration étroite avec la dictature militaire et les méthodes violentes et fascistes qu'elle a employé tout au long de la campagne (...).

Les positions ultra-droitières et le soutien ouvert à la junte militaire du PPC sont les causes de l'échec de ce parti qui n'a su trouver aucune sympathie auprès du peuple péru-

La gauche, quant à elle, n'a pas perdu face à Belaunde le 18 mais lorsqu'elle s'est divisée. Les divisions des forces révolutionnaires ont permis à la bourgeoisie de choisir sans risque entre ses trois principaux porte-parole

Belaunde, Bedoya ou

L'ARI a donc bel et bien été occasion manquée (.). C'est parce qu'ils n'ont pas vu dans une gauche unie une alternative concrèque d'importants secteurs désorientés,

Belaunde afin d'empêcher une vic-

- Tout ce Lima, le 27 mai 1980. leçon pour tous les opportunistes.

D'abord pour l'opportunisme de G. Ledesma qui, lors des élections pour la Constituante avait créé nous le FOCEP et défendait alors l'indépendance de classe. Avee la complicité de la dictature militaire Ledesma a tenté de s'ériger en «chef de la gauche». lui a offert sur un plateau d'argent le nom du FOCEP qu'il a utilisé faire une alliance avec les «progressistes» du et le Parti communiste. Cette alliance rompue pour une question de répartition de ca didatures, le FOCEP de Ledesma a été écrasé dans tout le pays même à Pasco, le fief de peine un siège de sénateur.

Dure leçon également pour le PSR et le PC péruvien regroupes au sein de la UI (Unidad de Izquierdeux partis espéraient obtenir 12 pour cent des votes, c'est-à-dire le total des votes que, séparément ils avaient obtenus lors des élections pour la Constituante.

Ils obtiennent aujourd'hui à peine 2 pour cent...

Le Parti communiste, un parti ouvrier, vieux de plus d'un demi-siècle, a commis une des erreurs plus grandes de son histoire en faisant d'un général, lié à l'histoire d'un régime qui a affamé et réprimé le peuple candidat (...). Clairement travailleurs ont dit «sans généraux» ! (...)

Depuis plus d'un an, les masses observer les processus de division et de fractionnement au sein de l'UDP et du FOCEP. 1) L'arbre et la torche étaient les svmboles respectifs de l'UDP et de UNIR sur les bulletins de vote. La pelle était le symbole d'Accion poing était le symbole du Marquer trois fois le avoir voté PRT présidence, le sénat et la chambre

* Un dernier commentaire...

que nous avons fait durant la campagne et que nous allons faire maintenant n'est qu'un entraînement, un moment, ce qui est notre objectif final: la construction du parti des travailleurs, de l'armée des travailleurs capable de prendre le pouvoir, de réaliser le pouvoir des travailleurs et le socialisme.

Pérou Lorsque l'ARI fut créee, puis lorsque son unité fut remise question, ces masses n'étaient pas mobilisées. Cette de mobilisation importante à - à la différence des élections pour la Consmarqué contexte de ces élections. Il était toutefois possible aux forces de la gauche révolutionnaire de participer à ces élections regroupées sur une ligne d'indépendance classe comme le fut celle de Ceci n'a finalement pas été possible, non par notre faute, puisque toujours nous avons lutté pour la réalisation de cette unité, mais à cause du sectarisme de Patria RojaUNIR qui n'a finalement pas accepté de mobiliser derrière un candidat trotskyste et des ambitions de l'UDP qui voulait avant tout profiter du prestige de Hugo Blanco en faisant l'économie d'une véritable politique tout, la gauche révolutionnaire a reçu l'appui durant ces élections d'importants secteurs de masse. La somme des votes obtenus par UNIR, l'UDP et le PRT, notamment dans les quartiers populaires, dépasse très souvent les votes obtenus en particulier par l'APRA. est évident qu'une de ces trois forces aurait bien plus que la somme de ces trois Dans les votes obtenus par ces deux fronts (UNIR et UDP), un fait important mérite d'être souligné, c'est le vote différent qu'ils obtenu selon qu'il s'agissait de voter pour la présidence, le sénat ou la chambre des députés. Comme l'a dit Hugo Blanco, les électeurs de UNIR et de l'UDP, à la différence de ceux de PRT, ont voté «avec l'arbre ou la torche d'une main et la UNIR a présenté une alternative de caractère réformiste campagne proposant un «gouvernement non aligné» et faisant appel à des secteurs patriotiques de la bourgeoisie. De son côté, l'UDP qui a d'abord défendu l'unité a

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ensuite centré sa campagne un axe ultra-gauche, la «mise en jugement» de la dictature, tout en mettant en avant de façon permanente la formule d'un «gouvernement populaire» intégrant des secteurs progressistes du patronat.

Les campagnes de UNIR et de l'UDP ont méséduqué les électeurs; les illusions qu'ils ont culsur des secteurs du patronat ont fait qu'ils n'ont pas les secteurs de masse qui les ont écouté dans la perspective d'une politique d'opposition frontale à la bourgeoisie.

Les votes pour le PRT au contraire sont dans leur immense majorité extrêmement cohérents; ce sont des votes qui ne sont pas pour une personne mais pour un parti;

sur des votes qui sont un cri de combat: le pouvoir aux travailleurs!

Plus de 170000 personnes ont marqué trois fois le poing (2) du PRT. C'est un vote cohérent, conscient pour un gouvernement des travailleurs sans patrons ni généraux (...).

Le PRT s'est engagé dans cette campagne confronté à des obstacles considérables.

Non seulement la campagne publicitaire de la droite a tout fait pour nous discréditer, mais au cours de la comme Marka et Amauta se sont jointes à ce chœur.

Nos faiblesses grandes et il nous a fallu travailler à les dépasser au cours même de la

Le bilan est aujourd'hui clair: nous avons avancé plus que nous-même l'espérions (...).

Nous faisons un bilan positif à notre échelle de la campagne, de notre capacité à avoir utilisé espace démocratique pour avancer dans la construction de notre organisation; pour avoir appris à dépasser dans la pratique de nombreuses erreurs du passé; pour avoir jeté les bases d'un nouveau développement de notre influence (...).

Avec cette force nouvelle, nous reprenons la lutte pour l'unité, partir des nouvelles mobilisations des masses ! Préparons les conditions d'une mobilisation unifiée de masse contre le nouveau gouvernement bourgeois! (...).

Pérou

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