Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PAYS BASQUE

La journée de lutte du 11 juin

Inprecor (première série) n° 30, 3 juillet 1975 · p. 31-32 · 834 mots

Euskadi Syndicalisme

DANS LE PAYS BASQUE

La journée de lutte du 1l juin dans tout le Pays Basque a montré que la terrible répression franquiste n'était plus capable d'empêcher des mouvements de masse. Cette journée avait deux objectifs : la lutte contre l'Etat d'exception et contre les peines de mort requises contre les deux militants nationalistes révolutionnaires : Garmendia et Otaegui. En BISCAYE, ce sont environ 15 000 travailleurs qui ont participé à la mobilisation, malgré la répression. Des mouvements de grève importants se sont déroulés dans de nombreuses entreprises telles que : la Mecanica La Pena et Astra à Guernica, Precicontrol à Ermua, dans divers ateliers à Durango. Ici les commerçants fermèrent leurs magasins et une manifestation de 200 personnes eut lieu, malgré les forces de répression. Dans les villages de pêcheurs de Ondarra et Lequeito, les travailleurs de la mer ne sont pas sortis en mer. En GUIPUZCOA, le mouvement eut une grande ampleur quand bien même il ne dépassa pas celui du ll décembre dernier. La grève fut

LA JOURNEE

DU 11 JUIN

très largement suivie dans toute la province. Dans diverses entreprises, la grève fut totale: à l'Alfa, Lambreta, Star à Eibar; à la Sigma à Elgobar; à la Suchard à San Sebastian, à la Nerezan, Vizcaino, Gozmendi, Mill, Manterola à Herrera; à la Bianchi, Tubos Estanos, Astilleros Luzuriaga à Pasajes, à l'Union Cerrajera de Mondragon et à l'Ecole Professionnelle de Mondragon, etc.. Dans l'industrie du meuble, en Guipuzcoa, la grève fut aussi totale. Plus de 70 000 travailleurs de la province de Guipuzcoa ont participé au mouvement, soit environ 80% des ouvriers. En NAVARRE, les débrayages furent aussi nombreux. A Pamplune, capitale de la province, huit entreprises ont connu des mouvements, parmi lesquelles : la Super Ser, l'Onena l'Union Carbide, la Minicable, l'Electrocomo. A Estella, ce sont une dizaine d'entreprises qui connaissent des débrayages; dans cette ville à la Varsalvai une assemblée massive s'est tenue dans l'entreprise. Le soir, une manifestation d'environ 600 personnes s'est tenue dans les

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Editeur responsable : René Groslambert, 34 rue Nothomb, 1040 BRUXELLES

PAYS BASQUE rues centrales de Pamplune. Ces quelques informations, très partielles, donnent déjà une idée de l'importance du mouvement, de son degré d'organisation pour affronter le véritable état de siège qui sévit dans toutes les villes et tous les villages. missions ouvrières ont joué un rôle de pôle de ralliement unitaire et la preuve a été faite que la répression la plus dure ne suscitait plus une crainte paralysant les initiatives des masses. La force des travailleurs basques ra à nouveau lors de l'ouverture du procès de Garmendia et Otaegui. A BARCELONE, une manifestation unitaire (avec le PCE, le PT (ex-PCI, la LCR-ETA (6), le MCE) rassembla 3 000 personnes qui affirmèrent ainsi leur solidarité avec la lutte de leurs camarades basques contre l'état d'exception et pour sauver les camarades Garmendia et Otaegui. A VALENCE, diverses organisations -- parmi lesquelles l'OICE (Organisation de la gauche communiste), le MCE, l'Union communiste, la LCR-ETA (6) --préparerent une manifestation qui réunit 1 000 personnes. Ce fut la plus importante manifestation depuis celle d'avril 1973, en solidarité avec la lutte de San Adrian. A l'échelle internationale, en France, en Autriche, en Belgique, en Suisse , en Suède, en Grande-Bretagne, des manifestations furent organisées avec la participation des sections de la IVème Internationale, pour affirmer la solidarité internationaliste avec la lutte des travailleurs du Pays Basque et contre la répression.

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Impre

the rece

and prospe for th internati capita econon forinighth, 10. 27/28. jux 5. 1975

Eva Forest.

Les Com-

El Ferrol de mars 1972.

les mobilisations pour politiques.

se manifeste-

ERRATA tribunal de Burgos.

fusion entre les deux noms.

la dureté dia et tous numéro spécial la récessio rezes et les

Un perspectiv perspe de de internati l'econom kapitalir capitalis intematior

La dictature n'en continue pas moins de préparer les procès des camarades Garmendia et Otaegui,

José Antonio Garmendia a été transféré à la prison de Burgos, ce qui indique que son procès devrait s'ouvrir sous peu. Et la dictature franquiste va ouvrir un nouveau procès contre les dirigeants de la grève générale de Plus que jamais il est nécessaire d'amplifier sauver Garmendia et Otaegui, Eva Forest et tous les prisonniers Dans le dernier numéro d'INPRECOR, une formulation ambigue pouvant créer la confusion s'est glissée dans l'éditorial. Elle repose sur la possible confusion entre deux noms : José Antonio Garmendia, dont le procès n'a pas encore eu lieu et contre qui la dictature réclame la peine de mort, et Ignacio Garmendia, condamné le 5 juin à 23 ans de prison par le La conclusion que nous tirions ("c'est le début d'une victoire'') après avoir annoncé la peine frappant Ignacio Garmendia reposait sur la conLes 23 ans infligés à Ignacio Garmendia reflètent criminelle de la dictature et la lutte reste entière pour sauver José Antonio Garmen-

Uses camarades!

aprec mprecor

correspondencia de prensa internaciona la recesion y las perspectivas de la economia capitalista internacional

Cial, n 27 28, 12 de junio 1975 80 pes., 60fb, usS1.50

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