Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

AMERIQUE LATINE

L'apologie de la défaite

· Inprecor (première série) n° 38, 20 novembre 1975 · p. 29-32 · 3 165 mots

Cuba Argentine et Chili URSS et Russie

AMERIQUE LATINE apologie de la défaite

PABLO ROJAS Entre le 9 et le 13 juin de cette année a eu lieu à la Havane, Cuba, la Conférence des Partis communistes d'Amérique Latine et des Caraibes. Des réunions qui ont eu lieu sur le continent depuis l'OLAS, celle-ci revêt sans aucun doute la plus grande signification politique. Cela tient non seulement au fait qu'elle a réunit pour la première fois en une espèce de congrès conti-. nental, tous les vieux PC pro-soviétiques avec le PC cubain, mais plus fondamentalement à ses résolutions et à ce qu'elles signifient pour la lutte en Amérique Latine dans l'immédiat et dans le proche futur. Absolument tous les vieux PC du continent se sont rendus au rendez-vous. Cette fois-ci, il n'a manqué personne. Il n'y a eu ni exclusions ni voix discordantes. Une unanimité complète et sans faille a scellé les accords. La déclaration commune engage tous ces partis sur une même ligne et pour des tâches semblables. Cette fois-ci, avec le PC cubain, direction et gouvernement du premier Etat ouvrier d'Amérique Latine, se sont assis côte à côte et ont définis des objectifs communs, des PC comme celui de Bolivie, du Vénézuela, d'Argentine, du Brésil, du Chili par exemple. Cette fois-ci, le PC vénézuélien n'eut pas à souffrir des attaques comme celles que lui avait portées la direction cubaine par la bouche de Fidel Castro lui-même à la Conférence de l'OLAS. Et le PC uruguayen - au nom de tous les'partis frères" du continent, en cette occasion, n'aura pas eu à défier la direction cubaine. C'est l'évènement le plus important depuis l'OLAS à cause de "l'alignement"' qu'il engendre (ou affirme, car le fait n'est pas nouveau) dans les rangs du mouvement ouvrier et révolutionnaire du continent; à cause également des effets dévastateurs qu'il aura dans l'immédiat sur les organisations centristes latino-américaines, l'abandon dans lequel il va plonger les mouvements castristes ou néo-castristes, la confusion qu'il va créer dans la "nouvelle avant-garde" latino-américaine qui avait surgi à la faveur du triomphe de la révolution à Cuba et s'était développée au sein de la vague combattante qui a parcouru tout le continent dans les années qui ont suivi. Enfin, dans l'avenir, il aura des implications pour le développement de la lutte, à partir de la nécessaire recomposition par laquelle devra passer le mouvement ouvrier et révolutionnaire de nombreux pays, après les défaites profondes subies ces dernières années. Il faudra tenir compte désormais de ce que l'Etat ouvrier cubain déclare de façon formelle son alignement - non pas avec le "camp socialiste"' en général - mais avec les PC du continent en particulier et concrètement. Analyser les résultats de cette réunion, dans ce contexte, implique donc l'analyse du processus de la révolution cubaine, du cours suivi par cet Etat ouvrier, de la signification du castrisme comme courant politique dans les 15 dernières années, de la défaite des guérillas et aussi de l'échec sanglant de la "voie pacifique au socialisme" au Chili.

Page 30

AMERIQUE LATINE Cela suppose d'approfondir l'analyse des causes de la défaite au Brésil, en Uruguay, République Dominicaine, etc., d'aborder des sujets comme la stratégie impérialiste dans le continent après Cuba, le rôle du Brésil aujourd'hui, le rôle des forces armées dans tout le continent, etc. Réaffirmation du bloc avec la «bourgeoisie nationale»

Le document se divise en 9 chapitres où se font une description et une analyse historique des différentes périodes de la lutte sur le continent; en partant de la défaite subie par les colonialistes espagnols à la bataille de Ayacucho de la part des forces "indépendantistes" latino-américaines - cela fait déjà 150 ans -pour en arriver à aujourd'hui. Cette façon de commencer le document en mentionnant la lutte pour la "première indépendance" a beaucoup plus qu'un caractère purement formel et rhétorique. D'une façon générale, elle indique déjà quelle sera la ligne générale de l'analyse. Hier la bataille de Ayacucho où s'est consolidée la "première indépendance", aujourd'hui la conférences des PC sur la lutte pour la "seconde indépendance". Hier un ennemi étranger sur le continent, une puissance impérialiste qui a pu être vaincue grâce aux efforts communs des divers mouvements de "'libération nationale" qui, dans chaque pays - et par-dessus les frontières - agissaient par-delà la 'condition sociale' différente de leurs secteurs composants. Cela veut dire que toutes les classes - en passant par-dessus le "détail" de la différence de leurs intérêts - surent s'unir contre l'ennemi principal et l'expulser du continent. Aujourd'hui aussi, les PC allèguent d'un ennemi principal : l'impérialisme yankee, puissance étrangère qui opprime tous les peuples et qui pille les pays d'Amérique Latine. Pourquoi ne pas faire aujourd'hui comme hier - raisonnentils - et unir les efforts dans une lutte commune par-dessus les frontières et également pas - par-dessus les différentes "conditions sociales''? Nous pourrions presque dire que c'est cela le "message'' fondamental de la conférence, le noeud de la déclaration. De là, la mention constante tout au long des 9 chapitres et chaque fois que l'occasion s'en présente, du caractère "patriotique" de la lutte, pour la "deuxième indépendance" maintenant. Cependant, ce message n'est pas abstrait et il ne s'adresse pas "aux peuples en général", il ne s'agit pas d'une déclaration obligée de patriotisme, lancée en l'air, sans aucun but. Bien au contraire, elle a des destinataires concrets. Pour qu'il n'y ait aucun doute, elle les nomme, plusieurs fois, depuis le passé jusqu'à aujourd'hui. Ce sont: toutes les forces patriotiques et anti-impérialistes, démocratiques, etc., mais elle mentionne plus spécifiquement (chapitre 6) : "C'est pour cela, sans abandonner la lutte pour les droits démocratiques et pour la conquête de nouvelles structures dans nos pays, que nous, communistes, sommes disposés à soutenir les positions des gouvernements latino-américains qui peuvent signifier la défense de nos richesses naturelles ou la volonté de mettre fin à la prétention des compagnies multinationales de conserver et d'augmenter chaque jour davantage leur contrôle sur nos économies". "Cette réalité historique ne signifie pas du tout qu'il n'existe pas au sein de la bourgeoisie lati -no-américaine des secteurs, qui, devant la contradiction de leurs intérêts avec ceux de l'impérialisme, adoptent certaines positions analogues à celles du prolétariat, des paysans et d'autres couches non capitalistes de la population en lutte contre l'impérialisme et pour la conquête de l'indépendance économique et de la complète souveraineté nationale. " "En conséquence, ces secteurs bourgeois peuvent contribuer à l'unité d'action démocratique et anti-impérialiste conjointement avec les forces populaires". "Les PC et tous les autres combattants anti-impérialistes.. accordent une grande importance à cette possibilité... qui constitue un facteur indispensable dans cette lutte complexe et multiple". "L'incorporation au large front de la lutte anti-impérialiste et anti-oligarchique de forces et d'organisations qui représentent des secteurs de la bourgeoisie est d'une grande importance". Non seulement on établit cette possibilité de fronts et d'alliances mais on récupère des antécédents en Amérique Latine, depuis le Front populaire de Pedro Aguirre Cerda au Chili, en passant par la défense et l'éloge des "efforts" des PC latino-américains avant et pendant la seconde guerre mondiale, dans leurs tentatives de "former des fronts nationaux, anti-fascistes et anti-impérialistes", en indiquant en passant que : "Les résolutions du VII° congrès de l'Internationale Communiste jouèrent un rôle important en ce sens". Pour terminer, on se revendique - sans aucun doute ni hésitation - de "l'expérience chilienne'' de nos jours. A ce sujet il est dit au chapitre 4: "Il fut possible d'obtenir cette victoire parce que le mouvement populaire avait réussi à se regrouper autour d'une ligne politique correcte qui montrait avec précision quels étaient les ennemis principaux : l'impérialisme et l'oligarchie monopoliste et agrarienne, contre lesquels il a orienté sa lutte". "La classe ouvrière chilienne avait constitué un front politique et social -l'Unité populaire - qui réussit grâce à cette politique correcte à conquérir le gouvernement en même temps qu'une partie du pouvoir politique". C'est insister un peu trop sur les citations, mais il est utile de connaitre des conceptions, telles que celles qui s'expriment ici. Par elles-mêmes, elles parlent des intentions politiques des PO latino-américains à l'heure actuelle.

Page 31

Fidèles à leur politique de "révolution par étapes", de caractère démocratique bourgeois de la révolution à l'heure présente, les PC ont été les adeptes de l'alliance de classes, de la politique des fronts populaires et de la "transition pacifique au socialisme". L'exemple chilien reste encore frais à la mémoire des masses latino- américaines; la "forme pacifique" dans laquelle le PC a conduit la classe ouvrière chilienne au massacre est une leçon qu'elles n'ont pas oubliée, mais que la Conférence, elle, a oubliée, qui revendique "l'expérience" (l'aventure réformiste pourrait-on l'appeler) et, non contente avec cela, l'agite comme un "bon exemple" à répéter. Analyser une conférence des PC n'aurait donc pas d'importance, si en cette occasion, on ne devait compter avec un élément qui aujourd'hui déjà altère le panorama politique latino-américain et le fera encore plus dans le futur immédiat du moins. Il s'agit de ce que cette conférence est un accord politique avec le PC cubain, direction et gouvernement du premier Etat ouvrier latino-américain, qui durant plus d'une décennie a maintenu une attitude d'indépendance politique relative en regard de la bureaucratie soviétique, et a tenté d'impulser la lutte révolutionnaire sur le continent, en dehors des PC et contre eux, créant et soutenant des organisations alternatives à ceux-ci dans chaque pays et les attaquant souvent publiquement dans des discours spécifiques de Fidel Castro lui-même. L'OLAS fut l'essai politique cubain le plus important du continent pour former une organisation alternative à celle des PC traditionnels. Cette conférence-ci, c'est la formalisation de la fin de l'OLAS, mais de plus, elle accrédite, avec la signature du PC cubain, la défaite de l'essai antérieur et la reconnaissance de son échec. Cuba a tenté également la formation de la Junte de coordination révolutionnaire du cône sud en 1974. La conférence actuelle signifie-t-elle la fin de l'appui à la Junte de coordination? Est-ce la reconnaissance de son échec? Tout parait indiquer qu'il en est ainsi, non seulement à cause du contenu du document et des tâches politiques qu'il indique, mais aussi à cause du traitement (les attaques) dont sont l'objet des organisations qui font partie de la Junte. Le MIR chilien, par exemple reçoit le "traitement" antérieurement mentionné à la réunion de l'UP. à Berlin, de la part du PC chilien, "parti frère" du PC cubain. Le fait a de l'importance, non seulement parce qu'il implique la reconnaissance de cet échec, mais aussi à cause de l'influence énorme de la direction cubaine sur la "'nouvelle avant-garde" qui a surgi en Amérique Latine sous l'impulsion du triomphe de la révolution cubaine. Les PC traditionnels ne pouvaient capitaliser ce mouvement, au contraire, ils furent débordés. C'est la raison qui fait que cette conférence aura des effets importants et de si graves conséquences dans l'avenir. La parole de Cuba est écoutée et respectée dans de larges secteurs des masses.

Il est également certain qu'elle n'exerce plus un rôle de direction vis-à-vis de secteurs importants de l'avant-garde. Que l'expérience en ce sens laisse un solde négatif est une réalité et aussi que beaucoup d'organisations ou de tendances de l' "avant-garde large" n'agissent déjà plus en accord avec la ligne que trace la direction cubaine. La lutte de classe les a obligées à recourir à d'autres chemins, hors des anciens schémas castristes. Tout ceci est vrai, mais ce qui a été dit auparavant ne l'est pas moins. C'est là ce que cherchent d'abord les utilisation de l'influence et de l'autorité de Cuba pour entrainer des secteurs des masses, aujourd'hui en dehors de leur contrôle, vers leur orientation réformiste et tentative en même temps de faire peser ce fait sur l'avant-garde et ses organisations en les mettant devant ce dilemme : ou emprunter le char réformiste de la collaboration de classes, ou - comme le souligne le document -, affronter le fait que les

PC s'accordent pour "travailler à isoler ceux qui adoptent de telles positions". Aujourd'hui, l'appui cubain à la "gauche antisoviétique touche à sa fin, les castristes et toutes les organisations centristes du continent se voient déjà entre le marteau et l'enclume. Est-ce le signe avant-coureur de la fin de ce type de centrisme en Amérique Latine? Le fait de la signature de ce document de la part des Cubains aura des effets dévastateurs sur le centrisme latino-américain en général. Il conduira à la confusion et à la démoralisation de beaucoup. Les conséquences de son application dans le futur seront encore plus graves. Les pires projets de collaboration de classes, les alliances les plus contre-révolutionnaires commencent à apparaitre dans le continent avec l'appui actif de l'Etat ouvrier cubain. Celle de l'UP chilienne après la réunion de Berlin avec la Démocratie-chrétienne de Frei et les "'militaires honnêtes et patriotes" sera à elle seule le début d'une longue chaine. L'effet de confusion parmi les masses aura des conséquences importantes. Le travail des révolutionnaires aujourd'hui n'aura pas seulement à compter avec le silence ou la passivité de Cuba, comme c'était le cas dans les dernières années, mais avec son opposition active à travers l'appui donné au PO national correspondant. Beaucoup de centristes latino-américains ont parié et ont placé leurs espérances dans les changements qui "ramèneront Cuba à sa politique antérieure", et qui surgiraient par miracle lorsque se tiendra le premier Congrès du PC cubain. Ceux qui crurent à des manoeuvres ou des jongleries de quelques dirigeants ou fractions devront maintenant beaucoup réfléchir sur ce document ou le PC cubain a apposé sa signature. Là est définie toute sa ligne stratégique mondiale, la caractérisation de la révolution sur le continent, le rôle de l'URSS, le "camp socialiste", l'impérialisme, la bourgeoisie du continent, le mouvement de masse, le programme, le Vietnam, le Portugal, les PC, le rôle des forces armées, etc., etc. De plus, les PC latino-américains, usés et gravement touchés à la suite de leurs aventures

Page 32

Editeur responsable: René Groslambert, 34 rue Nothomb, 1040 - Bruxelles Imprimerie spéciale de l'editeur.

AMERIQUE LATINE réformistes, ont besoin de la reconnaissance et de l'aval de Cuba. Aujourd'hui, il n'ta pas de doute, les PC se présentent devant les massos et l'avant-garde de chaque pays, grands triomphateurs de la lutte historique qui durant plus de 10 ans les a opposés à Cuba. Cette dernière les reconnait maintenant, s'en revendique et même plus, deur donne raison. Analyser les erreurs de la direction cubaine sur le continent serait tres long. Il faut seule ment remarquer qu'elle il cherché à impulse la révolution dans tous les pays avec des oscillations, un grand nombre d'échecs, empirisme, elle essayalt, naitre un nouveau Cuba sur le Continent; rompre l'isolement, surmonter le danger de l'attaque impérialiste - sans recul ni conciliation avec lui - mais en lui opposant de nombreux fronts de lutte avec l'objectil dont nous avone parlé plus haut un nouvel Etat ouvrier qui lui servirait de base d'appul, allaiblirait les forces bourgeoises et impérialistes et soutiendrait la révolution socialiste dans tots les autres pays. L'indépendance politique de Cuba a l'égard de l'URSS. et la "Communaute socialiste! ne pour -ait l'emporter gilen ren orçant les positions en Amérique Latine., Une partie imporante de la direction cubaine D'entalait conscience, dans le ment, cela est claris, possibilité politique du pays", et d'autant plus en étant à 90 milles du colosse impérialiste. On pourrait dire que le faityle plus héroique et le plus tragique à la fois qui témoigne de cette conscience empirique ut la guérilla du Che en Bolivie et tout le plan conti nental qui se greffait dessus. La direction cubaine paternaliste envers les masses. Elle a cru plus da clade ouvrière, les espions Tne sedu par dans les organisations, les appareils, de forg et des groupes pour la lutte, il faut une Politique qui organisé l'intervention des masses, leur auto-organisation, Dans le domaine de la compétence des appareils en face des PC, Cuba avait perdu d'avance, c'es àu sein de la classe ouvriere qu'elle aurait da L'incompréhension du rôle d'un véritable parti disputer le terrain aux Venintste du programme de transition, des conseils à Cuba même, ne sont pas des but peuvent longtemp inexorables milliers Le prix a été très é meilleurs de l'avant-ga payé de leur vie, et aussi nombreux pays qui compte ses et qui a souffert les plus grandes dél histoire. Cuba reste isolée, il y eu des d'échecs dans ses tentatives en Amérique Latine.

comme les responsabilité.

avec elle ausside faire

"ils isolent l' travail conjoint avec les fond - empiriqueils comprenalent l'imaphie mutaire)

"socialisme dans un seul nemi primeipall a toujours eu une attitude qu'en

"seconde indépendance"'!

leur mobilisation autonome.

leformistes du continent.

son texte. Dans leur se sont des délormacherdans le devenir du

Immaturité du déet idéaliste" ne succes les fogles

• la lutte de classe.

parmi les tho-américaine ont lare de milliers de son en Amérique Latine.

milliers

Le 13.9.75

Finalement, la direction capitule devant ses adversaires réformistes conséquents. Dans l'analyse de ce processus, la responsabilité retombe aussi bien sur la direction cubaine que sur les révolutionnaires latino-américains qui furent eux-aussi incapables de créer un autre Cuba. Cest souvent pour des raisons identiques el les mêmes motifs que les Cubains eux-mêmes, qu'ils ont échoué. Aux marxistes-révolutionnaires • aux trotskystes incombe également une grande la base de leur analyse, les réformistes - à lheure de la défaite - tirent une conclusion plus "'optimiste que jamais". D'abord, dans leur laboratoiré de la conciliation de classes,

"ennemi principal" et ensuite, vils démontrenk que tout ce qui n'est pas l'ennemi principal est l' "ami principal". De là leur -politique d'alllanes, les fronts 'anti-fascistes"

qu'ils proposent et allant toujours plus loin, le gouyernements "pro¿grossistes" des militaires "patriotes" et leur apput le plus "terme et loyall à ceux-ci. C'est cela la polilique "réaliste' des PC (qui les a amené à caractériser le coup d'Etat chilien comme l'oeuvre d'un groupe d' Mofficiers traitre et à trouver maintenant des secteurs brogressistes/a l'intérieur mame de la haute hiérar-

Leur stratégie: "isoler l'ent, en alliance avec tous les autres secteurs sociaux "démocratiser" la situation, pour, au moven d'alliances interclassistes former des fronts "larges" qui leur

›ermettent d'arriver au gouvernement, et y com oris, comme ils le soulenent dans le cas de élections chiliennes de 1970, d'obtenir "en mêm temps, une partie du pouvoir politique'. De là /Ils entendent démontrer la supériorité du sociaisme, à travers ses sucees economiques, ainsi "convaincre" des secteurs mêmes de la bourgeoisie de la nécessité de la "transition pacifique" et d'entreprendre la lutte pour la

La réunion de WUP chilienne à Berlin, un peu plus d'un mois après cette conférence và dans le même sens et le proclame Clairement dans apologie de la défaite appellent le prolétariat latino-américain à se mettre derrière le char des gouvernements mimaires "progressistes" et à entreprendre une nouvelle aventure de collaboration de classes, Len construfsant des fronts populaires plus larges que dans le passé. Ce que l'on peut dé - ture de tout cla est que de tp attent he bilan deol suffisamment réformiste. Aujourd'hui ils entreprennent une vote de hoctification dans ce sens. Cette politique de fronts populaires de

"type nouveau", sera sans aucun doute, un des éléments qui marquera l'avenir politique proche

Une erreur sur cette page ?