12 000 femmes ont manifesté à Bruxelles
E samedi 6 mars 1982, 12 000 femmes ont manifesté dans les rues de Bruxelles à organisée par le Comité de coordination « Femmes contre la crise », un front unique regroupant des organisations et des groupes du mouvement autonome des femmes, refuges pour femmes battues, etc.), les structures féminines des deux grands syndicats (la FGTB-ABVV socialiste et la CSC-ACV chrétienne), les organisations féminines des PS et SP (les partis socialistes), la LRT-RAL et la JGS-SJW (section belge de la IVe Internationale et son organisation de jeunesse), le PCB (Parti communiste belge), le PTB (Parti du travail de Belgique, mao-stalinien), les Femmes prévoyantes
La plate-forme unitaire appelant à la manifestation exigeait le droit au travail, le droit aux allocations de chômage, le maintien du pouvoir d'achat et l'indépendance économique des femmes. La manifestation était ouvertement dirigée contre la politique de restriction des dépenses sociales du gouvernement chrétien-démocrate et libéral de Wilfried Martens-Jean Gol, avec des mots d'ordre comme « Maintien de l'index ! »
(liaison automatique des salaires à l'indice des prix), « Non aux mesures discrimina-
Ainsi, la manifestation s'est-elle inscrite dans le mouvement actuel d'opposition du mouvement ouvrier belge à la politique du gouvernement bourgeois homogène issu des aujourd'hui, cela veut dire reprendre le rôle d'interlocuteur privilégié de la bureaucratie qu'elle avait joué si longtemps avant que le développement de Solidarité ne vienne la reléguer au second plan. Mais il n'empêche que, dans un pays où 90% des travailleurs se considèrent comme catholiques, l'Eglise tire avant tout sa force de cette base de masse, ce qui détermine en retour les positions qu'elle adopte dans le cadre des conflits existants.
C'est ce qui explique les contradictions mentionnées plus haut et le fait qu'à ce jour, en dépit des attaques de l'aile la plus rétrograde de l'Eglise contre les « éléments radicaux irresponsables » de Solidarité, la majorité des évêques polonais se soit refusée à reconnaître la légitimité de la Junte au pouvoir. Le mouvement de résistance est trop large pour que l'Eglise se permette un faux pas qui lui coûterait une partie de sa crédibilité aux
En effet, jusqu'ici la Junte a vainement tenté de persuader les travailleurs de sa bonne foi, en affirmant qu'il n'était pas question « de revenir à des formes, à des méthodes, à un style de travail qui ont la protestation de la classe ouvrière en août 1980 ». Elle n'a rien obtenu par l'usage de la carotte. Les Cercles de résistance sociale (KOS) de Solidarité se multiplient. 15 personnes sur 4 000 seulement auraient accepté de signer le papier qui leur permettra de sortir de prison moyennant l'exil. Les bulletins de la presse clandestine vont se multipliant ...
Aussi, la bureaucratie use-t-elle du seul instrument qu'elle connaisse vraiment bien: le bâton. 145 000 vérifications d'identité et 3 500 arrestations à la mi-mars. Epuration brutale des milieux de la presse et de l'enseignement. Condamnation d'un prêtre à trois ans et demi de prison pour « calomnies contre le régime ».
restrictions économiques supplémentaires. Mais les résultats sont maigres et la bureaucratie n'a que très peu confiance dans les appareils sur lesquels elle s'appuie. Son refus réitéré de libérer les soldats dont la période de service militaire aurait dû se terminer en octobre, par exemple, en dit long sur sa crainte de devoir enrôler de nouveaux soldats auront subi l'influence de Solidarité durant les dix-huit mois de liberté relative qu'ont connu les travailleurs polonais.
Face à cela, les perspectives tactiques et stratégiques du mouvement de résistance sont encore en cours de discussion. Comment s'organiser pour éviter les provocations ? Est-il déjà possible d'aller vers des actions centralisées (grève générale de 15 minutes, par exemple)? Comment fainion tout en maintenant l'unité d'action ? Peut-on répondre à des canons avec des idées seulement ? Autant de questions qui surgissent au fil des contributions et des bilans critiques publiés dans la presse clandestine, et qui n'ont pas encore de réponses arrêtées. Le débat ne fait que s'en-
Jacqueline ALLIO 23 mars 1982.
_ loccasion de la Journée internationale
femmes (groupes féministes socialistes socialistes et Vie féminine (les organisations féminines des deux mutuelles). toires par rapport aux femmes ! », « Gouvernement Martens, dehors ! » élections du 8 novembre 1981. Ida DEQUEECKER
La prépondérance du mouvement syndical au sein de la manifestation était frappante, contrairement à l'année passée où les groupes femmes étaient relativement plus nombreux. La revendication de la dépénalisation de l'avortement, sous le mot d'ordre « Avortement hors du Code pénal ! », était également présente dans la manifestation. Pour des raisons d'unité, cette revendication n'avait pas été reprise dans la plate-forme unitaire d'appel, mais toutes les organisations qui l'ont signée étaient d'accord pour que ce mot d'ordre apparaisse dans la manifestation, dans la mesure où une série de procès pour avortement sont en cours, après plusieurs années de suspension de fait et après qu'une proposition de suspension des poursuites pour deux ans ait été rejetée par la Chambre des représentants (l'avortement est automatiquement pénalisé en Belgique).
UN CLIMAT D'AGITATION
Les deux manifestations des « Femmes contre la crise » des samedis 7 mars 1981 et 6 mars 1982 se sont déroulées dans le cadre d'une période d'agitation sociale croissante contre la politique d'austérité menée par le gouvernement et le patronat. Cette politique d'austérité s'est accentuée de façon significative à partir de l'automne 1980. Elle combine une atta-
BELGIQUE
La lutte des femmes
Le 6 mars dernier,
des femmes. La manifestation était * « Fem-soc » —, maison de femmes, cafés de que généralisée contre les salaires et la Sé curité sociale à des mesures qui affectent des groupes sociaux spécifiques, plus particulièrement vulnérables, tels que les femmes, les jeunes et les immigrés.
A l'automne 1980, le gouvernement de coalition chrétien-démocrate et socialiste a voulu imposer un blocage des salaires à tous les travailleurs. Les mesures touchant spécifiquement les femmes ont consisté en : une réforme de la réglementation du chômage créant une nouvelle catégorie de « cohabitants » (personne vivant avec une autre personne disposant d'un travail), donnant droit à une allocation de chômage plus faible ; un assouplissement de la procédure visant à priver les chômeurs « de longue durée » de leur droit au chômage. La majorité des chômeuses sont bien évidemment « cohabitantes » et la majorité des chômeurs de longue durée sont, comme par hasard, des femmes. 78 151 femmes sont aujourd'hui au chômage depuis plus de trois ans contre 28 397 hommes. A la suite de l'« assouplissement » des mesures d'exclusion des droits au chômage, 9 000 femmes et 400 hommes ont été privés de leurs allocations de chômage en 1981. L'opposition effective à ces mesures ne venant que des femmes, tandis que la lutte du mouvement ouvrier contre les diminutions de salaires (la FGTB a organisé un rassemblement de 100 000 de ses membres à Bruxelles le 24 janvier 1981) aboutissait à l'accord interprofessionnel de fé-
vrier 1981, par lequel les deux centrales syndicales se sont engagées à accepter un blocage modéré des salaires pendant une « Femmes contre la crise » (samedi mars 1981), qui a mobilisé 7 000 personnes, si elle a été le produit de la lutte d'ensemble du mouvement ouvrier, était néanmoins demeurée isolée en ce qui concerne les revendications spécifiques des femmes. Cela a été partiellement dû au fait que la CSC-ACV (chrétienne) n'y avait pas participé à cause de la revendication concernant l'avortement contenue dans la plate-forme. Mais la raison plus profonde doit être cherchée dans le fait que le mouvement syndical réformiste ne reprend pas, en pratique, les revendications des femmes, et que la bureaucratie syndicale voit d'un mauvais œil toute mobilisation autonome des femmes. La direction social-démocrate de la FGTB s'est battue jusqu'au dernier jour contre la participa tion des commissions femmes de la FGTB (aidée en cela par le fait que la CSC - à direction social-chrétienne - n'y particigouvernement homogène bourgeois chrétien-démocrate et libéral constitué à la suite des élections du 8 novembre 1981 a décidé, par le biais des « pouvoirs spéciaux », de diminuer les salaires en attaquant la liaison automatique des salaires à l'indice des prix (l'index) et en dévaluant le franc belge (FB). Une autre de ses cibles est la Sécurité sociale. Ces mesures touchent à un double titre les femmes: chômage pour les « cohabitant(e)s », limitation de la Sécurité sociale sur la base « des revenus et de la composition des ménages », ce qui ressemble fort à l'introduction d'un « état de besoin », encouragement au travail à temps partiel dans les services publies comme dans le privé. La justification idéologique de ces mesures est qu'elles représenteraient une « politique d'encouragement à la famille ». Manifestation femmes du 6 mars à Bruxelles. (DR
Les mesures gouvernementales, arti. culées avec les attaques patronales contre les salaires et l'emploi dans les entreprises, se heurtent à nouveau à la lutte du mouvement ouvrier, même si cette lutte reste dispersée et se développe de façon inégale en Flandre et en Wallonie ; dispersion et inégalité de développement sur lesquelles s'appuie la politique de division direction du syndicat chrétien flamand (ACV) - liée au parti gouvernemental chrétien-démocrate (CVP) - pour refuser toute action commune avec la FGTB
La lutte syndicale est caractérisée par le fait que la bureaucratie syndicale organise des mobilisations pour la poursuite de la concertation, qu'elle est prête à accepter l'austérité avec le gouvernement et le patronat, mais qu'elle n'offre pas de perspectives aux luttes menées par les travailleurs depuis le début 1981 et qui ont déjà entraîné des confits avec la bureau-
Best en outre significatif que le gouvernement a toute latitude pour continuer à mener sa politique grâce à la division syndicale. L'unité d'action de la FGTB-ABVV et de la CSC-ACV demeure donc une question centrale, déterminante pour toute lutte et pour toute revendica-
C'est ce caractère complexe de la résistance ouvrière à l'austérité qui a caracmobilisation des contre la crise » du samedi 6 mars 1982 : une radicalisation croissante des femmes et une volonté de lutte qui ont mené à la constitution d'un front des femmes FGTB et CSC, pour lequel un accord des directions nationales des deux syndicats a été obtenu (le secrétaire de la FGTB-ABVV, Debunne, était même présent à la manifestation), dans le même temps, la lutte des femmes reste toujours confinée dans un certain isolement, qui ne peut être dépassé du fait - entre autres facteurs dispersion des luttes sociales, même dans la déclaration accompagnant la ELLEN FER
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TEGEN DE CONTRE LA
KRISIS CRISE plate-forme il est clairement affirmé que la lutte des femmes est partie intégrante de la lutte du mouvement ouvrier.
LA RADICALISATION
La conscience croissance que prennent les femmes de la condition qui leur est faite est le produit de différents facteurs. Sa base objective la plus solide est l'augmentation du nombre de femmes au travail en Belgique. En 1971, 928 905 femmes travaillaient, soit 31% de la population active. En 1979 - et malgré la crise économique passé à 1 004 720. Aujourd'hui, les femmes représentent 36% de la population active en Belgique. De plus en plus de femmes comptent donc pouvoir travailler, être indépendantes et décider de leur pro-
Il est caractéristique, pour la conviction profonde que les femmes ont droit à leur indépendance économique, que les femmes chrétiennes de la CSC-ACV, traditionnellement plus portées sur l'idéologie de la femme au foyer, aient déclaré lors de la conférence de presse de la manifestation du 6 mars : « Les femmes n'acceptent plus d'être poussées dans une position de dépendance par rapport à leur mari. (...) L'indépendance économique est également une condition pour l'égalité de traitement entre hommes et femmes. »
Comme dans tous les pays capitalistes développés, une nouvelle radicalisation des femmes s'est développée au cours des années 1970, partie intégrante de la crise sociale globale initiée en 1968. Ce nouveau mouvement autonome des femmes s'est développé en dehors du mouvement ouvrier organisé : maisons de femmes, cafés de femmes, refuges pour les femme battues, mais également un courant féministe-socialiste (« Fem-soc ») , il continue à se déveloper aujourd'hui, mê me si ces groupes seraient condamnés à faute de perspectives, sous le poids de la crise devant laquelle ils se sentent impuissants, sans l'appui des femmes du mouvement ouvrier.
Et pourtant, ce sont les activités et les initiatives - souvent d'un grand impact - de ce mouvement des femmes, qui ont permis que les idées féministes pénètrent de façon diffuse dans toutes les couches de la société. Ainsi, depuis maintenant dix ans, une Journée des femmes a lieu tous les ans en Belgique, le 11 novembre, qui rassemble des femmes de tous les partis et des syndicats.
La crise économique a mis en évidence la contradiction existant entre les objectifs « féministes » — que l'establishment prétend défendre (avec des lois telles que la Loi sur le traitement égal entre hommes et femmes sur les lieux de travail) — et la situation réelle des femmes.
Une des conséquences premières et des plus frappantes de la crise est l'augmentation considérable du chômage féminin. Le chômage complet comptait, au
samedi 6 mars, dans le quotidien socialis- le courant féministe radical, qui ne vou-
30 janvier 1982, 255 992 femmes et 173 461 hommes. Aujourd'hui, le chômage est monté à 450 000 unités et le chômage masculin commence seulement à augmenter plus vite que celui des femmes, qui sont maintenant surtout victimes des exclusions de l'allocation de chômage. On compte environ 5 offres d'emploi pour 100 chômeurs; de juin 1980 à juin 1981, le nombre d'offres d'emploi a diminué de 80 000 unités, etc. Il n'y a pas d'embauche, et le ministre du Travail social-chrétien, Michel Hansenne, n'y a pas été par quatre chemins : « On ne doit pas être très optimiste en ce qui concerne la création d'emplois dans le sens classique du terme. Il y aura toujours plus de demandes d'emplois, entre autres parce que les femmes se présentent de façon croissante sur le marché de l'emploi. » (La Libre Belgique, 10 février 1982.)
Ainsi, une radicalisation s'opère-t-elle chez une nouvelle couche de femmes travailleuses et syndiquées. Elles voient leurs acquis attaqués, alors que leurs organisations syndicales ne réagissent pas de façon adéquate et sont même - par exemple dans les grands magasins - co-responsables de mesures discriminatoires prises contre les femmes, comme le travail à temps par-
Ni la bureaucratie syndicale ni les mobilisations limitées qu'elle organise, n'offrent une réelle perspective pour les femmes ; pas même l'illusion d'une perspective. Et pourtant, le taux de syndicalisation des femmes en Belgique est aussi que celui des hommes (environ 80 %). Il existe donc au sein des organisations syndicales une couche de femmes, de la base jusqu'au sommet, qui est prête à participer à des initiatives qui défendent leurs intérêts spécifiques : une couche de femmes féministes jeunes, de femmes ayant des responsabilités syndicales telles que des déléguées et des permanentes syndicales.
Dans la FGTB-ABVV, les commissions femmes — même si elles n'ont qu'un rôle consultatif —, se renforcent numériquement et les initiatives pour créer de nouvelles commissions rencontrent un succès immédiat.
Au sein de la CSC-ACV, la radicalisation part plutôt des cadres, qui bénéficient de structures féminines plus adéquates pour mobiliser.
Cette couche de femmes compte provisoirement, pour prendre des initiatives, sur des forces extérieures au mouvement syndical, plus précisément sur le courant féministe socialiste (« Fem-soc »), au sein duquel les marxistes révolutionnaires de la LRT-RAL sont actives. C'est d'ailleurs à partir de là que les initiatives unitaires de ces trois dernières années, points culminants de la lutte des femmes en Belgique, ont été mises sur pieds. « Nous avons tout à gagner d'une collaboration entre la FGTB et les groupes féministes socialistes », déclarait la responsable des commissions femmes de la FGTB, deux jours avant la manifestation du
VROULE
TEGE: 0S te De Morgen.
L'UNITE
NE TOMBE PAS DU CIEL La pression accentuée de la crise et le choc entraîné par le bond qualitatif intervenu dans la politique d'austérité a créé les conditions de nouvelles actions unitaires. Une des conditions de leur réussite a été que toute initiative s'adresse à la fois aux femmes des deux centrales syndicales. Cela a impliqué une bataille politique, dans laquelle la LRT-RAL et les groupes féministes socialistes ont joué un rôle central. La première plate-forme des « Femmes contre la crise » contenait la revendication d'« Avortement hors du Code pénal ! », ce qui empêchait la participation des femmes du mouvement ouvrier chrétien, bien qu'elles étaient disposées à participer à des initiatives unitaires contre la politique gouvernementale. Après la manifestation du samedi 7 mars 1981, les leçons en ont été tirées, ensemble avec les femmes de la CSC-ACV. La nouvelle plate-forme ne contient plus la revendication concernant l'avortement. Pour y parvenir, une bataille a dû être menée contre
VROLI BRUSS
MMES CONTRE lait « sacrifier » aucune revendication des femmes à une plate-forme unitaire, qu'elles trouvaient trop axée sur la lutte contre les effets de la crise. Une bataille a été également nécessaire contre le sectarisme du mouvement ouvrier socialiste, où existe la tendance à utiliser la campagne sur l'avortement pour exclure la CSC-ACV. Ainsi, les femmes du PS de la fédération de Bruxelles ont-elles refusé de signer la plate-forme parce que l'avortement n'y figurait pas. La victoire sur la question de l'avortement nécessite une bataille pour l'indépendance du mouvement ouvrier chrétien, lié aujourd'hui politiquement et idéologiquement à la Démocratie chrétienne (CVP-PSC), le plus grand parti bourgeois en Belgique.
Avec la plate-forme actuelle des « Femmes contre la crise », les temmes travailleuses disposent d'un eventall assez complet de revendications, qui peut servir pour toute une période, durant laquelle la plate-forme est concrètement utilisable.
PERSPECTIVES
La manifestation du samedi 6 mars 1982 est la plus grande manifestation de femmes en Belgique depuis bientôt dix ans. De nouvelles forces décisives — celles du mouvement ouvrier - sont en train d'être gagnées à la lutte des femmes. Elles sont déjà aujourd'hui prépondérantes en ce qui concerne la capacité de mobilisation. Un autre acquis de cette lutte est le fait que les deux grandes centrales syndicales ont formellement signé une plateforme de revendications pour les femmes, qui est un premier pas vers une réelle prise en charge de leur part.
La perspective de nouvelles actions unitaires sur la base de cette plate-forme est désormais ouverte. C'est certainement ainsi que les femmes qui ont participé à la manifestation du 6 mars l'ont compris. D'autres initiatives contre les mesures gouvernementales sont donc à prévoir dans un avenir maintenant très rapproché
Ida DEQUEECKER Bruxelles, 10 mars 1982.
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