Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

GRECE

[Grèce]

Inprecor (première série) n° 39, 5 décembre 1975 · p. 31 · 288 mots

Ce texte n'a pas de titre dans la revue ; le titre entre crochets est le nôtre.

Grèce et Turquie Syndicalisme

Depuis le début de septembre 1975, l'usine de papier MEL à Salonique est en grève. C'est un nouvel épisode d'une suite de grèves avec occupations d'usines que la Grèce connait depuis la chute de la dictature militaire (notamment les grèves National Can, d'Eskimo, des chantiers navals Elefthis, des mines de Madem Lako, etc.) Cette grève découle des efforts entrepris pendant l'été pour annuler le licenciement de travailleurs combatifs qui avaient essayé d'organiser un syndicat unique d'entreprise. La grève déclenchée le ler septembre vise surtout des augmentations de salaires, le paiement des jours de grève, ainsi que le renvoi du chef du personnel et la gestion de la cantine par le syndicat. Malgré l'intervention de la police, les grévistes occupent l'entreprise, empêchent la vente de ses produits, surveillent les abords de l'usine et ont réussi à étendre l'action à une filiale de MEL située à Patras, dans le Péloponnèse. Les travailleurs des deux entreprises ont essayé de manifester à Athènes devant le Parlement et devant l'université. Ils ont été isolés par l'association estudiantine contrôlée par les deux PC ainsi que par le PASOK (parti socialiste de Papandréou) et attaqués par la police. Seuls les trotskystes les ont appuyés de manière continue. Le 1l novembre 1975, le PCI, section grecque de la IV° Internationale a organisé un meeting pour commémorer le 58° znniversaire de la révolution socialiste d'Octobre (que les PO n'ont commémoré d'aucune manière). Une délégation des grévistes de l'usine MEL a participé au meeting, et le président du comité de grève y a pris la parole. Dans son discours il a rendu hommage au rôle joué par la "tendance socialiste syndicale" (groupement inspiré par nos camarades grecs) dans les luttes des grévistes à Salonique et à Athènes.

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