Inprecor 1974–2004

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ALLEMAGNE FEDERALE

Sur les élections au Bundestag

· Inprecor n° 86, 14 octobre 1980 · p. 31-32 · 1 207 mots

Allemagne Syndicalisme

Déclaration du CC du GIM, section allemande

Strauss ne doit pas passer! Votez SPD! Pour une alternative socialiste à Schmidt! OUR après jour, Franz Joseph Strauss développe son programme politique réactionnaire. Que ce soit à Cologne, le ler septembre, jour de la mobilisation syndicale contre la guerre, ou à Stuttgart, le 11 septembre, jour anniversaire du coup d'Etat au Chili, Strauss s'est déclaré en faveur de la politique de militarisation de l'OTAN et a exposé ses conceptions tout à fait particulières sur les libertés.

La crise économique qui annonce une nouvelle récession a déjà commencé et Strauss incarne les solutions élections au Bul du 5 octobre patronales à la crise. Il a pris comme modèle Margaret Tatcher, de fer» britannique qui a fait passer en Grande-Bretagne le chômeurs de 600000 à 2000000 de attaquée aux conquêtes sociales des travailleurs et qui a introduit une législation antisyndicale pour limiter les possibilités qu'ont les travailleurs de se défendre.

Il n'y a pratiquement pas de ville où la venue de Strauss cité des contre-manifestations. Les objectifs objectifs qu'il proclame rendent qu'il proclame rendent nécessaire dès à présent un important ndestag Lueslas de la IVe Internationale déploiement policier déjà responsable de la mort d'un manifestant à

Hambourg.

Il ne suffit pas de croire que

Strauss va perdre les élections. Son programme politique restera d'actua lité bien après le 5 octobre et il n'e.

xiste pas d'autre garantie pour éviter l'application de ce programme que la mobilisation dans la rue, les usines, les bureaux et les écoles.

La direction du SPD estime, comme le chancelier Schmidt, qu'il ne faut pas s'opposer aux meetings de Strauss parce que « des trublions dénatureraient le sens de ces manifes tations». La direction de la centrale syndicale DGB et les directions des principaux syndicats s'opposent à ce que les militants syndicaux partici-

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Contre le programme de Strauss, contre la politique de la direction du SPD et de la coalition socialiste-libérale, pour une mobilisation en défense des intépent en tant que tels à ces initiatives contre Strauss. Il se trouve qu'au moment même où la centrale DGB et le syndicat IG Metall affirment ne pas vouloir tomber dans la provocation de Strauss, ils désavouent les militants combatifs qui entendent lutter contre les objectifs patronaux - quel que soit le gouvernement en place. L'IG Metal' par exemple, a déjà, sans y être force, reculé dans la lutte contre le trust sidérurgique Mannesmann qui entend limiter la concertation avec le syndicat. Le président de l'IG Metall, Loderer, est d'accord avec Strauss pour faire passer une loi entamant les acquis de la cogestion qui représenterait un recul non négligeable par rapport à ce qui existe actuellement.

Le SPD ne porte pas seulement la responsabilité du retour de Strauss sur la scène politique lors de la «Grande coalition» de 1967-1969, il a encore rogné sur son programme de réformes qui, il y a quelques années, paraissait déjà bien modéré.

Face à la crise qui s'annonce, le SPD n'a pas de plus grande préoccupation que la bonne marche des profits patronaux. Le SPD au gouvernement ne défend pas les intérêts des travailleurs; dans sa coalition avec le Parti libéral FDP, Schmidt a toujours eu pour principe de gouvernement la défense des intérêts des capitalistes. Lambsdorf, figure de proue du Parti libéral, fournit à Schmidt les arguments pour refuser, par exemple dans la métallurgie, la défense des acquis de la cogestion, la réduction du temps de travail à 35 heures par semaine (par une modification de la législation en vigueur). Ce Lambsdorf est plutôt partisan de l'allongement de la durée légale du travail et non de sa réduction, et il mène, à l'instar de Strauss, une lutte contre ce qu'il ap pelle «l'Etat-Syndicat» en Allemagne.

Schmidt, Brandt et Wehner, le chef de la fraction parlementaire SPD au Bundestag, redoutent les mobilisations anti-Strauss parce qu'ils n'ont réponse au programme ce dernier. Le SPD ne doit pas ses votes à son action gouvernementale mais à ses relations traditionnelles avec le mouvement ouvrier et tout particulièrement avec le mouvement syndical.

Le SPD redoute les aspirations de ses électeurs ouvriers car ceux-ci entendent bien faire aboutir plus aisément leurs revendications à la suite d'une victoire socialiste aux élections. La direction du SPD craint notamment une victoire électorale trop nette qui lui donnerait la majorité absolue au Bundestag comme cela vient de se passer lors des élections partielles en Nord-Rhénanie-Westphalie - et qui lui donnerait la possibilité de gouverner seul.

Dans une interview au journal de lIG Metall, Schmidt a déclaré que l'espoir de voir le FDP - qui d'un point de vue strictement ouvrier peut être considéré comme un partenaire peu souhaitable dans la coalition - quitter le gouvernement était parti-

Plus nette sera la défaite de

Strauss le 5 octobre, plus il y aura de voix pour le SPD, plus grandes seront les chances d'une riposte des travailleurs contre les attaques visant leur niveau de vie, la sécurité de l'emploi et les acquis sociaux. Une mobilisa tion résolue contre les attaques des patrons et une bonne leçon donnée à

Strauss créeraient les conditions les front syndical commun avec les travailleurs influen-

Démocratie pour mener la vie dure au SPD au gouvernement lorsque ce dernier entendra s'opposer aux intérêts des ouvriers, des femmes et des jeunes.

Le DKP (le PC pro-Moscou) se considère comme une alternative au

SPD, mais il met ses intérêts de parti au-dessus de la nécessité d'actions communes contre Strauss. Quelle différence sur ce point précis avec la di-

SPD ? Est-ce que le DKP lutte vraiment pour un monde meilleur quand il justifie sans la moindre critique la répression bureaucratique en République démocratique allemande (DDR), en Europe de l'Est et en

Union soviétique et quand il dénonce

Pas une voix pour les partis des patrons CUD/CSU et FDP !

Votez SPD pour empêcher Strauss de gagner les élections !

Contre la reconduction patrons que sont Genscher et Lambsdorf !

Pour un gouvernement socialiste homogène !

rêts des travailleurs après le 5 octobre !

Francfort, le 13 septembre 1980.

Comité central du GIM, section allemande de la IVe Internationale.

comme réactionnaire la lutte des ouvriers polonais ?

Les verts (écologistes) se prononcent clairement contre le programme nucléaire mais ils ne croient pas que le mouvement ouvrier puisse défendre ses intérêts face aux patrons et à l'Etat et encore moins qu'il puisse ga gner. Leur programme écologiste se garde tout autant que celui du SPD d'attaquer la logique du profit des patrons.

Le mot d'ordre de Strauss «Liberté ou Socialisme» est un mensonge ! Le mouvement ouvrier n'a pas à choisir entre les deux maux : ou bien l'économie de marché dominée par la logique du profit et le pouvoir illimité et incontrôlé des trusts, ou bien la dictature bureaucratique qui aliène les droits politiques de l'individu dans des Etats qui pervertissent la notion de socialisme pour légitimer la répression stalinienne.

Le grand mouvement de grève des travailleurs polonais, avec lequel Strauss et d'autres anticommunistes professionnels se sont solidarisés de laçon frauduleuse, a montré la véri table alternative, celle d'une réelle démocratie socialiste. Il est décisif de lutter aujourd'hui pour construire un parti qui se batte pour cette alternative socialiste. coalition socialiste-libérale avec les amis des Scène de campagne électorale en Savière

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