Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

REARMEMENT

L'offensive de remilitarisation de l'impérialisme et le combat contre l'austérité, pour la paix et le socialisme

· Inprecor n° 114, 7 décembre 1981 · p. 30-35 · 6 034 mots

Paix et armements États-Unis URSS et Russie Écologie

RESOLUTION DU SU Le emiitaric remillars pour la

La campagne de réarmement de l'imà l'initiative de Washington a pris depuis l'élection de Ronald Reagan des proportions gigantesques. Elle se combine avec une offensive générale d'austérité du capital contre les travailleurs. Ce sont les réponses que l'impérialisme nord-américain et ses alliés nippon et surtout ouest-européens entendent apporter à la crise du capitalisme et à la poursuite de processus révolutionnaires, avant tout dans les pays semi-coloniaux.

A la faveur d'un renforcement, d'une réorganisation et du redéploiement de ses moyens militaires, l'impérialisme prétend stopper l'effritement de ses positions, lancer de nouvelles attaques contre les travailleurs et préparer, à plus longue échéance, une reconquête des parties du monde qu'il a perdues. Dans ce cadre, la joue le rôle principal. C'est à son initiative que la course aux armements a été relancée sur des bases élargies dès 19781979, sous la présidence de Jimmy Carter, pour atteindre un premier temps fort avec les décisions de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique-Nord) du 12 décembre 1979 qui visent au déploiement des fusées Pershing de la seconde génération et des missiles de croisière (Cruise Missile). La décision de Ronald Reagan de produire en série la bombe à neutrons marque une nouvelle et très grave accélé ration des préparatifs de guerre impérialiste. Sans sous-estimer l'importance du redéploiement des moyens militaires conventionnels, c'est sans aucun doute l'accumulation de stocks d'armes nucléaires nouvelles qui représente le danger

Après avoir déployé une intense activité de propagande sur la prétendue supériorité du potentiel militaire soviétique, en particulier dans le domaine de l'arsenal nucléaire à moyenne portée (SS 20, ...), Washington a ajusté son discours militaire à ses visées bellicistes, d'abord par l'adoption d'une stratégie anti-forces qui vise à détruire le potentiel militaire et économique de l'adversaire par opposition à une stratégie anti-cités de destruction centres urbains; puis par la substitution du concept de recherche d'une « marge de sécurité » à celui de la recherche d'une approximative » qui avait cours sous Richard Nixon et Jimmy Carter.

Face à l'éventualité d'une guerre nucléaire qui, selon toute probabilité, déboucherait sur un holocauste général, le but stratégique du mouvement ouvrier

DE LA IVe INTERNATIONALE combat contre la paix et le so conjoncturelle dans une guerre atomique. Pour constuire le communisme, l'humanité doit exister. Le but doit donc être d'empêcher une guerre nucléaire. Une telle guerre n'est pas inévitable. Mais il serait illusoire d'attendre une solution de désarmement véritable d'un cadre négocié car, aussi longtemps que le capitalisme se survit, les risques de guerre demeurent. Le terme réaliste de l'alternative est de désarmer l'impérialisme en le renversant dans ses bastions principaux. En dernière analyse, seule la victoire du prolétariat amé ricain, peut délivrer définitivement l'humanité du cauchemar de l'annihilation

C'est la solution révolutionnaire que la IVe Internationale a toujours opposée aux illusions utopiques de la « coexistence pacifique » et de la « victoire » dans une guerre nucléaire mondiale. C'est pourquoi elle attache une importance particulière aux luttes de masse anti-guerre qui se répandent dans l'ensemble de l'Europe capitaliste, en Amérique du Nord et au Japon. Ces mobilisations sont d'autant plus décisives que tout indique que nous ne nous trouvons pas dans la phase finale qui précéderait l'éclatement d'une troisième guerre mondiale. Les principales préconditions politiques et sociales pour déclencher un cataclysme de cette n'existent pas. Le prolétariat occidental de défaite décisive. masses laborieuses de ces pays ne sont ni démoralisées ni incapables d'agir. Elles ne toléreraient pas une entreprise démentielle de suicide nucléaire collectif de la part de leurs classes possédantes.

Ceux qui parlent de l'inévitabilité, ou de l'imminence de la troisième guerre mondiale sous-estiment avec légèreté ce qui est en jeu pour l'humanité tout entière et considèrent de manière non moins irresponsable qu'une bataille vitale pour le prolétariat mondial a déjà été perdue, avant même que la lutte ne soit réellement engagée. Le but que la IVe Internationale poursuit en participant au mouvement anti-guerre et en le stimulant, c'est d'aceroître la conscience anti-impérialiste et anticapitaliste des masses, leur capacité de mobilisation de plus en plus remporter de premières de faciliter un assaut victorieux contre le pouvoir d'Etat de la bourgeoisie. Seul le désarmement du capital et le renversement de son pouvoir d'Etat mettront fin une fois pour toutes aux menaces de guerre.

nouveau de la américaine, qui s'affirme sans détour decialisme puis l'élection de Ronald Reagan, témoigne de la volonté des dirigeants US de ré. tablir la principale puissance impérialiste dans sa supériorité politique, militaire et économique. Cette volonté politique amplifie la tendance à la militarisation croisde l'économie capitaliste en caractérisée par le détournement de la reà des fins militaires, par croissance sans précédent des budgets de guerre et par une extension considérable des transactions commerciales concernant les matériels militaires. Certains courants neutralistes, tout en comprenant cette tendance de l'économie capitaliste à se transformer en un gigantesque complexe militaro-industriel, sous-estiment la volonté politique qui lui est concomitante, et ce faisant ne saisissent que partiellement le sens de l'effort de remilitarisation

Il s'agit en vérité d'une réorientation globale de l'impérialisme US et de ses alliés pour faire face aux déve loppements de la crise économique, de la lutte anti-impérialiste et de la lutte des classes, réorientation qui tend à rompre la période de paralysie partielle (1975-1979) à l'échelle internationale des Etats-Unis, mal remis du « syndrome viet-

Les centres dirigeants de Washington, instruits par les répercussions du renversement insurrectionnel des dictatures du chah au Moyen-Orient et de Somoza en Amérique centrale, font un constat d'évidence : toute poussée révolutionnaire, y compris de la révolution coloniale, nace directement leurs « intérêts vitaux ». Il en résulte une « globalisation » de la défense des intérêts impérialistes qui fonde le cours interventionniste qu'entend de nouveau suivre Washington. C'est en fonction de cet objectif que le dispositif militaire US est en train d'être réorganisé pour assumer des interventions armées de toutes dimensions, de toutes formes et dans n'importe quel point du globe. Dans ce cadre, s'affirme la perspective de l'usage éventuel du feu nucléaire qui explique la décision de production en série de la bombe à neutrons, qui n'est pas une arme nouvelle, mais qui n'avait jamais été déployée parce que son emploi n'entrait pas dans les scénarios des états-majors de la contre-révolution.

Aujourd'hui, il en va tout autrement avec le contenu concret que les stratèges de l'OTAN apportent à la doctrine de la « réponse flexible », fondée sur la volonté d'adapter les ripostes possibles à tous les types de menaces pouvant se produire. Ils envisagent en effet dans ce cadre ce qu'ils

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appellent une escalade aussi bien « verticale » qu'« horizontale ». Par escalade « verticale », ils désignent leur volonté de rajouter un barreau de plus à l'échelle de l'escalade de la terreur, celui de l'utilisation de la bombe à neutrons par exemple, qui tend à réduire la différence qualitative du passage de l'arsenal classique au feu nucléaire tactique (réduction des destructions matérielles provoquées par la bombe, mais non des morts humaines). Par escalade « horizontale », ils envisagent de déplacer la zone d'un conflit limité vers d'autres, fondant par avance une politique terroriste de représailles. Ils cherchent ainsi à éviter l'engrenage quasi automatique de « la montée aux extrêmes » (l'usage de l'arsenal nucléaire strategique intercontinental), tout en rendant possible le recours à l'arsenal nucléaire à courte et moyenne portée.

Les charges neutroniques, produit d'une miniaturisation croissante des munitions nucléaires, couplées aux innovations technologiques en ce qui concerne les vecteurs (pénétration, précision sur l'objectif, durcissement et guidage indépendant des têtes multiples d'une même ogive), toutes choses qui caractérisent la nouvelle génération des systèmes d'armes nucléaires, contribuent à actualiser dangereusement l'usage possible de l'atome à des fins de « maintien de l'ordre impérialiste ».

APRES LES ACCORDS SALT,

UNE CONFRONTATION PLUS

DIRECTE AVEC L'URSS Ce tournant de la politique américaine affecte tout autant les relations EstOuest dans leur globalité, que les rapports inter-impérialistes et la manière dont l'impérialisme réagit aux développements de la révolution coloniale.

La décennie précédente avait été marquée, en ce qui concerne les rapports Est-Ouest, par le processus des SALT (Strategic Arms Limitation Talks), négociations portant sur la limitation des armes nucléaires stratégiques. Inauguré en 1968, ce processus s'est poursuivi jusqu'à la signature en 1979 du second accord (SALT II) que le Sénat américain devait refuser de ratifier. Les SALT n'ont d'aucune manière représenté un progrès dans la voie du désarmement. Les plafonds astronomiques fixés à chaque étape, loin de freiner la course aux armements, l'ont de fait relancée, moins d'un point de vue quantitatif, il est vrai, que d'un point de vue qualitatif, où excelle l'impérialisme américain compte tenu de son avance technologique.

Aussi bien l'impérialisme que la bureaucratie soviétique ont en effet besoin périodiquement d'un certan degré de contrôle sur l'escalade de la course aux armements, puisque celle-ci impose des charges de plus en plus lourdes à l'économie, surtout à celle de l'Union soviétique qui est encore substantiellement plus faible que la puissance productive du capi-

C'est en ce sens que les SALT ont représenté un facteur négatif à la veille de l'actuelle campagne de réarmement de l'impérialisme. Ils ont à la fois permis à Washington d'orienter à sa guise le développement d'armes de plus en plus sophistiquées tout en répandant l'illusion parmi les masses qu'une paix durable pouvait résulter d'un accord entre les deux principales puissances nucléaires, garanti par l'« équilibre de la terreur » et une « confrontation pacifique » dans la course aux

L'impérialisme US a inscrit sa politique vis-à-vis de Moscou dans ce cadre, parce qu'il juge que la défense commune d'un statu quo mondial est conforme à la défense de ses intérêts essentiels. Mais, constatant l'impossibilité d'endiguer de nouveaux développements révolutionnaires à la faveur des seules relations de bloc à bloc, et optant pour une stratégie globale de contre-offensive, il cherche à subordonner la poursuite des négociations bilatérales à son effort de réarmement.

Il s'est dès lors engagé dans la perspective d'une confrontation plus directe avec l'URSS, visant à lui faire payer un prix économique exorbitant pour la coursepoursuite qu'elle a engagée en matière de programme militaire. En outre, Washington entend couvrir par avance ses agissements contre-révolutionnaires par le retour à un certain climat de guerre froide, qui est censé lui permettre d'accomplir ses crimes au moindre coût politique et social dans les métropoles impérialistes.

DUE LUNUL Néanmoins, l'ouverture de négociations entre Moscou et Washington pour un « contrôle » de la course ments nucléaires reste toujours possible.

La bureaucratie est toujours demanderesse. L'impérialisme, en fonction d'inté. rêts conjoncturels, ne serait-ce que par souci de ménager ses alliés, peut en accepter le principe. Il est cependant probable que ce ne sera pas un élément déterminant de la politique américaine à l'égard de Moscou dans la toute prochaine pério-

Les programmes en cours de réalisation ou d'étude en ce qui concerne l'arsenal nucléaire intercontinental (nouveau bombardier stratégique ; MX basés au sol ou aéroportés; Trident-Il pour l'armement des sous-marins, etc.) n'en seront pas affectés. Ces programmes, qui représentent le moteur principal de la course aux armements par les investissements lourds qu'ils mobilisent, vont encore accentuer la supériorité du potentiel militaire US dans le secteur des armements stratégiques.

La décision prise par l'OTAN en 1979 d'implanter d'ici 1983 en Europe 108 fusées Pershing-Il et 464 missiles de croisière n'engage pas la perspective d'un désengagement direct ou indirect de l'impérialisme US d'Europe. Cette dernière est trop vitale pour l'impérialisme US pour qu'il s'en dégage directement. L'hypothèse d'une guerre nucléaire sur le théâtre européen, sans recours de part et d'autre aux arsenaux stratégiques, est trop illusoire pour qu'il envisage un désengagement même indirect. Enfin, l'impérialisme US ne pourrait pas mener une guerre nucléaire limitée à l'Europe, en espérant raisonnablement que son territoire resterait en dehors du champ de bataille pour la raison qu'il serait protégé par un arsenal intercontinental dont la mise en œuvre serait synonyme d'holocauste général. Il faut en conclure que ceux qui tiennent de pareils discours agissent pour d'autres motifs que ceux qu'ils invoquent.

Pour les uns, il s'agit avant tout de faire pression sur les bourgeoisies européennes pour qu'elles participent de manière plus importante au réarmement dépar Washington. Pour d'autres, il s'agit de justifier leur désir de voir naître une Europe impérialiste « indépendante », dotée des moyens nucléaires ou conventionnels de sa défense. deux cas, la conséquence directe de ces discours est le renforcement du potentiel militaire des armées bourgeoises.

l'impérialisme américain, par la combinaison entre son arsenal stratégique central et son arsenal de théâtre européen qui résulterait de l'implantation des armes à moyenne portée, ne poursuit pas l'objectif d'une guerre nucléaire limitée à l'Europe.

Sa politique dans cette affaire prend racine dans la logique propre au développement d'une économie capitaliste d'armement qui doit rentabiliser ses innovatins technologiques. A ce stade, il y a un rapport étroit entre les divers programmes, qu'ils s'appliquent à l'arsenal intercontinental ou à l'arsenal de théâtre européen. Les objectifs que poursuivent les dirigeants américains avec la décision de déploiement de ces armes n'en sont que plus

La) Dans le cadre de ses rapports EstOuest, Washington escompte renforcer la « sanctuarisation » de son territoire en misant de manière réaliste sur l'impossibilité pour l'économie soviétique de suivre la course aux armements dans tous les domaines (armes stratégiques, tactiques L'impérialisme ne peut que tirer avantage supériorité indiscutable dans les secteurs essentiels pour obtenir des concessions politiques substantielles de la part de la bureaucratie.

Mb) Dans le cadre des rapports interimpérialistes, l'installation des euromissiles ne peut qu'accentuer encore la dépendance politique des bourgeoisies européennes par rapport à Washington. Celles-

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défaites qui lui ont été infligées par la du globe face à de nouveaux développeci, à l'exception de la France - et, dans une moindre mesure, de la RFA -, sont en situation de client obligé des EtatsUnis sur le plan du matériel militaire. EIles paieront une bonne partie de la note frais de ces nouvelles armes dont la mise en œuvre restera à l'entière discrétion des USA. C'est donc aussi un bon moyen pour l'impérialisme américain de renforcer son leadership militaire aux

Sur ces bases, il faut s'attendre à une nouvelle et plus vigoureuse offensive de Washington auprès des bourgeoisies européennes pour qu'elles respectent leurs engagements 1977, renouvelés 1979, d'augmenter d'au moins 3% par an leurs dépenses militaires.

contradictions interimpérialistes apparaissent au sein de l'Alcontre-révolutionnaire de l'Atlantique-Nord, malgré les succès que constituent pour l'impérialisme le retour effectif de la Grèce et l'entrée probable de l'Espagne dans l'OTAN. Ces contradictions résultent de la combinaison de plusieurs facteurs: la place centrale l'OTAN en tant que bloc militaire pour tout ce qui concerne directement les rap ports Est-Ouest ; la volonté de Washington de mener parallèlement à l'OTAN des actions unilatérales en fonction de la place dominante qu'elle y occupe. Le niveau différent des luttes de classes atteint de part et d'autre de l'Atlantique n'autorise pas l'homogénéisation des politiques militaires des différentes puissances impérialistes, quelles que soient les intentions proclamées, comme l'illustre la question

Les préparatifs de guerre impérialiste ne se réduisent pas à la politique de Ronald Reagan. Les gouvernements de l'Europe capitaliste y prennent toute leur

Dans le domaine des arsenaux nucléaires, la France, déjà détentrice d'une force de frappe stratégique et tactique, et qui envisage de se doter de l'arme neutronique, occupe une place de premier choix dans la campagne actuelle de réarmement. La Grande-Bretagne renforce également son arsenal nucléaire.

En ce qui concerne les moyens classiques, Paris et Bonn disposent de moyens considérables, y compris d'intervention extérieure au théâtre européen, dans le golfe Persique, en Méditerranée ou en Afrique, moyens qui se développent rapi-

Enfin, leur place respective dans le palmares des exportateurs de matériel militaire témoigne d'une militarisation croissante de leurs économies, qui atteint pour la France un point d'hypertrophie exceptionnel, si l'on considère son secteur de production d'armement en comparaison avec le reste de son potentiel économique et industriel. L'élection de François Mitterrand ne modifiera pas cette tendance ; elle peut même, sous certaines conditions, l'amplifier encore.

Dans la mesure où son changement de cours est la conséquence directe des poussée de la révolution coloniale - principalement au Moyen-Orient avec la perte du bastion iranien et en Amérique centrale avec la chute de Somoza -, l'impérialisme nord-américain a disposé ses forces pour endiguer de nouveaux progrès révolutionnaires dans ces secteurs. Cela a d'abord été la mise en place de la force d'inprésidence de Jimmy Carter. C'est ce qui motive les décisions de Ronald Reagan de réorganiser l'état-major de cette pour l'élever au rang d'un des quatre grands commandements du dispositif militaire US. C'est ce qui justifie également la mise en route d'un programme d'équipement naval qui doit porter la marine de guerre US de quelque 450 unités à 600 navires de combat.

DANS LE GOLFE,

EN AMERIQUE CENTRALE

ET PARTOUT AILLEURS La combinaison de ces éléments - force d'intervention a déploiement rapide et supériorité navale - indique que l'impérialisme a tiré les leçons de ses récents échecs. Tout en armant massivement une série de régimes dictatoriaux quatre coins du monde, il sait que ces régimes ne lui offrent pas de garanties suffisantes pour une intervention contre-révolutionnaire d'une certaine ampleur et d'une certaine durée. C'est pourquoi Washington se dote de la panoplie la plus large possible de moyens conventionnels destinés au maintien de l'ordre impérialiste. Non seulement l'impérialisme US ne laissera pas s'étendre de nouvelles révolutions sans ripostes militaires, mais il s'ef forcera d'intervenir directement et massivement parce qu'il n'a pas confiance en ses gendarmes auxiliaires. C'est ce qui clairement du redéploiement de son dispositif militaire pour quadriller le globe du plus grand nombre possible de points d'appui navals et terrestres.

serait pourtant dangereux de ne considérer que les armes classiques en vue d'une intervention contre-révolutionnaire de l'impérialisme dans telle ou telle région ments de la révolution coloniale. En effet, l'arme neutronique, de par ses caractéristiques qui permettent une maîtrise relative dans le temps et dans l'espace du feu nucléaire, pourrait être utilisée à des fins de lutte contre la « subversion ». C'est-àdire contre des masses insurgées. Certes non dans le premier temps d'une intervention où les moyens classiques sont généralement plus appropriés, mais l'exclure a priori serait sous-estimer le cynisme criminel de Washington. C'est au nom de l'argument du moindre coût que l'impérialisme US a justifié les bombardements atomiques de 1945. Il ne raisonne pas diffé remment aujourd'hui, et ce d'autant que la bombe « N» lui offre des possibilités

Washington peut compter sur le relais des impérialismes européens, voire japonais, dans les années à venir, pour appuyer son effort en vue du maintien de l'ordre impérialiste, notamment en Afrique où la France dispose de fortes positions. Washington s'appuiera aussi sur un certain nombre de pays de la moyens militaires considérables et d'une industrie d'armement déjà significative. C'est le cas en particulier d'Israël, du Brésil, de l'Argentine et de l'Afrique du Sud

Dans ce cadre, la région du Golfe et du Moyen-Orient, parce qu'elle est décisive pour l'approvisionnement en produits pétroliers de toute l'économie capitaliste, a vu se mettre en place un quadrillage militaire systématique permanent, où les impérialistes américains sont relayés principalement par les impérialistes français et britanniques, secondairement impérialistes allemands et japonais.

S'il en est ainsi, c'est que les états-majors impérialistes ont tiré comme leçon de la chute des Pahlavi à Téhéran que l'hypothèse d'un « saut », forcément limité dans son ampleur, sur les champs pétrolifères du Moyen-Orient ne serait pas suffisant pour endiguer des développements révolutionnaires dans la région. C'est l'hypothèse du « saut » qui fondait en 1979 la mise en place des forces d'intervention à déploiement rapide tant américaines que françaises. Depuis, l'impérialisme a complété son dispositif préventif, notamment par le stationnement

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permanent d'une bonne partie des flottes de guerre occidentales dans l'océan Indien à proximité du Golfe. Dans le même temps, l'aide au surarmement des pays vassaux de l'impérialisme dans la région s'est accélérée dans des proportions trés considérables, comme en témoigne le cas très significatif de l'Arabie Saoudite à qui Ronald Reagan livre plusieurs AWACKS, tandis que la France la dote de moyens conventionnels terrestres et maritimes importants. Dans cette region, outre l'Arabie Saoudite, l'impérialisme dispose de ses principales places fortes avec l'Egypte et Israël. Par ailleurs, les fusées stationnées en Sicile font de cette ile médicontre la révolution arabe. contre-révolutionnaire s'appuie sur trois pôles : le Japon qui s'est engagé à son tour dans un considérable programme d'armement ; les Philippines, notamment avec les bases américaines de Subic et de Clark ; la Corée du Sud.

En Afrique, au rôle spécifique dévolu à l'Afrique du Sud s'ajoute une présence significative des forces impérialistes dans de nombreux Etats, sur la base d'accords de coopération et d'aide militaire conclus principalement au bénéfice de Paris, Lon-

En Amérique centrale, le Salvador a le triste privilège d'être pour l'instant le point principal où se dessine la contre-offensive de l'impérialisme avec l'intervention directe de Washington.

L'IMPASSE DE LA POLITIQUE

DE LA BUREAUCRATIE La campagne de remilitarisation de l'impérialisme ne peut être combattue sans prendre en compte les caractéristiques essentielles de la politique militaire de la bureaucratie du Kremlin, justifient leur politique auprès des masses par l'existence d'une prétendue menace soviétique qui résulterait de la supériorité de son potentiel militaire.

La politique militaire de la bureaucratie n'est que l'un des aspects - même s'il est essentiel - de sa politique internationale. De par sa nature sociale conservatrice, elle entend éviter à la fois toute brutale des grands équilibres mondiaux et toute menace intérieure contre la dictature bureaucratique qui saperaient les bases de son pouvoir. Ce sont ces deux préoccupations qui déterminent fontamentalement sa politique de défense. Dans cette mesure, il faut juger cette politique à ses conséquences pratiques, en fonction des développements concrets de la situation. Pour les marxistes révolutionnaires qui n'ont jamais transigé sur la défense inconditionnelle des fondements sociaux des Etats ouvriers, y compris dégenérés, tout en menant une lutte sans merci pour le renversement révolutionnaire de la bureaucratie, la question qui se pose est la suivante : est-ce que telle ou telle action de Moscou est nécessaire du point de vue de la défense de l'URSS et des autres Etats ouvriers contre l'impérialisme ? Quels sont ses effets sur la révolution mondiale dont le développement peut seul garantir à long terme l'existence des Etats ouvriers? de moyens nucléaires, notre position a été de défendre son droit à une politique d'auto-défense face à la menace que représentait la possession d'un arsenal atomique par le seul impérialisme américain. Nous avons de la même manière reconnu ce droit à l'Etat ouvrier chinois en 1964.

D'un point de vue révolutionnaire, ces moyens d'auto-défense nucléaires étaient nécessaires pour dissuader l'impéterme avec des moyens correspondants les territoires d'où les capitalistes avaient été expulsés. Il faut réaffirmer que, sans l'existence des armes nucléaires soviétiques et chinoises, l'impérialisme aurait probablement employé la bombe atomiindochinoise, voire cubaine.

Mais la politique de défense de la bureaucratie poursuit ses objectifs contradictoires qui découlent de sa nature sociale. Ainsi, devant faire face aux menaces de l'impérialisme, elle se refuse à une politique correcte de mobilisation des masses des principales citadelles de l'impérialisme. Elle freine et cherche à briser des processus révolutionnaires dans de nombreux pays. Il en résulte une situation où elle ne répond, au fond, à la course aux armements de l'impérialisme que par la seule augmentation d'un potentiel militai-

Ainsi, dans le domaine nucléaire, une de défense efficace pourrait combiner le fait de doter le pays des moyens les plus sophistiqués avec des initiatives spectaculaires de désarmement en ce qui concerne le matériel nucléaire ancien, par exemple, au-delà du seuil de destruction de l'humanité qu'ont dépassé par un processus cumulatif aussi bien les USA que l'URSS. L'accumulation de têtes nucléaires sans autre objectif que de paraître ne pas perdre la face par rapport

Best injustifiable point de vue révolutionnaire, internationaliste et prolétarien.

De la même manière, le déploiement d'armes telles que les SS 20 pointés sur la Chine et l'Europe, et qui ne peuvent atteindre les USA, n'est pas fondé du point de vue de la défense de l'URSS et fournit un excellent prétexte à l'impérialisme pour justifier auprès des masses occidentales son effort de surarmement.

En vérité, parce qu'elle craint pardynamique anticapitaliste, voire révolutionnaire des mobilisations de masse et qu'elle préfère marchander avec l'impérialisme lors de conférences du type SALT ou MBFR (Négociations sur la réduction des forces en Europe), la bureaucratie se défend de manière exceptionnellement coûteuse pour les masses soviétiques, et en définitive peu efficace du point de vue de la défense des Etats ouvriers eux-mêmes. Dans cette mesure, elle facilite la pression permanente que l'impérialisme impose à l'économie soviétique. Elle facilite aussi, quand elle ne le suscite pas, le développement de courants neutralistes qui assimilent sa politique de puissance nucléaire à celle de l'impérialisme. Mais elle préfère cela à l'émergence de courants révolutionnaires de masse qui menaceraient le statu quo mondial et par là-même sa propre existence.

L'affirmation utopique et suicidaire selon laquelle les pays socialistes doivent pouvoir gagner, le cas échéant, une guerre nucléaire, participe de la même orientation.

Au contraire, il faut miser sur l'impossibilité pour l'impérialisme d'user de son formidable arsenal nucléaire en agissant à un double niveau : en suscitant la mobilisation des travailleurs des pays impérialistes contre leur propre bourgeoisie et en préservant des moyens suffisants d'auto-défense et de dissuasion conçus et présentés comme tels. Une politique efficace de défense des Etats ouvriers ne peut pas faire l'économie de la mobilisation des masses nationalement et internationalement. La nature de la bureaucratie lui interdit une telle politique révolutionnaire, parce qu'elle saperait les bases de son pouvoir. En ce sens, le discours et la pratique militaires de la bureaucratie sont aussi un obstacle à la lutte pour le désarmement de l'impérialisme.

Mais la politique militaire de Moscou ne se limite pas à une participation à la course aux armements dans le sillage de l'impérialisme. Elle intègre une dimension ouvertement contre-révolutionnaire maintien de la dictature bureaucratique dans le « camp socialiste ». Le développement quantitatif de l'arsenal classique soviétique, en particulier naval et terrestre, ne correspond pas aux seules nécessités de la défense contre l'impérialisme. Il menace aussi directement les développements d'Europe orientale, ce que fonde d'ailleurs la doctrine Breinev de « souveraineté limitée » qui régit les rapports entre l'URSS et les autres Etats ouvriers membres du Pacte de Varsovie.

La politique militaire du Kremlin se caractérise aussi par un goût du secret qui autorise toutes les manipulations occidentales de l'opinion. Politique du secret qui est absurde à l'heure où les progrès technologiques dans le domaine de l'observation, de la détection et de la surveillance par satellites espions permettent aux sphères dirigeantes de l'impérialisme de connaître à peu près précisément la valeur quantitative et qualitative du potentiel réel de l'URSS. L'exemple des « révélations » récentes du Pentagone sur l'évolution de la taille des unités de production d'armements en URSS le prouve.

En revanche, les masses à l'Ouest comme à l'Est sont laissées dans l'ignorance la plus absolue et à la merci de toutes les campagnes d'intoxication de la propagande militariste occidentale. La conséquence en est qu'à chaque fois que la bureaucratie se voit attribuer l'impérialisme un potentiel militaire surévalué, Moscou, croyant risquer de perdre la face, se garde bien de démentir. Le

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STOP DE N-BOM STOP REAGAN

GODVENUUM RE

MET PHE- 10T cerme de l'alternative serait une politique de vérité quant au niveau réel des stocks d'armements, dans le but de gagner la confiance des masses pour mettre l'impérialisme au pied du mur, y compris au travers de propositions offensives de contrôle international. Une telle orientation suppose l'abandon de toute diplomatie secréte dans une perspective révolutionnaire de désarmement de l'impérialisme. La bureaucratie ne s'y résoudra jamais.

LE COMBAT POUR LA PAIX

ET LE SOCIALISME Les nouveaux développements de la révolution mondiale contribuent à actualiser à une échelle de masse dans les pays capitalistes le nécessaire combat pour la paix et le socialisme. Ce mot d'ordre, re. pris par de larges courants anticapitalistes dans le contexte actuel d'offensive générale de remilitarisation de l'impérialisme, peut prendre sa pleine signification internationale et prolétarienne. Il signifie que, face à l'impérialisme - synonyme guerres meurtrières, voire d'une menace d'holocauste tout entière -, seule l'expropriation du capital dans les principaux pays développés, l'établissement d'une Fédération socialiste mondiale et l'interdiction de la fabrication des grosses armes peuvent garantir la paix par le désarmement. La politique internationale de la bureaucratie représente un obstacle sur cette l'appui objectif qu'elle apporte aux tentatives de l'impérialisme de renforcer ses propres bases. Mais la bureaucratie n'est plus susceptible, à la différence des années 1950, de canaliser et de dévoyer le anti-guerre qui s'amplifie aujourd'hui dans l'ensemble de l'Europe occidentale, et se développera demain aux

Des campagnes de masse, qui diffèrent par les themes précis mis en avant dans chaque pays en fonction de situations particulières, commencent à se mettre en place un peu partout. Les forces révolutionnaires qui y participent ont le devoir de les faire converger vers un objectif unique et désormais central du mouvement ouvrier: entraver les préparatifs de guerre de l'impérialisme, arrêter sa course criminelle vers la guerre en l'affaiblissant de manière décisive, puis en le renversant. C'est pourquoi ces mobilisations qui s'amorcent sont d'une grande importance. La jeunesse y tient généralement le premier rôle. Les différenciations qu'elles provoquent au sein des forces traditionnelles du mouvement ouvrier sont déjà profondes et iront en s'amplifiant. Autant de raisons qui justifient le soutien et la participation de la IVe Internationale à ce mouvement.

Dans ces mobilisations qui associent les courants politiques les plus divers, il de dégager une principaux qui unifient par-delà les situations nationales la lutte contre l'impérialisme, sa politique d'austérité et de remilitarisation. Ce n'est qu'à travers une telle démarche que pourront être jetées les bases politiques pour une avancée du mouanti-guerre vers des formes coordination internationale, au moins à l'échelle de toute l'Europe occidentale.

La situation d'un pays à l'autre est très différente en ce qui concerne la place objective de chaque appareil militaire national dans le dispositif global de l'impérialisme, mais surtout les traditions et de conscience des masses à propos des problèmes militaires sont très inégalement développés.

C'est en Grande-Bretagne que la situation est la plus favorable, avec la reprise massive par le mouvement ouvrier du mot d'ordre de « Désarmement unilaté-

En République fédérale d'Allemagne et dans la plupart des pays d'Europe du Nord, ce sont les perspectives neutralistes d'un désarmement bilatéral qui dominent en général dans le mouvement de masse.

En France et en Italie, la situation est plus complexe du fait de la place que les PC occupent traditionnellement dans le mouvement contre la guerre. En France, les mobilisations sont d'une ampleur encore moindre par rapport aux autres pays européens. Ce qui pose problème pour ce pays en particulier, qui est la seconde puissance militaire de l'Alliance atlantique après les USA.

En Amérique du Nord, l'apparition d'un courant significatif d'opposition à l'intervention US au Salvador, et les mobilisations contre le draft préparant le rétablissement du service militaire obligatoire, indiquent les voies principales qu'empruntera un mouvement anti-guerre qui renaît.

L'ampleur du mouvement anti-guerre oblige les PS et les PC à élaborer leurs propres positions en face des problèmes soulevés par la remilitarisation. Bien que ces positions relèvent en général de la même préoccupation d'enlever aux mobilisations leur dynamique anticapitaliste, elles varient de pays à pays.

La social-démocratie francaise reste attachée au développement d'un armement nucléaire français. Avec la social-démocratie italienne, elle est la force du mouvement ouvrier la moins critique envers l'installation de nouvelles fusées Pershing-Il en Europe. Le SPD allemand, les PS belge et néerlandais, ainsi que la droite travailliste britannique, essaient de combattre la pression en faveur du désar mement unilatéral de leur pays - déjà majoritaire au sein du Labour Party - en réclamant une réduction parallèle d'armes nucléaires américaines et soviétiques en

Les PC se concentrent, sur la lutte contre la nouvelle escalade de réarmement, mais sont beaucoup plus discrets sur l'unilatéralisme ou concernant la nécessité de désarmer l'impérialisme pour le danger de guerre, vu orientation de « coexistence pacifique ».

Il revient done aux forces révolutionnaires, et tout spécialement aux sections de la IVe Internationale, de tout mettre en œuvre pour faire apparaître la nécessité objective de coordonner ces mobilisations à l'échelle internationale, tout en adaptant la tactique, des mots d'ordre

Get des alliances, aux conditions concrètes de chaque pays (traditions et force du mouvement, niveau de conscience, etc.). La IVe Internationale, qui peut jouer un rôle essentiel dans ce cadre, dé veloppera les réponses politiques qu'exige

La IVe Internationale appelle les travailleurs, la jeunesse et les peuples, spécia-

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lement ceux d'Europe occidentale et d'Amérique du l'impérialisme, militarisme, l'austérité, pour la paix et le socialisme.

La) Elle se prononce contre la production et le déploiement de bombes à neutrons, pour l'interdiction universelle de cette arme qui tend à rendre possible l'usage éventuel de l'arsenal nucléaire contre les peuples en lutte contre l'impérialisme.

Elle combat les décisions de l'OTAN d'installation en Europe des missiles de croisière et des fusées Pershing-Il.

Elle se prononce pour le désarmement nucléaire unilatéral par l'arrét de la fabrication et la destruction des stocks de bombes « A », « H » ou « N».

Mb) Elle dénonce l'OTAN et l'Alliance atlantique anti-ouvrière en combattant tout élargissement de ce bloc militaire contre-révolutionnaire, en particulier en solidarité avec les travailleurs et les peuples d'Espagne qui refusent l'entrée de dans l'OTAN. Dans chaque pays, ses sections mettront en avant la nécessité de sortir de l'OTAN et en France l'exigence d'une rupture avec l'Alliance atlantique, au-delà de son retrait du système de défense intégré (10 mars 1966). Elles lutteront dans ce cadre pour le démantelement de toutes les « bases avancées » de l'impérialisme US en Europe ou à proximité, en particulier en Méditerra-

Gc) La IVe Internationale appelle au rejet des budgets de guerre qui sont une source de gaspillage immense des ressour-

Mario

ces de l'humanité, d'autant plus que les besoins élémentaires des trois quarts de la population du globe ne sont pas satisfaits et que l'austérité est imposée aux travaildans les métropoles impérialistes. Elle se prononce pour la réduction immédiate et massive des dépenses militaires improductives, pour la satisfaction des besoins sociaux et des revendications des travailleurs des pays développés et une augmentation très substantielle de l'aide aux pays en voie de développement. Des emplois et non des bombes! Des dépenses place des dépenses militaid) Elle se prononce contre la militarisation générale de l'économie, le détournement de la recherche à des fins militaires, contre le développement des productions et des ventes d'armements, pour la nationalisation sans indemnisation sous contrôle ouvrier de toutes les industries qui concourrent à ces productions, pour leur reconversion dans le cadre d'un plan élaboré démocratiquement, besoins sociaux des masses orienteront les choix de production et non l'inverse.

déclare en opposition à toute limitation des libertés syndicales et politiques des travailleurs. Cela vaut particulièrement pour les travailleurs industries d'armement qui sont souvent

Run contrôle policier sur l'embauche, et à une limitation importante de leurs droits par rapport aux travailleurs des autres industries (droit de grève, statut, liberté d'expression et d'organisa-

Pedrosa, 1900

Of) Elle appelle à la lutte contre les préparatifs de guerre civile qui voient l'adoption de mesures légales en vue du «temps de crise » et la préparation des armées bourgeoises au maintien de l'ordre impérialiste en Europe même. Elle refuse les mesures de DOT (Défense opérationnelle du territoire), les manœuvres en terrain libre, la défense civile, et s'oppose à la militarisation des sols et des populations civiles. Elle apporte son soutien aux masses irlandaises et turques qui sont victimes d'une répression particulièrement odieuse de la part des armées de l'OTAN.

Eg) La IVe Internationale soutient les luttes des soldats appelés ou engagés qui se battent pour le plein exercice des libertés démocratiques (droit d'information, d'expression, d'organisation, etc.) à l'intérieur des casernes. Les soldats doivent pouvoir s'organiser sur une base syndicale en toute indépendance par rapport à la hiérarchie militaire. contre la professionnalisation des armées bourgeoises, qui les rend plus aptes à des interventions contre les travailleurs pour briser des grèves et faire appliquer des ordres de réquisition notamment.

Elle combat pour la obligations militaires, pour le droit pour tous à un réel apprentissage des armes, sans encasernement, tout en reconnaissant le droit démocratique à l'objection

Secrétariat unifié (SU) de la IVe INTERNATIONALE Octobre 1981.

)-1981

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