«J'accepte, je signe l»
Nommé le 21 août chef de la commission gouvernementale, alors que le Premier ministre Babiuch vede sauter, Jagielski a fait une entrée remarquée à Gdansk en annonçant à la radio locale: «Nous pouvons accepter de suite certaines vos revendications. Quant autres, nous expuquerons pourquor cela nous est impossible.» Il accepta d'autre part de négocier avec le MKS
Prendre au chantier naval. Entouré «d'experts», il a facilité à Gdansk d'intellectuels indépendants, que les grévistes comme «experts» pouvant les aider, sur des questions juridiques qu'entre gens du même monde, les pourront s'entendre plus facilement. En vain: le MKS aucun moment lâché des mains la direction des négociations et a utilisé pour expliquer travailleurs des questions juridiques compliquées.
Cependant, le négociateur gouvernemental se montrait intransigeant sur la question du syndicat libre, tentant d'orienter la question vers une «libéralisation» des syndicats officiels. Dans l'appareil, après que le Premier ministre démissionné, l'heure était au branle-bas de combat. Déjà, au début de la grève du chantier naval, quand le MKS prit en main le fonctionnement de la tri-ville, des désertions isolées de bureaucrates apeurés s'étaient pro-
Tel ce monsieur, personnel du naval Lénine, grève, maître du sort de dix-sept travailleurs, qui monta tribune pour expliquer «qu'il est avec les ouvriers en greve» «avait toujours ressenti de la sympathie» pour eux. Mais, craignant à la fois les travailleurs et ses propres «camarades», la majorité des cadres de l'appareil s'est tue.
Cependant, de très dures luttes ont vu le jour au sein même de l'appareil, entre les partisans de la manière «dure», qui ont fait acherainer à Gdansk des renforts de policiers anti-émeutes et des gaz paralysants, se préparant à investir le chantier par la force, plutôt que de céder et ceux qui pensaient pouvoir encore s'en sortir en magouillant. Le Ve plénum du CC, qui s'est tenu le 30 août, s'est montré particulièrement divisé. huis-clos était total, même les sténos ne purent entrer. Cependant, il semblerait que Stanislaw Kania, membre du bureau politique et secrétaire du CC, responsable de la police politi-
Wait proposé la manière plutôt que l'accord sur le syndicat indépendant et n'ait été mis en minorité que de peu. De même, si ce plénum n'annonçait pas la «démission» de Gierek, ce dernier le devait à sa position internationale nécessaire pour lui trouver un remplaçant accepté par les divers secteurs de la caste. Il fallait éviter de donner pour autant l'impression de prendre une telle décision «à chaud», sous la pression de l'événement, c'est-à-dire d'une grève générale en puissance.
Enfin, parmi la base du POUP, pas moindre. Un manifeste exigeant • veau y circulerait, porteur déjà de plusieurs dizaines de signatures. On estime d'autre part que 40 pour cent des délégués du MKS avaient