Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

PAYS-BAS

Pour la libération des soldats emprisonnés

Inprecor n° 130, 12 juillet 1982 · p. 33 · 429 mots

Paix et armements

+ Soldater

Trois dirigeants du Syndicat national des soldats (VVDM) des Pays-Bas, Steef Boot, Peter van Wijk et Oskar van Rijswijk, ont été arrêtés par la police militaire les 17 et 18 juin derniers (cf. Inprecor numéro 129, du 28 juin 1982). Ils sont accusés d'« atteinte à la sécurité de

Tout porte à croire que ces arrestations font partie d'un véritable complot contre le mouvement national des soldats, et notamment contre ceux qui sont plus particulièrement actifs dans la campagne contre les missiles nucléaires. Un journal hollandais, De Volkskrant, a reconstitué toute cette affaire sur laquelle la hiérarchie militaire est restée très discrète. Il « secrets » qui auraient été volés proviendraient en fait d'un poste de commandement de l'OTAN au sud de la Hollande (De Cannenberg), d'où l'alliance réactionforces dans tout le nord de l'Europe. Pourtant, tous les documents disponibles dans ce poste sont largement connus. Ils ont été, par exemple, présentés dans le journal de l'armée belge, Vox, il y a plus d'un an et demi

Le quotidien du Parti communiste néerlandais De Waartheid (la Vérité) a clairement précisé que la sécurité militaire avait sans doute monté toute cette provocation. D'ailleurs, le procureur militaire a reconnu qu'il s'agissait d'une opération répression de grande ampleur, en

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Liberté pour les

soldats emprisonnés

confiant à l'avocat d'un des accusés qu'il pourrait opérer d'autres arrestations. Pendant ce temps, un journal bourgeois annonçait que les soldats risquaient quinze ans de prison pour ce « crime ».

L'ampleur de la provocation contre le mouvement des soldats confirmer par l'arrestation d'un nouveau soldat, Frans Maas, également membre du les armes nucléaires et du VVDM. Par ailleurs, Peter van Wijk a été remis en liberté provisoire.

Intimidé par la campagne de presse contre ces soldats, la direction du VVDM les a provisoirement démis de leurs responsabilités, ce qui est une façon de les exposer encore plus à la répression de la hiérarchie militaire et du pouvoir.

Loin de concerner les seuls militants et organisations hollandaises, cette affaire, qui touche des soldats qui se sont dressés contre les projets de l'OTAN, concerne en fait tout le mouvement ouvrier européen.

Il faut se solidariser avec les soldats hollandais emprisonnés, en écrivant, en anglais si possible, à :

Oskar van Risjwijk, Steef Boot et Frans Maas, Depot van Disipline, Zandpad 3, Nieuwerluis, Pays-Bas.

Des messages et télégrammes de protestation doivent être adressés à :

Minister van Defensie van Mierlo, Plein 4, Den Haag, Pays-Bas, avec double au VVDM, Hojelkazerne, Croeselaan 39, Utrecht, Pays-Bas. Soldats contre l'OTAN et contre Reagan, le 10 juin à Bonn. (DR)

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