CONTINTA
VIA LA DC!
POTERE A CHI LAVORA dalla De e dalla morsa re la De VOTA DEMOCRAZIA MOCRA PROLETARIA PER IL GOVERNO ALLE SIMISTRE
POLE TANT
VERS UN AFFRONTEMENT
PLUS DUR Les résultats des élections politiques n'ont pas répondu à ce que les prolétaires italiens attendaient et à ce que craignait la réaction nationale et internationale. La nouvelle grande poussée du PCI, sur lequel s'est concentré encore plus que le 15 juin de l'année passée le vote de gauche (qui dans certaines villes comme Naples à marqué des résultats extraordinaires) ne suffit pas à compenser les pertes du PSI et le résultat modeste de DP et du parti radical. Dès lors, les voix de gauche restent encore sensiblement en dessous de 50 %. Mais surtout, elles ne suffisent pas à contrebalancer le fort résultat de la DC, qui est l'aboutissement d'une campagne électorale menée dans un esprit anti-ouvrier, anti-populaire et anti-communiste le plus avoué et le plus ordurier. (...)
et accentuer les orientations politiques apparues après le 15 juin, à savoir la volonté substantielle, mais aussi la capacité partielle de "geler"' le cadre politique même, en faisant recours ouvertement à la répression contre les luttes et au contrôle bureaucratique du syndicat. Le tableau de la gauche n'est pas complet si on ne tient pas compte de la réduction substantielle de l'impact des propositions politiques de DP, dont nous nous considérons d'ailleurs responsables au même titre que les autres composantes (...). Ce résultat politique ne sera en tout cas pas sans conséquences sur les rapports de forces entre la composante révolutionnaire et classiste et celle modérée et collaborationniste du mouvement ouvrier. Ceci s'exprimera aussi bien dans la riposte à la répression, qui sera sans aucun doute renforcée à la suite de l'important succès démocrate-chrétien, que dans le soutien que le programme prolétaire et les progrès du pouvoir populaire rencontreront dans le mouvement(...). Derrière le résultat de ces élections, il y a en réalité un pas en avant nouveau et substantiel en direction d'un affrontement plus dur entre les classes, certainement pas dans les conditions politiques les plus favorables. La solution gouvernementale, que ces élections n'ont pas su apporter, ne pourra certainement pas venir d'une réédition à plus ou moins brève échéance, des formules gouvernementales antérieures, que d'aucuns prévoient déjà. Le caractère ingouvernable du pays, produit le plus riche - le plus complexe et donc aussi le plus ambivalent -de l'affrontement entre les classes qui s'est développé au cours de ces années en Italie, ne peut trouver un débouché que sur le terrain du rapport de force entre les classes. Ce doit être la montée du mouvement de masse, la force organisée des ouvriers dans l'usine, des chômeurs, des soldats, des femmes, des jeunes, des étudiants, la mobilisation générale contre le fascisme et la réaction (que nous avons vu opérer si puissamment durant cette campagne électorale), ce doit être cette force qui impose ses solutions à la crise institutionnelle du pays. Elle doit empêcher le PCI et le PSI d'alimenter la volonté démocrate-chrétienne de ne pas se faire chasser du pouvoir. La crise de la DC a atteint le point de non-retour que les événements politiques de l'année passée ont mis en lumière, sans possibilité d'équivoque, et que l'affirmation électorale du 20 juin ne peut certainement pas annuler. Cette crise doit se développer complètement : c'est-à-dire jusqu'à une rupture de la DC qui crée dans le pays et dans le Parlement une majorité de gauche que l'arithmétique électorale ne permet pas aujourd'hui (...). Nous ne sommes pas en condition de tirer un bilan, aussi bien parce que, franchement, nous
ne l'avions pas prévu, que parce que nous ne disposons pas encore de toutes les données analytiques de ce résultat électoral. Nous estimons en tout cas qu'un test important de l'unité réalisée par la présentation unitaire - que nous ne cessons pas de considérer comme un résultat politique positif et irréversible - réside dans le choix de procéder à une analyse commune de ce résultat de la part des organisations qui, bon gré mal gré, en partagent la responsabilité. Ici, nous voulons seulement avancer quelques points que nous considérons acquis. L'appréciation pour la modestie des résultats ne doit aucunement être camouflée. Cela ne doit pas nous faire ignorer les données représentées par la richesse des rapports avec les masses que nous, LC - mais sous une forme différente aussi d'autres composantes de DP - avons établies pendant la campagne électorale. Ce fait n'a pas d'équivalent dans aucune autre période de l'histoire de la gauche révolutionnaire. Il peut et doit constituer dès maintenant le point de départ pour développer une discussion de masse sur la perspective politique de cette étape, et sur le rôle des révolutionnaires. Cette discussion est désor -mais tout à fait mûre dans le mouvement, il est impossible de nous y soustraire. Quant aux données numériques du résultat électoral, nous ne voulons pas sous-estimer la façon dont à pesé sur LC une série de facteurs négatifs : l'exclusion des têtes de liste dans toutes les circonscriptions, le nombre réduit de nos candidats et le véto à la candidature de certains de nos camarades, notre exclusion substantielle à la télévision et à la radio, et l'insuffisance des moyens matériels, ainsi que le caractère absurdement "séparé" que les autres composantes de DP ont imposé le plus souvent à notre campagne. Mais sur -tout, ces éléments ont opéré comme facteurs de renforcement d'une tendance plus générale, en grande partie indépendante de notre rôle, qui a poussé les prolétaires à faire bloc autour du PCI, autant et même plus que le 15 juin et par laquelle s'est exprimée la volonté de "dépasser la DC". Ceci a incontestablement été sous-estimé par nous. C'est cette même tendance qui, en ayant réduit au minimum nos électeurs par rapport à "l'aire" des prolétaires influencés par notre intervention et par nos propositions, a en même temps provoqué un véritable écroulement de la base électorale précédente de DP et en particulier du PDUP, un écroulement auquel n'est probablement pas étrangère la volonté d'une composante du PDUP de "punir" la liste unitaire qui s'était imposée contre leur volonté. Mais nous entendons reprendre ce discours en ayant à notre disposition plus de données factuelles et - nous le répétons - dans un débat franc et unitaire avec les autres composantes de Editorial du quotidien "Lotta Continua"'
23 juin 1976
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