Inprecor 1974–2004

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JAPON

Un nouveau développement de la crise politique japonaise

· Inprecor n° 81, 10 juillet 1980 · p. 13-16 · 3 655 mots

Japon et Corée Syndicalisme Chine

(Cet article a été rédigé avant la mort du Premier ministre Ohira. Nous devons donc attendre une analyse plus approfondie des résultats des élections par nos camarades japonais.) Goro HAYASHI LE basse votait la motion de core E 16 mai 1980, la Chambre sure contre le cabinet Ohira. Cette motion avait été présentée par le Parti socialiste (PS) et appuyée par tous les partis de l'opposition. On pensait qu'elle serait repoussée à une large majorité mais on eut la surprise d'apprendre que 70 membres du Parti démocratique libéral (LDP -le parti bourgeois au pouvoir) étaient absents de la Chambre au moment du vote. Le résultat du vote fut done de 243 pour et 187 contre.

Parmi ceux qui avaient boycotté le vote, on trouvait l'ancien Premier ministre, Takeo Fukuda, et Takeo Miki. Ils exprimaient ainsi leur désaccord à l'égard de l'attitude indécise d'Ohira lors des derniers scandales politiques. Ils ont formé la «ligue de rénovation du LDP». En fait, le LDP se trouve maintenant de fait divisé. Cette scission révèle qu'aucune fraction au sein du parti n'est capable d'apporter une solution à la crise structurelle de la bourgeoisie.

C'est la première fois depuis 27 ans qu'une motion de censure a obtenu la majorité. Le gouvernement a pris la décision de dissoudre la Chambre des représentants (la Chambre basse) au lieu de démissionnner. Des élections générales furent annoncées pour le 22 juin et elles devaient avoir lieu en même temps que celles pour la Chambre haute, prévues à l'origine pour le 29 juin.

Le mécontentement grandit face à la politique du LDP après une succession de scandales («règne de la ploutocratie», augmentation du coût de la vie, accroissement du chômage, etc.). Le gouvernement LDP a appliqué une politique d'augmentation des dépenses d'armements dans le cadre du Traité américano-japonais sur la sécurité qui est un défi au pacifisme profond qui règne au sein des masses. Dans le même temps, rationalisation sévère l'ordre du jour dans les entreprises

Un nouveau développement

ubliques et les administrations a om de la «normalisation du statu financier». Il y a aussi les attaques sur les salaires ce qui provoque la colère de couches de plus en plus larges.

Après les élections générales de novembre dernier, où le LDP pour la première fois depuis 30 ans, avait perdu la majorité (il est cependant parvenu à garder majorité par la reconnaissance de plusieurs députés indépendants), les luttes au sein du LDP se sont faites plus dures. La fraction anti-majoritaire conduite par Fukuda et Miki, s'est opposée, après les élections, à la réélection d'Ohira comme Premier ministre lors d'une session de la Chambre basse. Ils ont ouvertement dénoncé Ohira comme responsable de la défaite.

La lutte interne s'est accentuée après le vote de la motion de censure. Ce n'est pas un hasard si la chute du gouvernement LDP a eu lieu au moment où la situation était critique en Corée du Sud. Dans la situation actuelle, la crise de la classe dirigeante japonaise et celle du régime militaire sud-coréen se trouvent inséparablement liées l'une à l'autre. La lutte des ouvriers et des paysans sud-coréens contre ce qui subsiste du régime de Park est un coup sérieux pour l'impérialisme japonais qui s'est efforcé de soutenir le régime militaire sud-coréen afin de maintenir son emprise politique et économique dans ce pays. D'un autre côté, la lutte des masses japonaises contre le gouvernement capitaliste touche aussi le régime militaire de Chon Doo Hwan, en s'attaquant à ses bases à l'extérieur, et en encourageant le mouvement démocratique des masses sud-coréennes.

A cette occasion, de nombreux ouvriers, des étudiants, de gauche ainsi que des chrétiens ont lancé une campagne pour le soutien aux luttes en Corée du Sud. De nombreux Coréens résidant au Japon sont à la tête de cette mobilisation. Presque chaque jour, il y a des manides meetings et des piquets devant l'ambassade de Corée

Le déclin du gouvernement LDP a commencé avec la crise du gouvernement en 1974-76. L'instabilité en Asie du Sud-Est après la défaite de l'impérialisme américain au Vietnam, s'est révélée une source de difficultés pour la classe dominante japonaise. En même temps, la «crise du pétrole» a durement frappé l'économie japonaise en mettant en lumière la fin de la «croissance économique rapide. La combativité de la classe ouvrière a augmenté et a atteint son point le plus élevé lors de la grève de huit jours menée par les travailleurs du secteur public, y compris les travailleurs des chemins de fer, en novembre 1975. La révélation du scandale Lockheed, en 1976, dans lequel l'ancien Premier ministre Kakuei Tanaka, était impliqué, a mis le gouvernement LDP au bord de l'abîme.

Mais la crise de 1974-76 n'a pas provoqué la chute immédiate du gouvernement LDP. Plusieurs éléments en ont retardé l'échéance. Au niveau international, la coexistence pacifique entre les EtatsUnis, le Japon et la Chine a contribué à diminuer les effets de la défaite de l'impérialisme américain. Depuis la normalisation des relations diplomatiques entre la Chine et le Japon, en 1972, les dirigeants chinois ont sans cesse encouragé la politique impérialiste et le rôle militaire du Japon en Asie. Ils ont en particulier mis l'accent sur le Traité américano-japonais sur la sécurité, et la nécessité du renforcement de la force d'auto-défense du Japon, afin de stabiliser le statu-quo en Asie. Ce changement soudain dans la diplomatie des dirigeants chinois a provoqué une confusion dans la classe ouvrière japonaise qui a toujours lutté contre toutes les tentatives de militarisation entreprises par les capitalistes. Les dirigeants réformistes ont commencé à déserter le terrain des luttes anti-impérialistes et à revoir leur jugement à l'égard du Traité sur la sécu-

Get l'auto-défense, prestige de la révolution chinoise comme prétexte.

Le Parti socialiste et les diridu Sohyo (le conseil général des syndicats japonais, che réformiste) ont appelé plus ouvertement à la collaboration

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classe demandant l'auto-réduction des salaires et révélant incapacité à mobiliser la vrière pour renverser le gouvernement LDP. Ils ont appelé répression des luttes au niveau des usines. Ils ont peur que la combativité des travailleurs de la échappe à leur contrôle. Leur politique traditionnelle de de la combativité des masses, en ne proposant que de faire sur les capitalistes pour obtenir de minces concessions, a perdu toute crédibilité étant donné que les bases matérielles de cette politique se sont effondrées avec la fin de la croissance économique rapide de l'économie capitaliste japonaise.

Le Parti communiste a apporté sa contribution à cette trahison par son attitude hostile et sectaire à l'égard du mouvement de masse et son adaptation au sentiment anti-ouvrier qui règne chez la petite bourgeoisie. Le PC a lancé une campagne de dénonciation du mouvement de libération du min (les hors-castes japonais). ont aussi lancé une campagne réactionnaire pour la limitation du droit de grève des enseignants et des travailleurs des entreprises publiques.

Le gouvernement Fukuda, qui a remplacé le gouvernement Miki à la fin de 1976, a entrepris une offensive contre les travailleurs. Alors que le gouvernement Miki n'avait fait que retarder la crise en donnant partiellement satisfaction aux revendications des ouvriers et des paysans, la politique de Fukuda fut plus ouvertement agressive. Fukuda a essayé d'unifier les forces politiques bourgeoises et de réprimer tout mouve ment de masse indépendant. Il est arrivé à diminuer la résistance de l'appareil réformiste.

Face à la crise de l'économie capitaliste japonaise et à l'attitude intransigeante du gouvernement, les dirigeants réformistes ont eu dance à éviter tout affrontement de classe. Les dirigeants du Sohyo ont mis en avant l'idée d'un gouverment de coalition qui comprendrait le PSD (parti pro-impérialiste) et le Parti Komei (parti bouddhiste petit-bourgeois), mais en excluant le PC. Ils ont aussi commencé à coopérer avec le gouvernement dans la rationalisation des administrations et des entreprises publiques, en particulier des chemins de fers japonais. Ils voulaient ainsi se montrer dignes de la confiance des capitalistes. Ces initiatives prises par les dirigeants du Sohyo ont déclenché une redistribution sévère des forces politiques et du mouvement syndical qui s'est heurté à certains secteurs du PS lui-même. Dans le même temps, un courant indépendant actif se Ce courant a grossi depuis la lutte de Sanrizuka (la lutte contre le ainsi leur nouvel aéroport de Narita), les lutclasse ouvail dans le secteur public à la en particulier de la métallurgie.

base

Maintenant dévoiement près compte pression comprend rité les avec d'Asie nucléaire.

en

Buraku-

Ils menée en écrasant ces forces militantes.

ponaise occupé l'aéroport.

ture de spectaculaire a de masse et a accentué la crise du tenrépression la bureaucratie rant de développé chez les base.

Cela fut apparent boycottage massif conducteurs district de Chiba contre le transport du combustible jusqu'à l'aéroport et la grève par les postiers très à organiser les visant pour soutenir les patrons afin d'imposer la discipline dans les ateliers et à démobiliser les travailleurs).

développait.

Autre exemple de cette sympathie, tes contre la rationalisation du traet les puIs luttes très combatives qui ont été menées dans de petites entreprises,

Les il se regroupe autour d'un «Bulletin ouvrier» qui est publié deux fois par mois et qui de 10000 lecteurs.

Le comité de rédaction de ce bulletin certains ex-dirigeants tres connus du sohyo. Il a appelé a la construction d'un mouvement des travailleurs sur une base de lutte de classe. Il appelle aussi à la coordination des luttes au niveau national était aussi aussi bien que local. Les militants d'opposition regroupés autour de ce bulletin ont été actifs dans la lutte de Sanricoalition.

zuka, dans la campagne de solidalaborieuses masses et dans le mouvement anti-

Tout de suite après être entré fonction, Fukuda a accéléré la ou une procédure de mise en service de l'aéroport de Narita qui avait été suspendue pendant longtemps en raison de la lutte que les fermiers et de nombreux militants avaient sans faillir. Fukuda a essayé de rétablir le prestige des autorites

Mais cette tentative a eu une processus de issue inattendue. Le 26 mars 1978 les militants, sous la direction de la LCRJ (Ligue communiste révolutionnaire japonaise), section jade la IVe Internationale, et d'autres organisations d'extrême- gauche ont investi l'aéroport et ont pendant quelques heures la tour de contrôle, ce qui a obligé

Fukuda à retarder encore l'ouver-

Cette action été un encourageaussi la gment pour de nombreux secteurs travailleurs gouvernement. Les luttes internes ponais tionale se sont développées dans le LDP.

Malgré une violente répression contre nisation la lutte de Narita, y compris le liest le cenciement des travailleurs arrêtés, ponaise à laquelle s'est associée droitier syndicale, un coutaliste)

sympathie s'est largement militants de lors du contre le sous- marin nucléaire Mutsu, la lutte des de locomotives du du zèle menée contre le «mouvement de Marusei» (un mouvement travailleurs lutté du la pétition pour la libération des militants qui ont occupé la tour de contrôle et qui sont en prison de-

Alors, a recueilli, à la fin de 1979, plus de 13000 signatures en deux ou trois mois.

critiques de la politique de Fukuda sont venues du LDP lui-même, ce qui a provoqué l'échec de la candidature de Fukuda à la présidence du parti en décembre 1978. Sous le gouvernement d'Ohira, qui prit la place de celui de Fukuda, avec l'appui total de l'ancien Premier ministre, Kakuei Tanaka, la désintégration du LDP s'est accentuée. Une redistribution des forces politiques et syndicales à l'œuvre. Les partis ont mis en avant éventualité d'un gouvernement de

Le PSD (parti social-démocrate - aile droite de la socialdémocratie) et le Parti Komei se préparèrent à participer à un gouvernement de coalition avec le LDP partie de celui-ci. Ils ont renforcé leur attitude anti-ouvrière. Ils ont aussi poussé les dirigeants du PS et du Sohyo à rompre les relations avec le PC, comme preuve de la bonne volonté du PS à prendre en charge la stabilisation de la domination capitaliste.

Le PS, de son côté, établissait des relations plus étroites avec le PSD et le Komei. Parallèlement, le

«réunification» des syndicats était accéléré. C'est un effort d'unification entre l'aile droite et l'aile gauche réformiste au sein de l'appareil réformiste.

Il existe deux principales centrales syndicales nationales. L'une est le Sohyo (le conseil général des syndicats japonais) qui soutient le PS mais dont certains syndicats sont dirigés par le PC et qui comprend

Fédération japonaise des de la métallurgie qui participe à l'IMF-JC (Comité jade la Fédération internades métallurgistes - orgapro-impérialiste). L'autre L'autre Domei (Confédération jadu travail organisme pro-impérialiste et pro-capiqui soutient le PSD. Dans les années 60, le Domei et l'IMF-JC ont pris le contrôle total des principaux syndicats du secteur privé, main dans la main avec les patrons. Depuis la fin des années 60, il y a eu des affrontements très violents entre des militants ouvriers du Sohyo et des jaunes du Domei. Mais ce dernier n'a pas réussi à obtenir la majorité dans le secteur public. De jeunes travailleurs du Korokyol (Conseil national. des syndicats des entreprises du secteur public) ont contre les attaques violentes gouvernement et du Domei à la fin des années 60 et au début des

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années 70. Le premier projet d'unification des syndicats sur une base pro-impérialiste fut alors mis de côté.

Mais, depuis le début des années 70, les dirigeants du Sohyo ont repris leurs efforts pour parvenir à une réunification. Les dirigeants des syndicats des télécommunications qui furent les principaux agents de la collaboration PS-DSP-Komei essayé de coopérer avec le gouvemement dans la mise en œuvre de la rationalisation et de renforcer leur contrôle bureaucratique sur les travailleurs afin de préparer la à la réunification. Les dirigeants du Syndicat des chemins de fer ont aussi essayé de participer à cette entreprise. Aujourd'hui où la ratiodans le secteur public — ce qui implique des dizaines de milliers de licenciements - est devenue une nécessité immédiate pour le gouvernement capitaliste, en raison de l'énorme déficit financier, les dirigeants du JNR cherchent à éviter provoquer des sentiments antisyndicaux chez la petite-bourgeoisie acceptant une raisonnable». Dans le même temps, prouver à la classe capitaliste qu'ils sont capables de gouverner, afin de prendre l'initiative de la réunification des syndicats de jouer un rôle déterminant dans la redistribution des forces politiques.

Mais ce processus de réunification rencontre de nombreuses difficultes. L'une d'elles réside les intérêts contradictoires des bureaucrates de chaque syndicat. Le Domei et l'IMF-JC sont d'accord pour exclure du processus tous les syndicats PC répond à ce tournant droitier des dirigeants du Sohyo, lant à la constitution d'une fédération nationale à laquelle quelques syndicats seulement ont répondu favorablement. Les dirigeants du Sohyo dénoncent cette comme une orientation scisionniste mais sans cacher leur intention d'expulser les syndicats qui suivraient la ligne du PC. Récemment il y eut un affrontement violent entre des dirigeants du syndicat des enseignants de Tokyo dirigé par le PC et des dirigeants du syndicat national des enseignants dirigé courant principal du Sohyo, concernant la participation du premier à une nouvelle Fédération nationale appelée par le PC. ment s'est soldé par la division du TTU (Syndicat des enseignants de Tokyo).

L'autre difficulté est qu'il y a encore à la base une forte résistance à cette réunification et chez ortains dirigeants du Sohyo même qui veulent maintenir une ligne de classe.

commencé entre tendances

Korokyol.

venir d'une est, munications une lutte ont de leur çaient qu'il ouvrière montre sa classe rité

Sanrizuka et route la reaucrates.

Ils nification

Ils démontrent ainsi que cette vités de la base isation par les et situation en dans vembre 1979 de la sein petite zones urbaines et rurales.

le

De plus, efforts pour montrer son en appement au système autre ment

«coalition de tous les partis d'opdémarche position» qui a récemment proposé à son parti par le PS,

Cet affronte-

Un conflit ouvert a maintenant de dans le Traité Dans ce conflit, le courant gauche de lutte de classe devrait intermanière unitaire. A Miyagi et à Fukushima au nordles travailleurs des télécomont déjà entrepris tion mais y contre le contrôle bu- D'un autre reaucratique. Ils ont été expulsés grandes syndicat parce qu'ils avanétait nécessaire que la solidaen participant à la lutte de plus faire aux luttes contre rationalisation, contre les buessayent maintenant de lutter contre les bureaucrates syndicaux et contre la réudroitière des syndicats. réunification ne signifie que le renforcement du contrôle contre les actidernières élections fut l'augmentation des impôts proposée par Ohira. Ohira et la classe dominante dans son l'entreprise ensemble doivent faire face à un désoutien ficit sans cesse croissant, dû soi-disant au prix du riz (qui est supporté système d'assurance sociale et au public déficit des chemins de fer nationaux. Ils ont essayé de surmonter cette liste leurs et les paysans ainsi que la petite bourgeoisie urbaine. La défaite relative du LDP aux élections de nomontre que celui-ci est en train de perdre son soutien au bourgeoisie des Le Parti socialiste fait de gros que la classe dominante reconnaisse son aptitude à gouverner. Il a finaleabandonné sa politique de comprenait le PC. De plus, Asukata, président du PS,

«suspendre» son opposition au américano-japonais sur la sécurité, afin de rendre plus facile la construction d'une coalition solide PS-DSP-Komei. Mais le PSD a fraîchement accueilli cette proposition. Il soutient que le PS ne devrait pas seulement «suspendre» son opposirenoncer totalement. cote, ll y a encore de résistances a ce tournant à droite dans les rangs du PS.

La bourgeoisie ne peut pas non confiance au PSD et au Komei. Le PSD est un ferme défenseur des intérêts capitalistes, plus encore que le LDP, en particulier sur la question de la défense nationale. Mais son influence est limitée à des couches supérieures de travailleurs des grandes compagnies, comme la metallurgie, l'automobile, la construc tion navale, etc. Et même dans ces secteurs, une résistance se développe chez les travailleurs comme on l'a vu lors de la longue grève, au début de l'année, de l'industrie lourde de

Sasebo qui reçut un massif. Il est évident que le PSD n'a pas les moyens de contenir la combativité des travailleurs, en particulier de ceux du secteur

Get des petites industries privées, en raison de sa politique trop anti-ouvrière et pro-impéria-

Il en est de même pour le Parti Komei; sa nature religieuse et petite bourgeoise est un obstacle à l'expansion de ce parti. Il a joué un rôle important en séparant dans les zones urbaines la petite bourgeoisie de la classe ouvrière et en obligeant le PS à rompre avec le PC. Mais il a peu d'influence dans les syndicats.

Alors, dans ces conditions, le commencement d'une ère de gouvernement de coalition signifierait aussi le commencement de réelles confrontations de classe. Et la dynamique de ces affrontements provoquerait une rupture entre les partis réformistes et les dirigeants. En d'autres termes,

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s'offre maintenant aux révolution-

Dans cette situation, le besoin le plus urgent de la classe ouvrière est la construction d'une alternative dente au gouvernement capitaliste et à une «coalition modérés-conservateurs» ou «coalition modérée».

Il est donc nécessaire de consorganisée de lutte de classe qui est déjà à l'état embryonnaire, autour de la lutte de Sanrizuka et du «Bulletin ouvrier». Ce courant doit maintenant intervenir activement dans le processus de recomposition du mouvement syndical.

Bien que les luttes ouvrières pour des augmentations de salaires aient été battues au long des six dernières années et que les attaques contre l'emploi et les droits syndi caux se soient renforcées, le rapport de forces n'est pas favorable à la bourgeoisie. La crise actuelle de la

Best étroitement liée la crise de domination que connaît l'impérialisme en Asie de l'Est et de l'Ouest. Ce qui est en jeu, c'est la réorganisation structurelle de l'appareil d'Etat du Japon afin de l'adapchangements considérables qui sont intervenus dans la situation

Les dirigeants réformistes du PS et du PC en arrivent à défendre l'intérêt national. Ils appellent maintenant à soutenir la campagne anti-soviétique nationaliste lancée par la bourgeoisie. Par conséquent, ils ne peuvent pas combattre avec efficacité le courant pour la militarisation, pas plus que les attaques menées contre les salaires, et contre les droits démocratiques, l'augmentation des prix, faites au nom au nom de la crise moyen de stabiliser la situation en Asie de l'Est et de minimiser les effets des bouleversements intervenus en Asie de l'Ouest. Elle fait confiance à la politique étrangère réactionnaire menée par la direction chinoise et à la coexistence pacifiqui est à l'ordre du jour entre les Etats-Unis, le Japon et la-Chine contre la menace soviétique. Mais les luttes des masses en Asie de l'Est, en parcelle du peuple sont un défi à cette politique même.

Ainsi le front de lutte de classe qui est à construire devra tout d'abord être fondé sur l'internationalisme, au travers des luttes sans compromis contre les accords réactionnaires passés entre les impérialistes et leurs alliés.

Alors que les dirigeants réformistes abandonnent toute lutte ef fective contre le gouvernement capitaliste, c'est sur les épaules de classe ouvrière que repose la nécessité de mener ces luttes, sur ce courant combatif de lutte de classe, pour la défense du niveau de vie et des droits politiques, économiques et syndicaux de la classe ouvrière.

La Ligue communiste révolutionnaire japonaise appelle à un front unique sur ces trois tâches prioritaires : la solidarité avec le peuple coréen et la lutte contre le Traité américano-japonais sur sécurité et l'auto-défense; les luttes pour la victoire finale du mouvement contre l'aéroport de Narita et la mise en échec des projet de construction d'une seconde desserte autoroutière et d'un pipe-line, forçant ainsi le gouvernement et les autorité de l'aéroport à abandonner définitivement l'aéroport; la défense, face aux capitalistes, à l'inflation et à la politique d'austérité, du niveau de vie

Une manifestation de solidarité avec le peuple coréen était prévue pour le 15 juin; ce devait être un grand pas en avant dans la construction de ce mouvement. Un autre temps fort sera la période de juin à septembre, contre l'offensive du gouvernement qui comprend sieurs campagnes nationales, que la «signature par un million de personnes» de la pétition contre la seconde autoroute de l'aéroport de Narita, lancée par la Ligue des fermiers de Sanrizuka-Shibayama

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