E coup d'Etat militaire du 12 porté contre les travailleurs de Turquie. Il a été inspiré et soutenu par l'impérialisme et coordonné par l'OTAN. Son but est d'imposer la stabilité sociale aux dépens de la classe ouvrière et des organisations de masse. Une vague de répression a été lancée contre les travailleurs et l'étau économique se resserre autour d'eux.
L'étendue de l'implication
P'OTAN dans ce coup s'est vue clairement dans les manœuvres militaires qui ont eu lieu simultanément en Turquie. Ces manœuvres ont continué après le coup, un seul pays — la Belgique - s'en retirant.
La raison de l'importance de la part prise par les impérialistes réside dans la crise sociale et politique croissante de la Turquie et des pays voisins rendue évidente par la révolution la guerre de l'Irak contre l'Iran, les luttes ouvrières en Syrie et la lutte du peuple kurde pour son droit à l'autodétermination.
Consolider le flane oriental de l'alliance de l'OTAN après l'insurrection de masse qui a renversé le chah et avec l'impact du développement
Déclaration du Secrétariat sur le coup d'Etat en Tur de la révolution iranienne, est devenu pour l'impérialisme US une de ses principales priorités. Il utilise l'occupation de l'Afghanistan par l'armée soviétique pour obtenir l'approbation pour son projet.
Les impérialistes prétendent que le nouveau régime bénéficie d'un soutien populaire pour ses actions. Mais c'est un mensonge ! Derrière son camouflage de gouvernement composé de civils et de militaires à la retraite, c'est un régime militaire qui cherche approfondir les attaques de l'administration précédente contre le niveau de vie et les droits démocratiques par des méthodes militaires répressives.
La crise politique qui a précédé le coup faisait suite à l'échec des gouvernements successivement conduits
A LIRE DANS INPRECOR
Numéro 85 du 25 septembre 1980
Le coup d'Etat pro-impérialiste
Numéro 71 du 6 mars 1980
Après les événements d'Izmir, La question de l'endettement Joy Shipton, La marche à l'Etat fort Pierre Chardin.
Turquie unifié quie par les deux grands partis bourgeois et avait eu ces derniers mois comme résultat d'empêcher l'élection du président de la République. Elle n'est que le reflet d'une crise économique et sociale encore plus profonde. Cela a encouragé une polarisation qui s'est tes très dures des travailleurs et des mobilisations des étudiants et de la petite-bourgeoisie radicalisée et, de l'autre, par l'émergence d'un courant fasciste jouissant d'une influence de
En faisant ce coup d'Etat, après une série d'avertissements, c'est toute l'armée, qui est également étroitement liée aux structures économiques, qui a voulu s'opposer à la paralysie des institutions et de la direction politique. Elle a cherché à mettre fin à l'approfondissement croissant de la crise à tous les niveaux et à empêcher que la polarisation ne s'accroisse encore davantage, provoquant par là des explosions sociales encore plus profondes.
Ses porte-parole déclarent qu'une nouvelle constitution sera adoptée. Ils veulent créer l'illusion qu'ils sont prêts à renforcer et à respecter les normes constitutionnelles. S'ils étaient sincè-
res en cela, ils prépareraient des élections à une assemblée constituante véritable et démocratique qui respecterait la volonté populaire.
Au contraire, leur objectif est d'imposer une constitution encore plus conservatrice que l'actuelle, qui serait à la fois un instrument pour consolider le système et légitimer une répression systématique, prolongeant ce qui caractérise la Turquie déjà depuis de nombreuses années et en particulier depuis que Suleyman Demirel est arrivé au pouvoir (65 000 personnes étaient en prison pour des raisons politiques avant le coup d'Etat du 12 septembre dernier).
Le choix du chef d'état-major turc, le général Kenan Evran et compagnie, d'aller dans cette direction a déjà été confirmé par le fait que la répression a frappé beaucoup plus durement le Parti républicain du peuple (PRP) de B. Ecevit que le Parti de la Justice (PJ) de S. Demirel,et qu'alors que les syndicats et en premier lieu le DISK (Confédération des syndicats ouvriers progressistes) ont été interdits, le parti pro-gouvernemental Turkmis peut fonctionner normalement et son dirigeant, Side, a été nommé ministre.
De plus, Evran a tracé une orientation économique qui recommande «un fonctionnement de l'économie dans le cadre des lois naturelles». Il est clair que le nouveau régime applique un programme d'austérité selon les lignes dictées par le Fonds monétaire international. Des mesures d'une égale sévérité ont déjà dans différents pays entraînant des conséquences sociales et politiques désastreuses pour les masses vailleuses.
La nomination de Torgut Ozal, ministre de l'Economie dans le gouvernement Demirel, comme directeur du service de Planification de l'Etat du nouveau régime, marque la volonté de continuation de la politique de Demirel par le régime actuel tant sur le plan de la Constitution que sur celui de la politique économique.
La cause fondamentale de la crise économique du pays a été te - la situation économique de plus en plus catastrophique qui amenait la paupérisation et le déracinement de couches de plus en plus larges de paysans, le chômage massif (près de 15% de la population active) et le blocage de toute perspective pour les jeunes qui sortent des lycées et des universités. La politique que les militaires veulent imposer pourrait tout au plus amener une «rationalisation» et une relance partielle bien que réduite en termes concrets, mais dans tous les cas seraient menées au prix d'une aggravation brutale de l'oppres sion et de l'exploitation dont souffre déjà la grande masse des travailleurs.
En outre, un éventuel rétablissement de l'ordre ne pourrait qu'impliquer une plus grande oppression des Kurdes, qui continueront à être privés de leurs droits nationaux et démocratiques les plus élémentaires et soumis à la plus sévère répression.
Une campagne de solidarité internationale doit être lancée. La part prise par les gouvernements impérialistes au coup d'Etat doit être dénoncée et leur soutien ultérieur au régime militaire doit être arrêté. La campagne doit être développée internationalement par les syndicats, mais surtout en Europe de l'Ouest où il y a des centaines de milliers d'ouvriers tures qui travaillent.
Cette campagne doit soutenir les actions des organisations ouvrières turques et des nationalités opprimées en Turquie, spécialement les Kurdes, dans leur lutte contre le nouveau
Cette campagne doit exiger la libération de tous les prisonniers politiques, le droit pour les partis politiques et les syndicats de fonctionner librement et le droit à l'autodétermination pour les nationalités opprimées.
Les syndicats des pays impérialistes occidentaux doivent exiger de leurs gouvernements de cesser tous politiques avec le régime militaire.
Ce coup d'Etat démontre également, une fois de plus, que l'OTAN n'est pas seulement un véhicule de la guerre impérialiste, mais aussi un instrument de répression contre le mouvement ouvrier. L'OTAN doit se retirer de Turquie. A bas le régime militaire ! Soutien total aux travailleurs turcs dans leur lutte contre la réaction ! Le 26 septembre 1980. Secrétariat unifié de la IVe Internationale. Allemagne fédérale