réfugiés qui se développe au
Salvador. En ce moment, nous en sommes déjà à 40 000
- que ce soient les personnes déplacées qui sont encore au Salvador ou celles qui ont gagné limitrophes. Ces réfugiés des pays doivent affronter des conditions de vie horribles et sont soumis aux abus des forces de sécurité. C'est un problème très très grave, qui s'amplifie de semaine en semaine. Rien que cette dernière semaine, une opération menée par l'armée dans la province du Morazan a abouti à faire fuir
2500 nouveaux réfugiés.
La quatrième tâche est de dénoncer la Junte militaire et de mon-
U cours des cinq années de gouvernement du Pre-
Ar mier ministre australien Malcolm Fraser, à la tête de la coalition du Parti libéral (Liberal Party) avec le
Parti national agrarien (National Country Party - NPC), le nombre officiel des chômeurs a doublé, atteignant le chiffre de 415 000, soit 6,3 % de la force de travail, tandis que les salaires réels ont baissé d'environ 10 %. Il n'était donc pas étonnant que les sondages réalisés au
Les élections du 18 octobre ont cependant reconduit la coalition LP-
NCP, même si la majorité parlementaire dont elle dispose s'est réduite.
Alors que les partis de la coalition bourgeoise n'ont recueilli que 46 % des voix, ils vont disposer de près de
60 % des sièges au Parlement. Cela tient à la sur-représentation - à deux contre un - des votes des régions rurales par rapport aux circonscriptions ouvrières des grandes agglomérations, généralement favorables au Parti tra-
Néanmoins, le vote a montré que la majorité des électeurs a rejeté la dure politique d'austérité des cinq dernières années. Le résultat électoral est un coup porté à la volonté de la bourgeoisie australienne de voir Fraser mener pour une nouvelle période ans ses attaques extrême.
ment dures contre syndical et les travailleurs. Cet avertissement a été perçu par la presse patronale puisque les éditoriaux, après les élections, enjoignaient Fraser de mesure de l'hostilité qu'avait soulevé contre son gouvernement la politique réactionnaire qu'il
Ruben Zamora Un vote contre l'austérité vernement Fraser. Alors que les sondages d'opinion effectués au début des quatre semaines de la campagne électorale créditaient le Parti travailliste d'une poussée de 15%, les socio-démocrates n'ont finalement obtenu que le même pourcentage que la coalition gouvernementale, ce qui ne représente qu'un gain de 6% par rapport aux précédentes élections fédérales de
Cette poussée du Parti travailliste a été très différenciée selon les six Etats qui forment l'Australie ; elle a surtout été importante dans les Etats de l'Australie occidentale, ceux de Victoria et du Queensland où se sont déroulées d'importantes luttes ouvrières l'année dernière, et plus faible dans les Etats qui disposent de gouvernements locaux travaillistes (Tasmanie et Nouvelle-Galle du Sud) ainsi que dans l'Etat de l'Australie du Sud, où un gouvernement travailliste était au pouvoir jusqu'à l'année Cela reflète indubitablement la réaction populaire contre droitière et anti-ouvrière qui a été poursuivie par ces gouvernements travaillistes locaux.
La campagne électorale a été marquée par l'absence totale d'enthousiasme pour le Parti travailliste et ses dirigeants au sein de la classe trer la véritable nature de ce gouvernement, d'expliquer que ce n'est pas un gouvernement centriste ni progressiste, mais qu'il s'agit d'un goucontre-révolutionnaire, vernement terroriste, d'extrême-droite.
Et, enfin, il y a la tâche de soutenir et de faire connaître l'action du
Front démocratique révolutionnaire qui est l'expression de l'alliance large des secteurs sociaux démocratiques, gressiste, mais qu'il s'agit d'un goucontre-révolutionnaire, vernement terroriste et d'extrême droite.
se apporter la stabilité, la paix et la justice à notre patrie.
AUSTRALIE cours des semaines précédant la date des élections fédé.
rales d'octobre 1980 aient prévu la défaite des partis de la coalition bourgeoise et la victoire du Parti travailliste australien, le parti réformiste de masse qui s'appuie sur les syndicats. Les sondages reflétaient l'opposition des travailleurs australiens à la politique d'austérité du gououvrière. La raison en a été l'incapacité de la direction travailliste d'offrir aux travailleurs une véritable politique alternative face à la politique de la coalition LP-NCP favorable au grand capital. Le dirigeant travailliste Bill Hayden a en fait critiqué Fraser non pas sur les attaques menées contre la classe ouvrière, mais parce qu'il avait « relancé la lutte des classes ». Sur toutes les grandes questions en débat, la politique des diriétait identique, voire même plus à droite que celle des partis bourgeois.
La coalition bourgeoise et la direction travailliste se sont opposées toutes deux à la campagne menée par les travailleurs de la métallurgie, des industries pétrolières et chimiques et de l'automobile pour la semaine de 35 heures. Bill Hayden a proposé un plan de création
100 000 emplois seulement, que le chômage réel atteint le milgrand capital, c'est-à-dire qu'il proposait la même solution que les partis bourgeois.
Hayden a refusé de s'engager à e qu'un gouvernement travailliste applique une stricte indexation des salaires sur l'indice des prix à la
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- Augusta e Albany consommation, et il a défendu le système d'indexation partielle mis en œuvre par le gouvernement Fraser. C'est grâce à ce système que les travailleurs ont perdu au moins 25 dollars (125 FF) sur leurs salaires réels hebdomadaires au cours des cinq dernières années. Il faut dire que ce sont les dirigeants travaillistes qui ont instauré les premiers ce système, lorsqu'ils étaient encore au gouvernement en 1974. Hayden a refusé de s'engager à ce qu'un gouvernement travailliste restaure le système de la Medibank, le système d'assurances médicales gratuites qui avait pourtant été introduit par le dernier gouvernement travailliste avant d'être aboli par Fraser. Les dirigeants travaillistes ont même critiqué Fraser pour ne pas avoir suffisemment augmenté le budget de la Défense.
Sa position sur la question des impôts sur les bénéfices ou la richesse a été caractéristique de la campagne du Parti travailliste. Alors que les propositions extrêmement vagues du Labour à ce sujet auraient laissé au patronat toute latitude pour se soustraire à cet impôt comme ils le font déjà avec l'impôt sur le revenu, les patrons l'ont utilisé contre le Parti travailliste en agitant le spectre qu'un tel impôt aurait pour conséquence que les travailleurs perdraient leurs maisons individuelles et que les petits commerçants allaient faire faillite. Les dirigeants travaillistes s'empressé-
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* Port Lincoln: «Esperance in: AUSTRALIENNEE. rent de capituler et d'annoncer qu'ils renonçaient à cet impôt. Cependant, la manière dont les dirigeants travaillistes agirent dans cette affaire permit à Fraser de se poser en défenseur de la maison individuelle du travailleur. La campagne électorale des travaillistes en 1980 a été de ce point de vue davantage marquée par l'engagement pusillanime de faire montre de responsabilité vis-à-vis de la bourgeoisie que les campagnes de 1975 et 1977.
Dans ce contexte, la campagne du Socialist Workers Party (section australienne de la IVe Internationale) a eu un bon impact auprès des militants ouvriers qui cherchaient à exprimer leur opposition à la politique conservatrice et pro-capitaliste de la direction travailliste. Le SWP a mené à cette occasion la plus importante campagne qu'il ait jamais faite, distribuant à plus d'un million d'exemplaires son matériel de propagande électorale. Le SWP, qui présentait des candidats dans neuf circonscriptions électorales, a fait campagne pour le retour au pouvoir d'un gouvernement travailliste, tout en développant ses propres positions politiques, et en expliquant quelles devraient être les tâches d'un tel gouvernement travailliste. La campagne du SWP de soutien critique au Parti travailliste s'est concentrée dans son mot d'ordre central : « Pour un gouvernement travailliste qui mène une politique socia-
MER DE CORAIL: Cooktown • Cairns Townsville • •Bowen Cloncurry
Blair Athol Rockhampton Charleville / I BRISBANE • NOUVELLE Grafton o Cobar Kempsey Newcastle SYDNEY: Wollongong ADELAIDE S Canberra
VICTORIA Geelong *MELBOURNE liste ! » Les neuf candidats du SWP ont obtenu un total de 14 568 voix, c'est-à-dire une moyenne de 2,53 % des suffrages. Pour donner un élément de comparaison, le Parti communiste australien a obtenu 11 298 voix dans sept circonscriptions, soit un pourcentage de 2,48 %.
Le bilan que tire le SWP des résultats d'ensemble des élections australiennes a été résumé dans un article de Jim Me Iroy publié dans le numéro du 22 octobre de Direct Action, l'hebdomadaire du SWP : « La politique conservatrice de la direction travailliste signifie que le combat que va devoir mener le mouvement syndical reste la clé pour faire avancer, au cours des prochaines années, les intérêts de la classe ouvrière. La forte poussée électorale contre Fraser signifie que la contre-offensive ouvrière qui a commencé à se développer en 1980 connaîtra une nouvelle impulsion en 1981. Le recul du gouvernement est d'abord le résultat de cette contre-offensive ouvrière qui a commencé cette année. 1980 a montré que le gouvernement Fraser pouvait être battu. La tâche qui attend le mouvement ouvrier maintenant, c'est de capitaliser les progrès qui ont été réalisés, y compris le recul infligé au gouvernement le 18 octobre, et de lancer en 1981 une offensive plus massive et mieux coordonnée contre le gouvernement et sa politique réactionnaire. »