Après le coup d'Etat, la plupart des syndicats ont été placés sous « intervention » militaire. Pourtant, grâce à une bureaucratie docile, certains ont pu continuer à fonctionner. Dans la plupart des usines importantes, toute forme d'organisation indépendante (délégués, commissions internes) a été désarticulée. Depuis, il y a eu un processus constant de réorga nisation de l'activité syndicale dans les entreprises. Dans certains cas, cette activité a été soutenue par la bureaucratie syndicale, dans d'autres, elle est partie de la base pour reconquérir le terrain perdu dans
Nationalement, la bureaucratie est divisée en deux tendances fondamentales : la CNT-20 (Confédération nationale des
La première représente la bureaucratie prête à tout type d'accord avec la dictature militaire. Elle cherche pour un accord stable avec la dictature. Il faut rappeler qu'elle a été la principale collaboratrice des forces armées dans la lutte contre la « subversion ».
L'autre, la CGT, représente le péronisme « justicialiste ». Son principal dirigeant est Lorenzo Miguel. Ce secteur de la bureaucratie n'est pas disposé à n'importe quel accord avec la dictature. Il cherche à s'affirmer dans une dynamique qui, sans être de franche opposition, tend à le faire apparaitre comme le plus combatif, afin d'imposer de meilleures conditions de négociations face aux militaires.