doish Naisseline — un « mouvement très légaliste et non violent ». Aussi, trente ans plus tard, même si l'UC a réussi à obtenir une certaine amélioration de la condition des Kanaques, « l'autonomie qu'elle a réclamée est restée lettre morte. Il y a toujours des lois racistes qui demeurent, comme l'interdiction de publier des journaux en dialectes sans autorisation préalable des responsables coloniaux. Trente ans après la création de l'UC, la situation politique n'a pas telletits noyaux indépendantistes créés après 1968 qui se sont regroupés en 1976 le Groupe 78 (en hommage à la révolte populaire de 1878) pour la Grande Terre, Atsai pour Ouvéa, Cicigadry pour Lifou et Wayagi pour Maré, qui travaillaient un peu dans une même direction anti-assimilationniste, contre le capitalisme et le colonialisme. En 1976, on s'est regroupé pour former le PALIKA qui a ensuite proposé aux autres partis pro-kanaques la constitution d'un Front indépendantiste (FI) autour du mot d'ordre d' "Indépendance kanaque et socialisée ! " C'est l'échec de la politique de l'UC en faveur de l'autonomie interne, à cause du refus des pouvoirs coloniaux, qui a donné beaucoup de crédibilité au tairement regroupé depuis 1979 autour de la revendication d'Indépendance, réside pour Nidoish Naisseline dans les particularités de la situation régionale. En effet, « toutes les fles de la Mélanésie sont indépendantes, sauf la Nouvelle-Calédonie. Quand on voit des pays voisins, comme les iles Salomon que l'on sait moins riches que nous, c'est un argument supplémentaire pour nos thèses. Il suffit de regarder une carte pour voir que tous les pays de la région sont indé-
Un mouvement polarisé autour du mot d'ordre d'Indépendance ment changé ».
dans le Parti de libération kanaque (PALIKA).
mot d'ordre d'indépendance kanaque ... » pendants sauf nous ».
L'Union calédonienne (UC) créée en 1951 fut — comme nous l'a confié Ni-
C'est fondamentalement cela qui a donné beaucoup de crédibilité aux pe-
« Il y avait un groupe révolutionnaire par région, note Nidoish Naisseline,
La seconde raison de l'existence d'un mouvement anti-colonialiste majori-