Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

ESPAGNE

La LCR-ETA (VI) dément des rapports policiers

Inprecor (première série) n° 12, 14 novembre 1974 · p. 25 · 354 mots

État espagnol France Euskadi

Le texte ci-dessous est celui que publie inprecor.fr (saisi, sans erreurs de reconnaissance optique). La numérisation reste la référence : pages 25, 25.

Récemment, certains journaux européens, reprenant des informations de la presse espagnole directement obtenues de la BPS (Brigade Politique Sociale), ont publié des informations qui se réfèrent, d’une part, à l’arrestation présumée de membres de notre direction, d’autre part, à la saisie de matériel d’impression de Combate (notre organe central).

Ces deux informations sont totalement fausses : elles n’ont rien à voir avec la réalité. La meilleure preuve de ceci est que notre organisation continue à réaliser normalement son activité politique et à publier régulièrement ses publications (au moment même où ces informations sont parues dans les journaux, nous publions une feuille sur la lutte des prisonniers politiques, publiée simultanément en France par les camarades du FCR — Front Communiste Révolutionnaire).

Cette déformation des informations s’inscrit dans une campagne de persécution et de discrédit lancée contre notre organisation et intensifiée à partir du moment de la fusion entre la Liga Comunista Revolucionaria (LCR) et l’ETA (VI).

Cette campagne contre la LCR-ETA(VI) est passée par la tentative de nous attribuer des actions avec lesquelles nous n’avons absolument rien à voir et de nous lier à d’autres organisations dont nous sommes séparés par de profondes divergences de tous ordres, bien que nous les défendions inconditionnellement face à la répression franquiste, comme l’ETA (V), le MIL, le FRAP, etc.

Le plus scandaleux est l’essai de la police politique elle-même de nous attribuer la préparation d’un plan de fuite de 10 prisonniers politiques de la prison de Ségovie. Nous saluons, approuvons et appuyons toute initiative pour sauver des militants des geôles franquistes. S’il est certain que c’est là notre position politique, il est néanmoins certain qu’il n’y avait aucun plan concret en rapport avec la prison de Ségovie.

Mais cette campagne n’est pas gratuite. Elle prépare, sans aucun doute, une intensification de la répression, contre notre organisation et aussi contre d’autres groupes politiques. Pour cela il nous faut redoubler nos efforts pour nous opposer — dans l’État espagnol et internationalement — à la dictature franquiste.

Tous unis contre la répression !

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