Atteint de tuberculose pulmonaire depuis plus de 14 ans, notre camarade Sabin Arana a commencé à souffrir dans les dernières années de son séjour en prison, d'une grave maladie du rein gauche. D'abord diagnostiquée comme une tuberculose rénale par un médecin (?) des prisons, il fut reconnu après un an et demi de traitement, qu'il souffrait de calculs rénaux. (Cela veut dire que pendant 18 longs mois, Sabin a été traité avec des produits qui, en fait, favorisaient le développement de sa maladie. Il se trouve ' maintenant à l'hôpital pénitentiaire de Carabanchel, depuis la fin de décembre, après avoir parcouru le long chemin d'une biographie militante exemplaire : arrêté trois fois, torturé pendant presque 18 jours au total, emprisonné depuis le 9 mars 1968 (cela fait 8 ans !). Il a participé pendant ce temps à 8 grèves de la faim, assorties de punitions qui ont atteint l'effroyable total de plus de 300 jours de cachot et de 16 années de remise de peine perdues. Condamné par le TOP (1) et les tribunaux militaires à 32 ans de prison au total, il est passé par les prisons de San Sebastian, Madrid, Santander, Burgos, Segovie et, après le 28 août 1975, jour du début du procès de Garmendia et Otaegui, il fut transféré brutalement, en pleine grève de la faim, avec Il de ses compagnons, à Puerto de Santa Maria. On l'a transféré à Madrid dans des conditions dramatiques : bien qu'il urinât du sang continuellement, il voyagea depuis Puerto de Santa Maria avec les pieds et les mains liés ensemble, recroquevillé en boule et jeté dans un fourgon cellulaisabin sacré sa vie.
ment la liberté !
dez Inguanzo.
Editeur responsable: René Groslambert, 34 rue Nothomb, 1040 Bruxelles re pendant près de 12 heures. Il arriva épuisé. Peu après, il cessa d'uriner du sang, car il cessa tout simplement d'uriner. Il fallut lui introduire une sonde. Maintenant (ler mars), les médecins ont décidé de l'opérer. Avant tout, il faut imposer les garanties médicales indispensables, le droit pour Arana de choisir un hôpital non -pénitentiaire pour son opération et sa convalescence. Une campagne internationale commence. Sabin Arana, qui a milité 16 ans (d'abord dans la vieille ETA en 1969; ensuite à ETA-VI et à la LCR-ETA(VI) ), est l'un des camarades les plus respectés et estimés par toute une génération de militants de toutes les organisations, qui ont vécu avec lui dans les six ou sept prisons où il a passé ses dernières huit années. Il faut obtenir sa libération, le sauvegarder pour qu'il puisse continuer la lutte à laquelle il a conEt avec lui, J. Antonio Garmendia, Antonio Duran, Horacio Fernancez Inguanzo, tous trois malades, doivent recouvrer immédiate-
- Garanties médicales pour les prisonniers politiques! - Liberté pour tous les prisonniers. politiques ! A l'usine Chrysler, la liberté pour Antonio Duran a été incluse parmi les revendications et, le 28 février, une assemblée de mineurs de Mieres, a exigé celle de Horacio Fernan-
POU OEST CETTE VOIE GUIL FAUT SUIVRE
"Combate", Organe de la LCR-ETA (VI) (1) TOP : Tribunal d'Ordre Public -tribunal civil pour délits politiques.
arana!