La résolution du sommet arabe de Fès a adopté « les principes suivants » :
1) le retrait d'Israël de tous les territoires qu'il a occupés en 1967, y compris la partie arabe de Jérusalem ;
2) le démantèlement des colonies installées par Israël sur les territoires arabes après 1967;
3) la garantie de la liberté de culte et de croyance pour toutes les religions dans les Lieux saints ;
4) la réaffirmation du droit du peuple palestinien à l'autodétermination et à l'exercice de ses droits nationaux imprescriptibles et inaliénables, sous la conduite de l'OLP, son représentant unique et légitime et le dédommagement de tous les Palestiniens qui ne veulent pas retourner dans leur patrie ;
5) placer la Cisjordanie et la bande de Gaza sous le contrôle des Nations unies pour une période transitoire ne dépassant pas quelques mois;
6) la création d'un Etat palestinien indépendant ayant Jérusalem pour capitale ;
7) le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU) garantit la paix entre tous les Etats de la région, y compris l'Etat palestinien indépendant ;
8) le Conseil de sécurité de l'ONU garantit le respect de ces principes.
Le plan Fahd, annoncé le 7 août 1982, comportait les points suivants :
1) retrait d'Israël de la totalité des territoires arabes occupés en 1967, y compris la ville arabe de Jérusalem ;
2) démantèlement de toutes les colonies de peuplement établies par Israël dans les territoires occupés depuis 1967 ;
3) garantie de la liberté de culte pour toutes les religions dans les Lieux saints ;
4) reconnaissance du droit du peuple palestinien au retour (dans sa patrie) et dédommagement de tout Palestinien ne désirant pas y retourner ;
5) mise de la Cisjordanie sous la tutelle des Nations unies pour une période transitoire ne dépassant pas quelques mois ;
6) création d'un Etat palestinien ayant Jérusalem comme capitale :
7) reconnaissance du droit de tous les Etats de la région à vivre en paix;
8) les Nations unies ou certains Etats membres se porteront garants de l'application de ces principes.
"solutions" envisagées
Les « propositions » de Reagan, qui selon Reagan lui-même s'inserivent « dans le cadre des accords de Camp David », visent à « concilier les inquiétudes légitimes d'Israël quant à sa sécurité, et les droits légitimes des Palestiniens ». Elles comportent la demande au gouvernement israélien de stopper les implantations de coIons dans les territoires occupés, et l'affirmation du droit des habitants palestiniens de Cisjordanie et de Gaza « à une entière autonomie en ce qui concerne leurs propres affaires ». Cela concernerait la période de transition de cinq ans prévue par les accords de Camp David. Après cette période, Israël devra se retirer des territoires occupés, en application de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), mais cela n'impliquera pas pour autant la création d'un Etat palestinien indépendant, solution que Reagan rejette explicitement. « Le statut final de ces territoires, a-t-il doit être atteint par des concessions mutuelles, des négociations. Mais les Etats-Unis pensent fermement qu'un gouvernement au- des Palestiniens, danie et à Gaza, en association avec la Jordanie, offre la meilleure chance pour une paix juste et durable. » Quant à Jérusalem, elle « doit rester unie et son statut final devrait être décidé par des négociations ».
Moscou, Leonid Brejnev a énoncé une sorte de « contre-plan de paix » soviétique en sept points :
1) restituer aux Arabes tous les territoires occupés par Israël en 1967 et proclamer « des frontières immuables entre Israël et ses voisins arabes » ;
2) garantir le droit du peuple palestinien à créer un Etat indépen-
3) restituer aux Arabes la partie Est de Jérusalem, « lieu sacré des Musulmans » ;
4) assurer à tous les Etats de la région (implicitement donc à Israël également) le droit à l'existence, à la sécurité et à l'indépendance ;
5) toutes les parties, y compris Israël et les Palestiniens, doivent s'engager à respecter réciproquement la souveraineté et l'intégrité des autres Etats ;
) Il faut garantir l'accord de r ement au plan internacional. D: exemple au Conseil de sécurité :
7) l'OLP doit obligatoirement être associée au règlement global de la crise, « comme unique représentant légal du peuple palestinien ».
chaque guerre il y a encore la dou-