Premier ministre Maurice Bishop, qui est nos importons passe à travers la Caraïbe,
GRENADE
Les plans de déstabilisation de la CIA Le quotidien américain Washington Post vient de confirmer, dans son édition du 27 février 1983, l'existence de plans impérialistes pour « déstabiliser » le gouvernement de Maurice Bishop, dans la petite ile caraibéenne de Grenade. Dans cet article, reproduit largement par la presse américaine, et notamment l'International Herald Tribune du 28 février, il est précisé que « les détails de l'opération ne sont pas connus au-delà d'une description générale provenant de certaines sources, et suivant lesquelles la CIA a développé des plans durant l'été 1981 pour causer des difficultés économiques à Grenade dans l'espoir de saper le controle politique du arrivé au pouvoir par le coup de mars 1979. Mais ces mêmes sources affirment que l'opération a été décommandée parce que la Commission du Sénat (Senate Intelligence Committee) s'y est opposée ».
C'est en juillet 1981 que des représentants officiels de la CIA ont présenté devant cette commission leur plan pour déstabiliser le gouvernement de Grenade « Mais, parce que certains de ses aspects ont été juges différents de la pratique courante, ce plan a rencontré une forte
Sont déclaré des sources provenant de cette même Commission. »
Si le contenu de ce plan n'est pas précisé, un membre de la Commission du Sénat a suggéré qu'il prévoyait « une déstaéconomique affectant la viabilité politique du gouvernement ». D'ailde telles opérations ne sont pas nouvelles. N'est-ce pas l'administration de Jimmy Carter qui discuta en premier lieu, après que le gouvernement de Grenade ait sollicité l'aide de Cuba, de la possibilité du recours à de telles actions? Ensuite, l'imperialisme americain s'est a plusieurs reprises opposé à l'attribution d'aide économique à Grenade. Il a aussi fortement dénoncé l'aide de la Communauté économique européenne (CEE) pour la construction d'un aéroport international dans cette ile de la Caraibe. Enfin, il ne manque pas une occasion de multiplier les déclarations hargneuses contre le gouvernement de Maurice Bishop. Lors de ses vacances dans l'ile de la Barbade, Ronald Reagan devait déclarer, l'été « Le Salvador n'est pas le seul pays qui est menacé par le marxisme. Grenade, continua Reagan, porte la marque de fabrique soviétique et cubaine, ce qui laisse prévoir qu'elle essayera de répandre le vi-
Enfin, l'article du Wasington Post reconnait qu'en « novembre 1981, le Conseil national de sécurité a autorisé des actions paramilitaires spécifiques contre la présence cubaine dans la région ». Selon les minutes du Conseil national de sécurité, « dans certaines circonstances, la CIA pourrait organiser des actions paramilitaiunilatérales contre des objectifs cubains spécifiques ».
Autant d'actions et d'activités préparent l'impérialisme toujours plus grande en Amérique centra-
En même temps, la Maison-Blanche au regime salvadorien une aide supplémentaire de 60 millions de dollars pour l'année en cours (en plus des 26 millions déjà autorisés) et réclame du Congrès que cette aide soit portée à 86,3 milde dollars pour l'année 1984. Le gouvernement US affirme que « toutes les mesures nécessaires » seront prises pour empêcher une victoire du FMLN-FDR, dénonce les secteurs religieux qui récla ment une négociation dans ce pays comme étant des « ecclésiastiques qui veulent voir l'influence soviétique se développer au Salvador », et s'engage fermement à défendre les intérêts économiques américains. L'enjeu est de taille car, comme l'a rappelé Ronald Reagan à San Francisco, le 4 mars dernier, « 50 % de tout ce que par le canal de Panama ».