Les contradictions actuelles du mouvement ouvrier britannique
GRANDE-BRETAGNE
ES congrès du Parti travailliste (Labour Party - LP) et de la Confédération des syndicats (Trade Union Congress -
1 TUC), qui viennent de se tenir en ce début d'automne, ont permis de clarifier la situation politique en Grande-Bretagne. Ils ont fourni une image synthétique de la situation dans le mouvement ouvrier, politique et syndical, après la guerre des
Malouines. Le trait le plus remarouable de
Malouines. Le trait le plus remarquable de
Brian HERON
Bien que certains secteurs de la gauche britannique se sentent mal à l'aise face à ces développements, la tendance fondamentale de la politique de la classe ouvrière est à l'approfondissement continu de l'interdépendance entre les contradictions engendrées au sein des syndicats, les campagnes de masse, et les axes politiques fournis à ces luttes par les divisions au sein du LP.
Pour l'ensemble des classes sociales, est dominé le champ politique par la question du gouvernement. Pour la classe dominante, le problème principal est de parvenir à maintenir en ligne, pour la compétition qui se profile, à la fois un
Parti conservateur (Tory) qui est en train de devenir profondément impopulaire, et l'alliance formée par les nouveaux partis que sont le Parti social-démocrate (SDP)
et le Parti libéral (Liberal Party), pour empêcher le désastre d'une éventuelle arrivée au pouvoir, sous la pression des d'un gouvernement travailliste masses, instable.
L'ÉRUPTION DES LUTTES
D'un autre côté, les travailleurs du secteur publie et de la Santé qui, aujourd'hui, mènent la grève et combattent les conservateurs, sont les mêmes qui en
1979, pendant I'« hiver de mécontentement », avaient participé au renversement du gouvernement travailliste de l'époque, dirigé par Callaghan. A l'heure actuelle, ce sont ces mêmes travailleurs qui voudraient un gouvernement travailliste d'un type différent. Ils cherchent par tous les moyens possibles à porter au pouvoir un gouvernement travailliste qui serait en rupture totale avec un gouvernement du type Wilson-Callaghan. La perspective, à relativement court terme, des élections les plus importantes depuis la guerre, entraîne comme conséquence que ces problèmes seront de plus en plus au centre des préoccupations des deux classes antagonistes, au cours des prochains mois.
Dans ce cadre, nous assistons à une formidable éruption de luttes ouvrières, qui viennent rompre la paix sociale que la du Parti travailliste
Vice-versa. ces deux congrès est ces deux congrès est guerre des Malouines était, en partie, destinée à instaurer. Les journées d'action en solidarité avec la grève de la Santé (qui ont impliqué quatre millions de travailleurs dans divers mouvements d'arrêt de travail) vont se poursuivre (cf. dans ce même numéro, l'interview de Steve Potter concernant la journée d'action du 22 septembre).
Les techniciens des postes et télécommunications ont déjà décidé d'un mouvement de grève pour empêcher les Tories de brader au secteur privé leur industrie nationalisée qui s'avère rentable. Les employés des Services des eaux préparent une grève nationale. Les sidérurgistes s'apprêtent à faire de même. Ce sont maintenant les mineurs qui ont décidé, à leur congrès, après un vote puits par puits, d'un mouvement de grève pour la défense de l'emploi et pour une augmentation des salaires de 30 %. Toutes ces actions ont été imposées à une bureaucratie syndicale réticente et apeurée, à laquelle Margaret Thatcher n'offre aucune concession, et qui se trouve donc sans rien qui pourrait l'aider à raffermir sa propre stabilité lorsqu'elle est aux prises avec sa base. Le désir de la bureaucratie de tirer un coup de semonce contre le gouvernement Thatcher a ouvert la voie à une vague impétueuse de colère contre les conservateurs. Malgré le chômage véritablement massif, les reculs sérieux et les luttes défensives de ces trois dernières années, le fondement de la force des syndicats est resté intact. Tous les problèmes nationaux qui émergent sont une occasion de faire ressortir la capacité et la volonté de NOI
PURGE
THE qu'ils ont reflété, avec une grande fidélité, les mêmes tendances fondamentales au sein du mouvement ouvrier. Ce phénomène est en lui-même une frappante confirmation du fait que les luttes dans les syndicats entraînent de plus en plus de répercussions immédiates et profondes au sein du Parti travailliste, et lutte de la masse des travailleurs syndiqués.
GAINS POLITIQUES DE LA GAUCHE
ET TOURNANT A DROITE DE LA BUREAUCRATIE C'est sur la base des conditions énoncées ci-dessus que de très importants progrès politiques ont pu être enregistrés aux congrès du TUC et du LP. Ils consistent principalement en l'adoption par le TUC d'une résolution contre la politique des revenus, et dans l'accent mis par plusieurs orateurs sur la nécessité de mener encore plus loin les actions de solidarité avec les travailleurs de la Santé. Ces actions vont totalement à l'encontre de la nouvelle loi syndicale édictée par le gouvernement conservateur, mais les deux congrès ont spécifié leur intention de briser le cadre de cette loi.
Au congrès du Parti travailliste, la bataille pour le désarmement unilatéral a connu une formidable victoire, en remportant une majorité des deux tiers des votes, ce qui traditionnellement garantit à la ligne politique ainsi adoptée de figurer dans la plate-forme (Manifesto) du parti. De plus, ont été adoptées des résolutions de solidarité avec la lutte du peuple palestinien, et un vaste programme de nationalisations a été réaffirmé.
Pour une part, la victoire en ce qui concerne le désarmement unilatéral, et surtout la résolution sur le soutien à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), ont été le produit de l'émergence de nouvelles forces qui sont apparues, pour la première fois, dans le cadre de l'opposition à la guerre des Malouines, et qui ont commencé à construire un courant anti-impérialiste, surtout chez les jeunes militants du mouvement anti-missiles. La décision du congrès travailliste donne non seulement une impulsion nouvelle à ces forces dans le mouvement ouvrier, mais va également permettre d'attirer l'attention du vaste mouvement anti-missiles sur la nécessité de porter au pouvoir un gouvernement travailliste mettant réellement en pratique la ligne politique adoptée.
Manifestation des travailleurs et travailleuses de la Santé en grève depuis plusieurs mois. (DR)
c'est le leader de l'aile droite, Denis Hea- "ge, a lancé une attaque au vitriol contre la
La montée de la lutte contre l'offensive Tory est un des aspects du cours actuel de la politique ouvrière en GrandeBretagne. L'autre aspect est la violence du tournant droitier, sur le plan organisationnel et politique, de l'ensemble de la bureaucratie travailliste. La réponse de cette bureaucratie à la nouvelle étape de la lutte est une offensive pour « restabiliser » le Labour Party. Ce qu'elle veut faire comprendre à la classe dirigeante du pays, c'est que le LP est en train de se transformer en un instrument stable et fiable à travers lequel la bourgeoisie pourrait faire valoir ses intérêts.
En lançant, avec des accents vengeurs, cette offensive politique lors des congrès du TUC et du LP, la bureaucratie espère persuader la classe dominante de la considérer à nouveau comme un partenaire de négociations capable de jouer un rôle de balance dans la polarisation des luttes de classes.
LA CHASSE AUX SORCIERES La pièce maîtresse de l'attaque est la chasse aux sorcières. Le congrès du Labour Party a institué l'enregistrement des groupes qui sont autorisés ou non à militer dans le parti. Un grand nombre de secrétaires généraux de syndicats ont jeté tous leurs mandats en faveur de l'enregistrement, malgré la décision contraire de certaines délégations syndicales dont les congrès s'étaient prononcés contre toute chasse aux sorcières. La cible immédiate de cette opération est le groupe appelé Militant Tendency (Tendance Militant) et ses délégués dans les sections locales du parti. Mais à plus long terme, cette chasse aux sorcières ne vise rien moins qu'à briser la force du mouvement qui est derrière Tony Benn et la politique radicale à laquelle ce courant de masse est associé, et qu'il défend effectivement. C'est ce courant qui « déstabilise » le LP, du point de vue de la bourgeoisie.
L'offensive de l'aile droite a pris également d'autres formes. Malgré le vote du TUC contre la politique des revenus, les deux congrès, celui du syndicat et celui du parti, ont adopté un document sur la politique économique qui, sous l'euphémisme de son titre, « Bilan de l'état économique du pays », inclut une politique des revenus. Ce document fut adopté la quasi-unanimité par le congrès du LP. En deuxième lieu, le Conseil général de la confédération syndicale a été renforcé sur sa droite grâce à une manœuvre technique accroissant la représentation des plus petits syndicats. Les élections pour le Comité exécutif national (CEN) du Parti travailliste ont été encore pires. Les partisans de Benn dans le CEN ont vu leur nombre réduit - surtout dans le secteur réservé aux femmes — là où la bureaucratie était fermement décidée à bloquer l'impact politique que les options radicales du Congrès des femmes travaillistes, qui s'est tenu au printemps 1982, pouvait avoir sur l'ensemble du parti. Mais cela n'a en rien bénéficié au « centre » du parti, ni à Michael Foot ni aux autres dirigeants du parti. Au contraire,
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NOT JUS FOR JUDGES RVIC ley, qui a maintenant la majorité au CEN. Cela aura d'importantes conséquences.
L'AILE DROITE SE RENFORCE Il y a maintenant une majorité dans la direction travailliste extra-parlementaire, comme parmi les membres du Parlement, qui est opposée au désarmement unilatéral et à d'autres options de la plus grande importance remportées par la gauche lors des congrès du parti au cours des dernières années. Les positions que la droite a ainsi acquises ont suffi pour permettre au représentant de l'aile la plus droitière du Parti travailliste, Roy Hattersley, qui passait à la télévision immédiatement après la décision historique en faveur du désarmement unilatéral, d'annoncer, avec assurance, que cette décision ne serait jamais appliquée par un gouvernement travailliste.
La contradiction profonde qui s'est développée dans le mouvement ouvrier à l'occasion des congrès du TUC et du LP, entre l'évolution des directions et la forte remontée des luttes contre le gouvernement, a eu des effets immédiats et dramatiques. Les efforts de la bureaucratie pour entraîner à droite, et en même temps reprendre en mains, la force croissante du mouvement de masse qui se rassemble contre les Tories, ont engendré le congrès travailliste le plus anarchique et le plus désorganisé qu'on ait vu depuis des années. Albert Spanswick, dirigeant droitier d'un secteur des travailleurs de la Santé, exigea le soutien inconditionnel du parti, pratiquement jusqu'à la grève générale. Durant toute la journée qui a suivi la prestation de Hattersley à la télévision, on a vu se succéder à la tribune délégués après délégués exigeant l'assurance que la politique adoptée sur le désarmement unilatéral serait appliquée.
Dans une intervention très bien accueillie, Ray Hill, sidérurgiste au chôma-
DONT CURSA THI NURM PURS: DICEN Wich БІКНІІО ВАск trahison du dirigeant syndical de l'acier, Bill Sirs. Une dénonciation aussi efficace de la démagogie de Sirs, qui prétendait défendre les emplois des sidérurgistes, a conduit la présidence à le rappeler à la tribune pour qu'il se défende lui-même. Quand on a découvert que le dirigeant cheminot Weighell utilisait les voix de son syndicat en faveur d'un candidat de l'aile droite pour le CEN, contrairement à son mandat, ce fut une dénonciation générale venant de tous les coins du congrès, et après une manœuvre pour tenter de récupérer sa base, il a démissionné de son poste de secrétaire général du plus gros syndicat de cheminots britannique.
LA POLITIQUE DE BENN Si on peut dire de quelqu'un qu'il résume toutes ces pressions contradictoires, c'est bien Tony Benn. Après la campagne de 1981 pour l'obtention de la direction du parti, qui l'avait amené à quelques de point du pourcentage nécessaire à cette accession, Benn avait déclaré avec insistance qu'il n'ouvrirait la lutte contre la direction Foot que dans certaicirconstances négatives, c'est-à-dire l'ouverture de la chasse aux sorcières, ou une attaque directe, venant de la direction du parti, contre la politique décidée par le congrès. Ces deux conditions existent aujourd'hui, de façon flagrante. Cependant, malgré la frustration croissante de sa base, Benn a adopté la politique de la main tendue à la direction Foot.
Au cours d'un des plus importants meetings qui ont eu lieu en marge du congrès du Parti travailliste, après la défaite subie sur l'enregistrement des groupes et la victoire sur le désarmement unilatéral, Benn a déclaré : « Nous voulons les mêmes militants dans le parti, la même politique et la même direction. » Terrifié par la campagne de la droite faisant porter à la gauche du parti la responsabilité
du désastre que connaissent les travaillistes dans les sondages d'opinion (les derniers montrent que le LP est 10 points derrière les Tories), Benn veut briser son isolement et tisser de nouveaux liens avec la bureaucratie travailliste. En agissant de la sorte, il n'indique guère de ligne de conduite à ceux qui sont prêts à combattre dès maintenant la direction Foot. Cependant, ceux-ci ont clairement manifesté leur volonté, avec l'annonce de la création d'un nouveau groupe parlementaire de gauche, scission de l'ancien groupe « Tribune », dont Foot est toujours membre.
La soutenu la scission. Mais que va-t-il faire ? Plusieurs députés impliqués dans cette opération sont en faveur de la convocation d'une conférence nationale de l'aile gauche du syndicat, du parti et du groupe parlementaire. Mais une telle perspective est absolument hors de question pour Benn. « Pourquoi devrions-nous nous minoriser ? », demande-t-il.
La chasse aux sorcières qui se dévelope aujourd'hui dans le parti commence à faire converger tous ces courants. C'est une menace contre toute possibilité de mettre en place dans le LP une direction et une politique qui reflètent un tant soit peu les grandes luttes qui se déroulent contre le gouvernement. En ce sens, la chasse aux sorcières est un coup direct porté contre le mouvement de masse. L'aile droite du parti essaie de commencer l'offensive contre les dirigeants de la tendance Militant. Elle continuera par l'éviction des partisans de Tony Benn de tous les postes politiques clés dans la direction du LP. Une guerre à long terme va commencer dans de nombreuses sections locales du parti, car les droitiers vont demander le « titre d'enregistrement » aux partisans de la gauche. La chasse aux sorcières est déjà bien entamée dans quelques syndicats. Chez les cheminots par exemple, Weighell mène l'attaque contre les activités de la gauche dans son syndicat.
A cet égard, lors du congrès, Tony Benn et d'autres dirigeants de l'aile gauche, conséquents avec leur approche de la direction du parti et du syndicat à cette étape, ont donné comme consigne d'ignorer fondamentalement la chasse aux sorcières. A la place d'une riposte, ils proposent que la gauche centre ses efforts sur les progrès politiques enregistrés lors des deux congrès ouvriers. En réalité, si on ne combat pas la chasse aux sorcières, on ne pourra ni protéger les acquis politiques, ni mobiliser la gauche pour la bataille qu'elle aura, sans doute, à mener.
La seule ligne permettant à la gauche de progresser dans les syndicats et le parti, aujourd'hui, exige un défi frontal à Foot et à ses alliés. Naturellement, il ne s'agit pas de demander l'élection nouvelle direction immédiatement. Il faut que la chasse aux sorcières dirigée par Foot soit combattue, et que les options politiques socialistes soient défendues.
cette attitude qui, jointe à une unité d'action plus étroite entre le parti et le syndicat pour mettre les Tories à la porte du gouvernement, pourra assurer la victoire ouvrière du Parti travailliste aux prochaines élections. Aujourd'hui, c'est l'aile droite dans le parti et les syndicats qui montre, par sa politique d'obstruction massive, qu'elle craint davantage une victoire travailliste fondée sur la ligne politique actuelle, que de perdre les prochaines
LES PERSPECTIVES POLITIQUES
Les perspectives qui s'ouvrent au mouvement ouvrier dans les mois prochains en Grande-Bretagne découlent à la fois de la montée du mouvement de masse contre les conservateurs et de l'offensive de l'aile droite lancée aux congrès du parti et du syndicat. Ces deux facteurs vont entrer en collision de façon brutale. Le mouvement de masse, dans la base des syndicats, parmi les jeunes et chez les militants de la campagne anti-missiles, est plus que prêt à la lutte. Il se lève contre le tournant droitier de la direction du Parti travailliste et, sur la question cruciale de la chasse aux sorcières, contre l'immobilisme des dirigeants de la gauche. Dans de telles conditions, l'approfondissement des divergences et des divisions dans la base du courant Benn est certaine. De telles divisions sont inévitables étant donné que la base de Benn a déjà fait le rapprochement entre les perspectives d'une victoire du LP et ses propres capacités à diriger des actions de masse dans les entreprises contre
Au cours des trois dernières années, le soutien au Parti travailliste au sein de la classe ouvrière s'est trouvé réduit à cette partie du mouvement qui, bien qu'elle ait été abusée par les directions antérieures, identifie le LP comme la seule perspective de solution radicale à la crise actuelle. Un tiers de la classe ouvrière vote traditionnellement pour les conservateurs. Aux élections de 1979, les sondages donnaient un tiers des syndiqués comme soutenant les Tories. La seule alternative au parti Tory a cependant toujours été le Parti travailliste. Ces deux dernières années, devant les attaques qu'ils subissaient, des secteurs de la classe ouvrière se sont détachés du soutien au gouvernement; ils sont devenus politiquement instables avec l'émergence de l'alliance SDP/ Libéraux, perçue comme une alternative au vote pour les conservateurs ; ils ont été récupérés pour un court laps de temps par les Tories autour du chauvinisme créé par la guerre des Malouines et ils restent aujourd'hui indécis quant à leur choix politique. Le Parti travailliste a été réduit à ses bastions de base dans la classe ouvrière et, même dans les conditions actuelles, il reste derrière les conservateurs dans les sondages d'opinion. De ce point de vue, c'est un développement fondamentalement nouveau qui est en train de naître au sein du mouvement ouvrier.
La seule perspective pour obtenir la victoire des travaillistes et pour mener à bien les mouvements de réforme dans le parti et les syndicats consiste, pour la minorité rassemblée autour de Benn et de son équivalent syndical, Arthur Scargill, président de l'Union nationale des mineurs, à prendre la direction de l'ensemble du mouvement de la classe ouvrière. Et c'est précisément cette nécessité que démontre la montée actuelle du mouvement de masse et des luttes syndicales. Quelles que soient les manœuvres de la bureaucratie travailliste, des milliers de travailleurs ne croient plus que de puissantes luttes dans les entreprises soient un obstacle à une éventuelle victoire du LP. Au contraire, et bien que ce soit de façon informulée et confuse, l'idée gagne du terrain que seule la riposte la plus dure contre le gouvernement a une chance de faire changer les rapports de forces politiques, y compris au sein de la classe ouvrière elle-même.
Brian HERON Londres, le10 octobre 1982.