Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

COREE DU SUD

La crise du régime sud-coréen et le soulèvement de Kwangju

· Inprecor n° 80, 26 juin 1980 · p. 25-28 · 3 027 mots

Japon et Corée Syndicalisme

Kwangju, à 270 kilomètres au sud de Séoul, a duré dix jours et s'est terminé par l'entrée de 12000 soldats sud-coréens dans la ville, le mardi 27 mai à l'aube pour reprendre en main la situation. Jun YAZAKI

MMEDIATEMENT après proclamation d'une nouvelle loi martiale par le président sud-coréen, Choi Kyu Hwa,. suivie de l'arrestation massive de tous les principaux opposants, compris de Kim Dae Jung, le 18 mai, plusieurs milliers d'étudiants de l'Université de Chonam, à Kwangju, sont descendus dans la rue pour exiger la libération de Kim Dae Jung et la démission de Chon Doo Hwan, le véritable homme fort du régime. La loi martiale a été suivie de l'envoi de régiments de parachutistes, les troupes les plus brutales et toutes dévouées à Chon Doo Hwan, qui ont exercé une répression sanglante dans la ville. Selon un témoignage publié à Tokyo, les parachutistes ont assassiné des manifestants et ils ont même tué des jeunes filles à la baïonnette.

Ces meurtres ont soulevé la colère des étudiants ainsi que celle des habitants de Kwangju et, le lendemain, plus de 50000 étudiants et habitants commencèrent à s'affronter aux soldats en armes. Après quatre jours de lutte acharnée, le nombre des insurgés atteignait 200000 dans une ville dont la population est d'environ 750000. Ils prirent finalement le contrôle de la ville tout entière. La police et les troupes s'étaient repliées à l'extérieur de la ville. Toutes les stations de radio furent incendiées par les manifestants, rendus furieux par le fait qu'aucune information n'avait été donnée sur leur lutte en raison de la censure imposée par loi martiale. Les étudiants et les masses de Kwangju se sont armés de fusils, de mitrailleuses et se sont emparés des véhicules abandonnés par les troupes évacuées; ils s'organiserent alors en comités de contrôle et d'administration de la ville occupée.

Selon un rapport gouvernemental, plus de 6000 armes étaient aux mains des «insurgés». Au cours des combats, plus de 260 personnes ont par les parachutistes, et garçons et de jeunes filles. C'est le plus grand soulèvement de masse de toute l'histoire d'après-guerre en

Le 23 mai, après l'évacuation par les forces de répression de Kwangju, c'est la province de Cholla, au sud de la Corée, qui était tout entière aux des étudiants rebelles et des masses en possession de toutes sortes d'armes. Les étudiants de Kwangju et des autres villes avaient auparavant les armes à la main, ils se sont rendus d'une ville à l'autre, permettant ainsi l'extention de l'occupation et du contrôle des masses. Quelques étudiants sont même venus de Séoul apporter leur aide

A Kwangju, les étudiants et les installèrent leur quartier général dans le bâtiment du gouvernement provincial. Ils continuèrent d'exiger la libération de Kim Dae qui est originaire de la province de Cholla, et ils exigeaient également l'exécution publique du lieutenant général Chon Doo Hwan, chef des services de sécurité et directeur de la célèbre Agence centrale de

Alors que les troupes gouvernementales encerclaient la ville et approchaient, les représentants des révoltés et des étudiants constituaient un comité de reglement de la crise, afin de négocier avec les autorités chargées d'imposer la loi martiale. Ils exigeaient que ces autorités présentent leurs excuses au peuple de Kwangju pour les atrocités qu'elles avaient commises, qu'elles versent des indemnités pour les blessés et les morts, qu'elles n'exercent aucune représaille politique après les événements, que les militaires ne déplacent pas les troupes avant qu'un reglement soit intervenu

Corée du Sud Malgré ces négociations, les troupes de la loi martiale prirent d'assaut la ville à l'aube du mardi 27 mai et l'occupèrent de nouveau au bout d'une heure et demie de combats. On ne connaît pas encore le nombre des blessés faits lors de cette attaque sanglante, mais, rapport, le nombre des morts, côté des étudiants et des habitants, dépasserait 400.

Ces dix jours de soulèvement à Kwangju et la répression qui a suivi, menée par les autorités chargées d'imposer la loi martiale, ont de plus clairement démontré la contradiction fondamentale qui s'est développée avec rapidité en Corée du Sud, après l'assassinat inattendu du dictateur Park Chung

Lorsque le président Park fut assassiné par son partisan le plus proche, Kim Jae Kyu, alors directeur de la KCIA, le 26 octobre 1979, on se trouvait au plus fort d'une vague continue de mouvements contre le gouvernement. Une grande manifestation étudiante, dans la cité industrielle de Pusan au sud, eut lieu le 16 octobre 1979, et avait dégéné-

Men un affrontement avec la police le lendemain. Le gouvernement Park avait aussitôt proclamé l'état d'urgence dans cette ville, envoyant une division d'infanterie dans la nuit

18 octobre. Malgré cette mesure d'urgence, qui aurait permis dans le passé d'étrangler — au moins temporairement - l'opposition, la manifestation a gagné une autre ville industrielle, Masan, où de nombreux

Use sont aussi engagés dans des actions de rue. Le régime de Park a dû déclarer l'état de siège exceptionnel dans la zone de Masan, grand centre industriel, où se trouvent la plupart des entreprises exportatrices, y compris la fameuse zone libre. Pendant les quatre jours d'affrontements violents entre les manifestants et les militaires, ce sont 4207 personnes au total qui ont été arrêtées. Les manifestations étudiantes se sont aussi étendues à la capitale de la Corée du Sud, Séoul. Les leaders de l'opposition, Kim Dae Jung lui-même, Yun

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Po Sung et Han Sok Hon, qui avaient auparavant formé l'Alliance nationale pour la démocratie et l'unité nationale, ont exigé la levée de la loi mar-

Le Nouveau parti démocratique (NDP), le seul parti d'opposition parlementaire, autrefois dirigé Kim Dae Jung, s'est joint à eux.

semble que des divergences soient nées à l'intérieur du

Park, concernant vis-à-vis de l'opposition grandissante, ce qui aurait finaleabouti à l'assassinat, le 26 octobre, de celui qui avait

Après la mort de Park, l'actuel président Choi Kyu Hwa a annoncé un train de «mesures démocratiques» sous contrôle militaire, et qui comprenait une révision de la constitution et la promesse d'élections, tout en proclamant par ailleurs la loi martiale sur tout le pays, excepté l'lle de Cheju, c'est-à-dire qu'à l'exception l'instauration donne tous les le pouvoir civil au gouvernement.

Les forces d'opposition, regroupées autour de l'Alliance nationale, ont réclamé la tenue d'élections présidentielles dans les trois mois afin de former un gouvernement démocratique. Elles ont tenu un premier rassemblement public, le 24 novem-

Myongdond, à Séoul, qui fut suivi d'une manifestation importante exigeant une démocratisation immédiate. du parti au pouvoir, le Parti républicain démocrate (DRP), Kim Jong Pil a été choisi comme président en remplacement de Park. Kim était considéré comme un dirigeant «libéral», capable d'entreprendre un certain nombre de «réformes démocratiques» afin de répondre aux pressions exercées par les USA pour effacer l'image sanglante de la dictature en Corée du Sud.

Après avoir été élu président selon la Constitution Yushin existante, c'est-à-dire celle imposée par Park, Choi Kyu Hwa a levé le célèbre décret présidentiel numéro 9, le 8 décembre, et a libéré la plupart des détenus politiques, excepté ceux emprisonnés sous le coup de la Loi anti-communiste. Kim Dae Jung est sorti de prison et de nombreux étudiants et leaders de l'opposition sont retournés à leurs universités. Le célèbre poète dissident, Kim Chi Ha, est resté, lui, emprisonné.

Moins d'une semaine après cette première «mesure démocratique» prise par le nouveau régime, se déen dictateur pendant 18 ans. Et soit la division au sein de la clique au pouvoir, une chose est morte et avec cette mort, c'est tout l'appareil qui connaît crise profonde et structurelle. La puissante clique militaire sur laquelle s'appuyait le dictateur Park et qui presque toute la vie éconopolitique du pays, avec l'aide massive soutien des Etats-Unis, n'est pas à l'abri de régné cette crise. COUP D'ETAT AU SEIN DE L'ARMEE couvrit soudain un coup d'Etat militaire à Séoul. Le 12 décembre 1979, le major-général Chon Doo Hwan, commandant en chef de la sécurité et un des plus extrémistes, dont on disait qu'il était un des plus proches partisans de Park Chung Hee, prit le contrôle total de l'armée en arrêtant son rival, le général Ching

Hwa, responsable martiale et chef des personnels de l'armée. Pour réaliser ce coup d'Etat, Chon avait mobilisé la IXe Division sans le consentement préalable du commandement militaire US et il dut engager le combat avec les troupes fidèles à Ching Seung Hwa. Le ministre de la Défense, Ro Jae Hyun, fut aussi limogé et, après une série d'arrestations au sein de la hiérarchie militaire, Chon Doo Hwan est en définitive devenu l'homme fort de la Corée du Sud.

Ce coup représente une attaque d'importance de la clique militaire dirigeante pour rétablir son contrôle sur la situation politique bouleversée par l'assassinat de Park et pour réorganiser la hiérarchie militaire ébranlée par la division qui s'était produite après la mort du dictateur. En bref, c'était une tentative de créer une autre dictature militaire avec un nouveau leader, Chon Doo Hwan.

LA DIVISION AU SEIN DE L'OPPOSITION Alors que le gouvernement contrôlait le processus de «démocratisation» engagé en façade, les politiciens de l'opposition s'efforçaient de suivre le courant avec des propositions modérées, l'illusion d'une «démocratisation». Kim Yong Sam, dirigeant du NDP, a déclaré en janvier 1980, dans une interview, que, «puisque le régime de était mort, le NDP se devait de jouer un rôle de parti capable de gouverner afin de stabiliser la situation et abandonner son précédent de parti d'opposition». Kim Dae Jung, après sa sortie de prison, dit que sa proposition était de revivifier la constitution de 1963, rédigée par le premier gouvernement

Get il souligna l'importance de sécurité nationale face aux menaces communistes au Nord. Des rivalités personnelles entre les deux opposants démocratiques bourgeois a conduit à une rupture sur le choix du candidat à la présidence pour l'élection à venir. Kim Dae Jung, qui est considéré comme le candidat le plus susceptible de bénéficier d'un soutien populaire, a quitté le NDP et s'appuie sur une formation extra-parlementaire, l'Alliance nationale. De février à avril 1980, les deux Kim ont fait une large tournée à travers tout le pays. Du côté du gouvernement, Kim Jong Pil, dirigeant du DRP, a aussi commencé une grande campagne pour la présidence.

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Ces nouveaux regroupements politiques, combinés au retour des emprisonnés sur les campus et le regain de vie dans les universités qui s'en est suivi, ont créé une atmosphère de «printemps démocratique» rée du Sud. Mais ce processus est à double sens.

LA CRISE DE

L'ECONOMIE SUD-COREENNE

Le mythe du développement ininterrompu de l'économie coréenne est déjà passé. Les 18 années de domination de la dictature Park créé une expansion assez rapide de par la concentration des investissements du produit national brut, au cours de la dernière décennie, était due au développement de ces exportations, y compris celles des produits fabriqués dans plusieurs Cette croissance, bien qu'elle se soit développée rapidement dans les pays du sud-est et de l'est asiatique, a eu des effets limités sur le niveau de vie des masses sud-coréennes qui ont été soumises par les entreprises multinationales à une exploitation très dure pour des salaires de misère. La contradiction entre la croissance d'une économie tournée vers l'exportation et la crise du monde capitaliste a été dictateur tout-puiscontradiction est apparue produit national brut, monté en épingle, à 3 pour cent en 1980. Le chômage va dépasser 5,1 pour cent et les prix des produits de consommation vont augmenter de 40 pour cent. Pour à la crise qui touche le économique vital, les exment a dévalué la monnaie de 19,8

Men janvier 1980. Cette mesure va accroître le déficit de la balance des paiements qui a déjà atteint 4000 en août 1979.

Au cours des événements, la classe ouvrière sud-coréenne parue pour la première fois sur le devant de la scène. de Park, il y avait déjà eu plusieurs exemples de luttes ouvrières cours desquelles les militants s'étaient affrontés à l'appareil répression et avaient été à se lier aux autres forces de l'opposition, notamment aux chrétiens. En août 1979, environ 170 ouvrières de la YH Trade Corporation, à Séoul, ont fait grève et un sitet les membres du NDP.

Les principales fut pas la police, mais la de la Fédération qui a payé bandes grèves.

La mière fois, pé leur usine et ont essuyé de violentes charges de la police. Le 21 puissant du régime militaire miers à se mobiliser contre cette

Avant la mort à Dejon ont exigé l'abrogation de au toutes les survivances de l'Yushin, de voulant dire par là de tout le sysamenés tème de lois mis en place par l'administration de Park, à l'aide l'Yushin (constitution). Ils déjà que l'actuelle «démocratisation» n'était qu'un écran de fumée destiné à cacher la mise en place au siège du NDP. Toutes ont de la police qui a fait de se sont nombreux blessés parmi les ouvriers pour des ouvriers sud-coréens portaient, d'une en dehors de celles concernant des augmentations de salaires et les libertés démocratiques, sur le renvoi de la direction syndicale jaune de et, la Fédération coréenne du travail.

Au cours de toutes les grèves, ce ne compte direction des d'assassins pour briser les mois, occupée les cas, chute de Park a été certes obtenir encouragement pour les trarevendications, vailleurs opprimés depuis si longvelles temps. En avril 1980, pour la prec'est

Choi Kyu Hwa.

LA PREMIERE EPREUVE

DE FORCE

Le 14 avril 1980, le président

Choi Kyu Hwa a nommé Chon Doo

Hwan, directeur de l'Agence centrale de renseignements coréenne (KCIA).

Le poste était vacant après que le nomination, ressert son contrôle et civils et sur l'appareil de sécurité;

que le régime prend afin de se préparer à une éventuelle montée du mouvement de masse exigeant plus libertés démocratiques. Il était clair que cette nomination du militaire du plus haut grade à la direction de la KCIA visait à annuler toute forme de «démocratisation», même en cas de levée de la loi martiale, car il est encore possible de contrôler le pays avec la puissante machine que représente la KCIA, qui a toujours été le principal instrument de répression contre les

Les étudiants furent les premesure. Le ler mai, plusieurs milavril, environ 4000 mineurs de la ville de Sabuk, au nord-est du pays, mis en grève, exigeant 45 cent d'augmentation des salaires. Rendus furieux par l'acceptation par la direction syndicale augmentation de 20 pour cent, les mineurs ont affronté les forces de police locales qui essayaient de protéger les dirigeants syndicaux le lendemain, ils occupaient toute la ville dont la population environ 7000 habitants. L'occupation a duré . quatre jours et, plus tard, au cours du même

One usine sidérurgique était à Pusan. Dans tous ces travailleurs ont réussi à la satisfaction de leurs grâce à ces nouformes de luttes dures. Et ce développement des luttes ouvrières qui effraie le nouveau régime des Chon Doo Hwan et d'une autre dictature militaire à la laquelle on trouve Kyu Hwa et Chon Doo Hwan.

Les étudiants sont descendus dans les rues pour la première fois depuis octobre dernier et les manivilles. Le nombre de manifestants augmentait de jour en jour. Les 14 et 15 mai, on atteint un sommet lorsque 50000 étudiants ont envahi

Séoul, s'affrontant violemment aux forces de police antiémeute et que 10000 autres manifestaient également à travers toute

Ce fut une action nationale bien coordonnée destinée à révéler la vraie nature de ce soi-disant régime intérimaire.

June opposition gouvernement a étendu la loi martiale, le 18 mai, et a interdit toute activité politique, fermant les universités et les collèges et même le Parlement. En plus de Kim Dae Jung, Kim Jong Pil, chef du parti gouvernemental, le DRP, a aussi été arrêté pour «incitation au désordre», et le chef du NDP, Kim

Sam, fut placé en résidence Le «printemps» avoir duré plus de 7 mois. Les étudiants paraissaient avoir été réduits au silence. Mais ce n'était pas le cas. La proclamation de la loi martiale sur tout le territoire a abouti au soulèvement de Kwangl'occupation d'une 750000 personnes par 200000 manifestants en armes, et ce pendant

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ET MAINTENANT? Il est vrai que le soulèvement de Kwangju reflète l'antagonisme existant entre les provinces de Cholla et de Kyongsan. Park Chung Hee, originaire de la province de Kyongsan, avait consolidé son pouvoir dictatorial en favorisant les habitants de sa propre province. naient de la malchanceuse province de Cholla se voyaient refuser les mêmes avantages dans tous les domaines et ils devinrent même la cible d'une répression particulière, dans le cas, par exemple, de Kim Dae Jung, ancien candidat à la présidence. La répression sanglante menée troupes de parachutistes avait soulevé la colère du peuple de En outre, la ville de Kwangju a un long et héroïque passé de résistance à l'occupation japonaise.

Mais le sens du soulèvement de Kwangju dépasse largement les contradictions provinciales. première fois que presque toute la population d'une ville aux étudiants et a avancé les mêmes revendications C'est la première fois que les habitants et les étudiants ont attaqué les arsenaux militaires emparés de toutes sortes d'armes pour les défaite, face à des troupes imporet bien entraînées, tantes héroïque sistance dictature miliaire velle niveau de la lutte rée du Sud. Lié à combativité des sud-coréennes, la de Corée du Sud semble être entrée dans une nouvelle phase et une nou-

Ceux qui vevelle épreuve de force est prévisible.

Bien qu'il soit trop tôt pour prévoir les rythmes une chose pements, ce les par

Kwangju.

C'est la s'est jointe démocratiques.

se sont leur distribuer. Malgré des leur ré.

la noucontre travers a élevé le en Co de classe une montée de la ouvrières masses du peuple des prochains dévelop sera la classe ouvrière, avec les étudiants, qui sera au premier rang confrontations à venir, et non pas les politiciens démocrates bourgeois. Et la direction qui se créera de telles confrontations de classe soulèvera certainement la question la plus fondamentale en Corée du Sud, celle de l'unification de la péninsule coréenne. Comme le poète dissident Kim Chi Ha, qui est toujours en prison, l'a souligné un jour : «Le printemps à Athènes devrait être suivi et sera certainement suivi par un printemps à Prague. Ainsi c'est toute la péninsule coréenne qui verra le printemps».

Chine

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