Inprecor 1974–2004

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Une impasse

· Inprecor (première série) n° 55, 8 juillet 1976 · p. 13-15 · 1 385 mots

Italie

PDƯP il manifesto

*et un progetto politico da vita di Feltrineli

Chieíamo un voto cone T più dell'assassinio ( arche si esprima anche *fara anticapitalist-irconda

UNE IMPASSE

Le vote du 20 juin marque une consolidation de la poussée à gauche qui s'était exprimée lors du référendum de 1974 et des élections régionales de 1975. Cette consolidation est d'autant plus significative que le problème qui s'est posé cette fois était l'avènement à des responsabilités de gouvernement. La poussée à gauche s'est généralisée aussi dans le Midi. Même si on ne peut pas oublier que le vote pour le PCI représente une prime à une ligne politique qui s'est ultérieurement déplacée sur la droite, pendant la campagne électorale, du point de vue subjectif il exprime toutefois la volonté de renverser le régime démocrate-chrétien. Ceci était d'ailleurs l'enjeu des élections. La DC a réussi à récupérer, par rapport aux élections de 1975. Malgré cela, pour la première fois, elle n'est pas en condition de jouer le rôle d'arbitre absolu. Dans le Parlement, elle n'a pas la possibilité de bloquer des mesuplus d'une majorité propre sur la question de l'avortement.

L'avancement de la gauche, par rapport à 1972, n'a donc pas réalisé les conditions immédiates pour l'alternative de gauche. Non seulement parce que les 51 % n'ont pas été atteints, mais aussi étant donné la désagrégation de la zone intermédiaire en-

Get la DC, ce qui aurait pu stimuler des processus de construction de majorités alternatives, comme cela s'est produit parfois au niveau local. L'unification du front modéré autour d'une DC en pleine banqueroute à l'ouverture des élections, ne représente pas seulement un obstacle parlementaire à l'alternative, mais elle démontre aussi que la faillite du régime démocrate-chrétien et la fin de la crédibilité du parti et de ses hommes ne sont pas suffisantes, lorsqu'elles ne sont pas accompagnées par des initiatives capables de désagréger le bloc social modéré, de rompre sa représentation politique et de recomposer un nouveau bloc. Ceci est aujourd'hui essentiel, encore plus qu'hier. Il existe en effet la possibilité - et déjà on peut en entrevoir des signes - que le regroupement des forces modérées, réunies en défense de la DC, agissent demain dans la crise comme instrument organisant un nouveau bloc aggressif. La tactique du PCI ner la DC par des propositions unitaires a atteint son point extrême. En fait, il lui manquait une précision programmatique, une base adéquate dans le pays et d'un alignement des forces qui ne soit pas réduit au PCI. Ainsi, le compromis historique a finalement produit ce qu'il ne voulait pas : la polarisation. Il s'est donc créé une impasse : le régime DC est terminé, mais l'alternative n'est pas immédiate. Dans ce contexte opèrent encore les poussées spontanées de la crise et les initiatives sauvages du Capital qui réagit à la crise. C'est pourquoi, ce serrait irresponsable de la part de la gauche de l'accepter.

La proposition d'un gouvernement de salut national, fondé sur la quasi-totalité du Parlement, qui reconnait encore un rôle de guide à la DC (à qui on ne demande que de "renoncer" au préalable anti-communiste) est destinée à produire des solutions paralysantes. Car elle fait abstraction de la réalité : à savoir le caractère encore nettement plus conservateur de la DC et la couleur de ce "salut national", conçu comme respect des intérêts sociaux.

Nous réaffirmons, par contre, que la seule voie pour affronter la crise du pays est l'alternative de gauche, non pas comme une exigence de demain, ni comme une proposition propagandiste, mais comme un objectif politique réalisable après ce vote.

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Cela exige, immédiatement, que la gauche, bien que divisée sur beaucoup de problèmes stratégiques, affirme son unité face à la DC; qu'elle revendique la direction du gouvernement en tant que majorité relative; qu'elle définisse un programme immédiat en défense des intérêts vitaux des masses et pour la transfor -mation radicale de la base économique et institutionnelle; qu'elle recherche une confrontation avec les forces laiques sur de tels programmes et talonne la DC en lui imposant une confrontation et un choix qui vise et prépare une rupture de la DC elle-même. Justement, parce qu'elle doit rompre le bloc modéré et construire un bloc social alternatif, cette initiative doit être accompagnée par une action de fond sur le plan social et politique.

L'hypothèse du gouvernement des gauches ne peut pas, comme ce fut parfois le cas, être réduit à la dimension d'une simple réorganisation de forces, de même sur le plan électoral. Pour la faire avancer, il faut relancer un mouvement de masse capable d'empêcher que la crise soit atténuée, ne fût-ce que partiellement ou provisoirement, en faisant retomber son poids économique et politique entièrement sur la classe ouvrière et sur les couches populaires. Il faut en outre que ce mouvement dépasse les limites purement revendicatives et économistes. Seule une lutte qui constitue déjà en elle-même une action de gouvernement et une affirmation de pouvoir peut désagréger le front social adverse et créer un bloc alternatif. Il faut finalement une initiative politique de fond, visant la rupture de la DC, la restructuration des forces lalques et démocratiques. En particulier, il faut reconsidérer d'une part, le rôle et le caractère du PSI, d'autre part, la construction d'une force crédible à la gauche du PCI. Ne pas prendre acte de la nécessité d'une nouvelle réflexion profonde sur les lignes politiques de toutes les composantes de la gauche, reviendrait à permettre qu'un reflux se dessine et que se consolide une réorganisation de la droite déjà commencée autour de la DC. Mieux, cela pourrait amener la gauche historique, et le PC en particulier, à un processus de régression constante.

Cette réflexion critique concerne aussi la nouvelle gauche. Le résultat électoral de DP ne peut être assimilé à une défaite. Néanmoins, il indique une limitation politique grave. Nous avons été victimes de la "polarisation", mais pourquoi ? Poarquoi, après des années de travail et de présence significative dans les luttes, l'unité de la gauche n'a pas fonctionné comme véritable multiplicateur politique, trouvant sa traduction dans un résultat électoral consistant ? Il serait négatif - et cela donnerait une signification équivoque même à la conquête de nouveaux prolétaires à notre liste - d'esquiver cette question, de la poser en misant sur des éléments conjoncturels, voire de les mystifier en parlant d'un processus "de purification" de notre électorat. Le débat doit être mené jusqu'au bout, publiquement, de façon unitaire. Beaucoup de problèmes se posent : la séparation entre ligne politique et pratique de masse; la réduction économiste progressive de notre ligne et de notre pratique; la bureau-

Get la réapparition dans l'organisation d'anciennes méthodes de faire de la politique; les tendances minoritaires insuffisam-

"Plus unitaires et plus différents" : voilà l'objectif vers lequel il faut orienter notre recherche. Cette réflexion ne peut être développée que dans le mouvement, par l'expérience de luttes, en évitant que chacun ne se replie sur son organisation et subordonne tout à l'exigence tactique de son renforcement. C'est une recherche donc, qui doit être menée ensemble avec les protagonistes réels du mouvement, qui furent touchés par notre discours politique, même s'ils ne sont pas devenus des électeurs de DP (ouvriers syndicalisés, catholiques, femmes, masses du Midi, etc.).

30 ANNI KERATIS 271:0 BASTA! ДОСААА PER IL GOVERNO PROLETANT DELLE SINISTRE Le Bureau Politique du PDUP convoque le Comité Central pour les 3 et 4 juillet et lance une discussion ouverte dans le •parti et avec les autres forces de DP; en par -ticulier AO, en tenant compte des pas en avant importants réalisés en direction d'une perspective unitaire pendant la campagne électorale, campagne qui a posé aussi des thèmes de débats nouveaux et essentiels sur les formes du processus d'unification. Après le 20 juin, face à l'impasse et aux tendances négatives prévisibles de la gauche traditionnelle et face aux difficultés du mouvement pris dans l'étau de la crise, le problème de la formation d'un parti nouveau sur une base de classe re une fois de façon plus urgente. Cependant, ce processus ne peut pas être réduit à l'addition des groupes existants et au simple maintien de leur patrimoine précieux d'élaboration et d'expériences. Résolution du BP du PDUP, publiée dans "Il Manifesto" du 26. 6.76.

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DC

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La nouvelle victoire du PCI n'aura pour le moment d'autre effet que celui de confirmer

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