Quatre militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), section israélienne de la IVe Internationale, ont été lide leur travail pour s'être publiquement opposés à la guerre israélienne
Runi Ben-Afrat, Irma Bremovitz et Hanna Zuhar ont toutes les trois été licenciées de l'entreprise d'électronique où elles travaillaient, tandis que Assat Adiv, frère de Udi Adiv, prisonnier politique purgeant une peine de 20 ans de prison l'accusation d'avoir été membre d'une organisation palestinienne illégale, a été révoqué de son emploi dans une usine métallurgique.
Ces licenciements politiques ont été annoncés en hébreu dans plusieurs journaux, et dans le journal palestinien Al Fajr, publié à Jérusalem. L'édition hebdomadaire en anglais de Al Fajr a même consacré toute la dernière page de son numéro du 13 août à des articles relatifs aux licenciements des quatre militants de
Les trois militantes ont éte accusées de provoquer la démoralisation de leurs collègues de travail. Mais Runi Ben-Afrat a expliqué qu'elles ont surtout été licenciées parce qu'elles commençaient à avoir une meilleure audience dans leur usine sur la question de la dénonciation de l'invasion israélienne au Liban. Par leurs licenciements, on cherche surtout à créer une « atmosphère condamnant les idées antiguerre comme illegitimes ».
Assaf Adiv a confié à un reporter du journal Al Fajr qu'aussi longtemps que les ouvriers de son entreprise étaient majoritairement opposés à ses opinions, il n'a pas été inquiété. Mais il a été licencié dès lors que les travailleurs commençaient a être plus réceptifs à ses idées, notamment après avoir entendu les témoignages des soldats de retour du front. féminin Ha'isha, Runi Ben-Afrat a répondu à l'accusation suivant laquelle toute d'une personne travaillant dans une usine engagée dans une production pour la guerre était assimilable à de la subversion, en déclarant : « Presque tout dans notre pays est en rapport avec la sécurité. Même le beurre ou la margarine sont utilisés par l'armée. Alors, à cause de cela, licencieront-ils des travailleurs d'une laiterie si ceux-ci s'opposent à la politique gouvernementale ? ».
Les licenciements politiques ne sont pas nouveaux en Israël. Ce qui l'est, c'est que ces mesures touchent maintenant des travailleurs et des militants révolutionnaires juifs aussi bien que palestiniens, elles étaient surtout destinées