Le gouvernement conservateur belge, engagé dans un plan anti-récession qui comporte, outre des menaces de blocage des salaires, breuses économies budgétaires anti-sociales, a de nouveau limité les crédits de l'enseignement supérieur. Ces mesures impliquent d'une part des suppressions d'emplois pour le personnel universitaire, d'autre part de nouvelles mesures dans le sens de la sélection et de la "'rentabilisation" capitaliste de la masse étudiante. Les réactions fort vives contre ce plan Humblet-De Croo (appelé ainsi d'après le nom des deux ministres de l'Instruction publique) se sont dessinées tant du côté du personnel universitaire que du côté étudiant. Après une série de grèves et de manifestations limitées, un front unique a été constitué entre les organisations syndicales de l'enseignement supérieur et le Front National Etudiant. Des occupations d'universités ont démarré, notamment à Bruxelles, impliquant étudiants et personnels universitaire. Une manifestation nationale commune syndicale-étudiante a réuni près de 15000 personnes le 21 novembre à Bruxelles. Il y a déjà eu un début de concrétisation de cette unité d'action encore limitée: le jeudi 27 novembre, à l'appel des délégués syndicaux, le piquet de grève des employés du siège central du trust Glaverbel, à Bruxelles, en grève contre des licenciements, a été renforcé par de nombreux étudiants de l'Université.
BELGIQUE
[Belgique]
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