Les Sandinistes s'apprêtent à affronter
Source : Département des Affaires étrangères du Front sandiniste de libération nationale
NICARAGUA
AIDE DES PAYS DU COMECON AU NICARAGUA
(juillet 1979 - novembre 1980)
CUBA :
gracieusement).
RDA :
HONGRIE en nature.
POLOGNE
: montant inconnu des dons en nature.
URSS :
et de 10 voitures ; montant total des dons inconnu.
(FSLN), Managua.
AIDE DES PAYS OCCIDENTAUX AU NICARAGUA
REA :
50 millions de dollars.
PAYS-BAS :
15 millions de dollars.
CANADA :
14 millions de dollars.
SUEDE :
8,5 millions de dollars.
MEXIQUE a offert un prêt dont la valeur globale n'est pas connue.
LYBIE :
donation.
Source : Latin America Weekly Report, Londres.
BELIZE
GUATEMALA
HONDURAS
EL SALVADOR
OCEAN PACIFIQUE la tempête qui lève
10 millions de dollars (comprenant la valeur d'un bateau offert 30 millions de dollars de prêts ; montant inconnu des dons de poudre de lait, de vêtements, de matériel médical et scolaire. : 4,7 millions de dollars de prêts ; 3,3 millions de dollars de dons dons de 1,5 million de crayons, de 1,5 million de livres d'exercice, de 1000 radios à transistors, de 30 000 paires de chaussures a offert un prêt qui pourrait s'accompagner d'une généreuse
MER DES CARAIBES NICARAGUA
COSTA RICA
LATIN AMERICA WEEKLY REPORT *
Les Sandinistes sont convaincus que les Etats-Unis ont entrepris une campagne internationale pour déstabiliser le gouvernement nicaraguayen. Ils considèrent que la suspension de l'aide économique américaine n'est que le premier pas sur un chemin qui pourrait déboucher sur une intervention militaire ouverte.
Deux crédits importants ont été immédiatement affectés par la décision de Washington : les 15 millions de dollars qui restaient à verser de l'aide globale de 75 millions de dollars décidée l'année dernière, et un autre crédit de 9,6 millions de dollars destiné à l'achat de blé, qui sont tous deux une nécessité vitale.
Mais les Nicaraguayens craignent que la campagne puisse aller plus loin et que Washington ne bloque le versement des crédits qui avaient été accordés par l'AID (Agence pour l'aide internationale au développement) entre 1975 et 1979. Enfin, ils craignent que l'administration Reagan ne tente d'arrêter l'injection de crédits, dont le montant total s'élève à 120 millions de dollars, de l'Inter-American Development Bank (IADB).
L'un des premiers à critiquer la suspension de cette aide américaine, qui était essentiellement destinée au secteur de l'entreprise privée, a été Alfonso Robelo, dirigeant du principal parti d'opposition, le Mouvement démocratique nicaraguayen (MDN). Il a expliqué que cette manœuvre était une grave erreur de la politique extérieure menée par les autorités nord-américaines.
Mais la situation sur le front économique est rien moins qu'alarmante pour les Sandinistes, même s'ils ont rencontré certains succès dans leur effort pour diversifier l'aide économique qu'ils reçoivent (voir encadré). Ils sont pleinement conscients que toute tentative d'étranglement économique ne pourrait qu'exacerber les tensions intérieures. Au cours des dernières semaines, ils ont pris une série de mesures tendant à éviter un affrontement avec l'opposition et, le 31 mars, ils ont lancé un appel à toutes les organisations politiques et sociales pour qu'elles participent à un « dialogue patriotique ». La principale place forte de l'opposition, le journal La Prensa, a accueilli dans un
* Latin America Weekly Report est publié hebdomadairement par Latin American Newsletters Ltd., 90-93 Coweross Street, London EC 1 M 6 BL, Grande-Bretagne.
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PAN
premier temps favorablement l'ouverture, avant de décider d'adopter finalement une ligne plus dure.
La direction sandiniste estime que les événements qui se sont produits à la mi-mars à Nandaime ne pourraient être que la première d'une série d'attaques spontanées contre les secteurs les plus récalcitrants du patronat. Les autorités ont empêché que cet affrontement particulier n'aille plus loin et ne débouche sur une escalade. Mais elles ont également souligné que leur patience avait des limites.
Un important dirigeant sandiniste a résumé l'attitude adoptée par son mouvement comme suit : « Nous ne voulons pas d'affrontement, mais, s'ils le cherchent, nous pourrons donner le feu vert à la lutte des classes. »
Dans le même temps, plusieurs signes indiquaient qu'un dialogue était possible entre le gouvernement et le secteur privé. Les autorités se sont par exemple récemment engagées dans des discussions avec la famille Pellas, qui possède la raffinerie de sucre de San Antonio, la plus importante d'Amérique centrale. Cette famille est en train d'examiner à présent un nouveau programme d'investissements dans cette entreprise.
Mais les opposants les plus résolus à la révolution nicaraguayenne rejettent toute possibilité de négociation. Ils se préparent d'ores et déjà à un affrontement militaire. Parmi eux se trouve José Francesco Cardenal, ancien dirigeant du Conseil supérieur de l'entreprise privée (COSEP).
Lors d'une interview qu'il a accordée récemment au New York Times et qui aurait été enregistrée au Honduras, Cardenal a lancé cet avertissement : « La libération du Nicaragua ne peut être le seul fait des Nicaraguayens, de même que le renversement de Somoza n'a pas été acquis par la seule action des Nicaraguayens ! »
Il a expliqué qu'une colonne de 600 soldats entièrement équipés était déjà en train de s'entraîner au Honduras et que « l'invasion » pourrait débuter dans deux mois. « Le feu vert de Washington nous parviendra bientôt » a-t-il déclaré. •
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