Inprecor 1974–2004

Archives de la revue d'information et d'analyse de la IVe Internationale

URUGUAY

Solidarité avec les prisonniers politiques uruguayens

Inprecor n° 132, 13 septembre 1982 · p. 34-35 · 426 mots

Solidarité avec les prisonniers politiques uruguayens Le 30 avril 1982, la Direction de la Police de Montevideo en Uruguay annonçait l'arrestation de six personnes, présentées comme des militants du Parti sotravailleurs (PST), organisad'inspiration trotskyste, affiliée à la IVe Internationale ayant son siège à Paris », et dont « les activités visent au recrutement et à l'endoctrinement de cadres étudiants et ouvriers, à l'organisation de collectes pour accroître les finances du groupe, à l'impression et à la distribution de propagande clandestine et à la réactivation des relations internationales du groupe ».

Les personnes arrêtées sont :

- Roberto Rodriguez Suarez : 60 ans, marié, père de deux filles, ouvrier de la construction civile, militant syndical depuis quarante ans et membre du Syndi-

- Ulises Marshall Negro Ortiz : célibataire, ouvrier à l'entreprise textile Al-

Jorge Frutos Oliva: 28 ans, marié, père d'une petite fille de dix-huit mois, ouvrier du textile ;

- Angel Diego Nigro Ortiz : 24 ans, marié et père d'une petite fille de six mois, ouvrier du bâtiment ;

- Alicia Locatelli Miserocchi: 33

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ans, mariée et mère d'un garçon de dix ans, employée administrative à l'aéroport Carrasco de Montevideo ;

- Maria Cecilia Dufau Echevarren : 28 ans, célibataire, employée administra-

En plus de ces six personnes, deux autres travailleurs ont été également arrétés. Il s'agit de José Bruzzone, ouvrier, et de Miguel Matos Fanfio, employé de ban-

La police s'est montrée incapable d'apporter la moindre preuve de ses accusations contre ces travailleurs ; elle n'a pu démontrer ni leur appartenance politique supposée ni les instances auxquels ils étaient censés participer. Il est clair qu'il s'agit d'une manœuvre policière destinée des militants syndicaux qui travaillent à la construction d'un syndicat autorisé par la Loi sur les associations professionnelles édictée par la dictature

Les organismes uruguayens de lutte contre la répression ont dénoncé les tortures infligées à ces prisonniers, ainsi que les mauvais traitements auxquels ils ont été soumis. Ulises Marshall Negro Ortiz a été interné à l'hôpital militaire à cause d'une fracture de la jambe, consécutive à une chute du deuxième étage du centre de torture de la rue Maldonado à Montevideo. Alicia Locatelli Miserocchi a été internée à l'hôpital militaire pour des problèmes cardiaques et d'autres lésions provoquées par la torture.

Une campagne internationale est né. cessaire pour la libération de ces prisonniers. Le mouvement syndical a, à cet égard, une responsabilité particuliere.

Des télégrammes exigeant la libération des syndicalistes urugayens doivent être envoyés au président de la République, Dr. Aparicio Mendez, Casa de Gobierno, Plaza de la Independencia, Montevideo, Uruguay.

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