Aux mois de juin et de juillet derniers, les enseignants de Panama ont déclenché un puissant mouvement de grève pour des réajustements salariaux et l'établissement de clauses d'échelle mobile des début du mouvement, manifestations ont rassemblé respectivement 50 000 et 60 000 personnes. Le 13 juillet, une manifestation monstre a mobilisé plus de 200 000 personnes. Comme lors de la précédente grève victorieuse des enseignants, il y a quelques années, notre camarade Miguel Antonio Bernal, dirigeant du Mouvement socialiste révolutionnaire (groupe sympathisant de la IVe Internationale), était le conseiller officiel et légal du mouvement.
Il a fait l'objet d'une campagne de presse déchaînée de la part de la bourgeoisie. En voici quelques exemples :
- El Matutino du 20 juillet titrait à la « une » : « Les dirigeants gauchistes introduisent la violence dans la grève ». Le même quotidien, à la « une » le lendemain : « Les dirigeants trotskystes utilisent les mêmes méthodes qu'en URSS ».
- La Republica du 11 juillet, à la « une » : « Miguel Bernal oriente le mouvement vers la violence ». Et le jour suivant, toujours à la « une » : « Grèves et l'échelle internationale: l'agent trotskyste Bernal dirige à Panama ».
Notre camarade avait déjà été victime par le passé d'agressions policières violentes au cours de manifestations anti-impérialistes. Cette campagne de presse visait cette année à diviser le mouvement des enseignants en agitant le spectre de la manipulation, à isoler ce mouvement en lui collant une étiquette communiste, à discréditer et isoler plus particulièrement Miguel Bernal comme « terroriste »
Une telle campagne peut préparer de nouvelles agressions contre notre camarade. Inprecor lui exprime son entière solidarité et appelle à une vigilance accrue du mouvement ouvrier international et de tous les défenseurs des droits déme-