Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

COLOMBIE

Répression massive après la grève générale du 21 octobre

Inprecor n° 112, 9 novembre 1981 · p. 12 · 355 mots

Syndicalisme

Répression de

du Une nouvelle vague répressive vient d'être lancée en Colombie par le gouvernement du président Julio Turbay Ayala. Depuis le 14 septembre, ce sont quelque 2 000 militants syndicaux et politiques qui ont été arrêtés. Parmi eux, un certain nombre de militants du Parti socialiste révolutionnaire (PSR), la section colombienne de la IVe Internationale.

C'est par dizaines de milliers que les travailleurs colombiens ont participé à la grève générale du 21 octobre, convoquée par la Confédération syndicale des travailleurs colombiens (CSTC), ensemble avec quelques syndicats indépendants et des centrales départementales affiliées à deux des trois grandes centrales syndicales existant nationalement.

Les objectifs de étaient l'exigence de la levée de l'état de siège qui confère aux autorités de très larges pouvoirs pour briser les grèves, masse après la grève générale

81 octobre dernier arrêter et jeter en prison les responsables syndicaux ; l'exigence de la libération des détenus politiques ; la lutte contre les plusieurs branches industrielles ; l'exigence d'augmentations budgétaires dans les dépenses sociales; le refus de la politique d'austérité.

Le gouvernement a répondu à toutes ces revendications par la répression massive. La grève générale a été déclarée illégale et le gouvernement a annulé toute base juridique aux 14 syndicats qui ont appuyé cette grève, en plus de la CSTC.

Parmi les personnes qui viennent d'être arrêtées, on compte Faustino Galindo Garcia, dirigeant de la CSTC et représendu Parti communiste colombien (PCC) à la municipalité de la capitale, Bogota ; Abel Rodriguez et Edgar Dusan, du syndicat des enseignants ; Cesar Flores, dirigeant de son quartier à Carthagena et militant du PSR, et Rodrigo Espana, dirigeant du syndicat des travailleurs du pétrole et également militant du PSR.

Rodrigo Espana a été condamné, le 28 octobre, à un an de prison ferme, prétendument pour avoir violé le Statut de

Les organisations syndicales, politiques et étudiantes doivent envoyer des télégrammes de protestation au gouvernement colombien en exigeant la liberté pour tous les prisonniers politiques et l'annulation immédiate de la sentence prononcée contre notre camarade Rodri-

Les lettres doivent être envoyées à M Julio Cesar Turbay Ayala, Présidente de la Republica, Bogota, Colombie.

1er novembre 1981.

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